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MOELLE

xMOEURS.

lisme. Heureusement d'autres artistes, comme Kaulnach, Knauss,etc.,se sont appliqués à produire leur pensée sous des formes vraies et pittoresques. — Consulter : Ch. Blanc, Histoire des peintres :Viardot, Musées d'Europe; L.etR. Mènera, Histoire des beauxarts; Michiels , Histoire de la peinture flamande; Raczinski, Histoire de l'art moderne en Allemagne; Maxime du Camp, les Beaux-arts en 1855; Robillard et Laurent, Musée français et Musée royal; Filhol, Musée Napoléon; Galeries de Versailles. Voy. Peinture, Gravure, Estampes, Lithographie.

MODES, en Grammaire. Voy. Mode.

MODILLON (de l'ital. modiglione), ornement figurant l'extrémité des chevrons du comble : c'est une espèce de console, le plus souvent en forme de S, qui se place sous le larmier de la corniche, particulièrement dans l'ordre corinthien.

HODIOLE, M odio lus y nom donné parLamarck aux coquilles bivalves du genre Moule, dont le crochet est latéral au lieu d'être terminal. Voy. Moule.

MODISTE. Voy. Mode.

MODIUS, nom d'une mesure romaine de capacité pour les choses sèches, qui contenait 16 sextarii. Elle équivaut à peu près aux k cinquièmes de notre ancien boisseau, ou à 8 lit., 63.

MODULATION (du lat. modulari, moduler), art de chanter avec mesure. C'est proprement la manière d'établir et de traiter le mode ; mais ce mot se prend plus communément aujourd'hui pour l'art de changer de mode ou de ton dans le cours d'un morceau de musique, de conduire l'harmonie et le chant successivement dans plusieurs modes, avec autant d'agrément que de correction. Il y a deux manières de moduler : l'une ne sort pas du ton et du mode établis, l'autre passe tour à tour dans d'autres tons et d'autres modes. Dans le premier cas, on parcourt tous les tons de la gamme avec un chant agréable, en ramenant souvent les trois sons principaux, la dominante, la tonique et la sous-dominante ; dans le deuxième, on conduit la mélodie et l'harmonie d'un ton ou d'un mode à un autre au moyen des altérations. La marche à suivre pour moduler-diffère dans ' le mode majeur et dans le mode mineur.

MODULE (du lat. modulus), se dit, en Architec- I ture, d'une mesure prise à volonté pour régler les proportions des colonnes et la symétrie ou la disposition des parties de l'édifice. Le demi-diamètre du bas de la colonne ou fût ( Voy. ce mot) sert ordinairement de module aux divers ordres. On le subdivise en minutes et parties de minute. Vignole le divise en 12 minutes pour les ordres toscan et dorique ; en 18 pour les trois autres. Presque tous les auteurs modernes divisent le demi-diamètre en 30 minutes.

En Numismatique, ce mot désigne le diamètre d'une médaille. C'est en ce sens qu'on dit : médaille du module de six, dix ouvingt lignes, c.-à-d. ayant six, dix ou vingt lignes de diamètre (13,22, 45 millimètres). Les médailles des divers métaux ont chacune leurs modules propres : c'estainsi que, dans le bronze, on distingue : grand bronze, moyen bronze et petit bronze. On se sert aussi communément de Vécnelle dite de Mionnet. Voy. Médaille.

En Algèbre, le module d'un système de logarithmes, est le nombre par lequel il faut multiplier les logarithmes népériens, pour avoir les logarithmes de ce système; il est égal à l'inverse du logarithme népérien de la base du système considéré. — Dans la théorie des quantités imaginaires, le module de Hmaginaire a -\-hv — lest l'expression k u* + 6'.

— \ m/. (.ONC.RUENCE.

MOELLE (du lat. medulla), substance jaunâtre ou rouge&tre contenue dans les cavités osseuses. Dana les os longs elle occupe la cavité centrale ou canal médullaire et les cavités cellulaires de L'extrémité de ces os; dans les os plats, elle se trouve dans le diploé. La moelle ressemble extérieurement à la graisse ; mais sa composition est toute différente. Outre [es vésicules adipeuses de tout tissu graisseux, elle pos-

sède des éléments anatomiques spéciaux (myéloplaxes et médulloce/les de Robin), une matière amorphe, enfin des capillaires et des nerfs qui en rendent la section très-douloureuse dans les amputations.

