AS1L
ASIM
rieurs espèces se cultivent comme plantes d'agrément. ISA. de Syrie, indigène de l'Asie, porte les noms de Plante à suie, Apocyn à ouate soyeuse. Coton souvaye, parce que ses fruits, eu forme du gousses allongées, sont remplis de graiues surmontées d’aigrettes nombreuses d'une grande finesse, tenant à la fois de la soie et du colon. On s’en sert pour ouater les vêtements» garnir les matelas, coussins et meubles, fabriquer des couvertures. Cette plante est cultivée en grand aux Etats-Unis et eu Silésie, pii elle remplace le chanvre.
ASCLEI’LVDE .vKRsj , ver» lyrique des anciens , ainsi nomme du poète Asrlrpiade, -ou inventeur. Il se compose de douze syllabes, que l'on peut scander de deux manières : un spondée, deux clioriambo* et un ïambe; ou bieu, un spondée, un dactyle et une césure, puis deux dactyles. Toute la première ode d'Horace est eu vers aselépiades :
Mêr.r i im | Mît» rt i glMi .
oi 7- [ ni* I » | Th | Mlli | réglbd»
ASCLEPLVDEES, grande section de la famille des Apocynée*, renferme des plantes a suc laiteux et corrosif , frutescentes ou herbacées , garnies de feuilles simples et entières, de fleurs a un seul pétale, disposées en ombelles, et de fruits composés de deux follicules oblongs , contenant des semence» garnie* d’une aigr- tte soyeuse. M. It. Brown en a fait une famille, qu'il subdivise eu sis tribus : Aalèpiadves vraies, Céropégiées. Gonolohécs, Orypétutces, Périploeées et Secamonces. Le» Asclépiadée» vraies renferment le» genre» Asclépios, < Jtaria , Cynuneftttm, VincetoTicuM (Dompte-venin), etc.
A SELLE, crustacé. Voy. asellide.
ASELL1DES du latin asetlus, petit âne, sans doute parce que la forme aplatie de leur do» permet de le» charger de petits fardeaux), famille de Crustacés isopodes, renfermant des animaux assez semblables aux cloportes, et nommés aselles. Ils ont un corps oblong , déprimé , et une queue d’un seul article fort grand et arrondi , portant deux appendices fourchus, composés d’une tige déliée, cylindrique. LM. r u! y aire est Irés-cotnimiu en France, dans le» eaux douees et stagnantes. Sa couleur est cendrée; sa longueur de 13 a 15 inillim. sur une largeur de 4 a 6.
ASILE (du grec usyton, dérivé d’n priv., et de sulaô, piller, forcer : qui ne peut élit* forcé, inviolable j, lieu de refuge et do sûreté pour les criminel» , d'où il n’était pas permis de fis arracher. Chez les anciens, les temples, les statues des dieux, le* tombeaux, les autels, jouissaient du droit d'asile; toutefois, ce droit ne fut pas toujours respecté : ainsi , les Lnccdémouiens arrachèrent Pausanias du temple de Minerve. — Cette coutume passa du paganisme au christianisme. Au moyen âge, les églises, puis tout ce qui faisait partie du domaine ecclésiastique, furent des asiles; ce droit, introduit sous Constantin, avait encore été étendu, par un décret de Théodose le Jeune, en 43 1, et plus tard , par le concile de Tolède. Les plus célèbres asiles, au moyen âge, (Virent, en France , les églises de Notre-Dame de Paris et de St-Martin de Tour»; en Angleterre, Beverley. Le droit d'asile ayant donné lieu à de graves abus par l’impunité qu’il assurait aux criminels, le pouvoir temporel travailla constamment a le restreindre : Louis XII supprima plusieurs asiles dès 1500, et François Ie», en 1539, abolit le droit d'asile en Franco. Cependant, jusqu'en 1780, ce droit se maintint à Paris pour la maison royale et jiour l’hôtel du grand prieur de Malte ( le Temple). Le droit d’asile n'existe plus aujourd'hui en Europe que pour les hôtels des ambassadeurs et autres ministres ou agents politique* a l’étranger : U s’étend à toutes les personnes attachées à leur service ; mais ce droit ne va pas jusqu'à couvrir les criminels indigènes, pour lesquels l'extradition est autorisée par les traités*
Le nom d 'asile est consacré aujourd’hui à dénommer de* établissements spéciaux de bienfaisance qui servent de retraite à des infirmes, des vieillards, notamment Y Asile de la Providence , X Montmartre, f. en 1 801 pour les vieillards ou infirmes des deux sexes parM. et M®* Micaull de Vieuvillc. Soixante personnes y sont logées, nourries et soignées.
