‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 89 sur 508 · A HT · texte numérisé non relu

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AKTI

ARTHRITE (du grec arthron. articulation) , in— flammaliou simple des tissus fibreux et séreux des articulations, produite uniquement par uue violence extérieure, telle qu’un coup, une chute, une plaie, une distension , etc. L'Arthrite ( Arthrique traumatique de quelques auteurs) est toujours bornée à I* articulation sur laquelle la cause a directement agi; ce qui la distingue de la goutte et du rhumatisme articulaire , que quelques médecins appellent aussi arthrites , mais qui ocrupeul toujours , soit à la fois , soit successivement , plusieurs articulations. — Ou combat l’arthrite par uue application de sangsues et de topiques émollients on résolutifs.

Ou nomme Arthritique ce qui a rapport aux articulations : aiu&i fou ait : Douleurs arthritiques , Retardes arthritiques , etc.

AKTHROD1E, forme grec du mot articulation .

YotJ. ARTICULATION et ARTHRODIÊES.

AKTHKODIKKS ( du grec arthrôdia , articulation), groupe de la famille des Algues, de l’ordre des Phycées, renferme des végétaux qui ressemblent assez a des Polypiers pour qu'on lie puisse encore décider si uu certain nombre d'entre eux uc sont pas des animaux. M. Bory-Saiut-Viucent a propose d'eu former, sous le nom de Règne psychotl taire, un ligne intermédiaire entre Te régne végétal et le régne animal, (les animaux se composent de simples filaments formés de deux tubes , l'un extérieur et trauspareut , l’autre intérieur, articulé et rempli d’une matière colorante , verte , pourpre ou jaunâtre. Ou les a partages en quatre tribus : les Fragillariées, les Uscilluriècs, les Conjuguées et les Zoo>'urpées. Le groupe des ArUirodiées a pour type ï’Arthrodie, substance végétale réunie en taches verdâtres (lui tluttciit sur lus eaux douces et stagnantes.

AltTHRUSPORÊS, division des Champignons.

ARTHRUSTEME (du grec arthron , articulation , et stéma , étamine), genre de la famille des Mélasloinarées , herbe ou sous-arbrisseau de l’Amérique méridionale , remarquable par l'élégance de scs Ucursion en cultive plusieurs espèces dans nos serres.

ARTICHAUT, en latiu Cinara, genre de la famille des (lom posées, tribu des Cinarées ou Cardons, piaule vivace, a la racine grosse, fibreuse, aux feuilles lancéolées, à la tige droite et rameuse, surmontée d’un calice grand , évasé , forme d’écaillc* superposées et charnues, qui constituent une espèce de {tomme ; l’intérieur est garni de poils appelés foin. C’est cette poinuic, nommée elle-même artichaut, que l’on mange dans 1 espèce cultivée, le Ci aura scolymus. Les variétés les {ibis estimées sont : 1" IM. vert uu commun, auquel se rapportent les sous-variétés dites de Imou et A. camus ou de Bretagne ; 2U VA* violet , plus allongé ; 3° IM. rouge, plus petit que les précédents; lu IM. blanc , dont la culture est la plus délicate. — L'artichaut craiut les gelées des pays septentrionaux; comme il a de grosses et longues racines, il lui faut une terre profonde et meuble. Un le multiplie de graines et <i œilletons.

L'artichaut est originaire d’Ethiopie; il se servait sur les tables des Grecs et des Romains.

Quant à l'étymologie du mot, les uns la tirent des mots celtiques art, épine, et chaulx , choux ; d'autres, du mol grec artutikè , qu’on trouve dans Trailieu, et qui {virait n’ètre qu’un mot arabe gréciflé.

Un nomme vulgairement A. d'hiver, le topiuambour; A. des Indes , la patate; A. sauvage , la joubarbe.

ARTICLE [d’articulus , petit membre, jointure). On appelle ainsi, en Anatomie, toute articulation mobile. Un emploie plus généralement le mot générique d'articulation ; cependant , en Chirurgie , on dit encore amputation dans l’article, pour désiguer celle que l’on pratique en coupant uu membre à f endroit où il se joint au corps. — En Zoologie , on donne ce nom aux pièces mobiles des antennes, des palpes

et des tarsesdes animaux articulés. — Eu Botanique, on nomme articles les espaces compris entre deux nœuds , dans les Brûles , les Algues , etc.

