‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 71 sur 508 · ARBITRE (LIBRE). VOU. LIBERTE · texte numérisé non relu

ARBITRE (LIBRE). VOU. LIBERTE

ARBORICIJLTIJRE , partie de l’agriculture qui concerne la culture des arbres. Elle traite et des soins géuértux applicables à toute espece d’arbres (choix et préparation des terraiiJ8,modesdiversde reproduction pa r semis, drageons, marcottes, boutures, greffe, etc .) , et des soins particuliers a chaque espèce : à co dernier effet , elle partage les arbres en 5 grandes classes : Arbres forestiers, Arbres (T un rément, Arbres fruitiers, Vignes, Arbres et arbrisseaux fburragers , pour reprendre chacune d’elles en fiartieulier \Voy. forets, tigres | etc.). Les ouvrages classiques sur la matière sont : le Traité des Arbres et Arbustes que l'on cultive en pleine terre en Europe et particulièrement en France, par Duhamel du Monceau, Veillant .Jaume Saint-Hilaire. Mirbel, Polrct, continué par M. Loiseîeur-Dt slom hamps , 7 vol. in-!*, avec figures; le Nouveau traité des arbres fruitiers , par Duhamel, Veillord, Michel, Poiret et Lolscléur-Deslonch.unns, 2 vol. In-f*. et le Cours élémentaire (T Arboriculture . par A. Dubreuil ( 1854 , 3« éd.).

ARBORISATION, espèce de dessin naturel , ordinairement noir, qu'on remarque sur certaines piqrres , telles que les agates , et qui représente des rameaux d’arbres. Les arborisatious proviennent des infiltrations métalliques qui s'opèrent dans les fissures des pierres. On dit aussi dendrite.

ARROLSIER (du latin arbutus , même sens), genre de plantes de la famille des Ericinéeg ou Bruyères, comprend des arbrisseaux, des arbustes et des arbres , d'un port remarquable et d'un beau feuillage toujours vert , qui croissent en Amérique, en Asie et en Europe. On distingue : VA. commun, ou des Pyrénées , qui s’élève II la hauteur de 3 a 9 m., en Espagne, eu Italie et dans les Pyrénées : ses fleurs sont blanches ou roses, en grappes; sou fruit ressemble h la fraise , ce qui fait donner souvent Il l’arbousier commun le nom d' Arbre à fraises; les oiseaux sont friands de ce fruit; on retire de sa pulpe jaune et inucilagineusc un sucre doux et liquide, ce qui le fait encore nommer Arbre à sucre : on eu extrait aussi depuis 1807 de l’eau-de-vie et de l’alcool ; — VA. des Alpes , arbuste rampaut , (t fleûrs rouges, à feuilles semblables A celles du buis, ce qui lui a fait donner le nom de Busserole ; on lu nomme aussi Haisin d'ours : ses feuilles servent au tannage du cuir, surtout pour la préparation du maroquin ; la décoction de ces feuilles s'emploie aussi en Médecine contre la diarrhée et la gravelle, mais leur efficacité n'est pas démontrée.

ARBRE (du latin arborj, nom sous Irqnelon désigne vulgairement tous les végétaux ligneux dont les racines subsisteut Qu grand nombre d années, dont la tige est épaisse , élevée, nue A la base, chargée de brandit * et de feuilles au sommet. Les arbres se distinguent en A dicoty/édonés ou exogènes (Chêne, Peuplfer, Pommier, etc.) , et A. monocotyledonés ou endogènes (Palmier, Jonc, Canne «A sucre, etc.). Les troncs des premiers présentent , de l’extérieur a l’Intérieur, une série de couches concentriques divisées en deux systèmes : le système cortira ) , formé d»l’épiderme , do l'enveloppe herbacée , des conclu- i corticales et du liber; et le système central , formé de l’aubier, du bois proprement dit, de l’étui médullaire et (le la moelle. Déplus, les dicotylédones s’accroissent chaque année eu grosseur, pur la foimation dune nouvelle couche outre l'aubier et le liber (Koy. sévk), et en hauteur, par un nouveau scion ou rejet que le bourgeon terminal forme chaque année au-dessus du bourgeon de l'Année précé-

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dente. Au contraire, les arbres nionocotylédonés , ! dont la tige prend le nom de stipe, ne présentent u l’intérieur qu'une masse homogène de tissu cellulaire , sans couches distinctes , et où se distribuent longitudinalemeut des fibres ligneuses. L'accroissement en hauteur se fait par la formation d'un nouveau disque au-dessus du disque provenant de la sou- j dure des feuilles de l'année précédente , et l'accroissement en grosseur n’est presque dft qu'à la pression des disques supérieurs sur les disques inférieurs. De la vient que l’on peut connaître l'àge d’un arbre dicolylédon en comptant le nombre de couches que son tronc présente près de la racine, et celui d'un monocotylédon en comptant le nombre des anneaux formés par le dessèchement des feuilles de chaque année.

Les arbres ne fleurissent et, à plus forte raison, ne peuvent douutr de fruits que plusieurs années apres qu'ils ont été semés. Ordinairement de 40 a 50 ans , l’arbre est dans toute sa force ; de 50 à 60, Il se soutient encore ; mais de 70 à 90 , il décline et finit par périr. Cependant ou a vu un grand nombre d’arbres dépasser ce terme et offrir des exemples d'une longévité extraordinaire : tels sont le Cèdre du Liban , le Baobab , etc. ; quelques-uns même auraient dépassé plusieurs milliers d'années.

Les arbres proprement dits ue se distinguent guère des arbrisseaux et des arbustes que par une plus haute taille et une plus longue durée. las arbrisseaux ont a peine un tronc ? ou leur tronc se divise? presque à la racine; ils ne s’élèvent guère au-dessus de 4 ou 5 in. : tels sont l’Aubépine, le Cognassier, le Néflier, le Sureau. Les arbustes p plus petits que les arbrisseaux , atTuctent la forme de buisson : tels sont les Bruyères, certains Rosiers, les Daphnés, le Dryas octopétalc, plusieurs Saules. Énfln, les sous-arbrisseaux, tels que la Vigoevierge, la Clématite, tiennent le milieu entre les arbustes et les plantes herbacées.

Selon les divers points de vue sous lesquels on peut considérer les arbres , ou les groupe encore en A . à feuilles caduques et A. à feuilles persistantes ou A. verts , en A. indigènes et A. exotiques, en A. forestiers et A. fruitiers. Voy. ces mots et l article

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