‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 66 sur 508 · I.'autrc en fu;anl cau»e ta mort · texte numérisé non relu

I.'autrc en fu;anl cau»e ta mort

L’antithèse plaît infiniment par le contraste qu’elle présente à l’esprit ; mais U est facile d’on abuser. On a justement blAmé cette antithèse que Racine met dans la bouche de Pyrrhus :

BrûU de pins de frui que Je n'en sllumai.

ANTONOMASE (du grec anti , en place de, et onoma , nom; échange de nom) , figure de Rhétorique dans laquelle on emploie le nom commun pour Je noin propre (le Sage , le Roi prophète , Y Apôtre, l'Orateur romain , pour Salomon . David , S. Paul , Cicéron) , ou le nom propre pour le nom commun :

ta Âuguitr aisément peut faire des Tirgtlt*.

ANTOFLE (par corruption du grec anthophylle), fruit du giroflier, charnu, noir, aromatique, do forme ovoïde, analogue à l’olive, fournit une huilo essentielle trés-répaudue et sert à faire des confitures Lres-am éahlcs. Voy. ci roi lier et clou de cirofle.

ANUS (mot latin de même signification) , orifico du rectum, situé à 3 centimètres environ au-devaut du coccyx . est fermé par uu anneau musculeux nommé sphincter de l'anus, qui, en partie soumis à l’empire de la volonté, permet ou empêche la sortie des matières contenues dans l’intestin. — On nomme anus artificiel une ouverture faite par l’art pour suppléer a l'anus naturel : on y a recours lorsqu’il y a imperforatiou du rectum ou absence do cet iulestin. — L anus est dit confie nature lorsque , au liou de se trouver à l'endroit ordiuaire , il s’ouvro à 1 ombilic ou dans toute autre région. Les chirurgiens établissent artificiellement un anus contre nature dans certaines lésions de l’extrémité inférieure du canal intestinal. L'anus peut être le siège de plusieurs affectious plus ou moins graves, telles que fistules, ulcères, hémorroïdes, etc.

AORISTE (du grec a priv.,et oristos, défini) , un des temps passés des verbes grecs, exprime tan têt

APAT

APilî

imn action d'habitude, tantôt nne action faite à une époque déterminée; il est alors analogue à notre prétérit défini. Il semble que dans ce dernier cas il y ail contradiction entre la fonction de l'aoriste et le nom de ce temps; mais on peut dire que l'aoriste est par lui seul indéterminé, et qu’il ne devient défini qu’au moyen des adverbes de temps qu'on y joint. 11 y a en grec deux aoristes qu'on appelle l*r et 2r, mil différent par la forme plutôt que par le sens : le !•* dérive du futur premier, le 2 • du futur second.

AORTE (mot grec de même signification), dite aussi grande artère, vaisseau dorsal, principale artère du corps destinée à porter le sang rouge dans tous les organes. Elle part du ventricule gauche du cœur, s’élève d’abord un peu au-dessus. et sc recourbe ensuite pour descendre jusqu'au bassin : cette courbure se nomme crosse de l'aorte; elle varie, selon les animaux . d’étendue , de formes et de diS(to$itU>n. j Quoique* animaux, comme la sècbe, ont deux aortes. — L'aorte peut être le siège de maladies graves; la plus commune est l'anévrisme. L'inflammation de l’aorte prend le non d'aortite. A. Cooper et M. James ont tenté sans -accès la ligature de 1 aorte daus des ras d'anévrisme désespérés. Toutefois la même expérience faite sur des animaux a réussi à Coopcr luimême, A Récta rd et à plusieurs autres chirurgiens.

AOUT (par corruption d ’augustus). Le mois se nommait d'abord serti lis, parce qu’il était le sixième de l’année de Roinulus, qui n’était que de dix mois.

Il devint Je Imitièmc de l’année de Numa, qui ajouta deux mois à relie de Rnmuhis: mais il n’en conserva pas moins son nom primitif de sextilis jusqu’à Auguste : cet empereur lui donna le sien en l'honneur des victoires uu’U avait remportées pendant ce mois l’an 8 avant J.-C. — Ce mois étant dans nos climats celui où mûrissent les blés et la plupart des fruits, on prend souvent le mot d’aotlf pour la moisson et la récolte mêmes. De là aussi l’expression aoùter pour mûrir. — Le mois d’août a 31 jours.

APAGOGIE (du grec apo, de , et ayd, conduire; déduire), méthode de raisonnement qui sert à prouver la vérité d’une proposition en démontrant l’absurdité d’une proposition contraire : c’est ce qu’on nomme aussi Deductio ad abturduM.

