ANGL
périeurc du corps est couverte d’une peau rude et d'un gris roussâtre; le mâle a de petites épines au bord dos pectorales ; 2° VA. épineux, qui porte le long du dos une rangée de fortes épines.
anck d’or, monnaie d’or en usage sous Philippe de Valois et sous les règnes suivants, ainsi nommée parce qu'elle portait l’eUDgie d'un ange, valait 75 sous de l'époque (environ 21 fr. 30 cent, de notre monnaie). Voy. angelot.
ANGElOGRAPHIE , angéiologie. Voy. angiographie , etc.
ANGÊLICEES, tribu de la fhmille des Ombellifêres, section des Orthospermées, renferme les genres Angelica (a. type), Airhangelica, Setinum.
ANGELIQUE, Angelica (ainsi nommée par allusion à ses vertus bienfaisantes), plante aromatique et charnue, de la famille des Ombellifères , genre type de la tribu des Angélicées : tige droite, robuste, cannelée, s’élevant à la hauteur de 2 mètres; feuilles grandes, ailées et d’un beau vert; ombelles à rayons nombreux, étalés; fruits ovoïdes et renfermant deux graines. On en connaît neuf ou dix espèces; la plus belle est TA. archungéliqur , que l’on croit originaire de Syrie , mais qui vient aussi naturellement en France et dans le nord de l'Europe. Sa tige , ses feuillus, ses racines et ses setnenres sont odorantes, stomachiques, cordiales et vermifuges. Coulites dans du sucre, ses tiges donnent des conserves délicieuses et parfumées, et offrent un aliment agréable et salutaire. Sa racine, qui fournit une liqueur spiritueuse, est employée comme diurétique; ses feuilles peuvent être utiles à l’entretien et à l'hygiène de la bouche. C'est surtout dans la ville de Niort que l’on prépare l'angélique du commerce.—On a donné encore ce nom à une variété de la Poire, â la Podagraire et à une espèce d ’Aralie.
ANGELOT, monnaie du moyen âge, ainsi nommée parce quelle portait l’empreinte d’un petit auge. 11 y en eut en or et eii argent. L’angelot d’or, diminutif de Y ange d'or, fut usité en France depuis 1240 jusque sous le règne de Louis \l. S. Michel y était figuré avec une épée dans la main droite, un écu du fleurs de lis dans la main gauche, et un serpent sous les pieds. Gel angelot valait un écu d’or tin , environ 14 fr. 20 c. — Un angelot d’or d’une moindre valeur (7 fr. 40 c.) fut frappé, en 1427, par le roi d’Angleterre Heuri VI, alors maître de Paris. Le même prince émit aussi un angelot d’argent, qui valait environ 5 fr. 60 c. de notre monnaie.
ANGELUS, prière à la sainte Vorge^ qui commence par ces mots Angélus Domim nuntiavit Marier l’Ange du Seisncur annonça & Marie). Elle te compose de 3 verse! s, dont chacun est suivi de la salutation angélique. Les Catholiques la récitent trois fois par jour, le matin, à midi el le soir; on sonne la cloche chaque fois pour avertir de faire cette prière. Le pape Urbain U institua cet usage au concile de Clermont. Jean XXII rédigea, en 1316, la prière telle qu’elle est encore récitée aujourd’hui. Loui» XI l’introduisit en France en 1472.
ANGINE (du latin angere , suffoquer, étrangler), vulgairement mal de gorge, esauinancie, inflammation plus ou moins intense de l'arrière-bouche et du pharynx, ou du larynx et de la trachée-artère. De là deux espèces principales d’angine : celle qui a son siège dans les voies alimentaires, caractérisée par la gène de la déglutition ; et celle qui affecte les voies respiratoires, dont le symptôme principal est la difficulté de respirer.
La 1™, dite A. gutturale, consiste dans l’inflammation de la membrane muqueuse qui revêt l'isthme du gosier, le voile du palais , ses piliers , la luette, les amygdales , etc. Elle se subdivise , selon la partie affectée, en A. tonsillairc ou amygdalite , A. pharyngée , et A. œsophagienne.
