‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 72 sur 508 · ARBORICULTURE · texte numérisé non relu

ARBORICULTURE

On donne vulgairement le nom d'arbre t en y ajoutant un trait distiuctif,à divers végétaux remarquables parcertaiues propriétés. Voici les principaux :

Arbre à l'ail, la Cerdaue ; — A. d'amour , le Gainier; — A. d’argent , le Protée argenté; — A. de baume , le Bursère goinmifère, le Badamier, etc.; — A. à beurre, la ltassie buty racée; — A, à bourre, l’Arec chevelu ; — A. du Brésil ou Bré sillet, la Cèsalpinie épineuse; — A. de Castor, le Magnolia; — A. du ciel, le Ginkgo; — A. à cire, le Myrica cérifere et le fcéroxylon andirole ; — A. de corail , ou immortel , le Curallodcudrc érythrin; — A. à cordes-, le Figuier de I'Ue Bourbon; — ■ A. au coton, le Fromager a 5 feuilles; — A. de Chypre. leCordia gérascanuic , le Cyprès chauve, etc.; — A. de Cythère, le Spondias; — A. du diable , le Sablier ; — A. de Dieu , le Figuier religieux; — A. d'encens , diverses espèce* d’Amyrides et d'iciquiers; — A. de fer. le Bois de fer; — A. à fraises , l’Arbousier; — A . à franges, le Cbionanlbe ; — A. à la glu, le Houx, niippomam: biglaudtileusc; — A. à la gomme, l’EucaJypte, le Métrosukre; — A. à grives, le Sorbier; — A. à l’huile, le Dryandrc; — A. de Judée, le Ccrcis «•u Gainier; — A. à lait , plusieurs Apocyuées et Euphorbiacées , qui oui un suc blanc et laiteux ; — A. au lis, le Tulipier; — A. de mai ou de St -Jean. le l'auax; — A. à la main, le Chéirostèmc; — A. à ta migraine . le Promue; — A. de mille ans , le Baobab; — A . de Moïse, le Mcspilc pyracautlie; — A. de neige. la Yiburnc, le Chionantbe ; — A. or dé a l ou ti épreuves, rKrylbropble ; — A. à pain. l’Artoearpe ; — A. à papier, la Broussonetie; — A. à ta pistache , le Stapliylier; — A. au poi ire, le Schinc;

— A. puant, la Fétidle, le Sterculier ; — A. au s quarante écus, le Ginkgo; — A. saint, la Mt lia; — A, de Ste-Lucie, le Bois de Ste- Lucie; — A. de St- Thomas, la Bauhinie ; — A. à sang . le Millepertuis ;

— .1. de soie, la Mimosa et plusieurs Apocyuées, qui donnent un duvet blanc et soyeux ; — A . u suif, le Croton ; — A. à thé, leSymploque ; — À. triste, fe Nvrtanthe; — A. ù ta vache, le (talactodcndre ; — A. à velours, laTournefortie ; — A. au vermillon, le Qoercu* coccifère; — A. au vernis, le Terminalier, le Rhus;— A. de vie, le Thuya; — A . du voyageur , l'Uranie.

Les Anatomistes nomment Arbre de vie certaines ramifications qu'offre le cervelet. Elles sont l'effet de lames blanches, courtes, concentriques, entremêlées de lames grises , qui semblent former les branche* d’un arbre dépouillé de ses feuilles. On observe cette > disposition dans la substance médullaire qui revêt les parois du cerveau.

Les Alchimistes donnaient le nom d’ Arbres métalliques à Certaines cristallisations métalliques. Lt« principales sont VA. de Diane et VA. de Saturne que l'on voit souvent exposées à l’étalage des pharmaciens.— VA.de Diane , ou A, philosophique . est un amalgame d'argent, cristallisé en petites houppes brillantes et réunies sous forme de végétations, qu'on obtient en abandonnant pendant quelques jours du mercure dans une dissolution un peu concentrée de nitrate d’argent. C’est Eck deSuIxbarh qui. dans le xv* tiède, a fait la première mention de 1 arbre de Diane. — VA. de Saturne est un dépôt de plomb métallique et cristallisé , qui se produit sous forme de végétation lorsqu’on abandonne une lame de zinedausune solution d’acétate de plomb.