asile (salles n*) , établissements destinés à recueillir et à mettre à l'abri de l’abandon les enfant* en bas âge auxquels des parents pauvres et travaillant eu journée ne sauraient donner les soins et la surveillance nécessaires : on le* a nommés un moment en 184* Ecoles maternelles. On y reçoit les enfants de 2 à 6 ans ; on leur donne les premier* principe* de l’éducation, et on leur fait faire certains exercices proportionnés à leur Age et propre* a les distraire on à les instruire. La direction de chaque i^ile est généralement confiée à des femmes , laïques ou religieuses, quelquefois à un ménage. — La création de ces utiles établissement* appartient à une Française, M“c Pastoral, qui, émue 4e pitié à la vue d’enfants abandonnés, fonda en 1801. à ses frais, la première salle d'asile à Paris rue Miromesnil . Déjà , cependant, quelque chose d’analogue avait été tenté dau* les Vosges, au Ban de la Roche, par le pasteur Fr. Obcrliti. Peu encouragées en France, les salles d'asile furent mieux accueillies à Genève , d’où elles se répandirent par toute la Suisse, puis en Angleterre; c’est de là qu'elle* nous revinrent avec quelques perfectionnements. M. Cœhin établit en 1828 un asile modèle dans le 12e arrondissement de Paris (nie $t-Hippulyte).Ge n'est cependant que beaucoup plus tard que les salles d'asile furent élevées au rang d’une institution publique : elles furent organisées par une ordonnance du 2*2 déc. 1837, rendue sur la proposition de M. de Salvandy, alors grand niait r>: de l’Université. Enfin, elles ont pris place dans la loi du 15 mars 1850 (art. 57-59) , qui a constitué renseignement à tous se* degrés. Aujourd’hui, il existe de* salles d'asile dans presque toute* les localités de quelque importance ; des comités locaux, des inspectrices bénévoles, sout chargés de les surveiller; en outre, une inspection générale a été créée pour donner à tous les établissements une direction commune ; des examens ont été établis pour l'admission de* directrices d’asile ; une École normale a été fondée pour former des directrices; des ouvrages de genres divers (recueils d’images, syllabaires, petites histoires, chants), dus, pour la plupart, a Mme Chevrvau- Lemercicr, déléguée générale pour l'iuspectio^, ont élé composé» et appropriés aux besoins de la première enfance.— On peut consulter avec fruit le Manuel des salles d’asile de M. ('or.hin: le Guide des salles d'n site de M. Jubé «le la Perre Ile ; Y Essai sur 1‘ inspiration générale des salles d' asile de M®* Chevreau- Lemcrrier; les Conseils et Y Enseignement pratique de Mm® Pape-Carpaiitier.
AS1LÏQUES (du latin asilus, nom du genre type)» tribu d'insectes de la famille des Tanystomes, ordre des Diptères : télé déprimée, trompe peu saillante, palpes petites, face barbue, yeux distants. Les asi- Uques sont des insecte* carnassiers et très-voraces. Ils saisissent au vol d’autres inscetcs, les tuent eu le* piquant avec une des pièces, dure et aiguë, tic leur suçoir, et les sucent ensuite. Les grandes cs-
Ilèces, comme les taons, tourmentent beaucoup les >cstiaux sur la fin de l’été. Cette tribu a pour type le genre Asile , à lèvre supérieure tronquée obliquement, à abdomen allongé, pointu, et dont le vol rapide est accompagné d’un bourdonnement assez fort . LM. frelon et IM. cendré se rencontrent souvent dan* les lieux sec», à terre ou sur les troncs d'arbres.