En Grammaire ,on appelle Article une espèce de mots sur laquelle les grammairiens sont loin d’étre d'accord. L’Académie se borne adiré que c'est celle des juirties du discours qui précède ordinairement le substitutif. Les anciens grammairiens , Régnier, Desmarais , Restant , et , d’apres eux , Lhomond , disent que c’est une particule ajoutée à un nom pour en marquer le genre et le nombre, comme s'il ne fallait pas , au contraire, connaître le genre et le nombre d'un nom avaut de savoir quel article employer. Dutnarsais et Condillac ont reconuu les premiers chez nous que l’article sert à modifier les substantifs et à indiquer quelle est V étendue de leur signification. Un complétera cette définition en ajoutant , avec M. Tburot , que V article sert , avant tout, à substnntifier le mot qu'il précède, c.-à-d. à faire savoir que ce mot est pris comme exprimant uue substance et non une simple al«traction. — L’article n’est îwnnt une partie essentielle du discours ; ce n'est qn une esjièce d 'udjectif dé tennin&tif. Plusieurs langues, le latin , le persan , n'ont pas d’article. Dans celles qui le {«issedeht, il contribue puissamment a la clarté. — Un distingue deux sortes d’articles : IM. indéfini . un, une. des , qui désigne un être en le présentant comme inc'.uuu ou comme indéterminé; IM. défini, le, la, les , qui désigne un être comme déjà connu , et qui , selon les circonstances , annonce qu’il doit être pria dans toute son étendue ou dans une partie déterminée de $ou étendue. Plusieurs grammairiens modernes suppriment l’article indéfini, prétendant qu’il n’est jamais qu'un nom de nombre.

ARTICULATION (darticulus , jointure), assemblage et mode d uuiou de deux os, qti’ils soient ou non mobiles l'un sur l'autre. Les articulations se distinguent eu mobiles {d i art h rose s) , immobiles ( synar throses), et mixtes (amphiarthroses). — Sous le non» de diarthrose , on comprend : 1° l 'enarthrose , articulation d’une tète saillante dans une cavité, comme ht tête du fémur dans la cavité cotyloidv ;2° le ginglyme , qui ii 'a de mouvement qu'en deux sens opposés et que fou distingue en ginglyme latéral, ne permettant qu'un mouvement de rotation , comme celui de l'atlas sur l'apophyse odontoïde, et ginglyme angulaire, ne possédant qu’un mouvement d’un seul côté, comme celui du coude; 3» Yarthmtlie t articulation où la envilé est peu profonde , comme l'articulation temporo-mnxillaire ; 4° Y articulât ion serrée, à surfaces presque planes , comme celle dos os du , carpe. — La synarthrose comprend : 1° la suture, qui i a lien par etiorenage , .comme celle des os du crâne ;

! 2° Y harmonie . simple juxtaposition dos surfaces,

| comme celle des os maxillaires supérieurs ; H» lu gomphosc, ou implantation d’une éminence dans une cavité, {kir exemple , celle des dents dans leurs | alvéoles; 4° la schitulylcse, implantation d'une laine i osseuse daus une rainure , comme celle du voiut-r | daus la rainure sphénoïdale. — L' a m phi arthrose u | lieu par l'intermédiaire dîme sutatanre cartilagineuse douée d’une certaine flexibilité : telle est celle des vertèbres. — En général , on nomme symphyse ; les divers moyens d'union des os. Ou ap|>rllc synchondrose , celle qui a lieu au moyen' de cartilages ;

| syssarcose , celle qui a lieu au moyen de muscles;

| synéerose, celle qui a lieu au moyen de membranes, ! et syndesmosc , celle qui s'elTertuc {tardes ligaments. Un nomme fausse articulation relie qui s'établit « litre les deux fragments d’une fracture ou entre les parties en contact dans une luxation : dans le l*r cas, l'articulation est dite sumwnirai ce, et dans ln 2«, supplémentaire. — Les articulations sont sujette:; . à une foule de maladies, telles que plaies, entorses, \ diastases, luxatious, ankylosés, carie, rhumulisme ar-

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