‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 105 sur 1672 · A. DE PARIS · texte numérisé non relu

A. DE PARIS

ARPENTAGE, partie des Mathématiques appliqxiées qui s'occupe de la mesure et du partage des terrains. L'arpentage a de nombreux points de contact avec :1e levé des plans qui a pour objet la représentation sur le papier de la configuration et des détails d'un terrain. Voy. Levé des plans.

On peut déterminer la superficie d'un terrain polygonal soit par la trigonométrie, soit par la simple géométrie. Dans le premier cas, on décompose le polygone en triangles par des diagonales, ou par des lignes menées d'un point intérieur à tous les sommets. Dans l'autre on partage le polygone en triangles et en trapèzes rectangles par des perpendiculaires abaissées de ses sommets sur une base qui est généralement une diagonale du polygone. — Quand un terrain est terminé en totalité ou en partie par des lignes courbes, on marque sur ces courbes des points suffisamment rappi"ochés pour que de l'un à l'autre la courbure puisse être négligée. On rentre ainsi dans le cas d'une surface polygonale. — Enfin, quand on veut mesurer un terrain dans lequel on ne peut pénétrer, comme un étang, un bois, etc., on l'environne d'une figure qu'on sache mesurer, rectangle ou trapèze, et mesurant les parties excédantes on les retranche de la figure totale. — Les instruments employés dans ces différentes opérations sont le graphomètre, la boussole, la chaîne, etc. Voy. ces mots.

Tous les écrivains s'accordent à attribuer aux Egyptiens l'invention de l'arpentage. Les traités d'arpentage les plus estimés sont le Manuel d'arpentage de Lacroix, complété par MM. Hogard et Charlier; les Traités d'ai-pentage deMM. Lefèvre et L.-A. Lamotte (1833); le Cours d'arpentage de M. D. Puille (1851] ; \' Arpentage, par M. Gillet Damitte (18G8j, etc.

ARPENTEUR. Voy. Arpentage et Géomètre. — Oiseau. Voy. Pluvier.

ARPENTEUSE, nom donné vulg. à des chenilles d'insectes Lépidoptères nocturnes, dont le corps est très-long, et qui ont un tel intervalle entre les pattes de derrière et celles de devant, que leur abdomen est forcé de se plier pour faciliter le transport du corps, ce qui fait que ces chenilles semblent mesurer le chemin qu'elles parcourent.

ARQUEBUSADE (eau d'), eau vulnéraire que l'on employait autrefois à l'extérieur contre les plaies d'armes à feu. L'Eau (TA. de Theden se préparait en mêlant ensemble 150 gr. d'acide sulfurique et 720 gr. d'alcool à 80°, et ajoutant au mélange 360 gr. de sucre dissous dans 150 gr. d'eau et 720 gr. de suc d'oseille. — En Allemagne, on prépare cette eau en mêlant ensemble 1 p. d'acide sulfurique, 6 de vinaigre, 6 d'alcool et 2 de miel despumé.

ARQUEBUSE (de l'ital. arcobugio, arc à trou, ou plutôt du v. fr. ho.quebuse, dérivé lui-même de l'ail. Hack-Busse, canon à crochet). C'est la première forme des armes à feu portatives. L'arquebuse se composait d'un long tube de fer porté par deux hommes, et que l'on appuyait, pour en faire usage, sur une fourchette ou fourquine fixée en terre; on la chargeait avec de la poudre et des pierres, et l'on y mettait le feu avec une mèche. Bayard, en 1524, fut blessé à mort par une arquebuse. On diminua successivement la longueur et le poids de l'arquebuse ; on eut des arquebuses à croc, à mèche, à serperdin, à rouet (celle-ci inventée en 1515 à Nuremberg); enfin, on y adapta la batterie à pierre. L'usage de cette arme, qui commença en Flandre vers le milieu du xive s., n'a pas dépassé le xvne siècle ; elle fut remplacée par le ?7iousquet et le fusil. Voy. ces mots.

ARQUEBUSIER. C'est proprement celui qui fabrique et vend des armes à feu portatives. On confond généralement auj. les arquebusiers avec les arm uriers (Voy. ce mot). — On donna depuis le xivc siècle le nom d'arquebusiers à des compagnies de soldats armés d'arquebuses : il y en avait à pied et à cheval. Après lasuppression de l'arquebuse dans l'armée, des compagnies d'arquebusiers subsistèrent dans beaucoup de villes de France comme milice municipale. Le décret du 12 juin 1790 les réunit à la garde nationale. ARQUÉRITE, amalgame d'argent. Voy. Argent

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