APANAGE (du bas latin apanare. approvisionner de pain , doter), espèce de dot, en terre* on en revenus,que l’on donne aux princes d’une maison régnante, pour qu’ils puissent vivre d une manière conforme à leur rang. L’apanage n’est en usage que depuis les rois de la 3* rare ; il remplaça les partages de territoire qui avaient été si funestes aux deux premières dynasties. La législation des apanages en France s’est fixée lentement : de Hugues Capel jusnua la fin du régne de Philippe-Auguste , les fils de France reçoivent certains domaines en toute propriété; le roi ne sc réserve que la suzeraineté. A partir de Louis Vïll on stipule la condition du retour à défaut d'hoirs. Sous Philippe le Bel , les j collatéraux sont exclus , ainsi que les filles, du droit à l’apanage territorial qui est remplacé pour les filles par une dot en espèces. Charles IX fixa par une ordonnance de lWjfi la législation sur ce point, et rot état de choses subsista jusqu’en 1790. La constitution de cette époque assurait aux princes des rentes apanagèrrs au moment de leur mariage. l)cs dispositions semblables furent proposées sous Louis- Philippe en faveur des princes de la famille royale ; adoptées sans difficulté pour le prince royal (duc d’Orléans) , elles furent rejetées à l’égard du duc de Nemours (1840). On doit à M. Dupin aîné un Traité des apanages ;1«17 et 1835).

APATHIE (d’n priv., et pathos, passion) , exemption de trouble. Les Stoiclens entendaient par ce mot l'anéantissement des passions par la raison, Insensibilité volontaire qui est le triomphe de la Idnjrlé cl l’apanage du v.*ai sage. — L«*$ Pyrrlioniens

recommandaient également V apathie (qu'ils nommaient aussi atara.cie , imperturbabilité), rornino le souverain bien , comme le but de la sagesse.

APATITE (du grec apataô, tromper), chaux phosphatée naturelle, se rencontre en petits filons daus le granit, en masses vertes ou jaunes, cristallines ou ronc rationnées; c'est la plus dure des substances calcaires. Sa transparence l'avait d'abord fait prendre pour une pierre précieuse : de la son nom. Les variétés en sont nombreuses. Celle qui est transparente a été nommee Béryl de Saxe ou Augustite; celle qui est en cristaux bleuâtres, Moroxite ; relie qui est verdâtre, Pierre d’as [terge ; celle qui est pulvérulente. Terre de rnarmarosch; la variété blanche et terreuse. Phosphorite, parce que sa (toussière embrasée devient phosphorescente. Il y a encore de* apaliles violettes, rouoes, jaunâtres, vert foncé , laminaires , lamellaires , granulaires , fibreuses, com-

1 tartes, etc. Les plus belles se trouvent en Saxe , en iohême , en Suisse et en Espagne.

APKPSIE (du grec a priv., et peptô, cuire, digérer) , dcfjul de digestion , mauvaise digestion ; état maladif qui empêche que l'aliment pris ne fournisse le chyle qui sert à In formation du sang et À la nourriture du corps. Ce terme est aujourd hui peu usité j on dit plutôt dyspepsie.

A PER CE PT 1U N , mot créé par Leibnitz et que ce philosophe oppose à perception. « La perception , selon lui , c'est l’état intérieur de la monade représentant les choses externes , et Vaperception est la conscience ou la connaissance réflexive de cet état intérieur, Laquelle n’est pas donnée a toutes les Ames. » âPKRKA, espece typedu genre Cobaue. Voy. ce mot. APERITIF (du latin aperire, ouvrir, qui ouvre le passage), substances propres à rétablir la liberté dans les voies digestives , biliaires, urinaires , etc. : tels sont les sels purgatifs employés à petites doses , les racines d’ache , de fenouil , de persil , d’asperge , de petit houx. Les racines de capillaire, de chiendent, de ehardon-roland,d'arréte-l>cBuf et de fraisier, les substances toniques amères (la scorsonère , In pissenlit , la chicorée et autres plantes de 1a même famille), et divers ferrugineux (les oxydes et sels de fer, et (es eaux minérales ferrugineuses) , ont la même propriété , mais a un moindre degré : ce qui les fait nommer apéritifs mineurs.

APETALES (d'a priv., et péta/on, pétale). On donne celte épithcle aux fleurs dépourvues de pétales, et par conséquent de corolles, comme les Graminées et les Amarantacées. Tournefort avait donné ce nom à une de ses classes.

APHELIE (du grec apo, loin , et hélios , soleil) , point de l’orbite d’une planète où elle se trouve à sa plus grande distance du soleil. On l'oppose à périhélie, point de l’orbite où la planète se trouve à sa plus petite distance du soleil. Le soleil occupant un des foyers de l’ellipse parcourue parles planètes , le point de 1 ellipse le plus éloigné de cet astre et lu |H»int le plus rapproché sont les deux extrémités do Ja droite oui (tasse par les foyers : cette ligne est dite grofin axe ou ligne des absides. Voy. absides.

APHERESE (du grec aphuirésis, retranchement), figure grammaticale par laquelle on retranche nas syllabe ou une lettre au commencement d’un mot, a la différence de Y apocope , qui s'exerce sur la fm du mot. Las! j'ai tant souffert! pour Hélas! Lors , ouvrant l’œil, (tour Alors. L'aphérèse n’a lieu que rarement en français.

