MÉTAL
mer.t les changer; 2° ils donnent lieu pour les moindres calculs à des opérations très-compliquées : chacun sait, en effet, quelle est la difficulté des calculs de nombres complexes, notamment de la multiplication et de la division, comparée à la facilité e\trême des calculs décimaux de même nom ; 3° les mesures qui les composent n'ont entre elles aucune relation naturelle, et la connaissance d'une des unités n'entraîne en rien la connaissance des autres ; h" enfin, ils sont aussi variés que les peuples ou même que les provinces qui en font usage, et cette variété est le plus grand obstacle à cette fusion et à cette communauté d'intérêts et par suite d'idées que le commerce et les communications rapides tendent à établir entre tous les hommes. Aussi faut-il espérer que, dans un avenir prochain, les raisons qui poi-taient l'Assemblée nationale, le 1er mai 1790, à décréter la suppression de l'ancien système et la création du système métrique, amèneront les autres nations à abandonner leurs systèmes surannés, et à compléter la réforme qui commence aujourd'hui par l'adoption presque générale d'un système monétaire uniforme.
Aux articles Longueur, Itinéraire (mesures), Supeiuicie, Agraires (mesures), Volume, Capacité, Monnaie, Poids, Temps et Année, nous donnons les mesures adoptées chez les principaux peuples de l'antiquité et des temps modernes, évaluées en mesures françaises, ainsi que les tables de conversion des anciennes mesures françaises en nouvelles. A l'article Métrique (système), on trouvera exposées les particularités relatives à notre système décimal.
mesure, nom d'une mesure vinaire adoptée en Lorraine, et qui vaut de 42 à 45 litres.
mesure, en Musique. C'est la division du temps ou de la durée en un certain nombre de parties égales, assez longues pour que l'oreille en puisse saisir et apprécier la quantité, et assez courtes pour que l'idée de l'une ne s'efface pas avant le retour de l'autre. Chacune de ces parties ou subdivisions de la mesure prend le nom de temps. — On distingue les mesures simples et les mesures composées. Les premières sont celles à quatre temps, à deux temps et à trois temps. La mesure à quatre temps se bat en frappant le premier temps, portant la main à gauche pour le deuxième, à droite pour le troisième, et en levant pour le quatrième ; elle se marque par un k ou par un C. La mesure à deux temps se bat en frappant le premier temps et en levant la main au deuxième. La mesure à trou temps se bat en frappant le premier temps, portant la main à droite pour le deuxième et levant pour le troisième. Une ronde ou quatre noires sont l'unité de valeur pour la mesure à quatre temps ; une Hanche ou deux noires sont celle de la mesure à deux temps; une blanche pointée ou trois noires sont celle de la mesure à trois temps. — Les mesures composées sont les fractions des précédentes. On les exprime par deux chiffres de la môme manière que les fractions en Arithmétique : «i î> V» «i f> etc.; dans ces formules, on conçoit la ronde, qui est l'unité, comme divisée en autant de parties qu'il y a d'unités au chiffre inférieur, et l'on prend autant de ces parties qu'il y a d'unités BU chiffre supérieur ; ainsi, dans la mesure à } (six huit) par exemple, la ronde a été divisée en 8 parties; or, on sait que la ronde vaut 8 croches : ainsi ces partics seront drs en" lies; le chiffre supérieur étant 6, il faudra donc 6 croches pour cette mesure, ou une blanche pointée, ou 2 noires pointées, etc. — Bâton de mesure. Voy, Bâton.
Dans la Versification, on appelle mesure la cadence du vers, cadence qui est déterminée, dans les langues anciennes el dans quelques langues modernes l'allemand p. ex.), par les brèves el les longues el par les accents ; et dans la plupart des langues modernes, notamment en français^ par le nombre des Byllabes un (les i ieds dont m compose un vers. Ce nombre varie suivant le genre de vers : la mesure de l'a-
lexandrin français, par exemple, est de douze syllabes, avec un repos, nommé césure, entre et la septième bj llabe. La mesure du vers, en même temps qu'elle flatte l'oreille comme la n un puissant auxiliaire pour la mémoire : crest but cette observation que l'on a fait reposer l'emploi dans l'éducation des vers mnémoniques. Voy. Métrique, Prosodie, Vehsii [CATION, etc.
