ASS U
ASSOCIATION. Cn mot est le plus souvent synonyme de société ou même de coj/i pagine : ainsi on dit association politique, religieuse, commerciale, etc. ( V oi/. société , compagnie). — Los membres de 17wso;\ation ou de la société sont dit associés.
La grande association humaine a été récemment l’objet de systèmes qui prétendaient régénérer la société tout entière : tels sont ceux de Babeuf, Saint- Simon , Robert Owen, Fourier, Cabot , Louis Blanc . systèmes connus sous les noms de babouvisme, socialisme, coopération , communisme. Voy. ces mots.
Certaines associations sont déclarées par la loi illicites : le Code pénal (art. 2'Jl) défend les associations de plus, de ‘20 personnes ; la loi du 10 avril 1834 et le décret du 25 mars 1832 ont réglé le droit d’association et de réunion. — Les A. de mal fai leurs sont punies des travaux forcés (Code pénal, art. 263).
ASSOCIATION DOUANIERE. Vou. ZOLL-VEREIN.
ASSOCIATIONS OUVRIERES. Vûlf. OUVRIER.
associations d'idées , tendance qu’ont nos pennées à s'exciter mutuellement , en sorte qu’il suffit souvent de réveiller l’une d'entre elles pour que toutes les autres se présentent presque simultanément à l’esprit. La liaison qui s’établit entre les mots et les phrases d’un discours que nous avons appris par coeur, celle des différentes notes d’une pièce de musique dans l’esprit de celui qui l’exécute de souvenir, nous offrent des exemples familiers d’as- .sociation. Cette association est toujours le résultat de* rapports qui existent entre les choses et entre les idées. Les principaux de ces rapports sont ceux de ressemblance ou de contraste , de contiguïté, de simultanéité ou de succession, de tout à partie , de cause à effet, de moyen à tin, etc. Les idées s’associent par la ressemblance qui existe soit entre les formes, comme quaud un portrait rappelle l’original ; soit outre les sons , comme dans l’harmonie imitative et la rime ; soit entre les pensées, comme dans les romiiaraisons, les allégories, etc.; par la contiguïté, d’où la mémoire locale , le plaisir que causent les lieux célèbres , etc. ; par la simultanéité , comme daus les synchronismes ; par la succession , comme dans la science de l’histoire; et par une foule d'autres rapports. Ces associations peuvent être fortuites etmiturelles , ou volontaires et artificielles : elles sont volontaires lorsque, pour retenir un fait prêt à nous échapper, nous le rattachons forcément a un objet qui nous est familier. C’est là le principe de la mémoire artificielle, de la Mnémotechnie. Les auteurs qui se sont occupés avec le plus de succès de (association dos idées sont : Hume, Hartley , Dugald Stewart, Thomas Brown, Maekintosh.
ASSOLEMENT, art de varier les récoltes sur le même terrain , de faire succéder l’un à l’autre des végétaux différents. A cet effet , on divise le terrain d’rnie exploitation rurale en diverses soles, ou parties successivement affectées à la culture , de manière qu’au bout d’un certain nombre d’années la même plante , tour à tour reçue sur les différentes soles, revienne sur la première. — Certaines plantes, comme les pois, le trèfle, le lin, ne reviennent dans le même sol qu’apres quelques années ; il y a même des plantes, comme les céréales, dont la culture contiuue dans le même terrain va jusqu'à épuiser le sol. On a remarqué , d’un autre rôté , qu’un terrain qui se refuse à la production d’une certaine espèce de plantes ne cesse pas pour cela d'étre fertile pour tontes les autres. Ces expériences réunies ont conduit à la pratique des assolements ou de la rotation des récoltes, dans laquelle on fait suivre un ordre déterminé aux végétaux qu’on veut cultiver sur le même terrain, et au moyen de laquelle on a pu renoncer au système ruineux des jachères. 11 existe une foule d’assolements , suivant la uature des terrains; le plus vanté est celui de quatre ans, dit du Norfolk , d isoosé dans l’ordre sui-
vant : 1«* année, racines fumées et bien labourées, navets ou pommes de terre ; 2e année , céréales d’hiver (orge . seigle ou frôment) ; au printemps , dans la céréale , trèfle qu’on coupe après la moissou ; 3» aunée , trèfle dont on obtient deux coupes , après quoi on l 'enterre ^ on laboure et l’on semo une céréale ; 4* année , céréales.
