‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 86 sur 508 · ARRONDISSEMENT FORESTIER. V 01/. FORETS · texte numérisé non relu

ARRONDISSEMENT FORESTIER. V 01/. FORETS

•arrondissement MARITIME, il ) eu a 5 en France : Cherbourg , Brest , Lorient , Roehefort , Toulon. Ils sont administrés par un préfet maritime, vice-amiral ou contre-amiral.

ARROSEMENT (du latin ro.r, roris , rosé»*''. L’eau employée à cette opéralinu de jardinage duit être très-pure , bien aérée , et la plus dégagée possible de matières solubles ou en sus|H'nsion . Par celte raison, Peau de pluie et l’eau de rivière conviennent mieux que l’eau des sources ou des puits. Celte dernière doit être exposée quelque temps au soleil avant de servir. L’arrosement doit se faire le soir, el non au soleil, la trop grande chaleur pouvant déterminer des brûlures et des dessèchements nuisibles. On emploie de préférence des arrosoirs à jtomme, qui dissemineut Peau et imitent la pluie. Voy. irrigation.

ARROSOIR. Outre riiisLramcntdejardinagcronnu de tout le monde, ou nomme ainsi un goure de Mollusques acéphales, voisin des Fistulanes, dont lescoquilles utiivalvcs, tubuleuses, et clavlformes à une extrémité, figurent la pomme d’un arrosoir. Ces Mollusques vivent enfoncés perpendiculairement dans le sable

ARROW-ROOT \ mot anglais, qu’on prononce ar i't>-route , et qui veut dire racine à flèche, jKirce que les naturels 1’etnploie.ut pour détruire l’effet des Arrhes empoisonnées) , fécule blanche que l’on extrait de la racine du Muranta aruntlinacea ou intlira, et de quelques autres plantes de la méine famille (relie des Amomées). Cette plante, originaire île* Indes Orientales, est cultivée maintenant à la Jamaïque , à la Guyane , etc. L'Arrow-root est recommandé!! en médecine dans les cas d'irritation du canal intestinal ; ou l'emploie aussi comme nourriture de la première enfance : elle est très- nourrissante.

ARS (d’artui, membre), se dit des quatre membres d’un animal et de l’espace entre l’épaule et la |>oitriue.

ARSCH1N ou arc.iiine. Voy. arciiine.

ARSENAL (par corruption d’arr nu colis . citadelle navale , parce que les premiers arsenaux furent consacrés à la marine ; ou , selon d'antres , de l'arabe darsenna, port de guerre), bâtiment destiné à fabriquer et a conserver les machiucs et les maté-

riaux dont on fait usage à la guerre, sur terre et sur mer. Il y a trois sortes d’arsenaux : pour l’a# tille rie, pour le génie, pour la manne. — L'n A. (V artillerie se compose û' ateliers pour la fabrication ou la réparation des armes, et de magasins, ou sont d* posés et rangés avec art les armes , les bouches a feu, les projectiles, les poudres et artifices. — Un A. du génie eoutieut également des ateliers , où l’on confectionne les outils de pionniers , les voitures , etc. , et des magasins pour les objets confectionnés. — Les A. maritimes , placés sur le bord de la mer, renferment tles chantiers de construction , des ateliers pour la fabrication des cordage*, ancres, voiles , «le» magasins pour les bois et objets fabriqués. — Les principaux arsenaux militaires sont, en franco, ceux de Paris et Viocetities , de Strasbourg , Metz, Lille, Besançon, Perpignan Auxonne, Douai, Grenoble, La Fére, Rennes, Strasbourg et Toulouse, ont, en outre, des arsenaux destinés à la coufcctiou et à l’entretien du matériel de i’artillorie) ; en Angleterre, la Tour do Londres et l’arsenal de NVooIwich, servant aussi pour la marine; eu Autriche , l’arseual de Budwdss; eu Russie, ceux de Kiel , Saint-Pétersbourg, Moscou; en Prusse , ceux de Berlin , Cologne , Neiss. — Les principaux arsenaux maritimes sont , eu France , ceux uc Brest , Toulon , Cherbourg ; en Angleterre . Wuolwieli, Portsmonth , Plyinoutli , Deptford; en Italie, celui de Venise, le plus ancien de tous, construit en 1337 par André de Pisc.