ASIM1NA, ASUOUtEE, genre de la famille de» Auonacées , compost* d'arbustes et d’arbrisseaux commuas à la Louisiane, dont l’écorce et les feuilles exhalent une odeur fétide lorsqu’on les broie t et
ioogl
ized b
ASP 11
dont les fruits, nommés asimines , sont alimentaires, quoique peusavoureux. Plusieurs se cultivent, même en France, comme arbustes d’ornement.
ASIPHONOBRAN’CHES (du izrec asipMn , privé de siphon, et branchin , branchies), 2* ordre des Mollusques paracéphalophores dioiques de Blainville. Ce sont ceux qui n'ont pas au-dessus de la tôle, comme les siphonobranches, un canal formé par le manteau et destiné à porter l’eau sur les branchies. Ils correspondent à peu près à la famille des Trochoïdes de l’ordre dés Pec.tinibranches de Cuvier.
ASPARAGINE, principe chimique azoté, cristallisant en prismes droits a base rhomboldalc , incolore, sans odeur, d’une saveur fraîche, et contenant G*H\N*0* +«7. U a été découvert en 1805 dans les asperges par Yauquelin et Robiquet ; on l’a rencontré depuis dans la racine de guimauve (où il a pris le nom <i'al théine) , la belladone, les betteraves, la grande consoude, etc.
ASPARAGLNÊES (du latin asparagus , nom du genre qui en est le type) , famille de plantes monocotylédones à étamines périgynes , de Jussieu, composée de plantes vivaces, herbacées eu sous-frutescentes ; fleurs accompagné*** de spathes , calice péLaloide à 6 divisions, 0 étamines alternant avec res divisions, ovaire supère à un ou plusieurs styles ; fruit formant une baie ou une capsule. — Les Asparairmées de Jussieu ont été démembrées par les botanistes modernes. Plusieurs genres ont été réunis aux Asphodèles, d’autres aux Smilarées,et le reste, sous le nom d'Asparagées, forme actuellement pue simple tribu de la famille des Liliacées. Celte tribu renferme les genres Asparagus (asperge ï , Dpacœna , Cordyline, Diane lie y Œ 'aéra et Tact sia.
ASPARTIQUE (acide), acide organique, cristallisé en feuillets blancs, et qu’on obtient par la métamorphose de l’asparagine. Il renferme C*ll‘.NOT, HO.
ASPECT. On nomme ainsi, en Astronomie, la situation des astres les uns par rapport aux autres. L'aspect prend le nom de conjonction quand l’angle de deux planètes est de 0° ; il est sertit quand il est de ÜO° ; quartil , de 90°; tri ne rde 120° ; il s’appelle opposition quand cet angle est de 180°. Les astrologues faisaient de ces divers aspects les fondements de leurs prédictions, et distinguaient les A. bénins ou de bou augure, et les A. malfaisants.
ASPERGE (du grec asjKtragns, asperge), genre type de la famille des Asparagiuécs, plante vivace, feuilles en général petites et sébacées, fleurs petites et jaunâtres , calice tubuleux ou subcampaniforme , ovaire à trois loges contenant chacune deux ovules , baies globuleuses , presque sphériques. L’espèce la plus utile est VA. officinale, dont les jeunes pousses , ou turions , «ont un mets très-recherché. L’asperge aime un sol léger et substantiel. Comme la racine de l’asperge tend toujouis à se rapprocher de la surface de la terre , on la plante dans des fossés séparés par des ados, et chaque année on la recouvre de terre pour qu’elle prenne du corps. A la troisième année , on commence à couper les plus grosses pousses pour les manger. Les tiges qu'on laisse monter sont hautes de 80 centim. à 1 mètre. Leurs feuilles linéaires leur donnent l’apparence des arbres verts, et leurs fleurs verdâtres font place à de petits fruits rouges de brique, un peu plus gros que la groseille. O11 mulliplie les asperges soit par semis, soit par griffes ou pieds que l’on repique. Tout le monde sait que l'asperge communique aux urines une odeur fétide : quelques gouttes de térélientlùne la changent promptemeuten odeur de violette.