Dans un système d’assolement bien entendu , on fait alterner les plantes dans un ordre tel que la première n'enlève pas au sol les substances nécessaires à la seconde, ni celle-ci les substances Indispensables a ù troMten , et ainsi de suite; de telle façon qu’à la reprise de la rotation . la première plante retrouve , ainsi que chacune des suivantes , une nouvelle affluence des substances minérales qui lui conviennent, rendues, dans l’intervalle , solubles et assimilables par l'action de l’air et des pluies.
Les Egyptiens , les Grecs et surtout les Romains , connaissaient déjà l’avantage des assolement* en agriculture. Parmi les nations modernes, c'est surtout dans la Flandre française et en Belgique qu’on peut étudier les bonnes pratiques agricoles.
Les Ti mités de Thaéret de Schvverz sont les ouvrages où les assolements sont le mieux étudiés. Les ouvrages de II M. Boussingault , Pictct, Yvard, Morel (le Vindé , Joigneaux, sont aussi utiles à consulter.
ASSONANCE, ressemblance approximative de son dans les finales des mots : C’est une espèce de ,,ime Incomplète], comme dans sombre, tondre; peintre, peindre ; tombe , onde. I/assonance , proscrite diura noire versification , est au contraire recherchée en Espagne, où l’on fait rimer des mots comme legera, cubierta, meratierra. On en trouve de fréquents exemples dans Lope de Véga et Laideron.
ASSURANCE , contrat aléatoire par lequel une personne qu’on nommo assureur s’engage envers une autre uu’on nomme assuré, moyennant un prix dit prime d'assurance , à le couvrir de certains risques, à réparer les accidents ou perte* qu’il peut éprouver : cette convention s’établit par un écrit dit police d’assurance. Outre ces A. a primes, il existe un autre mode d’assurance, dit A. mutuelle, qui consiste dans une association de personnes qui conviennent de se garantir réciproquement contre certains risques. L’assurance s'applique à une foule d'objets : on s’assure contre les risques de mer, l’incendie, la grêle, le recrutement, les chances de mort, les faillites, etc.; on peut, par le même moyen, parer à toutes sortes d’éventualités, préparer une dot pour scs .enfants, su créer un revenu pour sa vielllcSM-.ctc. Il existe en France et à l’étranger une foule d'institutions formées dans ce but : les principales à Paris sont, pour les risques de mer, la Compagnie d’assurance maritime fondée en 1818, la Sécurité (1836),
Y Union des ports , le Lloud français ; — contre l'incendie, la Société mutuelle, cjui date de 1816, le$oleil, le Phénix, la Compagnie nationale (ci-devant royale), créée en 1820. la Providence i .1838), la Fraternelle, la Salamandre; —contre la grêle, la Cérès,
Y Étoile, Y Union générale; — contre la mortalité, la Compagnie nationale , la Compagnie d’assurances générales , la Concorde , etc.
Le Code de commerce, reproduisant la Plupart des dispositions des sages ordonnances de 1681 et de 1770, a réglé tout ce qui regarde les assurances (titre X et suiv.), spécialement les assurances maritimes.
L’origiue des assurances est toute moderne : l’idée en parait due aux italiens : c'est aux risques de mer qu’ils l'appliquèrent d’abord. D’Italie les assurances passèrent bientôt aux autres peuples commerçants de l’Europe. On en trouve la trace , au moyen âge, dans lçs règlements des grandes villes nautiques, Oléron , Rouen, Barcelone, Anvers, Amsterdam. Ce n'est que beaucoup plus tard que les assurances furent appliquées aux propriétés terrestres : la première société d’assurances des maisons fut créée à
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ASTÉ
Londres en 1684; en France, des essais du môme genre avaient été faits en 1754 et 1780 ; mais re n’est que de 1816 que date vraiment chez nous rétablissement du système des assurances. — C’est aussi il l’Angleterre quo sont dues les assurances sur la vie : la première société de ce genre date de 1706. Longtemps proscrites en Frauce par d’absurdes préjugés, les assurances sur la vie, tentées sans succès en 1787, ne s’établirent qu'en 1819, époque de la fondation de la Compagnie d'assurances générales sur la vie des hommes.
