ANC U
même cercle sont entre eut comme les arcs interrepli* par leurs côtés ; les angles qui iolerceptent «les arcs égaux sont égaux. Ou peut donc mesurer tout anele proposé, en décrivant de son sommet pris pour centre, el arec un rayon quelconque, un are «le cercle, et eu cherchant le nombre de degrés de l'arc qui »*«t limité par la rencontre des deux côtés [Voy. rapporteur). Si l'angle à mesurer est, par exemple, formé jwir «leux routes qui se croisent , ou par des rayons visuels dirigés d’un lieu vers deux objets désigné*, on emploie une circonférence divisée en degrés et armée «l’une alidade ou d’une lunette mobile autour du centre et pouvant se placer sur tous les rayons du cercle; en dirigeant la lunette successivement vers les deux objets, et lisant sur le limbe l'arc parcouru dans le mouvement du rayon, on obtient la mesure de l'ansrle clierché. C’est sur cette théorie que sont fondées l«*s «livisions du grnphomèlrc, de la boussole, «lu rende répétiteur, du théodolite, et «le tous les Instrumenta destinée à mesurer les ancles sur lo terrain.'
En Astronomie, on nomme A. de position l'angle «jtie forment les arcs menés d’une étoile au p«'«l«; «Je l'écliptique et à relui de l'équateur : il est formé par les arcs sur lesquels se comptent la latitude et la déclinaison ; A. horaires, ceux qui sont formés au pôle par les plans de* cercle* horaire* et le plan du méridien; leur mesure est l’arc de l'équateur compris entre ces cercles. Ces angl«*s varient à chaque instant : tant que l'étoile est vers l’E., elle se rapproche du méridien et l’angle horaire décroît; il c«t nul nu méridien et croit en sens opposé après ce passage; A. de eommutation , l'angle formé au « entre du soleil par deux lignes, dont l’une est Unie «le la terre et l’autre du lieu de la planète réduite à l'écliptique ; A. d'élongation , l'angle formé par deux ligues menées de la terre , l’une au soleil, l'autre g la planète; ou bien la différence entre le lieu «lu soleil et le lieu gé«icontrique de la planète; A. de longitude , celui qui est formé au pôle de l’écliptique par le méridien et le cercle de longitude d’une •'•toile; A. parallartiqvc , formé par le Vertical et le cercle de latitude.
En Optique, on nomme A. visuel ou optique l’ansrle formé par deux rayons visuels menés du rentre de Pas il aux extrémités d’un objet. L'œil estime la grandeur d’un objet suivant la grandeur «le l'image qui se peint sur la rétine; cette image est toujours en rapport avec Ponvcrture de l'angle que font entre eux les rayons extrêmes partis de l’objet et qui vont se croiser dans la prunelle. Une conséquence nécessaire de ce mode d'appréciation est qu'un même objet est jugé plus grand ou plus petit, suivant la distance.
En Physhpie, on nomme A. d’incidence, Panglc formé par le rayon incident et la normale, on perpendiculaire au point d'incldiMice ; A. de réflexion ,
I angle formé par le rayon réfléchi et la normale; A. de réfraction, Pane le formé par le rayon réfracté et la normale; A. de polarisation , l'angle que le rayon réfhVhi polarisé fait avec la normale. M. Brevrster a découvert que la tangente de ce dernier angle est toujours égale à l’indtee de réfraction. L'angle de polarisation n'est pas le même pour les différents minéraux ; aussi, dans beaucoup de cas, la connaissance de cet angle suffit-elle pour reconnaître les espèces auxquelles ils appartiennent : le diamant, par exempi»*, sur lequel on ne peut faire aucun essai quand il est taillé, se distingue immédiatement des pierres fausse* par cette observation. L'angle de polarisation maximum du diamant (relui *oiis lequel scs surfaces polarisent la lumière en plus grande proportion) est de 21* 59'; celui du verre est de 35® 25'; celui du quartz, do 33* 2'.
