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MOSAÏQUE

on galon d'or; celui du chancelier de Francs était d'étoffe d'or avec une bordure d'hermine. Les magistrats, les avocats, les professeurs, portent cncinv aujourd'hui une coiffure analogue — Les empereurs de Constantinople portaient en guise de couronne une coiffure en forme de mortier. Nos rois de la lrc' race adoptèrent cette coiffure des empereurs; on la retrouve aussi dans la 2° et la 3e race.

MORT-NE. L'enfant mort-né n'est capable d'acquérir aucun droit (C. .\ap., art. 725, 90G). Il est donc important de savoir si l'enfant qui est né a eu vie ou non. Cette question ne peut être résolue que par le témoignage des personnes présentes à l'accouchement ou par la constatation des gens de l'art. L'officier de 1 état civil, auquel on présente un enfant comme mort-né, ne peut dresser qu'un acte de décès : il doit se borner à mentionner qu'on lui a présenté un enfant sans rie (Décret du 3 juillet 1800).

MORUE ''jadis moine, du lat. merlus), Gadus morrhua, genre de Poissons malacoptérygiens subbrachiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Gadoides, se distingue des autres genres de cette famille en ce qu'il a 3 dorsales, 2 anales et un barbillon attaché au bout de la mâchoire inférieure. La Morue franche, qu'on appelle Cabillaud ou. Cabéliau quand elle est fraîche, a de 0m,70 à lm : tète grosse et comprimée, bouche énorme, yeux gros, à fleur de tète et voilés par une membrane transparente; dents simplement implantées dans les chairs et mobiles. Son corps est couvert de grandes écailles grises sur le dos et blanches sous le ventre avec des taches dorées. La morue est très-vorace : elle se nourrit de poissons, notamment de harengs, de mollusques, de cétacés, etc. Sa fécondité est prodigieuse : on a trouvé dans une femelle jusqu'à U millions (d'autres disent 8 millions) d'œufs. Cette espèce est répandue dans toutes les mers septentrionales de l'Europe et de l'Amérique, et surtout aux environs du banc de Terre- Neuve, où se fait la pèche la plus considérable (Voy. ci-après). — Parmi les autres espèces, on remarque : la Morue ègre/in, aigrefin ou mglefin Gadus œglefinus), plus allongée, marquée d'une ligne noire et d'une tache noirâtre sur chaque fane : elle est commune sur les côtes de la Bretagne ; sa chair est moins estimée que celle du cabillaud; la Petite morue ou Dorsr/i [G. callarias), abondante dans la Baltique, sur les côtes de la Norwége et de l'Islande; le Capetan, Capel otiCaplan, dit aussi Officier (G- minutus), bon à manger frais ; il sert aussi d'appât pour la pèche de la grande morue ous'emploie comme engrais.

La pèche de la morue a lieu soit en février, soit en niai; au grand banc de Terre-Neuve, c'est en mai. Cette pêche se fait avec de longues lignes d'une forme particulière. \près avoir pris les morues, on les sale, ou bien on les fail sécher. Dans le premier cas, on les éventre et on leur ôte le foie ou les œufs, après avoir coupé la tête et la langue, que l'on met à part; elles portent alors le nom Se morues vertes. On appelle morues blanches celle qui ont été salées mais séchées promptement, et sur lesquelles le sel a laissé une sorte de croûte blanchâtre. Pour les sécher plus complètement, on les expo e au soleil et

ensuite à la fumée : ces de rn h res prennent le nom do

morues sèches ou parées : t a les confond aussi fort Bouvent, sous le nom de merluches, avec les merlans préparés de la même manière but les cotes de la Provence. Dans la Baltique, on donne aux pro\ isions

de morue et de merlan secs le mun de stockfisch. —

La chair des morues n'est pas la seule partie dent

on fasse usage : leur langue, fraîche et menu

est un morceau délicat; on lire de leur foie une

huile qu'on emploiecontre les maladies de poitrine, les scrofules, etc., et qui est très recherchée dans plusieurs arts [Voy, IIim.kiu morue); on fail avec leur vessie natatoire une colle qui ne le cède en rien à celle, de l'esturgeon ; on conserve leurs œufs pour

la table, \\ani de faire cuire la morue, en la fait dessaler pendant 2'i heures dans de l'eau douée.