A R SEMATES, sels formés par l’aride arsénique et une base. Plusieurs arséniates s’emploient un médecine, particulièrement VA. de soude (AsO*,2NuO, HO ; c’est nu beau sel blanc , assez soluble

dans l’eau, et de la forme cristalline du phosphate a méine hase. Dissous dans l'eau , il constitue la solution de Pearson , qu'on administre dans les fièvres intermittentes , dans les maladies cutanées et dans plusieurs maladies chroniques. — Les arséniates de chaux [pharmacoiithe ou arsénicite), de cobalt (érythrine), de fer ( sidérétine ), et de plomb [mimé lèse), se rencontrent tout formés dans la nature.

ABSENIG (d'arrhrnicon, nom donné par les Grecs à l’orpiment ou sulfure d’arsenic) , métal qui , a l’état de pureté , est gris d’acier , cassant ^ volatil , sans saveur ni odeur, d’une densité du 5,628, combustible, et qui répand pur le grillage une fuinco blanche d’une odeur alliacée. On douue , dans lu langage vulgaire, le nom «l 'arsénié a la combinaison de ce inétal avec l’oxygène, qui est la forme gotis laquelle il se présente le plus souvent : c’est ce que les chimistes appellent acide arsénieux. Voy. arsemeux.

L’arsenic se rencontre dans la nature sous differentes formes, soit a l’état métallique [A. natif) , soit en combinaison avec le cobalt ( smaltine ou cobalt arsenical), le nickel (nickéline on nickel arsenical) , le soufre (réalgar et orpiment ) , le soufre et le colialt (coïtait gris ) , le soufre et le nickel :disomose ). le soufre et le fer (mispikel), etc. Il est surtout obonilaut, sous ces diverses formes, dans les dépôts métallifères du la Saxe, de la Bohème, de la Hongrie, du Hartz, de la Souabe.

Comme métal, l'arsenic est sans usage; mais il forme de nombreuses combinaisons, remarquables par l’action énergique qu’elle* exercent , aux dose* les plus faibles, sur les êtres organisés. Il existe deux combinaisons de l’arsenic avec l’oxygène : l'acide arsénieux (AsC* ) , vulgaireincut mort aux rats, et l'acide arsénique (AsOVi . Voy. ces mots. — Qwlquesunes des combinaisons de l’arsenic peuvent fournir A la médecine d’utiles médicaments (Vo u. arsenicaux) ; mais trop souvent elles servent à des usages coupables : la plupart des empoisonnements se font, en effet , avec des combinaisons arsenicales.

On reconualt , en général , les combinaisons arsenicales à l’odeur alliacée quelles répandent lorsqu'on eu satqioudru un churbou rouge. Ou

ÀRSE — 10G — ART

peut, dans toute substance , découvrir la présence des plus petites quantités d'arsenic à l’aide de V appareil dit de Marsh. , du nooi d’un chimiste anglais, qui s'eu servit le premier (en 1836) : c’est un simple flacon , où l’on dégage du irai hydrogène, au moyen de zinc et d'acide sulfurique , cl où l’on introduit la substance à examiner. L arsenic se combine, dans ces circonstances , avec le gaz hydrogène ; la combinaison , gazeuse elle-même [hydrogène arséhiqité ou arscniurc tThydroyèue) , s'échappe par l'orifice d’un tube de verre «Allé , fixé dans le bouchon qui ferme le flacon. On allume le jet de gaz. et l’on tient au-dessus de la flamme une soucoupe de porcelaineblanche; si la matière renferme la moindre trace d’arsenic, on voit alors se déposer des taches d'arsenic métallique noires aux endroits où la porcelaine est en contact avec la flamme ; la présence de l’arsenic se reconnaît déjà à la couleur de la flamme, qui, au lieu d’étre d’un jaune pâle comme avec l'hydrogène pur, est alors d'un blanc bleuâtre , et répand des fumées blanches. Ce moyen de découvrir l’arsenic s’emploie dans les ojiérations de médecine légale.