Avare fa ci ai. , auglo formé par la rencontre de deux lignes, dont 1 une passe verticalement par le
bord «les dents supérieures et par le point le plus saillant du front , el l'autre s'éleud horizontalement du conduit de l'oreille aux mêmes dents. Camper a cherché , eu comparant l'ouverture de cet angle dans les différent* animaux, à calculer ie volume du cerveau et à juger par la «lu degré d'iulclligcnce de chacun d’eux. Plu* cet angle est aigu , plus le cerveau de l’animal est petit, plus son intelligence est obtuse. L’homme a reçu le plus grand cerveau «lu tous, et dans l’espèce humaine, l’Européen est lu mieux partagé : chez les Européen* , l’angle facial est «le oO à &>°; chez les Mogols, de 7ü°; « liez les nègres, de 70 à 72°; celui «le l'orang-outang est «le 67®. L'angle facial du Jupiter Olympien et de l'Apollon «lu Belvédère a plus de 90®.
ANGOISSE (du* latin angere, presser). C’est proprement un sentiment de resserrement a la région épigastrique, accompagné d'une grande difficulté de respirer et d’une tristesse excessive : c’est la dernier ilegré de Yanxiété. Cet étal pénible résulta ordinairement <1«! la vue d'uu danger qui nous menace et que nous sentons ne pouvoir éviter, ainsi que de rommotious morales souvent renouvelées; c’est aussi le symptôme de plusieurs maladies, telles que l'hypocondrie, la rage, la folie.
Ou appelait jadis poire d'angoisse un instrument en fonne «le poire avec lequel les voleurs bâillonnaient ceux qu’ils voulaient dépouiller. Ce mot s’emploie encore au figuré.
ANGORA, nom donné à une race de chats, do lapins et de chèvres à poil long et soyeux , originaires «i'Ansora ( Ancyre}, en Anatolie.
ANGOSTURE, sorte d'écorce. Voy. aîigustüre.
A N GREC, IJmodorum. g. d’Orchidée*. F. uxodore.
ANGUILLE, Anguilla. Murtena «le Linné, poisson connu de tous , type «le la famille des Anguillifurmes, abonde dans les rivières, les lacs et les étangs «le toute l’Europe. Elle a le corps grêle, cylindrique, souple, couvert d'une peau grasse et glissante , dont les écailles ne sont visibles uu'aprèt le dessèchement; la tête étroite et poiutue, la bouche garnie «le dents. Ces poissons ont la propriété «le vivre hors «le l'eau et d«: ramper comme les reptiles; on les trouve souvent dans les prés marécageux. Leur couleur est le plus souvent noirâtre ou d’un vert olive en dessus, el jaunâtre ou blanche en dessous. La chair des anguilles fournit uu aliment aussi sain qu'agréable. L’A. commune est très-répandue en Europe, en Amérique et en Asie. Elle sc tient cachée pendant le jour dans la vase, et sort la nuit pour aller à la recherche de sa nourriture, qui consiste en vers et en petits poissons; elle a communément de 5 à 10 decim. de long ; elle peut dépasser de beaucoup cette taille. — Le Congre , ou A. ae mer , atteint une longueur de plus de 2 mètres; son corps est de couleur blanchâtre, ses nageoires verticales portent une bordure noire; c'est un poisson fort commun pendaut toute l’année sur les marchés de Paris; la chair en est peu délicate. — On croit que l’anguille est ovovivipare, c'est-àdire quo les œufs éclosent dans le sein de la mère. Ou a réremmeut fait «les expériences intéressantes sur les moyens de multiplier ce poisson, qui est aussi facile à élever qu’il est précieux.
On counait ce proverbe : Il semble l' anguille de Melun, il crie avant qu'on t* écorche, pour dire : Il se plaint avant d’avoir «lu mal. Ce proverbe vient, «lit-on, «le ce qu'un bourgeois de M< Ion, nommé L'Anguille, jouant le rôle de saint Barthélemy dans un mystère , fut effrayé et cria avant que le bourreau, qui s'approchait «n feignant de vouloir l'écorcher, eôt mis in main sur lui.
ANGUILLIFORMES , famille de poissons, formée par Cuvier dans l’ordre des Malaeoplérygieni apode*. Ce* poissons manquent de nageoires ventrale*, ont le corps allongé , couvert d’uue peau épaisse et
AM