‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 475 sur 508 · GOYA · texte numérisé non relu

GOYA

réclame d'abord l'application de sangsues autour des articulations malades , suivie de cataplasmes émollients laudanisés, nuis de légers purgatifs et des boissons délayantes, il faut rejeter toute application irritante, tout purgatif drastique. On recommande surtout l'observation sévère des règles de l'hygiène, 1111 régime végétal et léger; puis la tranquillité de IVsprit, les distractions , riialiitation d’un lieu sec et aéré, l’usage des vêtements de flanelle ; on prescrit contre Jes engorgements et empâtements articulaires les eaux alcalines et sulfureuses. — Le Dr Rôveillé-Parise a donué le Guide des Goutteux.

G. sciatique, G. sereine . Voy. scutique, amaurose.

En Botanique, ou uoiume vulgairement Goutte I deue , le Volute ; G. d’eau , la Bulle; G. de lin, la Cuscute ; G. de sang , l’Adonide automnale, etc.

GOUTTES. En Pharmacie , on appelle goutte la petite quantité de liquide qui se détache sous forme sphérique du boni d'un flacon ou d'une fiole doucement inclinée (2 centigr. environ). Certaines suIh sl mees, comme le laudanum (opium), l’étlier sulfuri jue, etc., ne devant entrer qu’en petites proportions <1ads les préparations pharmaceutiques, sont prescrites par gouttes : telles sont les G. d’Hoffmann , mélanges à parties égales d’aleool et d'éther, mis eu usage au commencement du dernier siècle par Fréd. llotlraanu, pour les personnes tombées en syncope.

On donne aussi ce nom A des médicaments qu’ou prend par gouttes : ce sont ordinairement des calmants prescrits contre les maladies nerveuses. Telles sont les Gouttes anodynes anglaises , médicament romposé d'écorce de sassafras , de sous-carbonate d’ammoniaque, de boisd’aloèf et d'opium, qu'on fait digérer dans 1 alcool ; les G. céphaliques, obtenues par la distillatiou du sous-carbouatc d'ammoniaque lui ileux, de l'huile essentielle de lavande et de l'alcool rectifié ; les G. de Séguin, préparées en distillant de l’opium, de l’eau et du inicl blanc, et dissolvant l’extrait dans l’alcool; les G. d’or de Lamotte , composées d'alroolô de chlorure de fer et d'éther sulfurique rectifié; les G. noires anglaises {Black drops), dont les formules varient beaucoup, mais qui contiennent toujours une préparation opiacée associée à un acide végétal (acide citrique ou tartrique), et souvent à du suc de réglisse.

GOUTTIÈRE (du latin gutta , goutte). Les gouttières sc fout eu plomb , eu zinc ou en fer-blanc. 11 y en a aussi en bois ou eu pierre. On donnait jadis un soin tout particulier A la forme des gouttières. Au moyen Age elles présentaient des figures bizarres d’hommes ou d'animaux ( V ’oy. gargouille). Dans les monuments de la renaissance, les monstruosités et les charges firent place à d’élégantes figurines , A des vases ou à des enroulements en forme de console. Aujourd'hui les gouttières sont infiniment plus simples et se réduisent A la simple rigole qui reçoit les eaux pluviales et aboutit aux tuyaux de descente.

Eu Anatomie , on donue le nom de gouttière à foute raiuure creusée sur la surface d’un os. Quelques gouttières sont destinée* A faciliter le glissement des tendons, comme la G. bicipitale; d'autres a loger des vaisseaux sanguins, particulièrement des veines (G. sagittale) ; quelques-unes servent seulement A soutenir certains organes (G. basilaire).

