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tbbayfes furent supprimées en France en 1790; leurs j bâtiment» et leurs revenus Turent réunis au domaine | de l'Etat.
AUGES (du latin abseesstts , séparation') , amas de ! nus formé dans une cavité accidentelle ou naturelle. Les Grecs le nommaient a;>ostème. Un abcès est toujours la conséquence d’une inflammation. On distingue : ab ès chaud ou aigu, quand l'inflammation a marché avec rapidité et que la tumeur est rouge et douloureuse; abcès froid ou chronique, , quand la marche de l'inflammation a été lente et peu j apparente , et que la tumeur est molle et Indolente; ab es jmr congestion ou symptomatique, quand l'amas de pus daus une partie est le résultat d'une inflammation dont le su-ge est daus une région éloignée. On reconnaît que l’abcès est mûr quand on sent sous le doigt une sorte de /Iwtuation. Le traitement des abc» s, quand ils ne crèvtut pas naturellement, ou quand ils ne se dissipent jws par résorption , consiste à donner une issue à la matière purulente. On y réussit tantôt au moyen de simples applications émollientes ou maturatives, tantôt en les ouvraut avec le bistouri, ou en faisant la ponction, tantôt eu les brùlaut avec un caustique ou même avec le feu
ABDICATION, acte par lequel le chef d’un Etat se dépouille de la puissance suprême (pour le* abdications les plus célébrés, Voy. le Üi< t. unie. d'Hist, et deGéogr.). — On donnait aussi ce nom, chez les anciens, a un acte par leqiii I un père désavouait son fils comme indigne, et l’excluait de sa famille : cet acte entraînait l’exhérédation.
ABDOMEN (du latin abdo , cacher, envelopper). Cest la partie du corps faisant suite au thorax, et destinée à contenir, en général, la dernière portion des organes digestif* et l’appareil de la génération. Cette partie , dans l'homme et les animaux vertébrés, constitue le ventre , grande cavité qui s'étend entre le diaphragme , le bassin et les vertébrés lombaires, et qui contient les principaux viscères. L’ub- i douien est doublé intérieurement d'une membrane I unie et mince, appelée oentoine, qui enveloppe tous i les viscères contenus dans cette cavité. On y dis- | tingue trois régions : la région épigastrique , qui j comprend, en avant, l’épigadre ou creux de IVs- ; lomar . et, sur les côtés, les hypocondreg ; la région ! ombilicale, «pii comprend l'ombilic et le* finies; la région hgfXKjastnque, qui compreud l'hypogastre et les fusses iliaques. — Daus les poisson* et les reptiles, qui n'ont point de diaphragme, l'abdomen se confond avec le thorax. Dans les Crustacés, Il forme ce quo l'on appelle improprement la queue de ces animaux. Dans les Insectes, il est formé d'anneaux | rétractiles plus ou moins solides, et est souvent Irèsallongé. Enlin, il est nul ou peu distinct dans les animaux des dernières classes.
ABDOMINAUX (poissons). Cuvier nomme ainsi un ordre de poissons malacoptérygiens qui ont les nageoires ventrales suspendues sou* Vabdomen . en arrière des pectorales. Cet ordre, qui comprend la plupart des poissons d'eau douce, embrasse cinq familles : Cgi/rinoules , K suces. Siluroides, Salmoncs, CI unes.
ABDUCTEURS (muscles). Voy. muscles.
ABECEDAlHE, livre dans lequel on apprend â lire. Von. lecture ( Méthodes de).
ABEILLE ou molche a miel, Apis, genre d'insectes Hyménoptères, de la famille des Melliferes, section des Apiaires , est ain«i caractérisé : antennes ordidinairem.-nt brisées, filiformes, composées de douze ou treize articulations; mâchoire et levre inférieure fléchies en dessous, longues et étroites; palpes maxil- | laires très-petites ; labiaux en forme de soies : corps court, plus ou moins velu; premier article des tarses fort grand ; un aiguillon caché â l'extrémité de l’abdomen dans les femelles et les ouvrières ou neu- |
très. On distingue plusieurs espèces d'abeilles: les unes vivent en société , les autres vivent solitaires. Parmi les abeilles sociales, on appelle villageoises celles qui viveut hors de la dépendance de l’homme, et domestiques celles qu'on soigne pour avoir du miel: celles-ci ont pour type VA . commune, Apis melhfica.