Moelle épinière, portion du système nerveux central qui occupe la colonne vertébrale, qui donne naissance aux nerfs spinaux, et qui se renfle dans le crâne en encéphale (Voy. Nerfs et Encéphale). Elle est formée de deux substances, la substance blanche et la substance grise , la première à l'extérieui t la seconde interne, à l'inverse de ce qui a lieu dans le cerveau ; la première, spécialement conductrice des impressions ou des réactions, la seconde, surtout active et insensible par elle-même. Des prolongements des trois membranes cérébrales l'enveloppent : le Hg ament dentelé la fixe sur ses côtés. Le cordon qu'elle forme est percé à son centre d'un long canal plein de liquide : il se subdivise en une partie antérieure d'où partent les nerfs du mouvement et une partie postérieure d'où partent les racines nerveuses exclusivement réservées à la sensibilité. La moelle allongée est la partie de la moelle épinière contenue dans la cavité crânienne. Voy. Protubérance céhébrale.

En Médecine l'inflammation de la moelle épinière se nomme myélite. Voy. ce mot.

moelle. En Botanique, on appelle moelle la masse cellulaire souvent mélangé de laticifères ou de canaux de résine qui occupe le centre des végétaux dicotylédones, surtout dans leur jeune âge. Elle n'est réellement vivante que pendant une année au plus et elle est alors humide : ensuite ses cellules sont mortes, vides de liquide, transparentes. Sa disposition rend creux un certain nombre d'arbres. On utilise la moelle de VAralia papi/rifera, sous le nom de papier de riz, pour la fabrication de fleurs artificielles.

MOELLON (de moellel), pierre tendre de petite dimension et de forme irrégulière, qui s'emploie dans les massifs de construction, et qu'on recouvre ordinairement de plâtre ou de mortier. La plupart des moellons sont en pierre calcaire; le plus BOnvent ce ne sont que des débris de pierres de taille ; il y en a aussi en pierre à plâtre et en pierre siliceuse, qu'on nomme pierre meulière. Voy. ce mot.

On appelle moellon d'appareil, un moellon qui est équarri et piqué pour être employé en parement dans un mur de face-, moellon piqué, celui qui, après avoir été ébauché, est piqué jusqu au vif avec la pointe du marteau ; moellon bloqué, un moellon de mauvaise qualité qui ne peut être équarri ; moellon de piatt un moellon placé sur son lit dans les murs à plomb; moellon en coupe, un moellon posé sur champ dans la construction des voûtes.

MOEUF (du lat. modus), synonyme de Mode clans plusieurs grammaires anciennes. Voy. Mode.

MOEURS (du lat. mores, pluriel de mot, habitude, manière de vivre). Outre le sens qu'il a dans le langage ordinaire et dans la morale, ce mot désigne la partie de la Rhétorique qui traite des mœurs, c.-à-d. des qualités que l'auteur doit posséder, ou du moins qu'il doit produire au dehors, afin de plaire à ses auditeurs et de gagner leur confiance : ce qui donne lieu de distinguer les mœurs oratoùn mœurs réel/es. Cette partie de la Rhétorique est ce que les Rhéteurs grecs appelaient éthos (qu'on prononce ithos), mot qui veut dire mœurs.

Les mœurs que l'on exige plus particulièrement de l'orateur sont liprobitè irir bon rit us,

Qiiintilien,XII,l),la»iof/«7ie(Quint.,IX. 1 [Ci deOrat.,U,kZ), la bienveiUanceel\iprua dernière qualité se rattachent les I cimrr années oratoires, c.-à-d. l'observation détentes les rifles qu'imposent à l'orateur sa propre personne et la nature de son auditoire, les circonstances de tempsetde lieu, enfin le sujet même qu'il doit traiter. Voy, aussi PbJcaotiom oratoires.

l'ctitturr i/rs mcturt, en Littérature. loy. Caracti.i.is et Portraits.

En Droit civil, on ne peut déroger par des con»

MOINE

— Mil —

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