‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 54 sur 508 · ANER · texte numérisé non relu

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l’Arabie; on croitqu’il n’est autre que VOnagrc, qui vit t*n grandes troupes dans les déserts de l'Asie centrait.1 : dans cet état, il est de la grandeur d'un clieval de moyenne taille et porte la tête haute; ses oreilles sont moins longues et plus fines; il est actif, vigilant, sociable avec scs pareils , et sa fuite est aussi rapide et plus soutenue que celle du meilleur cheval. En Perse, les ânes sont d’une beauté remaruaMe et peuvent soutenir longtemps une vitesse c 10 kilomètres à l’heure. Un trouve aussi eu Égypte, en Grèce et même eu Espagne des ânes d’une beauté, d’une taille et d’une force bien supérieures a ce que nous connaissons. Aussi l’âne était-il estimé cher les Orientaux et cbei les Grecs (surtout en Arcadie) presque à l'égal du cheval : c'est encore aujourd’hui che* quelques peuples la monture des gens de condition, le cheval étant réservé pour les combats.

La peau de l’âne, dure et élastique, sert à faire des tambours, des cribles, des tamis, du gros parchemin et de la peau de chagrin.

ANECDOTES (du grec anectlotos , non publié), nom donné primitivement à divers recueils d'ouvrages inédits, le plus souvent tin» des manuscrit* grecs : tels sont les Anecdota grœca de Muratori (1709) et ceux de Bckker 1801 . les Anecdota litte varia de J.-Chr. Amaducl (1773). — On l'a depuis appliqué à un court récit contenant de petits faits neufs et de nature à intéresser ; on a fait de nombreux recueils de récits de ce genre qni sont lus avec plaisir comme délassement Un des mieux faits est le Manuel anecdotique de M^Celnart, 4 v. in- 1 S . — On connaît sont le nom d *Ana de» recueils d’anecdotes relatives à un même personnage. Voy. sxa.

ANELECTRIQUE (du grec « prix., et électron, électricité), se disait autrefois des corps qui n’étaient poiut élei'trisables par le frottement , tels que les métaux et l'eau , par opposition aux corps dits idioélertriques (la cire, le verre). Aujourd'hui , on sait qtie tous les con* sont électriques par le frottement; mais «pie les corps lions conducteurs, comme l’eau , les métaux , précédemment regardés comme anéiectriques , ont seulement besoin d'être isolés pour conserver l’électricité que le frottement leur a communiquée.

ANEMIE (du grec n prix., et aima . sang), état morbide oppose â la pléthore, consiste, non pas, comme le mot l’indique, en une diminution absolue de la quantité du sang, mais dans un abaissement de la qualité, le nombre des «lobules de ce li«|uide devenant inférieur au nombre normal. Suivant MM. Amiral et Gavarret , la moyenne normale «les globules est «le 1*27 sur 1,000. l/ahaissemcnt «le ce nombre à 113 et mémo au-dessous n’est pas incompatible avec l’état de santé1. C’est le chiffre 80 qu’on doit regarder comme la limite où le vice «lu sang commence à être décidément morbide. Le mal est plus grand encore si h** globules tombent à 60 ou â 50 ; ce dernier chiffre est celui qu'on a coutume de rencontrer «laus la chlorose confirmée. L'eau augmente dans le sang à proportion que les lobules y diminuent. I,es symptômes essentiels de anémie sont la décoloration et l'affaiblissement. Quand elle est portée â un haut degré, il y a pâleur extrême de la peau et des surfaces muqueuses visibles, et toutes les fonctions sont plus ou moins troublées, (À;t état est généralement l’effet de l’insuffisance des aliments ou de l’usage de substances trop peu nutritives, d’évacuations exagérées, etc.; quelquefois aussi il survient sans cous*» appréciables. L'anémie essentielle réclame l'emploi des ferrugineux, des amers, «les toniques de la nature «lu quinquina, et un régime analeptique.

