GI&AD
Ment à des pomme*. Une seconde espèce, le (7. aromatique. porte â la Guyane le nom de Citronelle.
GRAAL ou cm. ai. (lu saint;, Célèbre vase mystique. V. c réal au Divt. univ. d'Hist. et de Géogr.
GRACE. Eu Théologie, ce mot désigne en général les faveurs et lus dons qui oui pour objet direct la sanctification de celui qui lus reçoit, et plus spécialement uu don surnaturel ut gratuit que Dieu accorde à l’homme pour lu couduirc à sa lin , et sans lequel il ne peut être sauvé. On distingue : les Gr. extérieures , comprenant tous les secours extérieurs que Dieu donne à riiomiue pour lui faire connaître ses devoirs et l« porter au bien , comniu la révélation, la loi du Dieu , les leçous du J.-C., la prédication de l’Evangile, les exhortations, les bous exemples; et la Gr. intérieure , action toute spéciale delà Divinité, qui s'exerce au dedans des cœurs et qui iuspire les saiuts désirs, les résolutions louables.
La Gr. intérieure elle- même, qui est la Grâce propnunent dite , est habituelle , sanctifiante ou justifiante, si elle résidu dans l'Ame comme une qualité ou une disposition permanente ; actuelle , si elle nous est donnée dans chaque circonstance pour nous aider à faire le bien ; prévenante ou excitante , si elle prévient et détermine les lions mouvements de notre volonté; coopéi'nnte, si elle agit avec nous |K»ur soutenir et fortifier notre volonté; efficace , si elle produit infailliblement son effet, sans que I homme y résiste jamais; suffisante, si, tout en donnant à la volonté assez de force jiour faire le bien, die admet la résistance de l'homme.
La difficulté du concilier avec le libre arbitre l'action de Dieu sur la volonté dans la grâce a donné lieu à un grand nombre d’opinions diverses, dont quelques-unes sont devenues des hérésies célèbres. D'un côté, les Pélagicn*, et après eux lesSociuicus, lynchant de préférence pour la liberté, nient la nécessité de la grâce ; les Sumi-Pélagieus, tout en reconnaissant la nécessité de la grâce pour les bonnes œuvres, soutiennent qu’elle n’est po* nécessaire pour ces premiers mouvements par lesquels l'homme se tourne H-rsDieu, et quisout lecommencementdu salut. D'un •iutre côté , les Prédestination* , les Wicleflstes , les Luthériens, les Calvinistes, Dams, Jansenius et leurs disciples, exagérant le rôle de la grâce, sacrifient la liberté et soutiennent que la grâce fait tout, que l'homme est un instrument purement passif, incapable de résister à la grâce , qu’il ne péchu que parée que U grâce lui manque. S. Augustin arom battu avec i force les Pélagiens et a su concilier la grâce avec j U liberté; sa «loctrmc sur ce sujet fait autorité. — Pas- I rai, dans ses Provinciales, cx|iose les disputer sur la grâce et défend la doctrine des Jansénistes sur ce i point. L. Racine a conqiosé un poème de La Grâce.
Dans la Législation, la Grâce , qu’il ne faut pas | r,)ufondre avec I* amnistie [Voy. ce mot), est la remise faite au cou|ioble de tout ou partie des peines r«»rporelles ou pécuniaires auxquelles il a été cou- •Jimné. Autrefois uu grand nombre de seigneurs, u évêques et les légats du pipe avaient le droit de -ràce. Maintenant, dans les Etats de ( Europe, le soii- 'eraln ou le chef de l’Etat exerce seul ce droit. — Eu r rance, il est donné â celui qui est l’objet de celle fovetir des lettres de grâce , qui doivent être entérinées par la cour d’appel.
k» Gril e, considérée comme le don de plaire , avait été divinisée par les anciens sous les traits de •rois déesse* aux formes et a la démarche séduisan- •*». Voy. grâces au Dict. unie. d'Hist. et de Géü'f.
homme titre de dignité, le mol Grihx a été jpl'hquéaux rois d’Angleterre jusqu'à Henri VIH, qui !«• remplaça par le titre d 'Altesse, et plus tard par "•‘lui de Majesté. — Il est encore aujourd’hui porté l‘*r les «lui** anglais et par les évoques anglicans.