En Mécanique , on nomme Arbre une grande pièce de bois ou de fonte , immobile ou même mobile , qui est la partie principale d’une machine et autour de laquelle tourne la machine tout entière. Les horlogers nomment ainsi : 1° une pièce ronde ou carrée , qui a des pivots , et sur laquelle est ordinairement adaptée une roue ; 2° l’essieu qui est au milieu du barillet d’une montre ou d’une pendule ; 3° un outil qui sert à monter des roues et d’autres pièces , de manière à pouvoir les tourner entre deux pointes ; 4U un outil qui est armé d’un crochet, et qui sert à mettre les ressorts dans les barillets et à les en ôter.

En termes de Marine , ou nomme Arbres les mâts qui portent des antennes et des voiles latines. Lo mât de l’avant se nomme A. de trinquet; celui du milieu , A. de mestre. VA. de touret est l'axe sur lequel tournent plusieurs espèces de dévidoirs.

On nommt- A. généalogique une table en forme d’arbre , où l’auteur de la famille forme la souche . et d'où l’on voit sortir comme d’un tronc diverses branches de consanguinité , de parenté ; les arbre* généalogiques furent jadis un grand objet de luxe:

— A. encyclopédique , un tableau systématique dr* sciences et des arts disposé de manière à faire voir leur enchalueuient et leurs rapports mutuels : on connaît surtout les arbres encyclopédiques dressé* dans ce but par Bacon et par d’Aleinbert (on trouve ce dernier en tète de V Encyclopédie).

arrhes verts. On appelle ainsi les arbres qui conservent leur feuillage pendant l’hiver : tels sont les Lauriers , les Ala ternes , les Yeuses , etc. ; mais ce nom est plus particulièrement réservé pour plusieurs arbres de la famille des Conifères (Pins , Sapins , Ifs, Genévriers , Thuyas, etc.).

ARBRISSEAU , ARBUSTE. Voy. arbre.

ARC (du latiu arcus) , instrument dont tout le monde connaît la forme et l'usage, est certainemeut la plus ancienne de toutes les armes : il en est fait mention dans l’Ecriture sainte, et la Faille en attribue l’inveution à Apollon. C’est encore aujourdTiu le principal moyen d'attaque et de défense des sauvages. L emploi’de l’arc a persisté longtemps dans

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les armées modernes , même après l'invention de la poudre de guerre; l'arbalète n eu est qu’un perfectionnement. Louis XL commença en 1481 a abolir l’usage de l'arc et de la flèche. Voy. arciiers et fléché.

En Géométrie , on appelle arc toute portion d'une I ligne courbe. On uomuie corde de l’arc la ligne qui joint ses extrémités, flèche de l'arc la perpendiculaire menée au milieu de la corde et qui se termine à l’are même. La rectification d'un arc consiste à construire une ligne droite qui lui soit exactement égale. L'arc de cercle est une partie de la circonférence du cercle. Les arcs égaux sont ceux d’un même cercle qui contiennent le même nombre de degrés ; les an:s semblables contiennent le môme nombre de degrés, mais 1 appartiennent à des cercles différents. Les arcs concentriques sont ceux qui ont lu même centre.

