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— On trouvera dans l'Annuaire du bureau des longitudes les tables de Deparcieux et de Duvillard.
Pour la mortalité, en tant que désignant le nombre d'hommes ou d'animaux succombant à une maladie régnante, Voy. Épidémie el Épizootie.
MORT-ItOIS, terme d'Eaux et forêts, désigne le droit de couper le bois sec qui reste sur l'arbre. II se dit par opposition au droit de bois mort, qui est celui de recueillir et d'emporter le bois sec détaché de l'arbre et gisant à terre.
MORTE-EAU, nom vulgaire des petites marées au temps des quadratures. Voy. M\rée.
MORT-GAGE, se dit, en Droit, du gage dont on laisse jouir le créancier sans qu'il soit tenu d'imputer les fruits et les intérêts de la dette : ce mot est synonyme d'antichrèse. Voy. Antichkese et Gage. ' MORTES-PAYES,nom donné autrefois aux vieux soldats que les gouverneurs des villes et des provinces soldaient aux frais de leur gouvernement, et dont ils faisaient leurs estafiers, ou qu'ils chargeaient de la garde des places.
MORTIER (du lat. mortarium), mélange en proportions variables de chaux, de sable, d'argile et d'eau, qui sert à réunir et à souder pour ainsi dire ensemble les moellons et les pierres de construction. On donne souvent aux mortiers le nom de ciments Voy. ce mot et. Béton). Les mortiers ordinaires se préparent avec de la chaux grasse qu'on transforme en bouillie en l'éteignant avec de l'eau, et à laquelle on mêle intimement plus ou moins de sable quartzeux. Le mortier est dit gras, si le volume de la chaux est beaucoup plus grand que celui que laissent entre eux les vides du sable : maigre} si la chaux manque et qu'il ne soit pas liant ; blanc, s'il est fait avec une chaux de faible qualité; bâtard, s'il est fait avec un mélange de bonne et de mauvaise chaux. La dureté que prennent les mortiers avec le temps provient de la conversion de la chaux en carbonate de chaux aux dépens de l'acide carbonique de l'air : le sable contribue par ses aspérités à la solidification. Les mortiers qu'on emploie dans les constructions sous l'eau sont faits avec de la chaux hydraulique {Voy. ce mot). Souvent on rem- I place le sable, dans les mortiers ordinaires, par le j ciment, la pouzzolane, le trass ou l'argile, qui les ' rendent plus ou moins hydrauliques.
L'usage des mortiers remonte àla plus haute antiquité ; ceux des Égyptiens, des Grecs et des Ro- ' mains ont conservé une très-grande dureté : quelques-uns sont devenus par la pénétration de l'acide carbonique de véritables marbres.
I mortier, sorte de vase hémisphérique au fond ' évasé dans la partie supérieure, et fait de métal, de \ marbre, de verre, de porcelaine ou même de bois. On 1 s'en sert surtout dans la Pharmacie, pour y piler 1 ou triturer les substances qui entrent dans la composition des médicaments. Un bon mortier doit être à l'intérieur parfaitement lisse et uni et ne présenter aucun trou ni aucune fissure. L'inclinaison de ses parois doit être telle que les substances soumises à l'action du pilon retombent naturellement dans la partie inférieure. Quant à la matière du mortier, on comprend qu'il faut la choisir selon la nature de la substance à triturer. Il en est de même du pilon qui, suivant les cas, est de fer, do bois ou de porcelaine. Dans l'Artillerie, le mortier est une bouche à feu fort courte et faite à peu près comme un mortier à piler : on s'en sert pour lancer des bombes {Voy. ce ! mot), pour jeter des carcasses pleines de pierres ou de matières inflammables. L'usage des mortiers paraît dater de 1510. — On appelle bombardiers les artilleurs chargés du service de ces bouches à feu. On donne encore ce nom à un bonnet rond de velours noir, en forme de mortier renversé, que portaient dansl'o'/igine le clergé et les gradués, et qui fut ensuite réservé aux présidents des parlements: ce qui les faisait appeler présidents à mortier. Le bonnet des présidents à mortier était de velours noir avec