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moins fragile que le baromètre et se laisse aisément transporter, mais ses indications ne sont pas aussi rigoureuses. On l’a proposé pour l’usage des mari us et des aéromuites. Il a été invente eu 1*17 par U. Védy .
ANESTHESIE (d'a privatif, et aisthésis, leosi* bilitéj, privation générale ou partielle de la faculté de sentir. On nomme anesthésiques les substances qui , comme le chloroforme , l'éther et les divers liquides éthércs, ont la propriété de suspendre la sensibilité. On y recourt journellement depuis quelques années pour annuler la douleur dans les opérations chirurgicales. On doit \ M. le D» Bouisson un Traité de la Méthode anesthésique (1852).
ANETH (du grec unethon, fçuouil odorant), plante aromatique annuelle, de la famille des ümbclliffcre», rouiiiiuue dans le midi de la France, eu Es|Ktgiic et en Italie. Elle monte à 40 ou 60 centimètres. Sou odeur est forte et agréahle, son goût Acre et piquaut. Ses racines servent, dans la cuisine , à donner du goût aux végétaux. On en retire une buile essentielle , autrefois très-rcchercliée en médecine el employée par les gladiateurs, à cause de la propriété qu'on lui attribuait d’augmenter les forces. En Médecine, on prescrit ses graines comme toniques, excitantes et carminalives. Les coniiseurs les emploient en guise d’anis. Cette plante était pour les anciens le symbole do la joie : ils se couronnaient d’anetb dans les festins.
ANÉVRISME (du grec aneurusma, dilatation). Ou nomme proprement anévrisme une tumeur produite dans l'intérieur d'uue arlcre jur la dilatation des membranes qui constituent ses parois ; cYst VA. vrai. On a étendu eu nom aux tumeurs produites par le sang éjianrhô hors d’uno artère (.4. faux) y ainsi quaux dilatations du cœur.
Anévrismes des artères. Ou les divise en traumatiques «w spontanés , scion qu'ils sont ou non la suite d'uue blessure. LM. vrai est généralement sponta ne, ou, du moins, il survient sans cause appa- • renie ; tantôt il est externe , quand il affecta les artères placées superficiellement, comme dans l’anévrisme du jarret, qu'on observe souvent chex les laquais obligés de monter derrière les voitures; tantôt il est interne , quand il affecte les art* res intérieures : l'abus des boissons sptritueuscs , les passious vio- | lentes, le chagrin, occasionnent souvent l’anévrisme interne: c’est une maladie grave contre laquelle il u’y j a pas de traitement direct; on ne peut la combattre que par un traitement déhililaul(saignécs fréquentas, ! diète rigoureuse ou régime lacté) , par le repos et l'emploi de la digitale. — Pour tas anévrismes externes, l’oblitération de l’artére est 1e seul moyeu de guérison : on l’obtient quelquefois par une compression méthodique longtemps exercée, soit sur la tumeur elle-iuérnc, soit au-dessus d’elle, de manière à arrêter le cours du sang; maij le plus souvent il faut recourir à la ligature de l’artère. Quand on ne fait aucun traitement, la tumeur Huit par s’ouvrir, et cette rupture de l'anévrisme entraîne une hémorragie mortelle ou la gangrené de la partie malade.
VA. faux est le plus souvent traumatique; c’est line plaie de l'arb re, avec épanchement de sang dans le tissu cellulaire environnant : les médecins eu ont constaté plusieurs espèces, parmi lesquelles on remarque IM. variqueux , dit aussi A. par anastomose, lorsque, par suite d'une double lésina d'une artère et d’une veine, le sang, par une anastomose conlrc nature , passe de l’artère dans la Veine, et distend les parois de ce dernier vaisseau.