GRACHISO (del espagnol yracia , grâce), rôle des pu*n> espagnoles, surtout des pic es dites de cape i l
d'épée, est une variété du boulfun. La condition du gracioso est toujours subalterne. Loquace, poltron , naïf, parfois grossier et glouton, il amuse a ses propres dépens : souvent il a de l'esprit, de la malice, du trait; mais ces qualité* se montrent uu gauchement, ou hors de prouos. Cependant, chez les dramatistes récents, chez Moreto t par exemple, le gracioso est plein de ruse , de finesse. Arlequin , si connu eu France, tient du gracioso.
GRADATION (de yradus, degré , en latin), nom donné, eu Littérature, a certain arrangement des idées tel que l'effet va eu augmentant mus cesse, et comme |«ir degrés. Un orateur, par exemple, en disposant ses preuves, aura soin de réserver les plus fortes pour les dernières. Un auteur dramatique, un romaucicr, fait succéder les sceues et les tableaux de manière â ce que les émotions devienne ut de plus un plus vives et profondes. — En Rhétorique , la gradation est rangée parmi Je* figures de pensée. Uu distingue la Gr. ascendante cl la Gr. descendante. — Eu Logique, on donne quelquefois lu nom de gradation au sorite. Voy. ce mot.
Eu Peinture et en Sculpture , la gradation est l'habile lé avec laquelle les peintres et les sculpteurs groupent leurs personnages, de manière à ce que les principaux soient eu relief et que les antres soient graduellement alfoiblis par l’expression et le jeu de la lumière a mesure qu’ils s’éloignent de l’action.
GRADE (du latiu gradus, degré). Voici l’ordre des grades dans l’Armée de terre : 1° caporal ; 2° sousofficier (sergent ou maréchal de* logis, fourrier, sergent-major ou maréchal de* logis chef, adjudaut); 3° officier (sous-lieutenant, lieutenant de ‘1* et de lr# classe , capitaine de 2e et de lr* classe); 4° officier supérieur (chef de bataillon ou d’escadron, major, lieutenant-colonel, colonel) ; 5° officier -général (maréchal de camp ou général de brigade, lieutenant général ou général de division) ; 6° maréchal do France, litre qui est plutôt une dignité qu’un grade.
Dans l’Armée de mer, les grades sont les suivants : 1“ quartier-maître , 2U second et premier maître, 3° élève de 2* et de lre classe, 4° enseigne de vaisseau, 5° lu-utcuaut de vaisseau de 2* et de lre classe, G° capitaine de corvette de 2« et de lr« classe, 7° capitaine do vaisseau de 2* et de tre classe, 8U contre-amiral, 9® vice-amiral, 10° amiral.
Depuis la loi de 1832, 1» s grades, en France, sont nonnes soit â raucieiiucté, soit au choix , et d après des règles déterminées ( Voy. avancement}. Avant la Uevolutioti, les grades se vendaient, ou bien le roi lesdounail arbitrairement ; la haute noblesse acca- (Kirait les liants grades, la petite noblesse se partageait le re*te.
H faut distinguer le grade de l’emploi. La disponibilité, U retraite, enlèvent l’emploi, mais nou le grade. Ce dernier n’est perdu que par la dégradation .
Dans le Clergé, grade se dit de la prêtrise, et des autres degrés plus élevés, même de l'épiscopat.
Grades universitaires. Voy. df.crés et facultés.
eu au f., nom donné, en Géographie, au degré centésimal que l’on a tenté uu instant de substituer au deyié nonagésimal , actuellement en usage, pour exprimer la latitude. Ce dernier, en supposant lo méridien entier de 40 million* de mètre* et la terre parfaitement sphérique, est de 11 myriamètres 1,111 mètres plus 1/9; le grade centésimal aurait juste 10 myriamètres; mais comme la terre est uu sphéroidc aplati aux pôles, le chiffre doit être exhaussé : il arriverait â 10 myriamètres 149 mètres 4 dixièmes, dan* l'hypothèse de 1/335 d'apl.Uisw*nieut. On a donc conservé le degré ordinaire, doul la moyenne est 11 uiyriamèlrus 1,094 mètres.