ASTACUS, astaqoe , nom grec des écrevisses, a formé les mots Astaciens pour une division de Crustacés décapodes macroures, avant pour type le genre Astacus ou Écrevisse ; et Astncoiaes , genre de Décapodes, différant des écrevisses communes par ses antennes externes, dépourvues des lances mobiles, et ayant pour type Y Astacoide de Madagascar.
ASTARTE (nom emprunté à une divinité des Syriens), belle coquille de Mollusques acéphales, qui forme un sous-genre du genre Vénus, mais dont l'animal est inconnu. On en trouve quelques espèces vivantes dans les mers du Nord et dans la Méditerranée, et beaucoup d’espèces fossiles dans presque tous les terrains tertiaires et secondaires.
ASTER (du grec aster , étoile, à cause de la disposition de ses fleurons), genre de Composées de la section des Corymbifcres do Jussieu , servant aujourd'hui de type il la tribu des Astéroidées : herbes vivaces, à rbizômcs rampants, à tiges souvent rameuses, à feuilles alternes. La plupart de res plantes croissent naturellement dans les pays du Nord. On en cultive une foule dans les parterres. La plus remarquable variété est \z Reine- Marguerite. V. marguerite.
ASTERIES (du grec aster, étoile) , 1ÏB famille de Zoophytes de la classe des Echinodermes de Cuvier, ordre des Pédicellés : corps orbiculaire, déprimé, divisé en rayons qui leur ont valu le nom d 'étoiles de mer. Chaque rayon est muni par-dessmis d'une outtière , bordée, de chaque côté, d’épines modes et de trous pour le passage des pieds, qui sont rétractiles. La bouche est située au centre , point de réunion de toutes les gouttières. Les étoiles de mer habitent toutes les eaux marines. Elles vivent de Mollusques, et 6ont très-voraces. Elles abondent assez sur les côtes de la Manche pour qu’on les emploie à fumer les terres. Le type de cette famille est le genre Astérie, dont on compte plus de 60 espèces. L’A. rouge et VA. à aigrettes sout celles qui sont les plus communes sur nos rôles.
ASTERINEES , sous-tribu des Astéroidées, de la famille des Composées .renferme les genres Aster (eenre type), Amellus, Felicia, Agathea, Galatella , Tripoli um , Xylorrhiza , Evcephalus , Qlearia , Eurybia, Melanodendron , Erigeron , Rhynchospermum, Bellis . Paguerina, Xanthocoma, Gymnosperma , Lepiaophyllum , Ernto , Chrysopsis , Chrysocoma, Soliaago, Ammodia , Eriocarpum, Linosyris. Pteronia.
ASTERISME (du latin asterimus, dérivé du grec aster , étoile). Ce mot s'employait autrefois en Astronomie pour celui de constellation. — En Minéralogie, on nomme ainsi ces étoiles brillantes qu’on aperçoit dans certaines substances cristallisées quand elles réfléchissent une vive lumière , ou quand on regarde la lumière d’une bougie k travers ces substances. Une variété de saphir est connue pour son astérisme.. M. Babinet a rattaché ce phénomène À celui que présentent des réseaux de lignes parallèles.
ASTERISQUE (du latin asteriscus, dimin. d’avtntm, étoile). En termes de Typographie, c’est un petit ligne eh forme d’étoile (’ ) que l'on met dans les écrite pour marquer nn renvoi. On s'eu sert aussi pour indiquer une lacune ou pour faire entendre qu'un mot est tombé en désuétude.