En Astronomie, on appelle Arc diurne la portion de cercle qu'un astre parcourt sur l’horizon. L’A. semidiurne est la portion que l'astre décrit pour arriver de l'horizon au méridien , ou celle qu'il parcourt pour aller du midi à l'horizon. — LM. d élévation du pôle contient les degrés compris depuis le pôle jusqu'à l’horizon. — CM. de l’équateur est la partie de cercle comprise entre les méridiens de deux endroits : c’est cet arc qui détermine la longitude. — L’A. de progression on de direction est un arc de l’écliptique qu’une planète semble parcourir en suivant l'ordre des signes; les A. de rétrogradation sont des arcs de l'écliptique qu'une planète semble décrire contre l’ordre des signes. — LM. de station première est l'arc qui détermine le mouvement d’une plauéte stationnaire dans le premier demicercle de son épicycle; VA. de station seconde, celui qui détermine' lu mouvement de cette planète dans l’autre demi-cercle de son épicycle. — L’.-l. entre les centres est , dans les éclipses solaires, l’arc tiré perpendiculairement du centre au soleil, ou , dans les éclipses lunaires, du centre de l’ombre de la terre sur l’orbite de la lune. — L’A. de vision ou d’émersion mesure la distance à laquelle le soleil est au-dessus du l'horizon , quand une étoile que scs rayons cachaieut commence a reparaître.

En Numismatique , l’arc est uu attribut ou un emblème qui se voit sur beaucoup de médailles, qui représentent Diane , Apullon , Êros ou l’Amour ; dans celles qui représentent des rois de Perse ou des Parthes , l’arc se voit comme arme de guerre.

En Architecture , on nomme arc toute construction dont le prolU a la forme d’une courbe : VA. doubleau est celui qui fait saillie au-dessous d'une voûte pour la consolider ; VA. à plein cintre , celui dont le profil est un arc de cercle ; il est surbaissé , quand il est moins courbé qu’un arc de cercle; surhaussé, quand il est plus courbé ; Van:-boutant est un pilier destiné à soutenir une voûte et terminé à sa partie supérieure par un demi-arc qui sert h joindre ensemble la voûte d’un édifice et le mur extérieur : on voit beaucoup d'arcs-boutants aux édifices gothiques.

arcs de triomphe , monuments formés de grands portiques ciutrés , placés le plus souvent à l’entrée des villes, sur des ponts, des chemins publics, et ornés de figures, de bas-reliefs et d'inscriptions pour consacrer la gloire d'un vainqueur uu le souvenir de quelque événement mémorable. C’est aux Romains quoi» doit la première idée de ces constructions. Les arcs de triomphe étaient le plus souvent élevés pour l'entrée des triomphateurs. Les plus célèbres de ces monuments sont : IM. de Constantin , haut de 16 m., élevé à Rome à l’occasion des victoires que Constantin remporta sur Maxeurc ; VA. de Septime- Sévère, au pied du Capitole; VA. de Gullien , élevé vers l’an 260 de notre ère; VA. de Titus , érigé à l’occasion de la prise de Jérusalem : les bas-reliefs qui décorent cet arc en font un monument précieux pour rhistoirc de l’art ; IM. de Hénévent, élevé en

l'honneurdeTrajnn: ce n’est qu’une copie de l'arc de Titus; IM. d’Ancône, en marbre blanc, dédié aussia Trajan ; IM. de Himini, dédié à Auguste, et le plus ancien des arcs élevés par les Romains; IM. de Suze, au pied du mont Cenis , dédié à Auguste ; ceux de Carpentras , d’Aix , d Arles , d’Autun , de Cavaillon, du pont do St-Chainas,deSt-Reini fR.-du- Rhûne) , d’Orange , le plus antique que la Franco possède , celui do Reims, celui de Djimilah en Algérie ; qui tous sont l’œuvre des Romains.

Paris jMissodc quatre arcs de triomphe : celui de la Porte St-Denis , élevé en 1673 aux frais de la ville, à l'occasion du passage du Rhin par Louis XIV' ; relui de la Porte St-Martin , dédié à Louis XIV après la conquête de la Franche-Comté; celui du Carrousel, érigé à la gloire de MapoléOO et des années français» s en 1S06; celui de V Étoile, dit si>é<-ialenieut V Arc de Triomphe, œuvre de Chai grln et Huyot , commencé en 1806 et terminé en 1835; c'est le plus colossal de tous les arcs de triomphe (il a 43 métrés de haut) ; sa position est magnifique.