L'arscuic u était pas connu des anciens ; ce que les Grecs et les Arabes nomment ainsi est l’orpiment, l'un des sulfures de ce métal. II parait avoir été connu d«* Paracelse ; mais Br&ndt est le premier qui , en 173.1, l'ait bien étudié.

ARSENIC BLANC. Voy. ARSÉNIEUX (acide).

arsenic natif, arsenic mélalliqne presque pur qu’on rencoutre en masses noires , lamellaires ou bacillaires. dans beaucoup de localités, associé à l'argent sulfuré , au cobalt gris et à la niclélinc. La poudre aux mouches du commerce , appelée aussi, mais fort impropre nient mine de cobalt , est de l’arsenic natif eu poudre, dont on fait un fréquent usage dans les campagnes pour détruire les mouches. On en met un peu avec de l’eau dans une assiette; une petite quantité du métal absorbe l’oxygène de l’air, et se transforme en acide arsénieux, qui se dissout et rend ainsi l’eau vénéneuse.

ARSENIC SULFURÉ JAUNE. VütJ. ORPIMENT

ARSENIC SULFURÉ ROUGE. Voy. RÉU.CaR.

ARSENICAUX, classe de médicaments dont l’arsenic est la base et le principe actif; ils sont d’un emploi fort dangereux. On les administre, particulièrement l’acide arsénieux , dans un grand nombre de maladies cutanées , dans les fièvres rebelles qui résistent au quinquina , dans ('hydrophobie , le rhumatisme aigu , etc. Les médecins indiens passent pour avoir les premiers administré l’acide arsénieux. L’Application des poudres ou pâtes arsenicales sur les cancers ulcérés de la peau remonte à la plus haute antiquité , aussi bien que l’emploi de l’orpiment , associé à la chaux vive comme dépilatoire.

ARSEiNH'.ITE ou pharmacolitiik (du grec pharmacon , poison , et lithos, pierre) , chaux arséniab-e naturelle , se présente en petits cristaux ou en houppes blanches cristallines , le plus souvent accompagnées et colorées en rose par l’arsénîatedo cobalt.

ARSEMDES, nom donné par Rendant à une famille de minéraux dont l’arsenic est le type.

ARSENIEUX (acide) , dit aussi arsenic blanc , arsenic Oxydé , mort aux rats , combinaison de l’arsenic avec l’oxyirène [AsO1], se présente en masses compactes, d’un blanc de lait ou légèrement jaunes, ! ordinairement opaques ; il ressemble , en poudre , è du sucre pilé ; est jhiu soluble dans l’eau , et n’a presque pas de saveur; se réduit en vapeur quand on le Jette sur des charbons ronges , et exhale alors une forte odeur d'ail. Sa dissolution rougit légèrement le tournesol. On obtient l’aride arsénieux comme produit secondaire dans le traitement des mines de cobalt et de nickel de la Saxe et de la Bohême , qui renferment l'arsenic à l’état d’arséniure. Bans certaines localités, notamment h Reichenslein et à Altenherg en Silésie , on le prépare comme pro-