ASTEROÏDE (du grec aster , astre, et eidos,
forme), norrt donné par les astronomes modernes aux petites planètes télescopiques ( Voy. planète) . — Ou doune aussi co-nom aces masses pierreuses qui Jotnbeut parfois sur notre globe et qui, en traversant I’almosphère, donnent lieu à ce que le vulgaire appelle étoiles filantes. Ces astéroïdes s’expliquent eu admettant , avec M. Arago , une zone immense de corps plus ou moins uros tournant autour du soleil, et dont la terre s’approcherait k certaines époques au point que son attraction en soustrairait un certain nombre à celle du soleil. Voy. aerolithes.
ASTEROIDEES (du genre Aster, qui en est le type), tribu de la famille des Composées, section des Corymbi fores : ovaire comprimé des deux côtés, k aigrette irrégulière, branches du style arquées en dedans, convenantes , et poilues intérieurement, k leur sommet. Elle est divisée en six sous-tribus : Astérinées, Baccharidées, Tarchonanthées, Inulées, Buphtha/mécs et Eclyptées.
ASTEROMETRE (de aster , astre , et métréA , mesurer). Ou a donné ce nom à un instrument qui n’est plus d’usage aujourd’hui et que l’on employait k déterminer sans calculs l’heure du lever et du coucher des astres. Il sc composait d’un parallélogramme rectangulaire, de bois, de carton pu de cuivre, surmonté d’un plateau circulaire mobile et supportant uu index fixe destiné k l’orienter. — On donne encore le nom d 'astéromètre ou d ’astrométre k Vhéliomètre, qui sert à mesurer les diamètres apparente des astres et les petites distances des étoiles. Voy. hEliometre.
ASTER0PI1YLL1TES (du grec aster , étoile, et phyllon , feuille), plantes fossiles dont les feuilles sout réunies eu graud nombre en vcrticilles et disposées en étoiles. On eu trouve dans les terrains nouitlers de toute l’Europe.
ASTHENIE i du créé a priv. , et sthénos, force), faible^e générale du corps, diminution de forces.
ASTHME (du grec asthma, essoufflement, respiration péuible), névrose de l'appareil respiratoire, caractérisée par la difficulté de respirer, revenant par accès ordinairement irréguliers, inégaux, et non accompagnés de fièvre. Les causes de celte maladie sout : la conformation vicieuse de la poitrine, un tempérament nerveux à l’excès, le froid humide, le» variations brusques de la température, les peines morales vives, les excès, la pléthore, le dérangement ou la suppression du flux menstruel ou hémorroïdal, d’un exanthème, d'un exutoire, de la goutte, etc.
Cette affection est plus commune chez les homme» que chez les femmes , chez les vieillards que chez les jeunes gens; elle est ordinairement héréditaire et presque toujours symptomatique , particulièrement d’une affection organique du cœur, des poumons , on des voies digestives.
Les accès se manifestent presque toujours le soir ou pendant la nuit; l’invasion est subite; elle débute par un sentiment de ressemmeul do la poitrine ; le malade ne peut rester couché ; il a besoin de se tenir assis, ou debout, et de respirer un air frais ; il s’agite et craiut d’étouffer; la respiration est précipitée, haletante, entrecoupée, bruyante; la toux est pénible ou suffocante et couvulsive ; la figure est altérée, pAle et fatiguée, ou au contraire gonflée et livide; enfin les accidents se calment, la toux s’humecte , l’expectoration s’établit. Cette maladie est ordinairement incurable, sans être mortelle; elle se termine quelquefois par Y hydrothorax.