ARCACEES (du latin area, coffre , à cause do l'analogie de leur forme avec celle d’un coffre) , famille de Mollusques acéphales ostracés, à coquille bivalve, régulière, équlvalvc, ayant des dents petites, nombreuses, entrant les unes dans les autres et disposées , sur l'une et l'autre valve , en lignes droites ou brisées. L'Arche eu est le type. Ces coquilles sont transverses ou arrondies. Quelques espèces se fixent aux rochers; d’autres vivent enfouies dans le sable à peu de distauce des côtes : toutes sont marines.

ARCADE (d’flrcw , arc). En Architecture, c’est une ouverture pratiquée dans un mur dont le haut a la forme d'un demi-cercle parfait : telles sont a Paris les arcades de la rue de Rivoli , de l'ancienne place Royale , de l’ancien Palais-Royal.

Eu Anatomie, on nomme Arcade alvéolaire ou dentaire l’espèce d’arc forme par la série des alvéoles et des dénis sur les os maxillaires; A. orbitaires , les rebonis saillants des orbites; A. sourcilières, deux saillies de l’os frontal qui correspondent aux sourcils; A. palmaire, une courbure que forment dans la paume de la main les veines et les artères radicales et cubitales; A. plantaire, une courbure semblable formée sous l.i plante deS’pieds par les veines et les artères plantaires , etc.

ARCANE (d ’atcanum, secret) , nom donné à tout procédé mystérieux , uotamment aux opérations du l'alchimie , aux remèdes secrets ou dont on cache ia composition pour en relever aux yeux du public l’efficacité et le prix : le plus célèbre est la pierre philosophale {Voy. ce mot). — Les anciens chimistes nommaient A. double le sulfate de potasse; A. de corail. le deutoxydo de mefreure rouge préparé par l’acide nitrique ; A. jovial ou de Jupiter, uu mélange de deutoxyde d'étain et île nitrate de mercure.

ÀRCANSON (d’arcAe/) , résine qui sert à frotter les archets. Voy. b rai et colophane.

ARCASSE , partie extérieure de la poiqie d’un navire qui se compose de l'étambot etde diverses barres assemblées sur cette pièce transversalement à la direction de la quille. La plus élevée de ces barres est la barre (T arcasse; puis viennent la barre d’hourdi et la barre du pont.

ARC-EN-CIEL ou iris , météore qui se produit quand uu nuage opi>osé au soleil luisant se résout en pluie , et qu’on tourne le dos à cct astre. Lu phénomène s'observe lorsque la hauteur du soleil qui éclaire le nuage est moindre que 42° au-dessus de l'horizon. On aperçoit ordinairement deux arcs concentriques avec la même suite de couleurs que dans le spectre solaire; dans l’arc intérieur, beaucoup plus vif «pje l’autre, le ronge «*t un haut et le violet en lw$ ; c est le contraire dans l’arc supérieur, qui est souvent trop pâle pour être bien distingué. Cu météore résulte île la réfraction et de la réflexion des

a ne il

ARCII

rayons solaires , combinées ensemble .dans des gouttes d'eau sphériques. On parvient à limiter en jetant de l'eau en l’air, de maniéré quelle s'éparpille; les jets d’eau, les cascades, offrent ce phénomène lorsqu’on est placé convenablement pour l’observer.

Antonio de Domlnta, évêque. de Spatatro, démontra le premier la véritable nature de l’arc-cn-ciel ; mais c’est surtout A Newton que nous sommes redevables d’une théorie exacte de ce phénomène. — L’arc-en-ciel est, selon la Bible , le gage de réconciliation donné par Dieu A Noé après le Déluge. Les païens y voyaient la trace laissée par Iris, messagère des dieux.