duit principal par le grillage du mlspikcl (combinai >4 >u d’arsenic, de fer et de soufre). L’exploitation de la mine d’AUenberg remonte à plus de 400 ans. L’acide arsénieux est un des corps les plus vénéneux ; il développe sur les tissus animaux des taches rouge? , gangréneuses, les ulcère, et finit par les détruire complètement; les symptômes de l’em* poisoniiement se manifestent ordinairement un quart d’heure après l’introduction de l’acide dans l’estomac ; les victimes succombent, en proie aux douleurs les plus vives. Dioscoride fait. déjà mention de l’action vénéneuse de l’arsenic blanc. C’est alec cette substance que la fameuse Tofana composait , au xvin» siècle, le poison qu’on nommait alors Açua- Tofana Voy. ce mot). — Les plus petites traces d’acide arsénieux peuvent se découvrir à l’aide de V appareil de Marsh ( Voy. arsenic). — La magnésie calcinée et l’hydrate de peroxyde de fer sont les meilleurs antidotes de l’acide arsénieux.

Un emploie l’acide arsénieux pour détruire les souris et les rats : ou l’associe, dans ce cas, avec de la farine et de la graisse; et, pour mieux allécher ces animaux, on ajoute à la pâte quelques semences de fenouil. Les naturalistes font un grand usage de l’acide arsénieux pour préserver de la putréfaction les insectes, la peau des animaux, les oiseaux empaillés et les autres objets de nature animale ; ils 1 associent à une bouillie savonneuse et calcaire, appelée savon de liéecru r. Dans les verreries, on mêle de l’acide arsénieux à la pâte du verra pour la blanchir et la rendre plus fusible. Les teinturiers et les indienneurs s’en servent aussi, mais. Je plus souvent, après l’avoir uni aux bases , et uo- .tamment à la potasse. Entin , on emploie l’acide arsénieux en médecine : il fait la base de diverses poudres ou pâtes arsenicales usitées comme esc&rrotiques, contre le cancer surtout; il entre dans la composition des pilules asiatiques, employées dans l’Inde contre la lèpre tuberculeuse ; des pilules de Tanjore, préconisées pour la guérison de la morsure di s animaux venimeux ; de la poudre de Vlenciz , recommandée contre les lièvres intermittentes, etc.

ARSEN1QUE (acidf.) , combinaison de l’arsenic avec l’oxygène [AsOJ] , d’un blanc de lait cl d’une saveur très-acide : il est très-vénéneux. On l’obtient en faisant bouillir l’acide arsénieux avec de l’eau régale. L’aride arsénique a été découvert par Scheele en 1775. Il se rencontre dans la nature en combinaison avec plusieurs bases. Voy. arsémates.

ARSENITESjScls formés d'ande arsénieux et dP une l»ase. LM. de cuivre entre dans la composition du vert de Scheele , employé en peinture. LM. de /*otasse est un liquide visqueux , incristaJlisable . â<-re et très-vénéueux. C’est le seul arsénite employé on médecine ; il fait la base de la liqueur de Fonder, où il est mélangé avec de l’alcoolat de mélisse. On l'emploie dans le» mêmes cas que l’acide arsénieux.

ARSENIURES , combinaisons de l'arsenic avec un autre métal. Un rencontre dans la nature plusieurs arséniures , notamment IM. de cobalt (cobalt inc ) et IM. de nickel ( nickéline). — LM. n hydrogène ou hydrogène arséniqurj ( As H 5 1 est un gaz excessivement vénéneux , qui se produit lorsque du gax hydrogène se développe en présence d'une comblj naison arsenicale, comme , par exemple, dans Tanjtfireil de Marsh. Il rejwnul une odeur nauséabonde et brûle avec une flamme blanche, en répandant des vapeurs d’aride arsénieux. Le chimiste G*hlm périt en 1815 pour en avoir respiré de très-petites quantités. Ce gaz a été découvert en 1775 par Scheele.

ART (en latin ars, artis, du grec arétè, vertu , puissance J. Tris dans sa plus grande extension , e« mot , qui s’oppose à science pure , exprime tout ensemble des procédés par lesquels l’homme parvient à produire quelque œuvre, soit dans le but d’assurer sa conservation et sou bien-être physique, soit pour

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