A B LE
AltOU
mou vt1 ment rectiligne «le la lumière avec le mouvement «le la terre dans son orbite. Son effet est de faire dé* «‘rire aux astres daus l'es pote d'une armée une ellipse don; le |>elit axe varie pour chaque étoile, niais dont le demi-grand axe a pour valeur constante 20", 25. — Eu Optique, ou uomme aberration de sjJtérinlé l’étendue plus ou moins grande duos laquelle se réunissent les rayons lumineux partant d'un même point, après avoir traversé une lentille. Cette déviation , due a la sphéricité même de la leutille, reud l image confuse. On y obvie, en partie, eu ne laissant pénétrer dans le serre, au moyeu d'un écran, que les ray ous voisins de l’axe. — Eulin.l'un uomme le pluooineue de dispersiou qui accompagne ces mente* rayons, aberration de réfrangibilité, a cause de leur refraugiliililé inégale. Cet effet donne lieu aux teiutes irisées que l'ou observe sur les bords de l'image, et que l'ou jieut faire dUpaiailre presque coinpl Icuieut. Yoy. achhummi me.
AUiEl INEES (d’abies. sapin i, tribu de la famille des Conifères, établie |«ur L. Kiriiard; arbre* gigantesque*, remarquables par leur (orme conique, leurs feuilles ariculec* qui leur ont fait doiiucr le nom d'urbres à aiguilles , par t'abouilaure de leur pollen qui foi me lés pluies de soufre , par Lt forme conique de leur fruit apjtclé de la eôue ou strobite , et cnliu par lesérail es doubles de leurs chatons femelles et la position r« fléchie des deux ovules nus que cliaque écaille supérieure porte a sa base. 1 oy. Pi\, ÜAPI.V, CEDHE , MEl.t/fc , «tC.
ABIGEAT (d abigere, emmener, détourner). On appei.nl ainsi chez les Humains le vol de bestiaux dans les pâturage*. Le mot n'a pas été maintenu daus uotre droit Iraiiçais, mais le fait est prévu : l’art. 588 du Code pénal punit d'un emprisonnement d'un au au moins et du cinq ans au plus celui qui a volé ou tenté de voler dans Icsdiamps descliovauxou bêles de diarge.de gros et de menu* bestiaux.
Ab INTESTAT (pour ub mtestato, provenant d'uu homme qui u’a pas testé) , se dit de la succussion «pu s'ouvre saus que le défunt ait fait de testament, «•t de l héritier même qui recueille ce testameut. Dans ce cas, qui est le plus fréquent, la succession est réglée par la loi. Yoy. succession.
ABJURATION , acte public et solennel par lequel on renonce à une religion fausse, a une hérésie, a un sdusme, pour embrasser la religion chrétienne, spécialement la religion catholique, ou pour rentrer dans le sein de r£gli»c. L'histoire en offre des exemples céb lires : on couuail surtout les abjurations de Henri IV montant sur le tréue, 1593; de la reine Christine de Sucde, 1655; de Turenne. 1668; dAuguste 11, électeur de Saxe, puis roi de Pologne, 1706; de beniadotle, devenu prince royal deSm de, lSlO.Oitaautti remarqué relie* de Zacharie Werucr, du comte de Stolberg , de Frédéric Sdtlcgel , de Louis Haller, tous quatre littérateurs célèbres en Allemagne.
ABLATIF. Voy. cas.
A BLE ( d' al bus , blanc, par tran*po«itiori de lettres), Le uct v< u.v, vulg. Pi/I non blanc, espèce «lu genre Cyprin, renferme de* poissons blancsil’eau douce, «lout lo plus connu est V Ablette *«u Ablet% jNjtit poisson «lont l'organisation se rapproche de relie du genre Carjie : corps aplati, argenté; tête poiutue; mâchoire inférieure jio |K-u plus longue que l'autre. H ne déliasse guère? Centimètres. Il est commun «lan* la Seine; on le pêche pour en retirer une substance uarrée nommée essen e d' Orient , dont on sc «ert pour la fabrication des fausses perles. — Pour pr< p in-r l'essence d'Urient, on é«'aiile d’abord les ablette»; oii lave en-nile les écailles, ou les broie dans l’eau, puis on laisse reposer la matière, qui se rassemble au fond sous forme d’une bulle épaisse «le la couleur de* perles. Il suffit ensuite de décanter ot d’introduire une goutte de cette liqueur avec un chalu-
meau dans les petites bulles de verre qui forment le corps «le la perle fausse, et que l’on remplit ensuite de cire pour leur douticr plus de solidité. C’est un nommé Jauni ti v marchand de chapelets à Paris, qui a iuvciité Ci lle fabrication.