APHID1ENS (du grec aphis, puceron ), famille de l’ordre des Hémiptères, sertion des Homoplères , établie par Latreille, a pour type le geure Puceron. Ces petits insectes, ordinairement mous , vivent sur les végétaux , dont ils pompent les sucs au moyen de leur trompe. Un nomme Aphidi'phages une famille de Coléoptères qui vivent de res insectes ; tels sont les Coccinelles, les Hémé robes.

APHT — 79 — APOC

APHONIE (du grec a priv.,ct phonè. son , voix), privation de la voix , état dans lequel le malado no peut produire aucun son. L’a phonie différé do l>xt inet ion de voix, dans laquelle des sons, mémo articulés, mais extrêmement faibles, se font entendre.

L'aphonie résulte naturellement des lésions affectant les organes vocaux, telles que l'inflammation aiguë ou clirouiquo de la membrane muqueuse du larynx et des autres parties des voies aériennes , la bronchite et l'angine gutturale , le croup, l’œdème de la glotte, la phthisie laryngée, les ulcères syphilitiques ; elle reconnaît aussi pour cause l'action subite du froid, les efforts de chant, de déclamation, les cris répétés , la frayeur, la colère , l’ivresse, certaines'névroses, etc. — Le traitement varie d'après les causes. Les gargarismes émollients , l’eau d’orge miellée, la décoction des quatre fruits pectoraux, l’inspiration du vapeurs émollientes et sédatives, les cataplasmes autour du cou, les sangsues et ventouses scarifiées au cou, à la nuque, les pédiluves siuapisés, les frictions avec la pommade stibiée sur la région du larynx, les vésicatoires et sétons à la uuque , l’insutllalion d'alun dans la gorge et ley gargarismes alurniués, les purgatifs, la cautérisation de la muqueuse laryngée avec une solution de nitrate d’argent, sont les moyens le plus souvent prescrits.

APHORISME (du grec aphorizô , définir), définition ou seuleuce dans laquelle on présente brièvement ce qu’il y a de plus important A savoir sur une chose : les aphorismes doivent renfermer en peu de inoLs lieaucoup de sens. Cette forme convient surtout aux sciences : on connaît en Médecine les Aphorismes d’Hippocrate , de l’école de Salerne , do boerhoave; en Droit, ceux de Godefroy; en Politique , ceux de Harrington. Le Sovum organum de Bacon est aussi écrit eu aphorismes.

APHRODISIAQUES (du grec AphrodUè, Vénus) , remèdes propres à rétablir les forces des organes reproducteurs. Li s substances aromatiques, stimulai) tes ou toniques, telles que les truffes, les champignons, les baumes , le musc , le safran , surtout les cantharides, le phosphore, fissent pour avoir cette vertu; mais, lors même qu’il ue serait (us immoral de recourir à de tels moyens, il ne faudrait en user qu'avec la plus grande circonspection ; car leur abus peut amener les maladies les plus graves , même la mort.

APHRODITES (du grec Aphrodite , Vénus), famille d'Annélides errantes : tête distincte munie d'antennes, trompes armées de quatre mâchoires; pieds très-dé vcloppés , iuégaux, et alternes dans la plus grande longueur du corps. Le type de cette famille est IM. hérissée, qu’on trouve sur nos côtes, et <pii se fait remarquer par ses brillantes couleurs.

APHTHES (en grec uphtha, du verbe aptéin , enflammer), petites ulcérations blanchâtres et brûlantes qui se développent sur la membrane muqueuse de la bouche ou du tube digestif, et se terminent ordinairement par cicatrisation. Les aphthes sont tantôt idiopathiques et tantôt symptomatiques. Ou les observe a tous les âges de la vie , quelquefois chez les nouveau-nés. Les aphthes simples et discrets sont une indis|M»sitiou légère qui cède promptement à la dicte, aux boissons adoucissantes ot relâchantes, comme l’eau d'prgc, l’eau de veau, le petit lait, etc. Dans r'aphlhe confluent, il faut insister d’abord sur les collutoires adoucissants et calmants, comme la décoction do guimauve, de pavot, de laitue, avec addition de lait. On touchera les aphthes les plus douloureux avec du mucilage de pépins de coing, soit pur, soit additionné de quelques gouttes de laudanum. Aussitôt que les ulcérations seront |Xüu douloureuses, on emploiera les astringents et les excitants avec ménagement , les boissons acidulées, puis les caustiques, le borate de soude, l'aride chlorhydrique , l’alun , le nitrate d’argent : co dernier moyen amène une prompte cicatrisation.

APHYE (du grec aphyè . loche), petit poisson de la Méditerranée du genre des Gobies. — Ce nom est quelquefois synonyme de fretin , et dans ce cas il s applique également aux goujons, aux surmulets et même à l'anchois.