ANEMOMETRES (du grec anémns , vent , et métro», mesure). On possède une foule d'instruments de ce nom destine» a mesurer la force du vcnl ,

à la différence do la girouette qui en inditpie la direction. Celui de Wolf consiste dans un mécanisme qui , s'adaptant â uuc girouette ou à un moulinet , fait mouvoir une aiguille autour d’ttu cadran où sont tracées les divisions d'une rose des vents. L'anémomètre «le Lind est un niveau d'eau dont un des tubes verticaux est courbé horizontalemeut , de manière â pouvoir être opposé1 au vent : l’ascension de l'eau refoulée dans 1 autre tube ludique la vitesse. L'anémomètre le plus communément employé consiste en une simple planche carrée, appuyée au centre contre un ressort à boudin qu elle déprime ; une tige de fer est fixée â la planche pour l'accrocher et la retenir lorsqu’elle est arrivée au plus haut point de pres?.ion. M. Delamanon a inventé uu anémomètre musical composé de 21 tuyaux, où le veut, eu entrant, produisait, selon sa force, les notes de trois octaves successives.

ANÉMONE ‘ mot grec, qu'on dérive d ’anétnos , vent, parce «juc cette fleur se plaît en plein vent ' , genre de la famille «les Renonrulacées, type de la tribu des Anémonées, se compose de jolies plantes vivace», à tige droite et robuste, a feuilles d’un vert foncé, découpées, â fleurs doubles, dont les couleurs sont magnifiques et variées. C'est une des plus belles plantes de nos jardins : elle fleurit def premier»» et annonce le retour du printemps. Ou en compte plus «le 300 variétés , parmi lesquelles on distingue IV! . puisât H te , d’un beau violet, quoique un peu sombre , emblème de la tristesse ; VA. en ombelle , des montagnes «le Provence; 1V4. hépatique, d’un bleu temlrc, variant au rose, au violet et au blanc; l’ A. sylvie , â fleur blanche «t purpurine; l'.4. des fleuristes, reproduisant les couleurs de l’arr-cn-ciel , même le vert, et faisant l’ornement le plus riche de nos parterres , etc. Les anémones se plaisent dans «les plaines élevées et recherchent des lieux expos*» au vent ; on peut en obtenir presque en toute saison , en les plantant à «livers mois de l'année. Ces plantes si brillantes se fanent facilement, et sont l’emblème «1e la fragilité ; elles n’ont point d’odeur; enfin on assure qu'elles sont aussi dangereuses que belles, et quelles doivent être mises au nombre des poisons acres exerçant une action corrosive sur les tissus, et stupéfiante sur le système nerveux. — Selon la Fable, l’anémone était née du mélange du sang d’ Adonis et des larmes de Vénus.

aüCmoxe de mer , nnni donné* aux Actiuécs, qui ressemblent souvent à une fleur épanouie.

ANEMOSGOPE (du grec anémos, vent, et srv péin . observer. Voy. cirocettk ci axèMOMETre.

ANEMOMÉES, tribu «les Renonculaeécs,est formée des g«‘nres Anémone (genre tvpe), Thnlictrum , Puisât il te Hépatique, Hatnaaryas , Hydrastis , Adonis. Myosurus.

ANENCEPHALIE (d’n priv., et eneëphalon , cerveau;, monstres qui naissent sans ccrteau ni moelle «épinière. Cette monstruosité est presque excluaivement propre à l’«-.p* « e humaine. Les fœtus aiu»i conformés naissent vers le 7® ou le 8« mois de la grossesse , et meurent en naissant. M. Geoffroy - Saint-Hilaire en a fait une famille de l’ordre des Autosites. — A parler rigoureusement , il n’y a jamais absence complète de l'encéphale; on en reucontre toujours quelques rudiments.

ANEROÏDE ( du grec « priv., et (Vaer, air) , espèce de baromètre, «pii se compose d'une boite métallique dans laquelle ou fait le vide. La paroi supérieure est assez miucc pour céder sensiblement a la pression atmi*phén«|ue et s'enfoncer : pn se rapprochant ou eu « éloignant de la paroi opposée, suivant que cette pression augmente ou diminue, elle met en mouvement un index dont les divisions, tlétorminées<i\iHinm«,ntalemcnt. correspondent à • elles de l’échelle de» Iwromcti es ordinaires. L 'anéroïde est

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