En Médecine, la raciue d’asperge est recommandée comine apériUve et diurétique. Ses jeunes poussa exercent une action sédative sur la circulation et particulièrement sur les mouvements du cœur. On en prépare un sirop connu sous le nom de sirop de pointes d’asjfcrgcs
ASP£RIFOLIÉES(d’<uper, rude, et /o/ium, feuille, a cause des aspérités dont les feuilles sont couvertes), nom sous lequel Linné désignait les plantes appelées plus tard Borraginées. Ce nom a été couservé pour un sous-ordre de cette famille, divisé en deux tribus, les Ehrétiées et les Borraginées vraies.
ASPEBULE (en latin asjterula, diminutif d'as/>er, rude), genre de la famille desRubiaeéos, renfermant • les plantes herbacées , utiles et agréables it la fois. L'A. rubéole donne par sa racine une couleur rouge aussi belle que celle de la garance. Elle se trouve dans les terres en friche; on la nomme Herbe à Tesquinancie , parce que ses infusions guérissent celle maladie. L'A. bleue fournit aussi une bonne couleur pour la teinture. LM. odorante, dite aussi Heine ou Muguet des bois , aux fleurs blanches , répand une odeur douce et agréable ; ou la trouve dans les bois humides. On la prend en infusion théifonne ; mêlée au vin, elle lui donne un goût agréable.
ASPHALTE (du grec asphattos , bitume), dit aussi Bitume de Judée , Poix minérale scoraciée, Karabé de Sodome et Baume de momie, bitume solide, d’un noir brillant, dur et cassant comme la résine, mais insoluble dans l’alcool, et fusible à plus de 100°. Son nom lui vient du lac Àsphaltite ( Mer Morte), en Syrie, sur les eaux duquel U surnage et où on le recueille do temps Immémorial. Les Egyptiens s’en servaient pour les embaumements (d’où le nom de Baume de momie ) ; les Babyloniens en enduisaient les briques dont Us construisaient leurs édifices; les Romains recouvraient d'une couche léère d’asphalte les statues qu’ils voulaient préserver es injures de l’air ; les modernes le font entrer dans la composition de certains vernis.
Dans le commerce , on étend le nom d 'Asphalte à une autre espece de bitume, le Bitume g lutineux ou Pétrole tenace ( malthe et pissasphallc des minéralogistes), substance molle, glutineusc, durcissant par le froid, se ramollissant par la chaleur. Cette espèce d'asphalte est très-abondante en Europe et en Asie, notamment en France, en Suisse (à Neufchàtel), eu Bavière, en Hongrie, en Galicie ; la France possède pfusieurs localités où il découle, soit du calcaire, soit de l’argile, soit du grès, soit aussi de quelques roches volcaniques : à Gabian (Hérault) , à Sevuel , près du Rhône (Ain), au Puy-de-la-Pége , prés de Clermont (Puy-de-Dôme), etc. Ce bitume sert à enduire les cordages et les bois qui doivent servir dans l’eau , à goudronner les toiles , à préserver de l'humidité les plâtres et les constructions en maçonnerie ; mêlé avec le sable , il acquiert une grande consistance et sert à faire des enduits pour recouvrir les terrasses , les trottoirs et môme les routes ; il remplace avec économie les tuiles et le zinc pour la couverture des bâtiment? ; enfin , il entre dans la composition des vernis noirs et même de la cire à racheter.
ASPHODELE (du grec asphodélos , sorte de lis), genre type de la famille des Asphodélécs ; plante herbacée et vivace , à racine fasciculée , à tige gracieuse et élancée , donnant de belles fleurs en grappes, tantôt jaunes, tantôt blanches, à 6 étamines insérées à la base des pétales, et dont les filets dilatés forment une sorte de voûte qui recouvre l’ovaire. VA. jaune, vulgairement appelé Bdton de Jacob , et VA. rameux , ou Bdton royal, à fleurs blanches marquées de lignes roussâtres , sont les espèces les plus recherchées pour l’ornement des parterres. I/asphodèle est commun en Grèce, en Italie et en France > ses tubefrules offrent aux bestiaux une nourriture saine ; on en extrait de l’alcool ; le bulbe a été employé contre la gale. — Chez les anciens , l’Asphodèle était une plante sacrée qu’on entretenait autour des tombeaux comme le mets le plus agréable aux morts. EUo était aussi, selon Théophraste, le gage desamours.
ASPUoDKLF.ES, famille de plantes monorotylô-
ASP!
