MESANGE
étrangers à ce genre, tels que le Gritnpereau de muraille, la Sitteïle à huppe noire, etc.
MÉROU, poisson. \'»y. Serran.
MERRAIN (du b.-lat. materiamen, ûèmateria,
pris dans le sens de bois, souche), bois de chêne ou autre, fendu en menues planches, sans le secours de la scie, avec le contre, espèce de merlin fort tranchant : on s'en sert pour faire du parquet et autres ouvrages de menuiserie {merrain à panneaux), ou bien des douves de tonneaux, futailles, etc. [merrain à futailles, bourdillon, bois douvin). Le merrain qui n'est pas bien droit, ou qui a des nœuds, sertà faire des échalas, des lattes, des palissades.
Dans la Vénerie, on appelle ainsi la perche ou tige qui supporte les andouillers ou bois des cerfs.
MERUXA, nom latin scientifique du genre Merle.
MEltULAXE, Merulaxù, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, créé par M. Lesson, et que l'on fait rentrer dans le genre Fourmi/ter. Ces oiseaux, encore peu connus, appartiennent à l'Amérique occidentale.
MERLL1US, genre de Champignons basidiosporés gastéronaycètes, voisins des Agarics : chapeau charnu ou membraneux, avec la surface inférieure marquée de veines, ou de rides, ou de plis rameux. — On distingue les M. orangé, chanterelle, corne d'abondance, en forme de massue, pleureur, destructeur, etc.
MERVEILLES (les sept) du monde (du lat. mirabilia). On a donné ce nom à sept ouvrages extraordinaires célèbres dans l'antiquité* Les auteurs ne s'accordent pas sur les monuments qui méritent d'entrer dans ce nombre ; ceux qu'on désigne le plus ordinairement sous ce nom sont : 1° les Pyramides d' gypte ; 2° les Jardins suspendus et les murs de Baby lotie; 3° le Tombeau du roi Mauso/e, élevé par Artémise, son épouse; 4° le Temple de Diane à Éphèse ; 5° la Statue de Jupiter Olympien par Phidias; 6° le Colosse de Rhodes; 7° le Phare d'Alexandrie. Philon de Byzance a écrit, en grec, sur les Sept merveilles du inonde un livre qui a été publié à Leipzig en 1816.
Les Sept merveilles du Dauphiné. On a appelé ainsi : 1° une Fontaine ardente, près de Grenoble; 2° la Tour sans venin, sur le Drac, où l'on prétendait que les animaux venimeux ne pouvaient vivre; 3" la Montagne inaccessible, aujourd'hui Mont de l'Aiguille; W les Caves de Sassenage, à \ ki). de Grenoble; 5° la Manne de Briançon {Voy. Mavnf. . ; 6° le Pré qui tremble, îlot du lac Pelhotier, qui remue sous les pieds ; 7° la Grotte de S.-I). de la Balme Cou Baume), dont on admire les stalactites.
La librairie Hachette publie sous le titre do Bibliothèque des merveilles une suite de traités intéressants sur les sciences physiques et naturelles, sur les arts et sur les découvertes de l'industrie, etc. La direction en est confiée à M. Ed. Charton.
En Botanique on appelle Merveille d'Amsterdam, de Harlem, diverses variétés de Tulipes; M. à fleurs jaunes, la Balsamine des bois; M. du Pérou, une Belle de nuit, etc.
