A UT
faire naître quelque jouissance intellectuelle ou morale; d'où la graude division des arts en A. utiles ou A. mécaniques y ot A. libéraux.
Les A. mécaniques , qui réclament le travail de la main ou le secours des machines , ont fiour but ou d'exploiter la nature , comme l’agriculture , ou do la transformer , ce qui donne naissance aux arts industriels et manufacturiers, qui se divisent à l’infini selon les procédés qu’ils emploient ou les besoins qu'ils tendent à satisfaire , tels que ceux de nourriture, de vêtement, d’habitation, etc. Voy. cidessous ARTS ET METIERS.
Les .<4. libéraux, fruits de l'imagination , s’adressent ou à f esprit seul, d’où les tic lies- Lettre s ( V . relleslettres; ,ou aux sens en même temps qu'a l’esprit, d’où les Beaux- Arts { V. beaux-arts). Les anciens admettaient 7 arts libéraux, Grammaire, Rhétorique, Philosophie, Arithmétique, Géométrie, Astronomie, et Musique, qu’ils avaient muéinonisês dans ce vers :
Llngua , Tropu*. Ratio, Numrrus. Tonus, Angola* , A«lr*.
art sacré . nom donné par les anciens, surtout dans l’école d'Alexandrie , à la chimie, dont les secrets étaient réservés aux prêtres. Voy. alchimie.
arts , se disait autrefois , dans les universités , des humanités et do la philosophie. Lu Maître h arts était celui qui avait pris lu degré donnant le pouvoir d'enseigner. La Faculté des arts comprenait les régents de l'université chargés d’enseigner les humanités et la philosophie, et tous ceux qui aident obtenu le diplôme de maître és arts.
artsd'agiienent- On nomme ainsi spécialement les arts du Dessin, la Musique, la Danse, etc., considères comme de simples amusements, comme cfts moyens de plaire , d'être agréable. Voi/. chacun de ces mots.
arts et métiers. Ces professions étaient, sous l’ancien régime , partagées en deux grandes classes : celles qui étaient libres et celles qui étaient en jurandes : ces dernières formaient 44 communautés d 'Arts et métiers. Il y avait eu outre 6 corps de marcliands et fabricants , qui étaient : 1° les drapiers merciers; 2° les épicier*; 3° les bonnetiers, lu netiers, chapeliers; 4» les orfèvres, batteurs et tireurs d'or; 5° les fabricants d'études, luthiers, rubaniers; 6» les marchands de vin. — Depuis que la Dévolution a supprimé les maîtrises, les anciens règlements ont disparu; les intentes ont remplacé le droit de maîtrise , en sorte que l'entrée des professions commerciales et industrielles est entièrement libre. Cependant, ces professions sont assujetties à des règlements de police extérieure et de garantie générale. I,a loi de do germinal an XI a posé sur cette matière des régies qui sont uucore en vigueur aujourd'hui.
Les procédés particuliers employés dans les divers arts sont (objet d'une science spéciale , d’origine toute moderne , la Technologie. Voy. ce mot.
Le* arts mécaniques trouvent en France de puissants secours dans diverses institutions , notamment dans les Écoles ri’ Arts et Métiers, le Conservatoire des Arts et Métiers et les Expositions de l’ Industrie. — Les Ecoles d'Arts et Métiers , fondées en 1803 par Chaptal , sont destinées a propauer les connaissances relatives à l'exercice des arts industriels. L'enseignement y est à la fois théorique et pratique. L ùgo fixé pour l’admission des candidats est de 13 ans au moins et de 16 ans au nlus. 11 y eu a 3 en France : À Angers, a Chàluus-sur-Marne, A Aix. — V Ecole des Arts et Manufactures, établissement privé , fondé h Paris en IH‘2!* , est destinée A former des ingénieur* civils , des chefs d'exploitation et d’industrie. — Le Conservatoire des Arts et Métiers , fondé en l'an 111 ( 17Ù5) et situé à Paris, est destiné à recevoir le modèle réduit des machines et instrumenta propre# aux arts mécauiqucs,ctà répandre les connaissance* utile* à l’industrie ( Voy. cokseryatoirx). — Le* Expositions de l'Industrie , dont