API (d uppianum matum, pomme d’Appiu* , Romain qui , au rapport de Pline , obtint ces pommes par la greffe) , nom vulgaire d’une variété de Pommier dout le fruit est assez estimé. La pomme d’api est petite , d’un rouge vif d'un côté , blanche de l’autre; la peau est très-fine; U chair est blanche , ferme et croquant sous la dent, l’eau douce et sucrée.

APIAIRES (d 'apis, abeille ), tribu d’IOBSCteS Hyménoptères inellifères , section des Porte-aiguillon*. Les Apiaires se distinguent des autres Hyménoptères par rallongement de leur mâchoire , de leurs paljtcs et de leurs lèvres qui forment une espère de trompe et par la forme déliée de leur languette , ordinairement terminée en une pointe qui est «ou vent velue ou soyeuse: elles ont la tête triangulaire, verticale. Elles volent avec rapidité de fleur en fleur pour recueillir le miel. Celte tribu se divise en deux classes : les A. solitaires ou jmrasitcs et les A. sociales ; les Abeilles proprement dites (opes) sont un des genres principaux de cette tribu, dont elles forment le type et A laquelle elles donnent lour nom.

APICULTURE (d’apis, abeille, cultura, cul tare), partie de l’Agronomie qui traite de l'éducation des abeilles , a été surtout cultivée en Allemagne. On doit à M. de Beau vois un Traité d* Apiculture; M. Lombard a fait des cours sur ce sujet. Voy. abeille.

AP10N (du grec a pion, poire. 9ans doute à cause de leur forme), genre de Coléoptères télramères, de la grande famille des Curculionites. Ces insectes, de fort petite taille (4 à 5 millim.), font, à l’état de larve , de grands ravages dans les récoltes de grain.

APIUM, nom latin et botanique de VAche.

APLAT1SS01R. instrument qui, dans les forges, sert A aplatir et étendre les barres de fer, se compose do cylindres de fer qu’on tient approchés ou éloignés à discrétion , et entre lesquels la harro de fer, entraînée par le mouvement que font ces cylindres sur eux-mêmes , est allongée et aplatie.

A-PLOMB fil-). Voy. fil-a-plomb.

APLUSTRE (nom latin de \*girouette)y espèce d’ornement en forme de girouette garnie de bandcrolles, qui se plaçait au haut de la poupe des navires. C’était, dans la Sculpture, un des attributs de Neptune.

APLYS1E (du grec aplysia, saleté , à cause de son odeur nauséabonde), genre do Mollusques gastéropodes voisin des Limaces, au corps charnu, oblong, allongé ou arrondi , bombé en dessus, plat en dessous, sans coquille. On les trouve sur presque toutes les côtes; elles habitent les plages peu profondes , vaseuses ou sableuses. Les pécheurs leur attribuent des qualités malfaisantes : elles rejettent, en effet, lorsqu’on cherche A les prendre, une liqueur infecte que l’on a prise pour un venin mortel et qui entrait, dit-on , jadis dans les poisons des Romains. Cuvier croit que cette liqueur, qui est rougei foncé , n’est antre que la pourpre des anciens. Les Aplysios ont reçu le nom vulgaire de Lièvres marins,

\ sans doute à cause de leurs tentacules antérieures qui sont très-longues, comme les oreilles du lièvre.

APOCOPE (du grec aporoptd, couper), retranchement d une lettre ou d'une syllabe A la (in d'un mot : Dl pour DU est une apocope. Lot poêles 1 français usent quelquefois de l'apocope : je voi pour je vois; encor pour encore, etc. Un dit par apocope grand' mère , grand* messe , etc.

! APOCRlSlAlRB (du grec apocrisis. réponse), di- 1 gnitaire du Bas-Empire, chargé de faire connaître les décisions du souverain. Les apocristaires formaient un corps d'officiers publics; leur chef portait j le titre de grand apocrisiaire , et remplissait les J fonctions de chancelier, garde du sceau. — On don-

APOG

APON

«Ait aussi ce nom à dos ecclésiastiques députés par le l«»l»o pu s la cour de Constantinople ou de toute autre eour. — Sous la lr« race de nos rois et même sous Charlemagne, on nommait apocrisiaire l'officier ecclesiastique remplissant les fonctions désignées depuis sous le titre de grand aumônier

APOCRYPHES (du grec apocryphos, caché, tenu secret) , livres doul l'auteur est incounu ou supposé et dont l'autorité est douteuse. Ces livres étaient très-nombreux avant la découverte de l'imprimerie, la fraude étant alors favorisée par le defaut de publicité et du moyens de contrôle. Un cite comme apocryphes, parmi les ouvrages profanes, les Annales a Egypte attribuées ùThaiit, les écrits attribués à Hermès Trisme giste, les Livres sibyllins , les Vers dorés de Pylbagorc, les Poèmes d'Orphée et plusieurs autres livres fabriqués par l'école d'Alexandrie, les fragments d'auteurs anciens publiés par Anniusde Viterbe. — Il a parudanslcs premiers siècles du l'Eglise une foule de livres apocryphes, su rattachant, les uns a l'Ançien Testament , tels que l'Apocalypse d'Adam, V Évangile d’Ève, le Livre de Seth , le Testament de .Vue, le Livre d‘ Abraham, le Testament des doute patriarches ; les autres, au Nouveau Testament : Évangile selon les Hébreux, etc. (Vo u. kvasou.e). La plupart de ces livres ont péri. — L'Eglise , pour épargner aux fidèles toute incertitude , a dressé une liste des livres reconnus comme authentiques : c'est ce qu'on nomme Livres canoniques.