ABLEGAT («lu latin leqatus, envoyé, ab , hors de), vicaire d un légat. L ab/éyot est un commissaire spécial chargé par la cour de Home de porter à un canliual la barrette et le petit bonnet rouge carré. Ses fonctions cessent «les quo le cardinal a reçu les insignes de sa dignité.
A BLET, aulette. loy. abi.e.
ABLUTION, pratique commandée par quelques religions, et qui con-i-de à se laver à des heures déterminées. L«.*s croyants espèrent purifier l’Ame en lavant le corps. Le* ablutions étaient prescrites chez le* Juifs, les Grecs, les Romains; «lo nos jours, les Indiens, les M.diométans surtout, font encore de fréquentes ablutions : le* Turcs ne. prient jamais sans avoir fait la grande ou la petite ablution. La grande ablution, c’est le bain ou la purification du corps entier : elle se nomme g b oust ; la petite ablution, qui se uomme ubdesl, se fait À la fontaine, et consiste .i laver les cinq sens, ils ont une troisième sorte d'ablution appelée sablonneuse ou terreuse : elle a lieu quand il n’y a point d’eau ou qu’un malade ue peut soulfrirleau sans danger de mort. — Chez le* Callioli«|uus, Y ablution est une «les cérémonies d«: la messe : elle consiste en ce qu’après la communion, le prêtre se fait verser entre les «loigts un peu «le vin et «l’eau qui retombe dans le calice et qu’il l>oil ensuite, eu prononçant ces mots : Corpus tuumy Domine y (fuoil suinpsi , etc.
ABOLITION lettres u*), lettres par lesquelles un souverain , usant «le son autorité, absolvait un coupable d’n n crime qui eût été Irrémissible selon les rèv;le> ordinaires de la justice. L’effet «les lettres d’abobtiou u ‘était que du remettre la peine «lue au crime sans préjudicier jamais A l’intérêt civil «les parties offensées. — Ou nommait lettres d’aboi it ion générale celles que le roi accordait quelquefois à une proviuee, à une ville, pour crime contre l’autorité royale. Eu 16 »9 lo roi donna une déclaration portant abolition «le tout ce qui s’était passé «laits la ville d’AIx depuis le lundi gras de l’année 1648 jusqu'au 20 janvier suivant. En 1GG0, île* lettres «l’abolition furent accordées en faveur «le Loui« «le Bourbon, prince «le Condé, et «le ceux qui avaient suivi son parti. En 1670, les duels, les assassinats prémédités et le rapt par violcüre, furent exceptés du bénéfice de l'alioliiiou.
ARULITIU.MSTE, partisan do l'abolition de l'esclavage. L’aboliliuuisaie, n en Angleterre, où il eut pour ap«Mres, au xvu» «iècle W. iVnn, et au xvm* \V il bel force, a fini par triomplier presque partout; il n’a plus guère d'adversaires qu'aux Elats-lînis, dans les Etat* du Midi, «lont la prospérité semble liée à la rouscrvutioii de l’esclavage : au<si, toute la population y est divisée eu abolitionistet et àsfiubo/itionisles.
AltttRDAGE, se dit soit du choc accidentel de deux bâtiments, soit d«î l’action d’aborder un vaisseau pour s'en empirer. Dan* les combats de mer, pour exécuter l’abordage, il faut d’abord accrocher le. vai-seau ennemi ; ce qui *« fait en jetant «lessus «le forts rrocbcLs en fer attachés à «l«*s chaînes et dit* grappins; puis les aurai Hauts se précipitent armés «le Mitre*, «le pistolets et «le haches. L1* combats à l'abordage conviennent surtout aux peuples d'une valeur brillante; c’e*t à ce genre «le combat que les auciens Romains durent leurs victoires sur le* Carthaginois , et la marin*' française une grande pirtie de ses «uccè* : on rite les combats A l’abordage de la frégate la Pelle-Poule dans la guerre de riudépendauce américaine, et de la corvette la Hnyonnai se «'outre la frégate anglaise V Embuscade,
ABRO — k — ABSO
ADOYEl’R, oiseau de l’ordre des Échassiers, est J une espèce du genre Chevalier; il est à peu près de i la grosseur d’un pigeon et son cri a quelque rap- ' port avec l’aboicuient du chien. L’aboyeur habite les marécages des côtes de l’Europe : c’est le Chevalier nus pieds verts de plusieurs auteurs.