L ‘Abeille commune a le corps brun et velu. Son abdomen est composé de «ix anneaux dont le dernier cache un aiguillon piquant et barbé. Sa bouche est munie d’une trompe qui se cache, dans le repos, sous la tête et le thorax, et qui lui sert à sucer les fleurs. Ses pattes sont velue» et garnies de petites brosses qui lui servent à retenir le fiollcn des fleurs et A en fabriquer la cire. Les alnûlles vivent en société dans des ruches, sous un gouvernement qui présente l'image d'uue monarchie. Ges réunions, dites essaims, qui soûl ordinairement de 30 a to,000 alM Îlles, se conijioseiit : Bd'ottinVrfiou abeilles t ravin Heu ses. qui sont neutres , e’est-â-dire sans sexe; 2° d'al>cilles nulles, dites faux -bourdons; et 3° d’une femelle qui exerce I autorité sur tous, et qu'on nomme reine ou mère-abeille. — Les ouvrières sont les plus petites : les unes recueillent dans le calice des fleurs les matériaux dont elles forment la cire et le miel, construisent avec la cire des cellules régulières ou alvéoles, destinées h recevoir le miel et à loger les œuf*; les autres nourrissent les larves issue» de ces œufs, et qu’on appelle le couvain. — Les bourdons, au nombre de 1,000 environ par essaim, sont plus grands que le» ouvrières, mais ii 'ont point d aiguillon. Destinés à féconder la femelle, Ils sont tués par les ouvrières dès que les œufs sont pondus et que leur rôle est, j*ir conséquent, achevé. — La reine est l’Ame de l’essaim. Il ne peut y en avoir deux daus la même ruche; s’il en naît plusieurs, ou elles vont former de nouveaux essaims, ou elles sont mises à mort par celle qui e*l eclo^e la première. l-a reine c*t plus grande que les autre» abeille» ; destinée à propager l'espèce , elle a été, à cet effet, douée d’une prodigieuse fécondité; elle pond des milliers d’œufs et en -dépose un dans chaque cellule; il en sort un petit ver blanc ou larve qui se transforme bientôt en chrysalide , puis en abeille. Les larves sont nourries et soignées par les ouvrières ( Voy. essaim , nuche, miel). — La piqûre des abeilles est fort douloureuse; on calme la souffrance qu’elle cause en extrayant le dard s’il e*t resté dans la plaie, et en faisant des onctions huileuses ou simplement des lotions avec de l'eau fraîche légèrement acidulée.
L'homme a su de temps immémorial exploiter les abeilles; la fable attribue l'invention de cet art au berger Aristée , fil* d' Apollon et do la nymphe Cvréue. Les anciens célèbrent les abeilles du mont Ida, qui nourrircut Jupiter ; celle» de l’Hy mette ot de l’Hybla, qui fournissaient le meilleur miel. En France, on élève surtout le» abeilles dans les anciennes provinces du Languedoc, du Dauphiné,- do la Bretagne, dans le Câlinais et aux environs de Paris. — Les mœurs des abeilles, poétiquement décrites par Virgile ( Gcorg. , IV), ont été philosophiquement observées par Beau mur et par Huher de Genève {Observations sur /es abeilles , Gen., 1792).
L’abeille est l'emblème de l’ordre et du travail; a ce litre, elle figure dans le» armoiries et les devises aussi bien que dans les descriptions des poètes. — On croit que les abeilles étaient le symbole de la tribu des Francs; on en a trouvé dans le tombeau de Gliildéric. Le manteau impérial et lot armoiries de Napoléon étaient pirsemé» d’abeilles d’or. — Le pai>e Urbain VIII portait des abeille* dans ses armes.
ABERRATION de la lumière. On nomme ainsi une déviation apparente ou réelle des rayons lumineux,soit que ces rayons nous viennent des astres, soit qu'ils traversent les lentille*. hf aberration des ast^s n'est qu'apparente. Elle est duo à la composition du