Anévrismes du coeur. Ils se distinguent en A. œtif*t et A. passifs. Les premiers, improprement nommés anévrismes , puisqu'ils consistant dans un développement morbide des parois du cœur, qui eu rétrécit les cavités bien loin de les dilater, sont aujourd'hui désignés par le nom d’ hypertrophie ( Voy.
ce mot) : on les appelait actifs, parce que de cette affection résulta une augmentation de la force contractile du cœur. Quant aux anévrismes passifs , ils consistant daus l’amincissement des parois du cœur, d'où résulte Ta grandissement de ses cavités et l'affaiblissement de ses fonctions. Voy. coeur.
ANGAIUES (du grec auguré ta , corvée). On appelle aiusi, eu Droit maritime, les prestations et les obligations qu'impose un souverain aux navires atrétés dans ses ports et dans ses plages , comme (ta transporter pour lui , eu temps de guerre, des soldats, des armes, des munitions de guerre, etc., moyennant indemnité; aucun navire ne peut *c soustraire à l’obligation des angaries. À l'époque do l'expédition d’Egypte, cette obligation a été mise en vigueur dans les ports de Marseille, de Toulon et autres, pour le transport de l’armée. Ce n’est du reste que quaud les vaisseaux de guerre ne peuvent suflire au service de trausporl que les puissances maritimes ont ainsi recours aux bâtiments de la marine marchande.
ANGE (du grec aggélos, envoyé, messager), créature spirituelle et intelligente, immortelle et incorruptible, intermédiaire entre l'homme et la Divinité. Les théologiens divisent les anges en trois hiérarchies, et chaque hiérarchie en trois ordres. La lre comprend les Séraphins , les Chérubins et les Trônes ; la 2e, les Dominations , tas Vertus et les Puissances ; la les Print ijmdés , les Archanges, à la tète desquels on place saint Michel, et les simples Anges, dont le nom s’est étendu a tous; ces derniers sont attachés spécialement aux hommes. C’est a S. Denis l’Aréopagita qu’on attribue cette classification.
La fonction des anges, en général, est de bénir Dieu et de chauler ses louanges. On distingue de bons anges, les seuls qui conservent le nom d'anges, et de muuvnis anges ou anges déduis, que Dieu a précipités daus l'abîme, à cause «le leur révolte, et qui sont devenus les démons. Chaque homme, eu naissant, reçoit de Dieu un ange gardien, destine à le pousser au bien , en détruisant la puissance du démon. l.es Catholiques rendent un culte aux anges : la Fête des sainte anges gardiens se célèbre le 2 octobre. Les Protestants rejettent ce culte.
On représente les anges sous des traits humains, parce qu ils ont souvent apparu ainsi a ceux à qui Dieu les a envoyés. Ou leur donne dos ailes pour marquer la promptitude avec laquelle Ils obéissent ,1 Dieu et la protection dont ils environnent ceux dont la garde leur est confiée. Le vêlement qui les couvre est lumineux el léger; ils sont presque toujours entourés d’un nuage blanc. C’est à peu prés ainsi qu’on représenta Gabriel annonçant à la vierge Marie l’Incarnation du Verbe, Raphaël conduisant Tobie, Michel terrassant Lucifer. Quelquefois on peint les anges sous les traits de petits enfants nus et ailés , emblèmes d'innocence ; d’autres fois ils sont représentés simplement par des tétas d’enfants entourées de deux ailes.
La doctrine des anges nous vient des Juif!; ; elle était également répandue parmi les Perses et les Babyloniens; il {tarait même que ce n’est que pendant la captivité de Babvlonc que les Juifs connurent les noms des anges. Les Pères de l’Eglise ne sont pis complètement d’accord sur leur nature. Le P. Maldon.d a résumé les données sur ce sujet dans sa Théologie des Anges.
sycr. nr. mer ou squayuoc, poisson de la famille des Pl.'igiostumes , établie par Duméril, se pla<-o entre les squales et les raies : les nageoires pectorales sont blanches et étendues comme celles que l'on donne aux anges; la tète est arrondie, et la bouche fendue à sou extrémité. On en connaît trois espèces, dont lieux se pèchent sur nos côtes : 1® IM. squatine, de 2 À 3 mètres de long ; toute la parlio su-
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