Le premier soin doit être d’éloigner de l’asthmatique tout ce qui peut empêcher le libre accès de Pair ou gôner la respiration ; on emploie la saignée générale si l'accès est long ou intense, et le sujet jeune, fort et pléthorique; puis, ventouses scarifiées sur la poitrine ; révulsifs énergiques, pédiluve», manuluves irritants; sinapismes sur les extrémités et sur le thorax. On combat le mal au moyeu do narcotiques et d’antispasmodique». On a également cou-
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seillé «les excitants diffusibles , tels que le café , le via chaud , le sous-carbonate d'ammoniaque, les sudorifiques, les diurétiques , les laxatifs, les purgatifs. Les expectorants, comme l’oxymel scillitiquc, le kermès , sont recommandés vers la lin de l'accès. Ou a aussi employé l'inspiration du l'oxygène, du chlore , et des fumigations de vapeurs de niantes narcotiques, morelle, belladone et pavot, L'électricité galvanique a quelquefois modéré la violence des accès, de même que des aimants placés sur les renions antérieure et postérieure du thorax. Dans l'intervalle des accès , on insistera sur les moyens hygiéniques : air pur do la campagne, et surtout des pays tempérés; régime doux et léger; exercice modéré et journalier; voyages sur mer; habitation d’appartements ; vastes, bien aéré», à température douce et égale; vêtements chauds, Uauelle sur la peau, etc.
ASTICOTS, nom vulgaire des larves de plusieurs espèces de mouches ( àiusca cœsar, M. car maria , M. vivipara). Ces larves, qui se développent dans la viande , servent d’ appât et sont recherchées à la fois par les pêcheur» et par ceux qui su livrent à l’engraissage de la, volaille et dos jeunes faisans. Les ouvriers de Monlfam "il «n font commerces. l'our se les procurer, ils étalent par terre des débris d'animaux, et en font mu; cnmiie dis 25 a 30 ci ntim., qu’ils recouvrent de paille pour la gai an tir du l'action du soleil. Les mouches , attirées j»ar l’odeur, s’y précipitent, y déposent leurs œuf» , et au bout de quelques jour» toute la matière n’est plus qu'une masse mouvante composée de larves.
ASTRAGALE (du grec astragales, osselet, jointure). En Anatomie, c'est un os du talon à éminence convexe, qui est le plus saillant des os du tarse.
En Dotauiquo, c'est un genre de plantes de la famille des Léirunuueuses , tribu des Papilionacées, aux fleurs disposées eu épi, ayx feuilles ailées, au fruit court et renflé, divisé en deux loges, et dont les graines simulent l'os du talon. Ce genre a plus de 150 espèces, parmi lesquelles l ‘A. trugacantha, qui produit la gomme admgant, et l’A. Hœticus, qu'ou trouve eu Portugal , et dont les graines passent pour être le meilleur succédané du café. L’Astragale donne son nom aux Astragaléos, subdivision des Légumineuses, dont elle est le type1.
En Architecture , c’est une moulure ronde qui formo la base du chapiteau et porte immédiatement sur le ftU de la colouue eu su joignant au filet au -dessu» du congé. Quelquefois ou comprend ce filet même dans ce qu'on appelle l'Astragale.
ASTKANCE, genre de la famille des Oinbellifcrcs, composé d’herbes vivaces à feuilles palmées, a ombelles multiflnres, longuement pédiculêes et a fleurs blanches ou roses. Ce genre a pour type 1\4«/ rance commune , herbu vivace qui so trouve dans les prairies des Alpes et des Pyrénées, et qui est cultivée comme plante de parterre. Voy. bllêborine.
ASTRE (du grec aster), terme général qui s'applique aux étoiles, aux planètes et a leurs satellites, ainsi qu'aux comètes (Voy. ce» mots). — -On a longtemps attribué aux astres une influence sur les destinées des hommes : d’où V Astrologie ( Voy. ce mot). La science moderne, tout eu dissipant ces préjugés, a cependant reconnu l’influence toute physique que certains astres, notamment les planètes et les comètes, peuvent avoir sur l’atmosphère terrestre et sur les êtres qui y sont plongés.
ASTRËE (d ‘aster, étoile}, sous-genre des Polypes madrépores de Cuvier, et guure des Polypes parenchymateux de Rlaiuville : son corps cylindrique terminé supérieurement par un disque circulaire lui donne beaucoup de ressemblauce avec les Actinies* mais elle en différé par la disposition étoilée des lames qui garnissent iatérieureineut chacune des loges du Polypier. Comme , en se reproduisant par bourgeons, ce* polypes ne se séparent pas entre
eux, ils forment de* masse* épaisses agglomérée* oui encroûtent souvent les corps marins solides. Les Astrées abondent dans les régions chaudes. On en trouve beaucoup de fossiles , principalemeut dans les terrains tertiaire* ou jurassiques.