La 2*, VA. des voies respiratoires, se subdivise
en A. laryngée et A. trachéale. Le Croup n'eet qu’une variété de celle devnièfe , variété nommée aussi A. membraneuse , poh/peuse, striduleuse. etc. — On appelle A. laryngée œilémateuee, ou œdème de la glotte , le gonflement œdémateux de la membrane muqueuse qui tapisse l’ouverture supérieure du larynx , par l’infiltration séreuse ou purulente du tissu cellulaire sous-jarent.
On nomme A. maligne ou gangréneuse une espèce d’angine caractérisée par le développement de plaques irrégulières, d’un blanc jaunâtre ou grisâtre, et d’un aspect lardacé, qui, l'accumulant rapidement sur les amygdales, les côtés du pharynx et le voile du palais, obstruent les voies aérinnes et étouffent le malade : c’est VA. couenneu.se de Gnersent, la Dipht hérite de Bretonneau. — L’.4. de poitrine ou Sternal gie est une névrose des organes de la respiration.
Le traitement de l’angine est , en général , celui des inflammations aiguès, et varie selon l'espece.
Voy. AtfYCDAMTE, CROUP, LARYNGITE, Clé.
ANfilOLOGlE, angiographie (du grec angéion , vaisseau , et légô, gmphA , parler, décrire), d»*«cription de* vaisseaux uucorps humain, partie de l’Anatomie qui traite des vaisseaux du corps humain. Elle comprend l’étude des artères (arfério/ogic) , celle des veines (phlébnlogie), et celle des vaisseaux lymphatiques angiohyd rologie ).
ANGIOSI’EKMIE (du grec angéion , vase, capsule, et sperma, graine). C’est, dans la fla«siflratioa botanique de Linné, le 2» ordre de sa 14® classe. 11 cnmpreud toutes les plantes qui, avec quatre étamines didynames, ont leur graine renfermée dani une capsule; telles sont les scrofulaires , les digitales, les bignones. — Ces plantes prennent ellesmêmes le nom d' Angiospermes.
ANGLE (du latin angulus), se dit, en Géométrie, de la portion d’espace comprise entre plusieurs lignes ou plusieurs surfaces tartinées qui se rencontrent. Le« ligne* ou les surfaces qui forment l'angle sont les côtés du l’angle; leur point de rencontre e*t le sommet. On désigne un angle formé par 2 ligne* soit par une seule lettre placée au sommet, soit par trois lettres écrites sur les côtés et au sommet de l’angle, la lettre du sommet étant placée entre les deux autres. Lorsque les côtés sont des droites . l’angle est dit rectiligne ou angle plan ; quand ce sont des courbes, il prend le nom de curviligne; il s’appelle mixtiligne quand l’un des côtés est droit et l'autre courbe. — On nomme : A. droits les angles formés par deux lignes perpendiculaires entre elles; A. obtus , les angles plus grands, et A. aigus les angles moindres qu’un angle droit; A. correspondants. les angles dont les côtés sont situé* dans e même sens, l’un en dedans, l’autre en dehors do deux parallèles, et tous deux du même côté fie la sécante; A. internes, les angles qui sont compris en dedans do doux parallèles coupées par une sécante; A. externes , les angles en dehors de ces parallèles; .4. alternes internes, les angles situés en dedans de deux parallèles, d’un côté différent de la sécante; A. alternes externes , les angles situés en dehors de ces parallèles et d’un côté diffèrent de la sécante; A. adjacents, ceux qui sont formés par la rencontre de deux lignes et qui ont un côté commun; A. opposés, deux angles qui se touchent par le sommet et dont les côtés de l’un sont formés par le prolongement des côtés de l’autre.
On appelle : Angles dièdres (du grec dis, deux fbis, cl hédra, base) les portions de I espace indéfini comprises entre deux plans qui se coupent; A. polyèdres (du grec pot y, beaucoup, et hédra) , ou À. solides, les angles formés par trois ou plusieurs plans dont les Intersections vont sc réunir en un même point; chacun des angles rectilignes formant l’angle solide prend le nom de face .
Les angles qui ont leurs sommets au centre d’un