C'est au commencement du xvr* siècle que le Portugais Gaspard de Corte-Beal fit la première pèche de la morue près du banc de Terre-Neuve; depuis, cette pèche a pris une extension considérable; elle fournit annuellement plus de 25 millions de kilogr. de poisson. La France ne possède plus dans ces parages que 3 petites îles : celle de St-Pierre et les deux Miquelon, avec le droit de pécher et de saler les produits de sa pèche sur la côte de Terre-Neuve, entre le cap Rouge et le cap St-Jean. Cette pêche occupait, en 1859, 552 bateaux et 18357 hommes; en 1866, on n'a compté que 466 bateaux et 11075 hommes.

Morue longue. Voy. Lote.

MORUS, nom latin botanique du genre Mûrier.

MOUVAX. Cette région montagneuse de la Nièvre nourrit une race particulière de bœufs et|de chevaux, tous deux petits, mais robustes et courageux.

MORVE (du lat. morbus ou de gourme). Outre son sens vulgaire, dans lequel il désigne l'humeur visqueuse qui découle des narines de l'homme, ce mot est le nom spécial d'une maladie redoutable qu'en observe surtout chez le cheval et l'âne, et qui consiste dans une inflammation générale des membranes muqueuses, particulièrement de la membrane pituitaire, avec écoulement par les voies nasales d'une matière mucoso -purulente, engorge et induration des glandes lymphatiques de la ganache. La morve se présente sous deux états, l'état aigu et l'état chronique, qui ne sont d'ailleurs que des degrés l'un de l'autre. Elle est contagieuse sous ces deux formes, mais surtout à l'état aigu : elle se transmettre à l'homme. Lés travaux remarqu du Dr Rayer ont mis hors de doute ce fait longtemps contesté. Cette maladie se complique quelquefc farcin. avec lequel elle a une certaine anal Quand cette complication a lieu, la mort est rapide.

Jusqu'à ce jour, la morve n'a pu être guér chez l'homme ni chez le cheval. On n'a pas r davantage à en déterminer les véritables pense qu'elle peut se développer spontanément sous l'influence du froid, de l'humidité, de la mauvais • nourriture, de l'encombrement des chevaux dans des écuries mal tenues. La propagation du mal e i'effel tantôt d'une inoculation, tantôt de l'infection.

MOSAÏQUE du b.-lat. musaïeum, du lat.

iv////; du gr. [AOuastov, pane qu'on en orna d'abord les musées, les galeries , assembla. e de petits Ceaux de marbre, de pierre, île matières vitr qui, réunis à l'aide de mortier, de stuc, d'un mastic composé de chaux et de poudre de marbre, résine et de plâtre, forment des compartiments, des ornements et des figures. L'avantage de ce i est de résister à I humidité et à tout ce qui la peinture! 11 parait avoir donné naissance a la • émail. 1'"'/. t.v \n..

La mosaïque fut employée chez les Grec» pour décorer les pavés des monuments. Les Romains

servirent en outré pour l'ornement des murai

des \eùtes dans les édifices publics et particuliers : ils portèrent cet art à sa perfection, comme on

le voir par les ruines d'Ilerculanum et de Pompéies et par les ouvrages qu'on a découverts da:

des monuments antiques. On distin de mosaïques : 1" i'opus tess'ellatum, pavé comp petits cubes ordinairement de deuxcouleur sectile, mosaïque de marbres de différent)

sciés en lames minces et tailles suivant le d<

3" l'opus vermiculatum, mosaïque de tentes cou formant de grandes compositions. Les chrétiens firent

servir ce travail à la décoration des basi iqui

Orient et Occident ; on en cite de iieiii'

pies au moyen âge. En France, par suite de lu rareté

des marbrés, on en vint à les remplacer soit par des carreaux incrustes de terre e

par deS dalles de pierre de bais dont on remplit les entailles de mastic- colorés, à l'uni! ition du |

.pie les Romains pommaient pavimentum scal)

tum. La tradition de cet art se conserva en Rai»

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