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MÉTONYMIE

aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusqu'à la connaissance des plus composés, et supposant môme de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres; k" synthèse) Faire partout des dénombrements si enti des revues si générales que je sois assuré de ne rien omettre. » Voy. Logique.

Considérée par rapport aux opérations de l'esprit dont elle se sert, la Méthode distingue trois espèces de sciences et applique à chacune d'elles un ensemble de règles spéciales : 1° les Sciences exactes ou Mathématiques, qui emploient la M. démonstrative {Voy. Démonstration); 2e* les Sciences physiques ou S. positives, qui emploient la M. aV observation ou la M. expérimentale [Voy. ces mots) : les règles en ont été déterminées successivement par Bacon (Novum Organum) et par les savants dont les travaux ont constitué l'Astronomie, la Physique, la Chimie, la Physiologie, etc.; 3° les Sciences morales ou S. philosophiques, qui emploient à la fois la M. d'observation et la M. démonstrative, mais sous une forme spéciale. Voy. Philosophie.

Dans les Sciences naturelles, et particulièrement dans la Botanique, le mot méthode a deux acceptions. Il signifie tantôt l'ensemble des principes sur lesquels le botaniste s'appuie pour faire sa classification, tantôt le simple arrangement systématique des végétaux, l'oy. Classification et Végétaux.

Méthode se dit encore de certains livres élémentaires, particulièrement de ceux qui concernent l'étude des langues (Méthode grecque, M. lutine de Port-Royal). — Dans l'étude de la Musique, il se dit des recueils de préceptes et d'exemples que l'on emploie pour l'enseignement du chant ou d'un instrument : les plus estimées parmi les Méthodes de musique sont celles du Conservatoire de France. Pour l'indication des méthodes particulières, l'oy. le nom de chaque instrument.

Méthodes d'enseignement. Voy. Enseignement.

Méthodes de lecture. Voy. Lecture.

MÉTHODISTES. On a appelé secte des Méthodistes ou Méthodisme, une doctrine médicale fondée au premier siècle de notre ère par Tbéttiison et perfectionnée par Thessalus et Soranus. Selon les Méthodistes, Veutonie des organes fait la santé, et les maladies proviennent du resserrement ou du relâchement de la constriction normale (du strictum et du lu. m m). A ces deux genres de causes ils en .limitèrent un troisième, sous le nom de genre mi. rie ou composé, pour y classer les maladies qui, selon eux, tenaient de l'un et de l'autre des deux premiers genres. C'est à peu près le système que Brown a fait revivre vers la fin du XVIIIe siècle. — Méthodistes se dit aussi, mais d'une manière moins préeise, de médecins qui s'attachent scrupuleusement à la méthode prescrite, par opposition aux médecins empiriques, qui modifient leur pratique d'après l'expérience.

méthodistes, secte religieuse, l'oy. le Dict.d'Hùt. et de Géogr.

MÉTHYLAMINE (de méthyle et d.' aminé), nom donné, en Chimie, à une bave comparable à l'ammoniaque, qui a été découverte par If. Wurtz, en 18fi9, et (pie l'on obtient en traitant par la potasse le cyanate de méthyle. Sa composition est exprimée par la formule CH*As. C'est un gaz incolore, d'une odeur ammoniacale, 1 fès-soluble dans l'eau, très-alcalin,et combustible. 1. a met hy lamine se trouve dans plusieurs produits naturels, tels que les harengs Baurs, L'huile d'os, certaines excrétions animales, etc.

METHYLE, METHYLENE du gr. uiQu, vin, et GXi), bois , composé d'hydrogène 81 de carbone qu'on admet comme radical de l'esprit de bois, dit aussi alcool méthylique, bihydrate de méthylène ou hydrate d'oxyde de méthyle. Voy. Esprit de lois.

Éthers méthyliques. Voy. Êthbr.

METIER iadis mestier, du lat. mùtisterium, office, service), se dit de toute profession manuelle ou

mécanique. On oppose le&métiers aux arts, et on appelle artisan celui qui exerce un métier quelconque : serrurier, menuisier, bottier, chapelier, etc.