ASPK
loues à étamines périgynes, de Jussieu , ayant pour type l'Asphodèle , est réunie aujourd'hui par la plul»art des botanistes à celle des Liliarées , dont elle ne se distingue guère que par son port, sa racine libreuse, ses feuilles linéaires et ses fleurs en grappes simples ou ramifiées. Genres principaux : Asphodèle, Museari , Hyacinthe, Scille , Ornithoyalle , Ail , Hémérocalle.
ASPHYXIE (en grec asphyxia , d’a privatif, et sphyxis , pouls : privation du pouls ) , état de mort apjarente, provenant primitivement de la vusjiension des phénomènes respiratoires , et amenant par suite celle des fonctions cérébrales, de la circulation, ainsi que des autres fonctions, enfin la mort réelle. Un distingue : A. par submersion, celle des noyés; A. par strangulation ou par suffocation ; A . par des y as non respirahles (gaz azote, hydrogène, protoxyde d'azote, oxyde de carbone, air atmosphérique non renouvelé, hydrogène carlioné ) ; A. par des yat délétères ( vulgairement plomb des fosses d'aisances , méphitisme) , tels que la vapeur de charbon , celle des cuves de raisin et des liquides en fermentât iou , les gaz îles marais ou des mines de charbon de terre ; A . patla foudre, parle froid ; enfin, A. des nouveau-nés. — Hans cet état, la mort est le résultat de la non-conversion du sang veineux en sang artériel , le premier exerçant sur les organes une action stupéfiante. Pour combattre l'asphyxie , il faut éloigner d'abord les causes du mal ; exposer lu malade à l’air libre , le dépouiller de ses vêtements; réveiller l’action des poumons par des odeurs fortes, y insuffler de l'air; administrer, s'il ae peut , de l’eau vinaigrée , des lavements irritants , des frictions sèches ou aromatiques, des aspersions froides; on pratiquera, selon que l’exigeront les circonstances, une saignée du bras , du pied ou de la jugulaire ; l’électricité et le galvanisme ont souvent réussi. Au reste , le succès dépend surtout de la prompte application du remède. Une Instruction rédigée par ordre de l'Administration , approuvée par le Conseil de salubrité le 19 juin 1835, et affichée dans chaque corps de garde, indique les secours à donner aux noyés et asphyxiés; en outre , une boite de secours doit être déposée dans les mêmes lieux.
ASPIC (du grec asjiis, tiré lui-même de spidxA, distendre), nom qui a servi, chez les anciens, à désigner plusieurs sortes de serpents, principalement la Vipère haie, ou A. de Cléopâtre, qui possède, en effet, la faculté de distendre et de confier son cou. Cette espece se trouve en Egypte. Elle lire son nom de ce que la reine Cléopâtre, craignant de servir au triomphe d’Auguste après la bataille d'Actium , s’en fit apporter une dans uno corbeille de figues, et se fit piquer par elle au sein. La morsure de cette | vipère, quoique promptement mortelle, passait pour ne causer aucune douleur. Galien rapporte qu’à Alexandrie, pour abréger le supplice des criminels, on les faisait piquer à la poitrine par cet aspic. Aujourd’hui les jongleurs savent , en lui pressant la nuque avec le doigt, le faire tomber dans une sorte de catalepsie qui le rend immobile et roide comme un bâton. — Les modernes ont, comme les anciens, appliqué le nom d’aspic, à des espèces fort différentes : ainsi, l’on a VA. de Lacépède ( Vipera o>:ellata) , et VA. de Linné ( Coluber aspis) . Toutefois, c'est à cette dernière, qui n’est qn'une variété de la vipere com mune ( ripera berus ), que l’on conserve plus spécialement le nom d’azptc. On la connaît même sous ■ce nom dans les campagnes. Elle est brune ou roussâtre,et porte sur le dos une double rangée de tanches noires transversales qui toutes ensemble forment une bande ployée en xigzasr. On trouve cet aspic dans la forêt de Fontainebleau et même aux environs de Paris. Sa morsure passe pour plus dangereuse que celle de la vipère grise. Voy. vipere. |
aspic, en Botanique, est le nom vulgaire d'une
I espèce de Lavande i Lava tul ul a spica). — h’ huile d' Aspic est une substance liquide , volatile , trancpa- 1 rente, aromatique, et de saveur Acre, que l'on obtient par la distillation des fleurs de selle lavande. Elle est employée en médecine et dans l’art vétérinaire; elle sert aussi pour la préparation de certains vernis. Elle est très-inflammable et dissout très-bien la sandaraque; ce qui permet de reconnaître la fraude, lorsque celle huile est falsifiée. l<es fiée heurs en recouvrent l’appât de leurs I innés pour faire mordre le poisson.