En Astronomie , Astrée était jadis le nom de la Vierge. — Ou a récemment donné ce nom a une planète télescopique, découverte en ISibpar M. Hencke, de Driesseu. L’inclinaison do son orbite sur l'écliptique est de 5° 19’ 23"; son excentricité oat de 0,1933. Elle fait sa révolution autour du soleil en 1011 j. ; sa distance au soleil est uu peu plus de 2 fois 1/2 (2,5//) celle de la terre au môme astre.
ASTRINGENTS (de astringere , resserrer), substances qui ont la propriété de crisper et de resserrer les parties avec lesquelles ou les met en contact. La médecine lus emploie pour arrêter les évacuations sanguines ou autres. Ce sont, en général, des acides étendus, certains sels, tels que l’alun , l'acétate de plomb ; ou , eufin , certaines substance* contenant de l’acide indique ou du tannin, comme le cachou, la noix de galle, le brou de noix, etc.
— En Pharmacie, on nomme espèces astringentes l'écorce de grenadier et les racines de historié et de lormen tille, mêlées en parties égales.
ASTROITES (du grec aster, étoile), nom employé par quelques naturalistes pour désigner des Polypiers à cellules étoilées, tels que lés Astrées. Lus Astroitcs sont de deux sortes : les uues renfermant des animaux, et appartiennent a la famille dus Madrépores; les autres sont de véritables pétrifications ; elles sont couuues sous le nom de Stellites.
ASTROLADE (du grec aster , et lamhanA, saisir, atteindre), instrument qui servait à observer les astres et a mesurer la longitude et la latitude. On diatîn» guait : VA. armil taire , qui ressemblait à notre sphère ar miliaire; il était formé de quatre cercles places l’uu dans l’autre et représentant, l’un l’écliptique, l’autre le colui e des solstices; le 3® tournait autour de* pôles de l’écliptique et Indiquait les longitudes; le 4e, uu l'interne, portait deux pinnules qui servaient a regarder la lune ou tout autre astre ;
— VA. planisphère ou polaire, qui figurait une projection du globe faite sur un pl&u parallèle a l'équateur par des ligues tracées de l'un des pôles, et où les méridiens étaient représentés par des lignes droites : c'était ainsi une sorte de mappemonde.
— L’A. de mer est un instrument semblable aux précédents, dont ou se sert pour prendre eu mer la hauteur du pôle, du soleil , d'une étoile, etc.
L'invention de l'astrolabe est due & Uipparque, astronome grec, qui vivait au il® tiède avant J. -G. l’tolémée faisait un fréquent usage de- cct inslrnm.-ul , que sou peu de précision h fait abandonner.
ASTRUL0G1E (ô’aifrw, astre, et logos, discours, traité ), préteudue science au moyeu de laquelle on sc flattait de prédire l’avenir. On doit distinguer avec soiu VA. naturelle , qui a pour objet de prédire le retour des astres, les éclipses, le* marées, et même les changements de temps, les tempêtes, les sécheresses et les inondations, que l’on attribuait a l'influence des astres; et l’À. judiciaire, par laquelle ou prétendait pouvoir, au moyen de la présence des astre» et de leur aspect, prédire les destinées des hommes et des empires. La 1»* s’appuie sur les données de l'astronomie et de U méiôorolocie ; la 2®, la seule que l'on désigne aujourd’hui sous le nom d'astrologie, n'est que le fruit de l’imagination ou de la fourberie; après avoir longtemps exercé un empire absolu sur lus esprits crédules, elle est enfin rèléguéeavec l'alchimie et la magie parmi leschiraères.
Aussi ancienne que l'astronomie , l'astrologie parait être née comme elle en Chaldée; c’est pourquoi les anciens nommaient les astrologues Chaldée ns; ils les appelaient aussi Mathématiciens, a cause des calculs auxquels ils se livraient. De Chaldée l'astre-