GRADUE (de grade), celui qui est pourvu d’un grade dans quelque Faculté. Ou distinguait autrefois, en Théologie, plusieurs e*)>èrcs de gradués : le* G. simples u'avuicul que les I* files de leurs dc-
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prés et l'attestation de leur temps d'étude; les G. nommés y joignaient leurs lettres de nomination et de présentation aux bénéfices; les Gr. fie grAee étaient ceux qui axaient été dispensés du temps d’étude; les Gr. de privilège , ceux à qui des leltivs du pape, de sis légats , etc. , conféraient ce titre , avec dispense du temps d'étude et des examens.
GRADUEL (du latin grafius, degré ), portion de l'office de la messe, entre l'épi tre et la prose, qui précède l’évangile. Elle a été ainsi nommée , j>arrc qu'elle se chantait autrefois sur les .degrés ou marches du jubé ou de l'amhon. Le graduel se compose le plus souvent de 3 versets contenant quelques réflexions relatives k l’épltre. Autrefois, c'était un psaume entier. On croit que c'est S. Ambroise qui introduisit le graduel dans l’office. — On dounc aussi le nom de Graduel MU livre qui se pliceflir le lutrin, et qui contient ce que le chœur chante k la messe.
GRAIN (du latin granum ), se dit en général de tout fruit ou semence qui ne présent»* qu’un petit volume, comme les grains de blé, de raisiti . tic poivre, etc., mais plus particulièrement du fruit des Graminées qui servent à la nourriture de l’homme et des animaux. Dans ce sens, G l'ai ns est synonyme de Céréales (Fou. ce mot). — On nomme Gros grains le Froment, le Métcl! et le Seigle; Menus grains, l’Orge, l’Avoine et le Sarrasin; et Grains ronds, les fruits des ve*ces, des féveroles, et les autres semences que l’on se me pour avoir du fourrage pour les bestiaux ou de la graine pour les oiseaux de ba«se-rmir.
Dans no» anciens poids de marc, le Grain était la 2 1* partie du scrupule, la 72* partie du gros et la 1*216* partie de la livre. Il équivaut aux 0,0542 du gramme, un peu plus de 5 centigrammes. — bans le» formules médicales, on indiquait les grains par g. on gr., suivi d’un nombre exprimé en lettres : par exemple, 8 grains s’exprimaient par : gr. viij.
En Pharmacie, on appelle quelquefois grains des préparations qui ne diffèrent des pastilles que par leur forme globuleuse : tels sont les Gr. de vie de Me sué , ou Pilules gourmandes , composées d'aloés, quinquina, cannelle et sirop d’absinthe ; les Gr. de santé A* Frank, appelés aussi Gr. de vie, ou P. angéliques, composé» d'aloès et d’extrait de réglisse.
Vulgairement on nomme Grain de Zelim le Poivre long de l’Inde; Gr. d'avoine, une coquille fossile, du genre ptqtpnf Gr. de sel, une Porcelaine ; Gr. de millet , un Crustacé du genre Cypris; Gr. d’orge , un Kulime, etc.
Le nom de Grain d'orge s’applique encore :
1°. à une maladie qui attaque fréquemment les cochons que l'on engraisse, et qui couvre leur corps «l'un très-grand nombre de petites pelotes dures de la grosseur d’un grain d'orge ;
2°. à nu outil employé dans plusieurs arls : Il sert au menuisier pour dégager une baguette ou une antre moulure; le grain d’orge du tourneur a la f«*rme «l’un triangle; celui du serrurier est carré; il s’en sert |>our percer les pierres.
GRAINE (de grain), nom donné k l'ovule de» fleurs qui a élé fécondé et qui est parvenu à son entier développement. C'est la partie la plus essentielle du fruit , puisqu’elle contient le rudiment de la plante nouvelle. Toute graine se compose de deux parties «’swntielles : 1* le tégument propre , dit aussi épisperme, endosperme et albumen; 2° Y amande, qui est formée également de deux parties : l’une externe, le périsperme ; l’autre interne, V embryon. La graine est unie au péricarpe par un pédicule dit trophosperme, ou jpodosjierme, qui naît d’une cavité appelée hile. On nomme arille , le prolongement du P«w)ospermc, qui , dans certaines plantes, recouvre tout ou partie du tégument (Voy. ces mois). Les graines varient de forme, de grosseur, de couleurs, de position daus le fruit, etc. Elles ont des propriétés particulières. Quelques-unes fournissent de pré-
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deux aliment» k l'homme et aux animaux. Plusieurs donnent de l’huile, d'excellentes couleurs, ou possèdent des propriétés médicinales.