ARCHAÏSME (du grec archaiot, ancien1, expression , tournure vieillie que l’ou emploie soit |ur négligence, soit, le plus souvent, a dessein; on l’oppose A néologisme. On trouve de nombreux archaïsmes, parmi les anciens, chet Salluste et Lucrèce; parmi nos poètes, chez La Fontaine. Chateaubriand , M. Villemain , ont souvent, par d’heureuses hardiesses, rajeuni des mots vieillis. I*aul- Louis Courier, dans ses traductions grecques, Vanderbourg, dans les Poésies fie C loti hic de Surville. ont imité avec succès noire vieux langage.

ARGUAI. (fil n';. Voy. rit. d’arcual.

ARCHANuE (du grtc anhos , chef, et aggélo Jtf ange) . ange d’un ordre supérieur; l’avanUdcrnier dans tordre des neuf chœurs d'esprits célestes. Le* archanges portent les imssase* du Seigneur dans les «erasions Importantes. L Ecriture sainte n'en nomme que trois : Gabriel, Raphaël et Michel, le vainqueur de Satan. Voy. anc.fs.

AliCHANGELlQl'E ( c. -à-d. Angélique supérieure), sous-genre du genre Angélique, dite aussi Archnngélique officinale , plante bisannuelle originaire de Syrie et qui croit naturellement eu Europe sur le bord’ des ruisseaux . dans le* pays de montagnes. L’huile essentielle ries racines du l’arehnngélique agit sur nous comme l’éther. Les jeunes pousses de la plante passent pour antiscorhutiques.

ARCHE (du latin arc«, coffre), voûte en arcade entre les piles d’un pont. Les arches peuvent être ou surhaussées , ou surbaissées , ou en plein cintre. On nomme maîtresse arche celle du milieu d'un pont , ordinairement plus largo et plus élevée que les autres; A. elliptique , celle dont le trait forme une demi-ellipse , comme an Pont-Royal A Paris ; A. e.rtra-dossée , celle dont les voussoir» sont égaux en longueur, parallèle* a leurs doue! les. comme au pont Notre-uame A Paris. L’A. marinicre est celle qui est réservée au passage des bateaux.

En Zoologie, ou nomme Arche un genre de coquilles bivalves , servant de type à la famille des Arcacécs : test A crochet* écartés , caractérisé jvar les nombreuses petites dents en forme de peigne dont la charnière est ornée. L’A. lùstournée et VA. demi tor se sont les plus recherchées. On nomme Arcacites les espèces fossiles du genre Arche.

arche d’ai.makce, esnccede coffre {o»ro a peu près carré dans lequel les H* brenx conservaient les tables de la loi données par Dieu a Moïse sur le mont Sinaï, la verge d’Aaron et un vase plein de la manne du désert. L’arche était de bois de séthim , recouverte de lames d’or en dedans et en dehors, longue de deux coudée* et demie : son couvercle , appelé propitiatoire, supportait deux chérubins en or, qui le couvraient de leurs ailes. Elle élait placée dans le tabernacle. Les Juifs avaient une très-grande vénération pour l'arche; on la portait dans les guerres. Les Philistins la prirent sons HéH; niais, punis de ce sacrilège par la main de Dieu, ils la renvoyèrent ’aientôt. Après le siège de Jérusalem par Nabuchodonosor. le prophète Jérémie fil transporter l’arche et l'autel des parfums sur le mont Nébo , célèbre jwr la mort de Moïse, et les cacha dans une caverne dont il ferma*! bien rentrée , que l’on n’a jamais retrouvé

l’arche depuis cette époque. — On avait appelé te coffre arche d’ alliance , parce que les objet* ^ui *’> trouvaient déposés étaient les signes visibles de l’alliance du Seigneur avec le peuple hébreu.