APOCY N (du grec apo , loin de, Lyon , chien ; plante dont les chiens doivent s'éloigner), genre type du la famille des Apocynées, section des Apocyuéts vraies, composé de plantes exotiques, vivaces, robustes et tracAutes, a feuilles oppesées, glabres, à calice et û corolle quiuquefides, a ciuq étamines, à ovaire double, surmonté d'un stigmate presque scssile. Nous citerons parmi les espèces : VA. maritime, dont le sur est fort vénéneux; IM. gobe-mouches , dont les pétales eu su contractant retiennent les petits insectes qui s y posent, et les emprisonnent; VA. à feuilles herbacées, plante textile comme le chanvre. Toutes sécrètent un suc laiteux (pii est vénéneux.

APOCY NEES, famille do plantes dicotylédones, monupétah s, hypuiiynes, remarquable par les jwiis soyeux qui surmoulcut sa graine . et qui dans quelques espèces , surtout dans les Àsclépiadcs , sert i faire des étolfes [Voy. OCATE). Cette famille est divisée aujourd'hui, d'après Brown, en deux sections : les Asclepiadées et les Apocyuées vraies. Celte dernière a jsjur type VApocyn, et renferme en outre Us Pervenches, les Lauriers-roses, etc. II. Eudlirlur partage celle 2* section en quatre sous-ordres : Carissées , Ouït ioxylces , Euapocynécs et Wrightiées .

APODES (d a priv., et pous , podos, pied) , épithète qui s'applique également a certains oiseaux qui ont les pieds si courts qu'ils ont de la peine t marcher, aux poissous dépourvus de nageoires , et aux larves des insectes dépourvus de j»attcs.

Lamarck et Blaiuville nommeut spécialement Apodes une classe d'Annélides qui comprend la plus grande partie des vers intestinaux.

AP0DICT1QUE (du grec apodeiknumi , démontrer) , se dit eu Logique des jugements qui sont le résultat de la démonstration et nou de l'expérience, et qui, par conséqucut, entraînent la conviction de leur nécessité : un opnose lut connaissances apodirt iques, la certitude apodiclique, aux connaissances sensibles, à la certitude empirique. C'est surtout dans l'école de Kant que cette dénomination est usitée. '

APOGEE (du grec apo, loin de, et gè , terre), C’est ? dans le système de Ptolémée et des anciens , le point de l'orbite d'une planète où elle est le plus éloignée de la terre. Le soleil est à son apogée quand la terre est «i son aphélie (Kay. ce mot). On oppose à l 'apogée le périgée, qui est la plus petite distance

d'une planète à 1a terre. Il répond au périhélie dos modernes. — Les termes d 'apogée et périgée Du peuvent aujourd'hui s’appliquer proprement qu'aux rapports de la lune et de la terre : V apogée est le point où la lune est le plus éloignée de uotre gloln;, le périgée celui ou elle en est le plus rapprochée.

APOGON (d’a priv., et pogan, barbe) , genre de poisson de la famille des Percoldes , très-estimé des anciens qui l'appelaient mullus. Il n'a point de barbi lions, d’où sou nom. Il a le corps long de 13 cent hn. , d’un très-beau rouge, à reflets dorés et argentés, aux écailles unies, larges et tombant facilement. Sa chair est douce et délicate , surtout sur les côtes du la Méditerranée. On le nomme en quelques endroits le Roi des rougets. Artédi l’appelle Mut lux imiter bis.

AP0LL0N1C0N (d ‘Ajtollon, dieu des arts) , grand orgue à cylindre, propre à être touché par plusieurs musiciens à la fois, au moyeu de cinq claviers adaptés les uns à côté des autres. Le son en est majestueux et très-varié. Il fut inventé h Londres en 1817 par Flight et Robson ; il est analogue au Panharmonicon de Maelzel, et à V Apollonion, instrument à deux claviers inventé par Jean Virile r h Darmstadt vers la fin du xvni* siècle, et qui était touché par un automate.

APOLOGÉTIQUE , partie de la science théologique qui expose les motifs, prouve la vérité et la perfection du christianisme, et qui répond aux attaqui-s de scs adversaires. On désigne spécialement sous lu titre d ’ApologHes ou Apolovistes quelques Auteurs des premiers siècles qui ont écrit en ce sens : S. Justin, Atliénagore, Tatien, Théophile et Hertni&s, parmi les Grecs; Tertullien , Minuttna Félix , Lactanco , Arnobe, parmi les Latins; et, chez les modernes, Hugo Grotius, Nmsselt, Lu, Reinhard, Spalding . Rnscnmullcr. etc. On y joint quelquefois l’auteur du dénie du Christianisme.

