‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 108 sur 1672 · ART · texte numérisé non relu

ART

âe, etc. Los Indiens passent pour avoir los premiers administré l'acide arsénieux. L'application des poudrés ou pàtos arsenicales sur les cancers ulcérés de la peau, les dartres rongeantes, etc., remonte à la plus haute antiquité, aussi bien que l'emploi de l'orpiment, associé à la chaux vivo comme dépilatoire. ARSÉNICITE ou pharmacolitb. Voy. Chaux ar-

SÉMATÉE.

ARSÉMDES, nom donné par Beudant I une famille do minéraux dont l'arsenic est le type.

ARSÉNIEUX (acide), dit aussi A. blanc, A. oxydé, Mort aux rats, combinaison de l'arsenic avec l'oxygène [As-O3], se présente en masses compactes, d'un blanc de lait ou légèrement jaunes; il ressemble, en poudre, à du sucre pilé ; est peu soluble dans l'eau, et n'a presque pas de saveur ; se réduit en vapeur quand on le jette sur des charbons routes, et exhale alors une forte odeur d'ail. Sa dissolution rougit légèrement le tournesol. On obtient l'acide arsénieux comme produit secondaire dans le traitement des mines de cobalt et de nickel, de la Saxe et de la Bohème, qui renferment l'arsenic à l'état d'arséniure. Dans certaines localités, notamment en Silésie, on le prépare comme produit principal par le grillage du mispikel (combinaison d'arsenic, de fer et de soufre). L'acide arsénieux est un des corps les plus vénéneux; il développe sur les tissus animaux des taches rouges, gangreneuses, les ulcère, etfinit par les détruire complètement ; les symptômes de l'empoisonnement se manifestent un quart d'heure après l'introduction de l'acide clans l'estomac; les victimes succombent, en proie aux douleurs les plus vives. La magnésie < alcinée et l'hydrate de peroxyde de fer sont les meilleurs antidotes de ce poison. — Dioscoride fait déjà mention de l'action vénéneuse de l'arsenic blanc. La fameuse Aqnn-Tofana {Voy. ce mot) était, dit-on, une solution dé ruisée d'acide arsénieux. — Les plus petites traces d'acide arsénieux peuvent se découvrira l'aide de l'appareil de Marsh. Voy. arsenic

On ide arsénieux pour détruire les sou-

ris et les rais : on l'associe, dans ce cas, avec de la farine ei de la graisse; et on ajoute à la pâte quelques semences de fi nouil. Les naturalistes en font usage pour préserver de la putréfaction les animaux empaillés; ils l'associent à une bouillie savonneuse et calcaire, appelée savon de /ié'tew.Dans les verreries, on mêle de l'acide arsénieux à la paie du verre pour la blanchir et la rendre plus fusible. Les teinturiers et les indienneurs s'en servent aussi, mais, le plus souvent, après l'avoir uni aux bases, et notamment à la potasse. Enfin, on emploie l'acide arsénieux en médecine. Voy. Usi mcu x.

ARSI..\;ni"l'. aciiii';, combinaison de l'arsenic avec l'oxygène ! Is'O»], d'un blanc de lail et .l'un" saveur

trèS-acide : il est Ires-vénéneux. On l'obtient en l'ai-

bouillir l'aride ars mieux avec de l'eau n On l'emploie beaucoup auj. dans la préparation des couleurs d'aniline. L'acide arsénique a i parScheele en L775.il se rencontre dans la natu combinaison avec plusieurs bases. Voy. Vbséniatbs; ausi mti.s, s>ds formés d'acide arsénieux et

d'une base. |.\). ,/,• ,i/iree entre dans la c, mpOSitiOlJ

du vert de Schèele, employé en peinture. L'A. dépotasse est un liquide visqueux, incristallisable, acre et très-vénéneux : c'esl le seul arsénite emploj é en mé decine; il fait la base de la hqueur de Fowler. On l'emploie dans les mômes cas «pie l'acide arsé lieux. Ausr..\n'iw s, combinaisons de l'arsenic avec an autre métal. On rencontre dans la nature plusieurs arséniures, notamment VA. de cobalt [cobalt v l. de m h / mckéline). — L'A. d'hydrogène ou // drogène arsénié \sip est un gai excessivement vénéneux, qui se produit lorsque du gaz hydrogène se développe en présence d'une combinaison arsenicale, comme, par exemple, dans l'appareil de Marsh. 1.1 répand une odeur nauséabonde et brûle avec une flamme

d'un blanc bleuâtre, en répandant des vapeurs d'acide

arsénieux. Le chimiste Gehlen périt en 1815 pour en

été

avoir respiré de très-petites quantités. Ce gaz a é découvert en 1775 parScheele.