GOUVERNAIL (du latin yubernarulum), appareil attaché A l'arrière d’un navire et qui sert à le diriger. Il sc compose d’un fort morceau de chêne dit mèche du youvernail, qui sert de base à tout l'assemblage; aux deux faces de la mèche s'ajoutent des planches de sapin épaisses, mais peu larges, chevillées fortement avec la mèche et formant la partie extérieure et saillante, dite safran ; des ferrures suspendent cet assemblage le long de l’étambot, autour duquel le gouvernail tourne verticalement. Une t-arre, qui traverse la télé de la mèche à la hauteur de la grand'chamlirc, meut tout l’assemblage ; lors-

que le navire est grand, des p aluns , ou une corde très-solide , souvent en cuir tressé, dite drosse du gouveruall, aident A manoeuvrer la barre; colin, sur le pont du navire est située une i-oue verticale sur le lambourde laquelle s’enroule la drosse et que manient les timoniers. Le gouvernail transmet au navire sur l’arrière duquel il opère l'impulsion que lui doune l’eau environnante , arrivant rapidement après avoir glissé le long de? flancs du vaisseau. — Ou appelle gouvernail de rechange celui que l'on embarque pour remplacer le gouvernail en cas d’accident. On emploie surtout à cet usage, dans la marine française , ceux de M. Dusseuil, de M. Mancel et de M. Fouque.

Le gouvernail n’était d'altord qu’un aviron attaché le plus souveul au flanc du navire et inanié par le timonier pour la direction du mouvement. Parfois il était d’un seul coté, comme chez les Normands; parfois il était A droite et A gauche, comme en Egypte. On ne sait A quelle époque ou l’atLu-li.i pour la première fois A l’étambot d’un navire : le premier exemple qu’on en connaisse est du xiu® siècle; mais l’usage doit en être bien plus ancien.

GOUVERNEMENT , autorité chargée d’admiuis- Irer un pays. La manière dont s’exerce cette autorité varie selon la constitution de l’Etat. Il y a trois Tormcs principales de gouvernement : la Monarchie, l'Aristocratie et la Démocratie ou République, qui peuvent ellcs-méincs su combiner d’un grand nombre de manières , de manière à donner naissance aux gouvernements constitntionnelsel représentatifs, et aux différente* sortes de républiques. V. constitution, ARISTOCRATIE, DÊMOT.IUTIF. , MONARCIUK, etc.

gouvernement, divisiou territoriale. Avant 1789. la France était divisée en 40 gouvernements ( 32 grands et 8 petits). Voyez -eu le tableau au Dict. unir , d’Hist. et de Géogr.

GOUVERNEUR ( de gouverner ), celui qui commande dans une province, dans une maison royale.

Gouverneurs de provinces. Les titres de ceux qui commandent dans les provinces dilferent beaucoup, ('.étaient autrefois dessatrapes chez les Perses; c’étaient des émirs sous les Khalifes, des nababs et des snubabs clans l’Inde; ce sont des pachas et des begs dans la monarchie ottomane; mais presque partout dans l’Europe moderne, ils portent le nom de gouverneur. En Prusse, en Autriche, en Russie, les provinces, dites gouvernements , obéissent A des gouverneurs. La France, avant 1789, avait autant de gouverneur» que de provinces. Le gouverneur a depuis été remplacé par lu* préfets; toutefois, le nom de gouverneur a été conservé pour les magistrabqui exercent l’autorité aux colonies; celui qui commande en Algérie porte le titre de gouverneur général.

Il v a encore aujourd’hui le G. de l’Hotel des Int'aliàes, comme en Angleterre le G. de l’hospice de Chelsea; les G. des châteaux et résidences ci-devant royales ; le G. de la Banque de France , etc.

GOYAVIER ou gouyavier, Psidium, genre de la famille des Myrtacées, se compose d'arbre a feuilles opposées, entières; A fleurs blanches portées sur des pédoncules axillaires . et formées d’un calice quinquéflde cl d’une corolle A 5 pétales. Ce genre, propre A l’Amérique et A l’Asie, a |>our type le G. poire . appelé vulgairemeuL G. blanc des Indes. C'est un arbre de 3 mètres, A troue droit, A écorce unie, verdAtre, tachée de rouge et de jaune; A rameaux quadrangulaires et portant des feuilles ovales, allongées, aigues, lisses, veloutées en dessous. S*-s fleurs blanches sont semblables à celles du Cognassier. A ces fleurs succèdent des fruits en forme do poire , de la grosseur d’un œuf. Leur chair est blanche, succulente , parfumée et très-agréable. Ou h* nomme goyaves. Le G. poire est cultivé avec succès en Provence. Une variété de l’espèce précédent* est appelée G. pomme, parce que scs fruit» rtuem*

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