APOLOGI E (du çncapologos , récit détourné) , récit d’une action allégorique attribuée le plus souvent à des animaux , dans lequel on a pour but d'arriver indirectement à une conclusion morale et instructive : cette conclusion, qu'on appelle la morale de la fable, peut n'étre pas exprimée. Le style de l'apologue doit être simple, familier, naturel et même naïf. L'apologue parait être né d** la nécessité de faire entendre des vérités qu'il eût été difficile ou dangereux de présenter sans déguisement : aussi en place-t-on le berceau dans les cours :

la vérité »>ntr* wlcut eli«* i le* roi»

Qav lorsque Ae la fable elle «mprunic la voit.

L'origine de l'apologue se perd dans la nuit des temps : on en trouve plusieurs exemples dans l'Ancien Testament (représentations de Nathan à David, de Joalh&m aux Slcbémites, etc.) et dans les premiers temps de l'histoire des Grecs et des Romains (apologues do Stésichorc ,de Ménénius, etc.) ; on en attribue le plus souvent l’invention au Phrygien Esojw> (qu’on place au vi* siècle avant J. parce que c'est lui qui parait avoir cultivé ce eenre avec le plus do suite et de succès chez les anciens. Cependant l'Indien Pilpay , l’Arabe Lokinan , lui disputent la priorité. Apres eux, les plus célèbres fabulistes sont : chez les Grecs , Babrius, dont 1rs fables ont été récemment retrouvées ; chez les Romain , Phèdre , Avianus; en Italie, Faème, Ahstemius , auteur do fables latines , Casti , l’ingénieux auteur des Animaux parlants : en France, l'inimitable La Fontaine, Lainotte, Florian. Aubert, Lebailly , Roisard, Arnault, Viennet; en Angleterre, J. Gay, Dodsley ; en Allemagne , Lessing, Pfeffel ; en Russie, KrylofT.

APONEVROSES (du Krec apo, de , neuron . nerf , parce que les anciens les regardaient comme des expansions nerveuses) , membranes blanches , luisantes , très-résistantes , composées de fibres entrecroisées. On distingue : 1® A. partielles ou mwem- / ni res , qui se continuent avec, les fibres musculaires, et ne different des tcudons que par leur forme apU-

ioogle

:ized b

APOS

APOZ

tie : on les nomme A. d'insertion ai elles sont & l'extrémité îles muscles (Ex. : les grand et petit oblique de l'abdomen) , qu'elles serrent alors à fixer aux «s; A. d’intersection si elles interrompent la continuité du muscle (Et. : le muscle droit abdominal) , et se continuent des deux côtés avec des fibres musculaires; 2° A. générales, ou d'enveloppe, ou capsulaires , qui ont la forme des membres , dont elles recouvrent et maintiennent les muscles,

APOPHTHEGME ( du grec apophtheggomai , parler avec emphase), dit mémorable, pensée forte et exprimée laconiquement de quelque personnage célèbre : Plutarque nous a conservé un grand nombre d’apophthcgmcsdrsancicns. Lycosthene (Wolllliardt) a donné un intéressant recueil iV Apopfuhegmes.

APOPHYSES (du grec apophysis , rejeton, excroissance). Un nomme ainsi les éminences naturelles d<s os , lorsque res éminence* sont allongées et très-saillantes. Elles ont reçu différents noms qui expriment leur forme : A . stytcAde , A . cxuracdlde,e\r..; ou bien elles portent le uom de quelque anatomiste, comme VA. d’ingras fias (petites ailes du sphénoïde . — Les botanistes donnent aussi ce nom a un renflement situé à la base de quelques mousses.

APOPLEXIE (du grec apopiettéin , frapper avec violence, abattre; , maladie du cerveau caractérisée par une paralysie soudaine plus ou moins complète , plus ou moins durable , du sentiment et du mouvement, dans une ou plusieurs parties du corps sans que la respiration et la circulation soient suspendues. Cette paralysie est produite le plus ordinairement par un épanchement de sang dans les membranes du cerveau , dans les ventricules ou dans la substance même de l'encéphale: c est VA. sanguine, que l'on définit une hémorragie cérébrale. Asse* souvent, au lieu de sang, c'est une sérosité plus ou moins abondante qui s'épanche daos l'arachnoïde ou dans les ventricules cérébraux ; V apoplexie est alors séreuse. D'autrefois on ne reconnaît aucune lésion matérielle appréciable : Vapoplexie est dite alors nerveuse.