AHSIS, dans la Métrique ancienne, le mot dtoci:, lev ■•, marquait le temps fort par opposition à la Sévi;, ou temps faible. Dans un mot isolé, Varsis signifiait le commencement du mot, jusques et y compris la syllabe accentuée. Dans un vers, on entendait paiv/r- SÙ, la première syllabe d'un pied, qui se prononçait en élevant la voix : dans les vers hexamètres, les poètes latins ont quelquefois allongé la brève, lorsque l'arsis se rencontre avec la césure. Voy. aussi hiati s.

ART (du lat. ars). Pris dans sa plus grand' sion, ce mot, qui s'oppose à science, exprime tout ensemble de procédés à l'aide desquels l'homme produit quelque œuvre, soit dans le but d'assurer sa conservation et son bien-être physique, soit pour faire naître quelque jouissance intellectuelle ou morale; d'où la grande division des arts en A. utiles ou .-1. rnècaniques, et .1. libéraux.

Les A. mécaniques, qui réclament le travail de la main ou le secours des machines, ont pour but ou d'exploiter la nature, comme l'agriculture, ou de la transformer, ce qui donne naissance aux arts industriels et aux arts manufacturiers, qui se divisent à l'infini selon les procédés qu'ils emploient ou les besoins qu'ils tendent à satisfaire. Voy. ci-dessous Arts Industriels et Arts kt métiers.

Les A. libéraux, fruits de l'imagination, s'adressent ou à l'esprit seul, d'où les Belles-Lettres Voy. Iîellesi.eïtres), ou aux sens en même temps qu'à l'esprit, d'où les Beaux-Arts (Fot/.Beaix-arts). — Au moyen âge, on distinguait 7 arts libéraux: Grammaire, Rhétorique, Philosophie, Arithmétique, Géométrie, Astronomie, et Musique : les trois premiers formaient le cercle d'études appelé Trivium ; les quatre autres, le Quadrivium,

art sacré. Voy, Al. CHIMIE.

arts, si' disait autrefois, dans les universités, des humanités et de la philosophie. La Faculté des arts comprenait, Outre les régents, professeurs chargés d'enseigner les Arts, tous ceux qui avaient obtenu le diplôme dp Maître es mis.

artsd'agrémemt. On nomme ainsi spécialement les arts du Dessin, la Musique instrumentale et vocale,

et la Danse, considérés comme compléments d'une éducation libérale. Voy. ces mots.

arts et métiers. Ces professions étaient, sous l'ancien régime, partagées en 2 grandes classes : celles

qui étaient libres et celles qui étaient en jurandes :

rnières formaient Vi communautés d' iris et

métiers, il y avait en outre G corps de marcha fabricants, qui étaient : i" les drapiers merciers : V les épiciers"; 3" les bonnetiers, pelletiers, chapi i° les orfèvres, batteurs et tireurs d'or; r>" les fabricants d'étoffes, luthiers, rubaniers; 6° les marchands de vin. — Depuis cpie la dévolution a supprit jurandes et les maîtrises, les anciens règlements ont disparu; tes patentes ont remplacé le droit de maîtrise, en sorte que l'entrée des professions© nanerciales et industrielles est entièrement libre, ('"pendant, ces professions sont assujetties 1 des règlements de police extérieure et de garantie générale La loi du 22 germinal an \l a posé sur cette matière des règles qui sont encore actuellement on vigueur.

I.a connaissance des procédés propres aux divers arts mécaniques constitue la science appelée Techno-

I ■■//. ce mot.

1 . Écoles <f Irtset Métiers, fondées en 1803 par j propager les connaissances sa l'exercice des arts mécaniques. L'enseignement V est à la fois théorique et pratique. L'âge ii\é

pour 1 admission des candidats esl de 15 è i" ans. 11

y en a k en France : à viifrors, à C.hàlnns-sur-Marne à Aix et à Cluses. — l,'./-.Vo e centrale '1rs Arts et

Manufactures, fondée à Paris en 1830 par des particuliers, acquis,, par l'I-'.tat en 1S.">7, forme des nieurs civils, des chefs d'exploitation et d'ind I Le Conservatoire des Arts et Métiers, fou. le en

ARTÉRITE.

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