A BRANCHES Jc.-à-d. sans branchies) , une des trois grandes divisions établies pur Cuvier dans l’ordre des Auuélidcs ou vers à sang rouge. Ce groupe renferme les Lombrics ou Vers de terre, les Nais, les Sangsues, ut les Gordius.
ABRÉGÉ. Voy. compendium et épitomé.
ABRÉVIATION (de brevis , court). Les abréviations sont de différentes sortes : 1° de pures initiales, comme Al. pour Monsieur, S. .If pour Sa Majesté;
N. pour nord, S. pour sud , etc. ; ou les trouvera aux articles consacrés à chaque lettre de l'alphabet ;
des combinaisons de lettres unies entre elles par des liyatures ( Voy. licatures , sici.es , monogrammes) , comme dans les anciens manuscrits;
3’ des signes purement conventionnels comme ceux qu'emploient tes mathématiciens j Voy. signes), les astronomes, les médecins, les chimistes, etc. (yb^. astronomie, mEdecine , chimie, clc. ). — Les abréviations étaient employées dès les temps les plus anriens : on en attribue l’inventiou aux Égyptiens, à qui les Grecs les empruntèrent; elles furent perfectionnées par Tiron, affranchi de Cicéron, île qui' elles prirent le nom de notes tironiennes. Déjà trèsroiiiniuucs dans les manuscrits du vi* siècle, les abréviations le furent davantage au nu®, encore plus au ixe; elles se multiplièrcul à l'inlini du xe au xvc siècle. L’écriture eu fut farcie, mémo dans les ouvrages en langue vulgaire, et dans les premiers livres imprimés. Philippe le Bel fut obligé, en 1301, de rendre une ordonnance pour bannir des minutes des notaires, et surtout des actes juridiques , toutes les abréviations qui exposaient les actes â être falsifiés ou mal entendus : celte défense a été renouvelée par l’article 42 du Code civil. — L’étude des abréviations employées dans les anciens manuscrits est devenue uue science : c’est une partie importante ' de la paléographie. Ou peut consulter sur ce sujet | les traités de paléographie de Montfaucon, de Kopp; i le Nouveau traité de diplomatique des Bénédictins; ' le Lcxicon diplomaticum de Walter, V Archéologie i deVermigliosi (12e leçon]; les recherches de Lacurne • •le Ste-Palayc sur les Antiquités françaises; les Éléments de paléographie de Natalis de Wailly (t. I).
ABRICOTIER, Prunus armeniaca de Linné, arbre fruitier du genre prunier, de la famille des Rosacées, tribu des Amygdalées, parait être originaire d’Arménie. La fleur, d’un blanc d'albâtre, s’ouvre des premières au printemps. Tout le monde coanail sou fruit parfumé: c'est an des plus agréables qu’on serve sur nos tables; on en fait des confitures, des compotes, des pâtes; on eu extrait du l’eau de noyau , etc. L’abricotier réussit dans les terres qui ne sont ni trop fortes ni trop légères; il vient en espalier ou en plein veut. Ses variétés les plus réuudues sont : VA. pèche ou de Nancy , VA. averiicou du Hollande, VA. angoumois , VA. alberge. On multiplie l’abricotier soit en semant lesnoy&ux, j soit en le greffant sur prunier ou amandier. L'a- ! mande du noyau de l'abricotier est amère ut con- j lient un peu d’acide cyanhydrique. Le bois laisse ; parfois exsuder uue goiumc qui a beaucoup de rap- I port avec la gomme du Sénégal. — 1 At mol abricot est une corruption de l’italien albicocca, dont l’étymologie est incertaine; les uns le dérivent d’apricus, exposé au soleil , les autres de prœcoquus , a cause de la précocité de ses feuilles; Gébelin le lire d’avcrcoccus, fruit à coquille qui naît au printemps; fl. Caussiu de Pcrceval dérive ce nom de l’arabe.