L’apoplexie sanguine, qui est la plus commune, peut avoir pour cause tout ce qui détermine un afflux considérable de sang vers Je cerveau : l’excès des travaux intellectuels ou des émotions morales , l’abus des liqueurs alcooliques, l'exposition à un soleil trop ardent ou à un froid trop intense , la suppression d’une évacuation habituelle, etc. Elle est surtout fréquente de 45 «\ 60 ans; on y est plus exposé dans les temps très-chauds ou très-froids. Quelquefois l'attaque survient d’une manière brusque et inopinée , ce qui lui a valu le nom d’ 'apoplexie foudroyante; alors la mort a lieu sur-le-champ. L’attaque est ordinairement annoncée par divers symptômes, tels que violents maux de tète, éblouissements , vertiges , palpitations , tintements d'oreilles, fourmillements incommodes dans les membres , somnolence , parole embarrassée , intelligence engourdie. On peut prévenir l’attaque par des émissions sanguines, par l'emploi des révulsifs. Quand clic a eu lieu , il faut débarrasser le malade des vêtements trop serrés, le transporter sans secousse dans un lieu aéré , d’une température fraîche , éloigné du bruit ; maintenir la tête élevée et découverte; pratiquer une saignée copieuse à la jugulaire, au pli du bras ou à la saphène. Concurremment avec la saignée générale, on emploiera avantageusement la saignée locale au moyen de sangsues à la nuque , aux apophyses inasloides , ou A l’anus , ainsi que les ventouses scarifiées. On applique en même temps sur la tête des compresses imbibées d’eau froide et souvent renouvelées. A ces moyens on ajoutera des pédiluves siuapisés, des lavements laxatifs ou purgatifs préparés avec le séné, le sulfate dd soude, l'aloês, etc. , enfin la dicte, les lotissons délayantes et le repos le plus Absolu.

APUSIOl’LSE (d'a/w, de, et siopat, se taire),

nom grec de la figure do Rhétorique plus connue sous le nom de Réticence.

APOSTASIE (du grec apostasies, défection), acte de celui qui renonce à sa religion , spécialement à la religion chrétienne, ou d'un religieux qui renonce à ses vœux. Les plus célèbres apostasies sont celles de Julien et de Henri VIH. Les premiers temps de la Réforme et la Révolution française ont offert un assex grand nombre de religieux qui aposlasièrent. — Dans l’ancien droit canonique , l’apostat était frappé de diverses peines , telles que l’excommunication , la privation de juridiction, desdroits de cité. L apostat qui rentrait dans Je sein de l’Eglise avait À subir les plus dures pénitences.

APOSTÊME, APOSTUME (du grec apostémn, abcès). Voy. xar.es.

APOSTROPHE (du grec apostréphô , détourner), figure oratoire par laquelle on détourne son discours de l'objet auquel il est consacré, pour s'adresser tout à coup à une personne ou À une chose , soit pour l’invoquer en témoignage , soit pour lui faire des reproches. Cette figure hardie est d'un grand effet quand elle est bien placée. Voltaire , dans l’éloge funèbre de César qu’il prête à Antoine, nous donne l’exemple d’une belle apostrophe :

Jl parut le MtVKC.il pardonnait I’auimcv.

Vom» U- *»»«•» . grand* dirua varia dont ■ f il l'image;

Von». d«n ' qui tu» •*»»»»»■» le mo«j«l* a gouverner.

Voua *a»ei >i *o» rirur a mail à pardonne r ! { Acte III, K. fl.)

APOTHEOSE (du grec apothéosis, divinisation), cérémonie par laquelle le» anciens plaçaient un homme illustre au rang des dieux. Cette cérémonie remonte aux temps les plus anciens; la plupart des dieux du paganisme ne sont sans doute que des héros divinisés. On en trouve quelques exemples chex les Grecs dans les temps historiques : ainsi , Alexandre mit au rang des dieux son ami Ephestion ; mais c’est à Rome que celte cérémonie fut le plus multipliée; la plupart des empereurs romains furent divinisés apres leur mort. Pour célébrer l'apothéose de ces derniers , on plaçait sur un lit d'ivoire une image en cire ressemblant au défunt. Le sénat la visitait, et des médecins donnaient chaque jour des bulletins de sa santé, comme s’il se fiU agi d’un personnage vivant ; au 7e jour, ils annonçaient sa mort; les jeunes gens les plus distingués portaient le lit de (Kirudeau Champ de Mars, et le plaçaient sur un catafalque pyramidal, for u lé de matières combustibles. On chantait tout autour des hymnes en l'honneur du j défunt, et on faisait défiler devant lui les effigies des grands hommes ; puis l'empereur régnaut mettait le leu au catafalque avec une torche, et après lui les sénateurs et les chevaliers. Du milieu des flammes on voyait sortir un aigle qui , selon la croyance , emportait aux cieux l ime du défunt. Si c’éUit une impératrice, on se servait d'un paon au lieu d aigle.

APOTHICAIRE (du grec ajtothékè , serre , lieu où I l'on met en réserve), relui dont la profession est do préparer et de vendre les médicaments. Les apothicaires ne faisaient autrefois a Paris qu’un seul corps de communauté avec les marchands épiciersdroguistes ; c’était le second des six corps marchands. D»? nos jours, cette profession est plus relevée A raison des connaissances scientifiques quelle exige. On emploie aujourd'hui de préférence le mot Pharmacien. Voy. ce mot.

