ASSE
de la tâte , qui est énorme en proportion du corps, i On lo trouve «irrtout dans les fleuves de l'Inde.
ASSA FOET1DA (du persan osa, résine, et du I latin fietida , fétide ),, gomme-résine qui découle de la piaule appelée Ferma as sa fietida, a une saveur et une odeur fétides, analogues a celles de l'ail, dues particuliérement à une huile essentielle sulfurée. Elle croit dans la Perse et dans l'Iudoustan. On l’exporte du golfe Pendqne à Bombay et à Calcutta » d’où çn l’expédie en Europe. Elle arrive en masses irrégulières, emballées dans des nattes, en barils ou en caisses; cette dernière forme est celle qui contient la meilleure qualité. Elle s’emploie en médecine, le plus souvent sous forme de pilules ou de teinture, comme antispasmodique et comme excitant. Les Asiatiques aiment son odeur et sa saveur et s'en servent comme assaisonnement; aussi, tandis que les Européens appellent Passa stercus diaboli, ceux-là la nomment délices des dieux , et en assaisonnent presque tous leurs aliments.
ASSAISONNEMENTS (de saison % parce que autrefois on disait , en Agriculture , assaisonner la terre pour la préparer et la fumer selon les saisons), substances destinées a relever la saveur des aliments, et a faciliter la digestion. Les assaisonnements peuvent être empruntés aux trois régnes de la nature : au régné minéral (sel, nitre); au règne végétal (vinaigre, acide citrique , caunclle, muscade, girofle, gingembre , ail , oignon, estragon, poivre, piment, vanille, sucre, huile, champignon, truffé, etc.) ; plus rarement .lu régne animal (graisse, beurre, lait, fromage, miel, saumure, etc. . — L’usage des assaisonnements parait indispensable à l’homme; on le trouve partout ; mais l’abus peut nuire, en excitant un appétit factice et en introduisant dans l'économie des principes âcres et malfaisants.
ASSASSINAT (de l’arabe hassas, malfaiteur, ou do hachichin , surnom donné à une secte d’Ismaéliens qui s’enivraient avec le hachich , et qui , sur l’ordre du Vieux do la Montagne , commirent des meurtres fameux) . Notre Code pénal (art. 2%j qualilic assassinat tout meurtre commis avec préméditation ou de guet-apens. Tout individu coupable d’assassinat est puni de mort (art. 302), sauf le cas de circonstances atténuantes introduit plus tard dans la législation. La menace d’assassinat, avec ordre de remplir certaines conditions, entraîne la peine des travaux forcés à temps, si cette menace est faite par écrit; elle est punie d’un emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d’une amende de 25 à 300 fr. , si elle a été purement verbale (art. 305 , 307, etc.}. Les complices sont punis comme les auteurs.
ASSAUT (pour assault , à' as saillir) , attaque vive et violente laite à une place assiégée, au moyen d’une brèche pratiquée par la sape ou par le canon : c'est l'acte final d’un siège. On eu distingue trois sortes : VA . des ouvrages extérieurs , qui se donne le plus souvent par surprise et la nuit; VA. du corps de la place , qui n’a li n qu’aprés que les ouvrages extérieurs ont été emportés, et qui se livre à la brèche d’un bastion ; VA. général, dirigé à la fois contre plusieurs bastious. Parmi les assauts célébrés, on cite , au dernier siècle, ceux de Borg-op-Zoom et de Port-Mahon ; dans celui-ci, ceux de Girone, Saragosse, Constantinc par les Français, de Scringapatam, de Saint-Sébastien, de Bodajox par les Anglais.
assaut d’armes, combat simulé entre deux personnes : on se sert de fleurets mouchetés; on se couvre la figure d’un masque et la poitrine d’un plastron.