Arts et métiers, ensemble d-s arts mécaniques. Voy. Art, ].\!>< strie, Conservatoire.

( orps de métiers.Voy. Corporation et Maîtrise.

MÉTIER, machine pour la confection de divers ouvrages et généralement des tissus. Dans le p ordinaire du tisserand, un certain nombre de fils parallèles, appelés chaîne, sont tendu- horizontalement entre deux rouleaux ou ensouples; chaque fil passe: 1° entre les dents d'un peigne fixé dans un battant mobile qui reçoit autour d'un axe un mouvement oscillatoire déterminé par la main du tisseur; 2° dans un anneau appelé lisse qui sert a élever ou à abaisser à volonté le fil qui le traverse. A l'aide de deux pédales, l'ouvrier, ayant par exemple soulevé la série des fils pairs et abaissé celle des fils impairs, fonce entre eux \-d navette sur laquelle est enroulée la tmme; après la duite ou passage de la navette, le peigne est amené en avant pour serrer plus ou moins la trame contre les duites précédentes; puis le tisseur, appuyant le pied sur la seconde pédale, renverse la disposition des fils de la chaîne et lance de nouveau la navette dans le sens contraire. C'est ainsi qu'on produit les tissus unis. En multipliant le nombre des lisses et en variant la manière de les lever, on obtient les tissus ci les tissus à côtes, à dessins réguliers, les tissus façonnés, brochés, etc. — Dans beaucoup de manufactures, dans les filatures surtout, les métiers sont automatiques ( Voy. ;e mot), c.-à-d. mus par l'eau ou par la vapeur. M. Bonelli, de Turin, a inventé un métier électrique, qui peut s'adapter aux métiers à la Jacquart. On a imaginé aussi de substituer aux niétiers rectilignes des métiers circulaires dont la puissance de production est bien plus considérable.

Parmi les métiers dont l'usage est le plus fréquent, il faut citer, outre le métier de tisserand [décrit cidessus et dont la forme la plus parfaite est ie M. à la Jacquart), le métier à bas ou à tricot')-, qui la fabrication de toute espèce de bonneterie {Voy. Bisel Tai( "i jles métiers de haute et de basse lisse, pour la tapis-eiie. Voy. LiSSBS.

Les Brasseurs appellent métiers la liqueur qu'ils retirent après avoir fait tremper la farine ou le houblon. Les résultats des premières opérations se nomment premiers métiers; ceux de- deuxièmes, seconds métiers. On ne donne au produit le nom de bière qu i quand il est entonné dans les p

métis (du gr. iv?-:;, prudence), planète télesco-

pique. Voy. Pi \xi i i s.

MÉTIS de l'espagnol mestizo, dérivé lui-même du lat. mixtitius, pour mixtus, mêlé). En parlant de l'Homme, ce mot désigne le fruit de l'union d'un Espagnol ou d'un Européen avec une Américaine, ou d'un Américain avec une Espagnole ou

une Européenne. — En Histoire naturelle, on applique ce nom aux produits mélangés de deux i différentes, dans le règne animal comme dan- le

règne végétal (Voy. Hybridation, Espèce, Raci . On donne spécialement le nom de métis aux de moutons provenant du croisement des race- indigènes, soit de France, soit de- autres pays, de- mérinos ou béliers espagnols.

MÉTONIEN ou MÉTOMQui (çyclb). i" ■ Cycle.

MÉ rONOM vmi du gr. \uxovo\uxaia, cliquant changement, et Svoua, nom . se dit d tien de changer son nom par voie de tradut tion. A l'époque de la Renaissance, L'usage de d< guiser ainsi

si c 'lait général chez les savants; on en i

encore des exemple- au t\ m* siècle. C'est ainsi qoe Schwarzerd devint Mélanchthon : La Ram le médecin Martin San- Malice, Akakia; André Ducbesne, Q ■■■ us: Franc. De le Bofi ou Dubois,

Sylvius; les VVeiss, Mimais: le poète Trapassi, M tastase; le naturaliste Eichmann, Dryander, 6tc,

MÉTONYMIE du gr. |«TMvuu.{a, changement de

METRE

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