APOZËME (du grec apozéma. décoction), potion composée d'une décoction on infusion d’une ou de plusieurs substances végétale» , a laquelle on ajoute divers autre* médicaments, tels que sels, sirops, électuaires , teintures. On prépare des apozèmes purgatifs, fébrifuges, antiscorbutiques, etc. La tisane rovaJc , la décoction blanche , sont des Apozèmes. L’Apozètnc est toujours Ires-coin;*)** ou trèschargé de principes végétaux : aussi ne sert-il jamais, comme la tisane, de boisson habituelle. Les A/>o-

APPE

APPE

zèmes ne sont guère employés auiourd hui, à cause du dégoût qu'ils inspirent au malade.

APPARAT, ou en latin apparatus (c.-à-d. ici instrument d'étude) , nom donné autrefois à certains livres disposés eu forme de dictionnaires ou de catalogues et propres a faciliter les études classiques : tels M>nl VA. sacré, livre renfermant par ordre alphabétique les noms des auteurs ecclésiastiques et les titres de leurs ouvrages; VA. poétique, recueil de diverses poésies; V Apparatus ad Ciceronern , espèce de concordance ou de recueil de phrases cicéroniennes.

APPARAUX (d 'apparatus, apprêt, machine). Dans la Marine, on uésigne sous ce nom collectif lous les objets nécessaires à certains mouvements d’un vaisseau , tels que les voiles, les vergues, les poulies, les ancres, les cabestans, le gouvernail . les câbles, etc. : on y comprend même f artillerie d'un bâtiment. On dit d’un vaisseau bien disjiosé, qu'il a ses agrès et scs apparaux.

APPAREIL (du latin apparare. préparer). On nomme ainsi, en -Physiologie , l'ensemble des organes qui concourent à une même fonction : A. digestif , A. respiratoire. Un système d'organes comprend tous reux qui sont formés d'un tissu semblable; un appareil eomprend souveul des organes de nature très-différente. — En Chirurgie, on appelle Appareil 1 assemblage méthodique de tous les instruments et objets nécessaires jiour pratiquer une opération ( Voy. amputation). Par extension, on a donné le nom <V Appareil (capsa chirurgica) au plateau à compartiments sur lequel sont placées les diverses pièces nécessaires pour les pansements. — En Chimie, on nomme aussi Appareil un assemblage d’ustensiles nécessaires pour une opération ou uue expérience : on connaît surtout VA. de Marsh (Voy. arsenic). — Eu Architecture , c’est Part de tracer exactement et de disposer les pierres qui conviennent à di.iqne partie d’un édifice.

APPAREILLEUR , ouvrier-chef des tailleurs de pierre, qui fait le choix dos pierres , trace la forme a leur donner, marque la place qu’elles doivent. occuper,dirige et surveille ceux qui les taillent et ceux qui les posent. L’Appareil leur doit connaître à fuud la géométrie pratique, le dessin linéaire, et la nature des matériaux qu'il emploie. Quand on bâtit. c'est un grand avantage d’avoir un habile Appareilleur.

APPARITEURS (d ’apparere, apparaître). On désignait en général par eu nom eh» z les Romains tous lesoQJricrs chargés de l’exécution des ordres des magistrats , tels que les licteurs, les scribes, les interprètes. Aujourd'hui on le donne aux huissiers qui, dans les cérémonies do l’Université , précédaient le recteur et les doyens des diverses facultés, portant la 1 masse devant eux. Les Appariteurs sont , en outre , chargés de maintenir l’ordre dans lessalies de cours.

APPEAU {éV appel), sifflet d’oiseleur qui sert à contrefaire les différents cris des oiseaux , et , par ce moyeu, k les appeler et à lesattirer dans le piège. On distingue : VA. à sifflet , avec lequel on imite le cri des alouettes , des perdrix , des cailles; 1.4. à languette, ou pipeau, qui ne consiste qu’eu un petit ruban ou même une simple feuille de chiendent , et avec lequel on épouvante les oiseaux en contrefaisant le cri de lachouette; VA. à frouer, formé d’une feuille de lierre disposée en cornet , qui contrefait le cri ou le vol des geais et des merles , etc. — On appelle aussi Appeau l’oiseau qui sert à l'oiseleur pour attirer les autres.

APPEL. On nomme ainsi, en Droit, l’acte par lequel une partie condamnée s'adresse à une juridiction supérieure pour faire réformer le premier jugement. On distingue: VA. principal, première réclamation par laquelle on déféré le jugement au tribunal supérieur, et VA. incident, interjeté par la partie poursuivie en appel, durant le cours de l’appel princiial. On nomme appelant celui qui

demande la réformation du jugement , intimé celai contre qui celte rêfonn&Uon est demandée.

Les règles et les effets de l'aiipcl varient selon que le jugement attaqué a été rendu en matière civile , criminelle , administrative ou ecclésiastique.

Page 1