Dans l'art de l'Escrime, la mesure est la distance convenable à laquelle il faut se placer pour parer ou pour porter un coup. Entrer en mesure, c'est approcher de son adversaire en faisant un pas en avant ; gagner la mesure, c'est porter le pied droit en avant et le faire suivre de la jambe gauche, en conservant d'un pied à l'autre la même distance que celle que l'on avait prise en se mettant en garde ; rompre la mesure, c'est se mettre hors de la portée du coup; serrer la mesure, c'est avancer sur l'adversaire ; tâcher la mesure, c'est reculer devant lui.
MÉTACARPE (du gr. [teTaxoépmov, de [xe-râ, après, derrière, et xap7t6;, poignet), partie de la main située entre le carpe et les doigts, et composée de cinq os cylindroides et parallèles, appelés os métacai Le métacarpe forme le dos de la main par sa partie postérieure, et la paume par sa partie antérieure. — Il y a des artères et des veines métacarpiennes. Le ligament métacarpien est une bandelette aponévrotique qui maintient l'extrémité inférieure des quatre derniers os métacarpiens.
Chez les Animaux, on observe généralement autant d'os au métacarpe que l'animal a de doigts. Chez les Ruminants, les deux os métacarpiens sont soudés en un seul, appelé canon !'"//. ce mot), et chez les Oiseaux, le bout de l'aile est formé par la soudure de deux os métacarpiens.
MÉTACEXTRE (du gr. [XETa, indiquant changement, et de centre), nom donné, en Physique et en Marine, à un point d'un navire ou d'un corps flottant, qui sert à exprimer les conditions de stabilité. C'est le point d'intersection de la droite qui passe par le centre de poussée et par le centre de gravité dans la position d'équilibre, avec la verticale du nouveau centre de poussée qui correspond à une autre position du corps flottant.
MÉTACÉT1QUE (acide). Foy.PBOPlONlQi i vcide).
MÉtagenèse (du gr. p.E7a, indiquant changement, et de genèse), synonyme de génération alternante. Voy. Génération.
MÉTAIRIE (du b.-lat. medietaria, formé lui-même de medietas, milieu, moitié), bien-fonds affermé Ji cette condition que le locataire, dit al. (jadis meytudier, medtetarius), tenant du propriétaire la terre, les instruments et les bestiaux, et apportant pour sa part son industrie et son travail, retient pour son payement une partie (ordinairement la I moitié) des fruits, les semences pr st ce
qu'on nomme aussi fermier partiaire ou colon paritaire. Ce genre de fermage est soumis par la loi à des conditionsparticulières (C. Nap., art. 1703, 1818,2002). Voy. Ferme, Fermier.
MÉTAL (du gr.jirriiWov). Les méfcraar sont des substances minérales simples: ils sont bons conducteurs delà chaleuretde l'électricité, doués d'un éclat particulier qu'on a nommé éclat métallique, opaques, pesants, tous solides, à l'exception du mercure, et possédant à un degré variable plusieurs propriétés générales, telles que la ductilité, la malléabilité, nacité et la densité. Ils Boni plus lourds que l'eau, a l'exception du sodium el du potassium, ils forment
avec l'oXl gène des composes tOS OWS, qui prennent
le nom d'oxydes, et qui. en B'unissant aux acides, forment des sels.
Les métaux aujourd'hui connus sont au nombre de 50 : or, argent, fer, cuivre, mercure, plomb, étain, connus de toute antiquité; «ne, bismuth, antimoine! roniius;,n xv« siècle; col. ait 1733 , platine lT'il), 1751 , manganèse 1774 , titane et tungstène (1781 , molybdène (1783 , chrome 1797;, columbium
MKTAL.