MERVEILLEUX (le). On nomme ainsi, en Littérature, l'intervention dans l'action d'un poëme d'êtres surnaturels, divins ou légendaires, tels que Dieux ou Déesses, Anges ou Démons, Génies ou Fées. On trouve quelquefois le merveilleux employé dans la poésie dramatique (p. ex. dans le Protnéthée et les Euménides d'Eschyle, le Faust de Gœthe, les opérasféeries, etc.); mais c'est surtout dans l'épopée qu'on en a fait un remarquable usage : il est comme l'essence de ce genre de poésie. Un poëme épique eât froid et presque sans intérêt quand il manque de merveilleux ; mais le merveilleux lui-même n'a de valeur qu'autant que le poète croit réellement à ce qu'il chante. De là l'immense différence qui sépare les épopées composées aux époques de foi et de croyance naïve de celles qui appartiennent aux époques purement littéraires. On distingue deux
sortes de merveilleux, selon que l'on fait intervenir s considérés comme réels : Jupiter, Mars, Vénus, etc., dans le paganisme {Iliade, Enéide) ; Dieu, les anges, Satan ou les Saints, dans la religion chrétienne {Paradis perdu, Messiade) ; ou des êtres fletift et purement symboliques, comme la Paix, la Discorde, le Fanatisme, la Mollesse (Lutrin, Henriade) : ce dernier genre étant de pure convention réussit rarement dans un poëme sérieux. Malgré l'exemple de Chateaubriand dans h-s Martyrs, il faut aussi, dans l'emploi du merveilleux, éviter de mêler le paganisme avec le christianisme : plusieurs passages de Dante, du Tasse et en particulier de Camoëns, seraient inacceptables aujourd'hui. Il faut enfin ne recourir à une intervention surnaturelle, surtout pour amener un dénoûment, que quand le sujet en est vraiment digne ;
Nec Deus intersit nisi dignus vindicenodus.
(Hor., Arspoet., v. 191)
Du reste les progrès des sciences, la connaissance de l'histoire et l'esprit de critique, en étendant tous les jours leur domaine, ont rendu de nos jours l'emploi du merveilleux plus difficile et plus rare.
MÉRYCISME (du gr. (wipuxurpéç, rumination), affection de l'homme dans laquelle les aliments, après un séjour plus ou moins long dans l'estomac, sont rapportés dans la bouche pour y subir une nouvelle élaboration, et être ensuite avalés de nouvi au, à peu près comme chez les animaux ruminants. Cette lésion, qui est très-rare, paraît dépendre d'une névrose de l'organe digestif, plutôt que d'une conformation particulière de l'estomac.
MÉSAIR. Voy. Mézair.
MÉSANGE (orig. germaniq. ), Parus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, type de la famille des Paridés, renferme des oiseaux à peine gros comme le moineau, parés d'agréables couleurs, à bec court et robuste, garni de poils à sa base ; narines situées à la base du bec, cachées par de petites plumes dirigées en avant ; pieds médiocrement forts, quatre doigts armés d'ongles assez puissants, surtout le pouce; ailes obtuses. Les mésanges sont vives, pétulantes, actives et courageuses. Elles sont toujours en mouvement, soit pour chercher les insectes, soit pour dévorer les bourgeons dont elles font leur nourriture. Elles ne craignent point d'attaquer des oiseaux plus gros et plus forts qu'elles ; et il n'est pas rare non plus de les voir se battre entre elles en poussant des cris aigus. Elles construisent leurs nids tantôt dans des trous d'arbres, tantôt dans les cavités des vieux murs ou les trous des rochers. Les femelles y pondent jusqu'à 20 œufs et défendent leurs petits avec un courage remarquable. La vivacité et l'étourderie qui caractérisent ces petits animaux les font assez souvent donner dans les pièges qu'on leur tend, et comme les premiers pris jettent de grands cris, ils ne tardent pas à en attirer dans le même piège un grand nombre d'autres.
Les espèces de ce genre sont très-nombreuses. On distingue : la M. charbonnière ou Mésengère (P. major), qui attache son nid aux huttes des charbonniers : tête noire, joues blam-hes, dessus du corps olive-verdàtre, ventre jaune : elle est commune dans le centre et le nord de l'Europe : la M. petite charbonnière ou Cendrille(P. a ter), parties supérieures cendrées, ventre blanc ; la M. nonnette, [P. pain dos gris-brun, ventre blanc, commune en France, en Hollande, dans l'Amérique du .Nord ; la M. bleue ou azurée (P. ceeruleus), parties supérieures bleu d'azur, parties inférieures blanches: elle habite le nord de l'Europe et de l'Asie : la M. huppée (/'. crisiatus), à huppe noire bordée de blanc, assez rare ; la M. à longue queue ou De>noiselle(P. caudatus, mecistura), noire et blanche : commune par toute l'Europe et dans le Japon. — Cuvier détache comme sous-genres la M. moustache{Mystacinus , dont le mâle porte deux bandes noires de chaque côté du col à partir de la
MÈSOPRION.