ASSEMBLEES politiques. Ces assemblées remontent à l’origine des sociétés , et sc trouvent cbex tous les peuples qui ont joui de quelque liberté : chez les Hébreux , chez les premiers Egyptiens , chez les Grecs, surtout à Sparte, où les affaires, examinées d’abord par le sénat, étaient ensuite soumises à l'approbation du peuple ; et , à Athènes ,
où , depuis Solon , tout se décidait sur la place publique; chez les Romains, où ces assemblées, tenues au Forum , prirent le nom de comices, et on elles subsistèrent jusqu'à la chute de la république; chez les Germains et les Francs, où elles sont connues sous les coins de malts , champs-de-tnars, champsde-mai ; chez les Anglo-Saxons, qui les appelaient wittenagemot ; dans les cantons suisses , depuis leur affranchissement, etc. Un les voit abolir a mesure que la féodalité et le pouvoir absolu font des progrès. Toutefois , elles reparaissent dans les temps modernes, mais sons une nouvelle forme, plus compatible avec l’accroissement dos populations, sous la foi me de colleges électoraux et d’assemblées représentatives ; telles sont, en Espagne, les antiques Cortès; en Angleterre et dans les autres gouvernements constitutionnels, les Chambres législatives ; en France , les États provinciaux et les États généraux de France, les Assemblées de notables , VA. constituante , \‘A. législative , la Convention, les doux Conseils qui lui succédèrent, le Corps législatif, les Chambres de la Restauration, les nouvelles A. constituante et législative de la république de 1818 (Pour Historique de ces diverses assemblées, Voy. notre Dict. univ. d'Hist. et de Géogr.). — On a vu reparaître en France des assemblées universelles, mais pour certains actes seulement, comme élections ou sanction de quelques grandes mesures : telles étalent les Assemblées primaires, créées par la constitution de 17111, et celles auxquelles furent soumises la nomination du consul à vie et celle de l'empereur; telles sont encore les Assemblées électorales convoquées depuis 1848, soit pour élire les représentants, soit pour nommer le président de la République et l’empereur Napoléon 111.
assemblées du CLERGÉ. Sous l’ancienne monarchie, il sc tenait régulièrement en France des Assemblées du clergé, que l'on distinguait en A. ordinaires et extraordinaires. Les .4. ordinaires étaient elles-mêmes grandes ou petites, et se tenaient alternativement de 5 en 5 ans. Les grandes assemblées du clergé étaient composées de quatre députés de chaque province ecclésiastique ; deux étaient du premier ordre, archevêques ou évêques, et deux du second ordre, abbés ou prieurs, etc.; leur objet était de renouveler avec le roi le contrat des décimes ordinaires , et d'accorder au roi quelque secours extraordinaire. Les peiites assemblées sc composaient de deux députés seulement de chaque province, qui étaient chargés d’examiner les comptes du receveur général du clergé , et de faire un présent au roi. Dans les A. extraordinaires , on traitait des affaires générales do l'Eglise de France, et de ce qui regarde la foi , les mœurs et la discipline : on les appelait synodes et conciles.
assemblées de cBÉARciEBs , réunions des créanciers d’uu failli ou d’un débiteur qui se trouve dans l’embarras. Cet assemblées ont pour objet d’entendre des propositions d'arrangement et d’en délibérer ; elles aboutissent ordinairement à ce qu’on appelle concordat ou atermoiement. Quoique trrs-fréquentes, ces réunions n’ont aucun caractère légal.
ASSEMBLÉES DE FAMILLE. Voy. CONSEIL DE FAMILLE.
ASSERMENTE se dit de tout fonctionnaire public qui a prêt»'; serment avant d’entrer en exercice, ou de certains délégués appelés par les tribunaux, et «pii prêtent serinent avant de remplir leur office : on les nomme experts assermentés. — Pendant la Révolution , on nomtna prêtres assermentés les prêtres qui avaient prêté serment à la Constitution civile du clergé , par opposition à ceux qui s'y étaient refusés, dits prêtres non assermentés.
ASSESSEUR (du latin assessor, qui s’assied auprès du président) . magistrat adjoint à un jugo principal pour l'aider dans l'exercice de ses fonctions, ou le suppléer en cas d’absente. Ce titre.
ioogle
ized b