ABROME (du grec a privatif, et brome, nourriture), genre de la famille des llalvacécs, renferme de
petits arbrisseaux élégants, aux feuilles larges et anguleuses, aux fleurs pourpres, réunies en bouquets. Le fruit est sec, insipide, impropre à l'alimentation. L'abrome est originaire de l’Inde, et réussit dans iios jardins; mais elle craint le froid.
ABROTANE ou abrotone. Voy. aurore.
ABRL’S (dugreeoâros, élégant), plante légnmincuse-papllionacée, originaire de l'Inde , puis transportée en Amérique et eu Afrique. Son fruit renferme des graines rouges avec un point uoir, dont les Américaines SC plaisent à faire des colliers et des chapelets; sa racine et ses feuilles sont sucrées» et s’emploient au même usage que la réglisse.
ABSCISSE (du laliu abs issus, coupé, divisé).
VOy. COORDONNEES.
ABSENCE, absent ( d'abs , bors.de, ens, étant). On appelle ainsi, en Droit, l’état d’une personne dont on n’a point reçu de nouvelles depuis une certaine époque, et dont la résidence actuelle n’est point connue. Selon la loi française, l’absence est d’abord présumée quand il y a urgence d’agir et que l’état de disparition sans nouvelles s'est maintenu pendant un certain temps; après quatre ans, l'absence est constatée par une enquête; un an après, elle est déclarée , puis les héritiers présomptifs do l'absent se font envoyer, moyennant caution, en possession provisoire de ses biens. Après trente ans, les cautions sont déchargées, et la possession devient définitive. Si l'absent reparaît après l’absence déclarée , il recouvre ses biens ; mais il laisse une portion des revenus plus ou moins forte, selon la longueur de l'absence. S’il revient après l’envoi en possession définitive, il repreud sa fortune dans l’étal où elle se trouve, sans avoir droit à répéter les revenus. Tout ce qui concerne l’absence a été réglé par lo Code civil (liv. 1 , titre iv, et liv. III, titre i, ch. 6).
ABSIDE ou apside (du grec absis, arceau de voûte). En Architecture, ce mot signifie un arc ou une voûte en forme de croix d’une église ou d’une chapelle ; mais on ne sait pas bien si c’était le vestibule d'une église, ou l’ambou on le jubé que l'on désignait sous ce nom dans les premiers temps. — En Astronomie, on nomme absides les extrémités du grand axe de l’orbite d’une planète; en d’autres termes, les deux points où cette planète se trouve, soit à sa plus grandi*, soit a sa plus petite distance de la terre ou du soleil. La ligne qui joint ces deux points est la ligne des absides. Le |H>iut où la planète est .1 la plus grande distance du soleil est l’aphélie : celui où il en est le plus rapproché est le périhélie. Si c’est par rapport à la terre que la distance est appréciée , on dit apogée et péiigée.
ABSINTHE (en grec absinthion , qu’on dérivé de a privatif, et psinthos , plaisir), nom qui a été donné, à cause de leur amertume, à deux espèces du genre Armoise, de la famille des Composées, tribu des Corynibifères. Ces deux espèces sont la grande absinthe ( Artemisia absinthium ) et la petite absintho j (Artemisia pontica). La première est une plante vivace, haute de près d’un mètre, et que l’on empluio eu médecine comme tonique et vermifuge. On • n f lit le vin d'absinthe , connu tics anciens. La teinture alcoolique constitue Vabsinihe suisse de nos tables. Le t cennout n’est autre chose qu’une infusion d'absinthe dans du vin blanc. En chimie, on a nommé longtemps sel d’absinthe le sous-carbonate de potasse, parce que autrefois l’on préparait ce sel |»ar l'incinération et la lixiviation de la plante.
ABSOLU [tVabsohcre . délier) , » dit, en Métaphysique, de ce qui ne suppose rien au-dessus de soi; de ce qui no dépend d’aucune condition. On l'oppose au relatif, au conditionnel. Les vérités absolues sont les vérités nécessaires et universelles , comme les axiomes mathématiques , métaphysiques, etc. — Les métaphysiciens modernes, surtout en Allemagne, ont coiibumé beaucoup d'eüort a l.i
ABST