aspic, dans l'Art culinaire, est le nom d’une espece d’entrée qui se compose de filets de volaille , do gibier ou de poisson , renfermés avec des truffes , des crêtes , des œufs durs et des tranches de cornichons, dans une masse de gelée translucide , a laquelle on donne une forme élégante au moyeu d’un moule.
ASPICARPA (du grec aspis, écusson, et carpos, fruit), genre de la famille des Malpighiarécs , curieux en ce qu’il porte deux sortes de fleurs : les unes normales, disposées par quatre , en ombelles, sur de Joncs pédoncules, et formées d’un calice quin- | queparti , avant 2 glandes a sa ba«e , d’une corolle à j 5 pétales , de 5 étamines , de 3 ovaires et d’un style; i les autres anormales , très-petites, verdâtres, pres- ! que scssiles, situées à faisselle des feuilles, et formées d’un calice qui est aussi quinqué parti , mais sans glandes, sans corolle, et avec 2 ovaires sans style. Le nom d’Aspicarpu est tiré de la forme des fruits, qui a quelque analogie avec celle d’un écusson : ce sont des carpelles indéhiscents garnit de trois crêtes, nne au milieu et deux sur les côtés. Les deux I espèces que l’on connaît sont deux sous-arbrisseaux du Mexique ; on les cultive dans nos serres.
ASPIDIÉES (du grec aspis , bouclier, et eidot, forme), tribu de 1a famille des Fougères, section des Polypodiacées, distinguée à Se» groupes de capsules arrondies ou ovales, recouverles d’un tégument ré ni forme et situées sur les nervures ou à leur extrémi té. Cette tribu a pour type le genre Aspidie, où j se trouve la Fougère femelle , commune dans tous nos bois. Elle comprend de plus les genres Polystichum et Kephradium.
ASPlDOPHOKE (du grec aspis, bouclier, et phoros, porteur), ireure de la famille des Peroouies, poisson des mers du Nord qui a les joues et tout le corps cuirassé (d'où son nom). Lue petite espèce d’aspidophorea s'avance jusque dans la Manche, où elle e*l asdi abondante.
ASPIRANT DE MARINE, nom donné an com- 1 menrement de la Révolution à un otflciur placé im- 1 médiatement au -dessous de l'enseigne ; on le nommait auparavant garde-marine. Le titre d’aspirant fut remplacé sous l'Empire par celui de sous- lieutenant de marine . et sous la Restauration par celui d’élève de marine: il a été depuis rétabli ; on distingue des aspirants ou élèves de D* et de 2e classe,
ASPLEN1 AGEES ( à'asplenium , nom du genre type), tribu de la famdle des Fougères, section des Polypodiacées, caractérisée par ses groupes de capsules linéaires, situées le long des nervures seeondaires, et par le tégument qui les recouvre , inséré j aux nervures d’un côté et libre de l’autre. Le genre Asplénie renferme le Polytric de» murs humides , que l’on emploie pour remplacer la capillaire , et la Rhizophylle des Etats-Unis, dont les frondes simples et lancéolées se terminent par un appendice linéaire qui s'enfonce en terre et y prend racine. Les autres genres sont la Scolopendre et le Blechna.
ASPRE , monnaie de compte de Turquie, doot 80, 100 ou 120 font, selon les temps et les pays, 40 paras ou une piastre de 2 francs, la valeur de l’aspre ayant varié par suite de l’altération des monnaies. L’aspre de Turquie et de Tunis ne vaut que 2 cent, 112 ; l'aspre d’Alger vaut moins d’un centime.
ASPREDE, genre de poissons de la famille des Silures de Cuvier, sc distingue par l'aplati s&emcut