Ou nomme vulgairement Graine à chapelet , ou Gr. de réglisse, rAbnis; Gr. à dartres, les graines do la Casve cl du Vateria ; Gr. à vers, le Chénopode et l’Artémisc de Judée; Gr. d’ambrette, celle de la Ketmie musquée, employée dans les parfums ; Gr. d'amour, le Grémil; Gr. d' Avignon, le fruit du Nerprun, qui teint eti jaune; Gr. de baume, le Baumier de la Mecque; Gr. de rapurin. le Fusain; Gr. d'écarlate, la Galle du chêne kermès ; Gr. de géra fie, l'Amome cardamome, le fruit du Myrte et du Ga repêche épineux; Gr. de paradis, la semence d'une espèce ü’amome à goût poivré ( Vog. makic.cettk ) ; Gr. de perrotmet , le Cartliame officinal; Gr. de perruche, le Micocoulier; Gr. de psi/llioti, celle du Plantain; Gr. des Canaries , celle de l’Alpiste et le Millet des oiseaux; Gr. musquée, celle de la Ketmie odorante; Gr. orientale, le Ménisperme; Gr. perlée, le Grémil et la L arm il le ; Gr. de Ti/lu ou des Moluques , le fruit du Croton tiglium, d’où l'on retire l’huile de croton ; Gr. tinctoriale, la Galle du Chêne kermès; Gr. de Turquie, le Mais.
GRAISSE. En Chimie, on appelle graisses, ou corps gras, des substances solides, d’une consistance variable, fondant k une température peu élevée, tachant le papier. inflammables, insolnblcs dans l’eau, et que les alcalis convertissent en savons ( Vog. ce mot). Suivant l'état que les corps gras affectent dans 4es circonstances ordinaires, on leur donne, dans le langage vulgair , des noms particuliers : ainsi , l’on appello graisses proprement dites, et dans certains cas, beurres, ceux qui sont mous, onctueux et lrcs-rusibles; huiles l ceux qui sont liquides à la température ordinaire; sut fs, les corps gras, mous, d’oririne animale , qui ne fondent que vers 38® ; cire», les corps g ras très- durs , cassa n t s , e t qu i ne fonde u t q ue ve rs 60*. Tous ces corps gras renferment beaucoup de carbone et d’hydrocène, combinés avec une faible proportion d’oxygène. La graisse est logée, ches les animaux, dans les petit» sacs formés par le tissu cellulaire; mais elle occupe de préférence certaines parties du corps; ainsi, chef les Mammifères, elle est abondante sous la peau, à la surface des muscles, autour des reins, à la base du cœur et auprès des intestins. Elle offre des modifications dans les différentes clas»es d'animaux : chex les herbivores , elle est plus ferme, plus solide, moins odorante que du s les carnivores; la graisse des oiseaux est fine, douce, onctueuse et très- fusible. Chex les végétaux, les corps gras se rencontrent particulièrement daus la graine et quelquefois dans le fruit; les corps gras végétaux sont ordinairement liquides. Vog. uuiiks.
Les graisses s’emploient k mille u«a:res : on les utilise pour la cui-im*, pour fairu des savons et «les pommades, pour fabriquer des chandelles et des bougies, pour graisser les essieux des roues, etc. Les graisses de porc, de mouton, de bœuf, d’oie, etc., sont les plus généralement employées. Les matières grasses produisent sur les étoffe» des taches désagréables : on les enlève au moyen de l’étlier, de l'alcali volatil, do la henxine, etc. Voy. i>£giui»s*ck.
Jusqu’en 1*13, les huiles et les graisses avaient été considérées comme des principes immédiats purs, ne différant entre eux que par de «impies propriétés physiques; à cette époque, MM. Chevron 1 et Braconnât reconnurent , presque en même temps , que les corps gras sont des mélanges do plusieurs principes particuliers, parmi lesquels la margarine ou stéarine, et \'oléine{ Voy. ces mot»), sont 1rs plus remarquâtes. On doit surtout k M. Chevroul de savantes recherches sur la composition des corps gras.
Graisse des vins, altération du vin qui le rend filant, en lui faisant éprouver une fermentation visqueuse : elle est due à la présence d’une matière