ANAL
icm inverse), nom donné à certains vers qui offrent un sens, soit qu'on les lise naturellement, soit ■ qu’on les lise à rebours. Les vers anacucliques jouirent d'une grande vogue sous Charles IX et Louis Xll, où ils reçurent le nom de rétrogrades . lus à rebours ils offraient encore, outre le sens, la mesure et la rime. — Les anciens connaissaient ces sortes de vers; ils les nommaient sotadiques, de Salades, poete grec de Maronée en Thraco, qui passait pour en être l'inventeur. En voici un exemple :
Borna t ubi subito motibut Uni amor.
AN AD YU MÈNE .mot grec qui signifie sortant de l'eau), genre de Polypes à cellules, dont le polypier e«t composé d’articulations régulièrement disposées en braucbcs, sillonnées de nervures symétriques et articulées, comparables à certaines dentelles. Ce réseau est formé d’une substance un peu cornée, recouverte d'un enduit gélatineux et verdâtre. Ces polypes habitent les eûtes de France et d Italie. Un les rencontre dans la mousse de Corse.
ANAGALL1DE, Anayaltis (du grec anayélaâ , éclater de rire, parce que les anciens attribuaient à cette plante ta faculté de guérir la mélancolie], genre de la famille des Primulacées, renfermant plusieurs plantes herbacées. La plus commune est VA. des champs , vulgairement Mouron rouge, qui a les tiges faibles, un peu couchers et rameuses , les feuilles opposées , ovales, les fleurs ordinairement d’un rouge brique, variant quelquefois du blanc au bleu. Elle fleurit dans les champs depuis mai jusqu'en octobre. Elle lue les oiseaux a qui on la donne. Il ne faut donc pas la confondre avec le Mouron des oiseaux ou Alsine ( Voy . ce mol). Un l’a longtemps préconisée contre la rage, mais sans preuve.
ANAGALL1DEES , tribu de la famille des Primulacées , renfermant les genres Anayaltis (genre type', Micropyxis, Centunculus.
ANaGOGIE (du grec anayogè , action d’élever, transport) , interprétation figurée d’un fait ou d'uu texte de la Bible, pour lui faire signifier les choses du ciel. V interprétation annyogique est celle que l’on tire d’un sens naturel et littéral , pour s’élever à un sous spirituel et mystique.
ANAGRAMME (en grec anngramma , écrit à rebours) , transposition ou dérangement des lettres d’un ou de plusieurs mots, pour en former un ou ou plusieurs autres qui aient un sens différent. L’anagramme du mot Versailles est ville seras ' celle du poete Pierre de Ronsard , Rose de Pindare; celle de Marie Touc/iet , maîtresse du roi Charles 1\, je charme tout ; de vigneron, ivrogne; de loyica, caliyo. Dans le nom du Pilastre du Rosier, qui exécuta la première ascension aérostatique, on trouva : Tu es le premier roi de t air (la lettre p étaut prise pour abréviation de premier). Lorsque Bonaparte arriva au pouvoir, on trouva dans les mois Révolution française cette prédiction : Un Corse la finira. — Un attribue l’invention des anagrammes à Lycopbron, poete grec qui florissait environ 280 ans «vaut J. -G. Elles furent en vogue à la cour de France au xvi« siècle : Daurat y excellait. Le gortt de ces laborieuses bagatelles a passé depuis longtemps.
ANAGYRh ou bois puant. Anagyris pétilla (nom grec dérivé de yyros, cercle, a cause de la forme arrondie de scs fruits], arbrisseau d’uu mètre env. de haut, de la famille des Légumineuses, a feuilles trifoliées, blanchâtres, cotonneuses, à fleurs jaunes en faisceaux; la gousse est plane, allongée, un peu courbée, et renferme plusieurs graines bleuâtres, réuiformes. L’épithète de puant donnée à cet arbrisseau vient de l’odeur fétide qu'exhalent son écorce ou S04 feuilles quand on les froisse. lise plaît sur les lieux montueux du Midi de la France et de l'Espagne. Ses Heurs devancent le printemps. Ses feuilles sont résolutives;sessemcQces fournissent un puissant vomitif.
AXALC1ME 'du grec a privatif, et alcimos , fort; saus force), suustauce minérale, ainsi nommée a cause de son peu de vertu électrique, est composée de silice, d'alumine , de soude et d'eau. Elle est blanche, avec des uuauces couleur de chair : sus cristaux , qui affcctcut U forme trapézoïdale, offrent des propriétés optiques fort curieuses. Ou la trouve au mon! Etna, dans Ica 11 iHébrMaa* en Ecosse, etc.
ANALE, nageoire voisine de lTinuf. Voy. mr.Eomr..
ANALECTES, Analeeta (ùu grar. analégô , choisir), titre donuéà divers recueils de morceaux choisis d'auteurs anciens ou à des collections de pièces détachées, rassemblées pour les conserver. Un conuait surtout les Analecta veterum jtocturum de Brum k (Strasbourg, 1785, 3 vol. ln-8»), qui est la plus complète des anthologies publiées jusque-là.
ANALEMME (du grec analemma, hauteur], terme d' Astronomie qui désiguc une opération au moyen de laquelle ou trouve la hauteur d'un astre à toute heure et le moment de son passage au méridien. Cette opération n’est autre que la projection orthographique de la hauteur de l'astre sur uu des plans de lu sphère. — On emploie aussi le mot ojiutemme comme synonyme de Planisphère , pour désigner la projection orthographique de tous les cercles de la spneru sur les colurcs des solstices.
ANALEPTIQUE (du grec analepticos , confortatifj, tuut ce qui leud a rétablir les forces. Les fécules, les bouillons, les pelée* animales, le chocolat, les œufs, sont des aliments analeptiques. La classe des toniques fournit les médicaments analeptiques.
ANALOGIE (du grec analoyia , proportion , correspondance , ressemblance plus ou malus parfaite entre plusieurs choses.— La Logique étudie l’analogie comme étaut le foudement de raison nemcols nombreux , qui ont la plus grande importance dans les sciences ainsi que daus la conduite de la vie. Ou eu distingue trois sortes, sclou la nature des rapports sur lesquels on s’appuie : or, ces rapports peuvent être 1° d’effet a cause ou de cause h effet, 2° de moyens à fin ou de fin à moyens, 3* de pure ressemblance ou de concumitance. lie laualogie des effets on conclut 5 celle des causes; de l’analogie des moyens h celle de la Qu; de la ressemblance partielle a une ressemblance totale. Condlllac a exposé complètement ce sujet dans son Art de raisonner, et a montré comment les trois sortes de raisonnement par analogie concourent à nous apprendre que les hommes qui nous entourent, qui soûl faits comme nous (analogie de pure ressemblance); qui agissent comme nous (analogie de cause) ; qui ont les mêmes organes que UOUS (analogie de moyens), doiveut être en tout polut nos semblables, et posséder les mêmes far 11 liés que nous, bien que uous ne puissions observer directement en eux cee facultés
E11 Mathématiques, analogie est synonyme de proportion.— Uu nomme analogies de Napier fou Képer) , quatre formules découvertes par ce géomètre pour la résolutiou des triangles sphériques. Ces formules, très-usitées dans les calculs trigonométriques, sont les suivantes :
*»»*• T (4 + c) tiug. J- (6 — c) taog. q (B + C) Un». -J- (B — C)
rat. r « x
cos.