Alton, de MuE , immense vaisseau en forme de coffre (ara?) que Dieu , apres avoir résolu de punir les hommes par le déluge , ordonna A Noé de construire pour s’v réfugier. L'arche avait 300 coudées de long, 50 do large et 30 de haut : Noé mit coût ans a la construire. Elle renfermait ce patriarche et sa famille, un couple de chaque animal impur et sept d’animaux purs. Apres un an, l'arche s’arrêta sur le mont Ararat.

ARCHEE ( du grec archaion , dérivé d'arcAi? , princljxï dominant), nom inventé par Paracelse pour désigner l’esprit vital, qui , scion lui, préside A la nutrition et A la conservation des êtres vivant* ; ce n’est pas un être spirituel , mais un corps astral , émané de la substance de* astres. Il est placé dans l’estomac. Van Helmont fit de V archée le principe actif dans tous les corps ; seluu lui , il ne préside pas seulement aux fonctions de la vie, mais il dontio aux corps et à chaque organe la forme qui leur est propre : aussi existe-t-il autant d’archées qu’il y a d’organes. Stalüct les animiste* ont attribué a l’Aine le rôle une Van-llelmont faisait jouer, à ses archées.

ARCHEOLOGIE (d 'fl rc/ta toi , ancien, et logos , discours) , science qui s’occupe de tout ce qpi est relatif aux mœurs et usages des anciens , et Spécialement de leuçs arts et de leurs monument* : on l'a définie en ce sens la science de Y Antiquité figurée. Elle embrasse les différentes parties de l'art des ancien*, l’architecture (édifices publics et privés , temples , palais , pyramides , obélisque* , etc.) , la sculpture (statuaire, bas-reliefs, vases, ornements), la peinture et le dessin (sur bois , sur toile, sur marbre, sur ivoire, mosaïques), la gravure (camées, intailles , médailles et monnaies). L'Archéologie s’occupe aussi de certains monument* écrits , tels que les inscriptions sur marbre , sur pierre, sur papyrus, clde tout ce qui est relatif a l’écriture des langues ancienne* ou a la paléographie. On ne doit pas confondre Yarchéologue t qui classe et contrôle les monuments , et sait en tirer de* inductions sur les idées, l'industrie, les mœurs et l’histoire des anciens peuples, avec. Y antiquaire^ qui ne fait que rechercher et recueillir ces monuments , et qui , pour cela , a moins besoin d’érudition que de goût, de tact et d'habitude. — Laurent de Médicis, en établissant A Florence un enseignement public sur les monuments de l’antiquité , lut le créateur de la science que nous nommons An hco- Ingie. Grævius , Gronovius , Monlfaucon , Kiyclu r, Hardouin , Vaillant , Muratori , Millin , Caylus, Rarthélemy , u Agiurourt , Quatremère, Visconti , cultivant la science a des points de vue divers, l'avancèrent par de précieuses collections ou par de savante* recherches;AVinckclniann donna Ylhstoire de Part chez/esanciens. Outre fi s ernndsouvragesdcsauteur# qui viennent d’étre nonmn-s , on jHiit consulter avec fruit le Traité élémentaire d' archéologie t\e M.Champollion-Figeac 1*13), le Manuel d’archéologie d’Uttfried Muller, traduit par Nicard (1813), et le Dictionnaire d'antiquités de Muni;**. Voy. artiocitês, milllSMATIQDE , CI.YP110CE, ftl'lf.RAPHIE, PALtoc.R VPH1E.

L'Archéologie nationale , longtemps négligée , a ris un grand essor dans ce siècle , surtout depuis la estauration (1*15) : les hommes auxquels la science doit le plus sont : M. Lcnoir. qui créa le Musée des monuments français, aujourd’hui A l’école d< s Beaux- Arts; M. l)us«mmerard , créateur d’un musée d'antiquités nationales , auteur des Arts qu moyen âge : M. de Gaumont, qui sVst surtout occupé îles antiquités de la Normandie, MM. Tavlor, Didron.etc. M. Batissier adonnédes Éléments d’Archéol. nation.. 1813; M. de Gaumont, de* Rudiments (T Arch., 1H53.

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