ARTICLE
l'an III (1795) et situé à Paris, est destiné à recevoir le modèle réduit des machines et instruments propres aux arts mécaniques, et à répandre les connaissances utiles à 1' ndustrie. Voy. Conservatoire. Voy. aussi Enseignement spécial, Exposition, etc.
arts in m striei.s. Sous cette dénomination, de création encore récente, on embrasse auj. tous les procédés mécaniques, physiques, ou chimiques, à l'aide desquels l'industrie parvient à reproduire les œuvres de l'art, soit graphiques, soit plastiques. La photographie, l'héliogravure, la chromolithographie, la galvanoplastie, les reproductions par le carton-pierre, le bois durci, la terre cuite, la cire; les augmentations ou les réductions par le pantographe, les découpages mécaniques, etc., etc., sont des arts industriels. L'application de l'art à l'industrie est une nécessité de notre époque; mais il est douteux que l'art pur ait lieu de s'en féliciter. Voir sur ce sujet les Rapports du jury international de l'Exposition universelle de 1867 (tom. II, groupe ir, classe 8e).
ARTS MÉCANIQUES. Voy. ARTS ET MÉTIERS.
ARTADÉ, mesure de capacité pour les choses sèches, en usage chez lesanciens Perses, équivalait à peu près au médimne des Grecs, et valait 51 lit. 78 c. UArtabé des Egyptiens valait env. 29 lit.
ARTAMUS, oiseau. Voy. Lancrayen.
ARTÉMIA, genre de petits Crustacés branchiopodes, voisins des Branchipes, qui pullulent dans les marais saants.
ARTÉMIDE, Artçmis et non Arthemis, genre de Mollusques. Voy. Vénus.
ARTEMISLÉES (du g. type, artemisia, armoise), tribu de la famille des Composées : capitules discoïdes, fleurs hermaphrodites, à style bifide; fruits cylindriques, sans aigrettes. Genres : Armoise, Tanaisie, etc.
ARTÈRES (du gr. àpnqpta), vaisseaux destinés à porter le sang soit du cœur aux poumons, comme l'A. pulmonaire, soit du cœur à toutes les parties du corps, comme l'A. aorte. La lre sort du ventricule droit du cœur et porte aux poumons du sang noir (sang veineux) ; la 2e part du ventricule gauche, et porte a tous les organes le sang devenu rouge en traversant les poumons (sang artériel) . Chaque artère est formée de trois membranes superposées : l'une externe, fibrocelluleuse ; l'autre moyenne, contractile, dite tunique artérielle, on membrane propre des artères; la 3e interne, prolongement de celle qui tapisse les ventricules du cœur. De la crosse de l'aorte (Voy. Aorte) partent les A. carotides internes et externes, qui se rendent à la tête, et les A. sous-clavières, qui se|rendent aux membres supérieurs. De la portion descendante de l'aorte partent les artères destinées à nourrir les organes contenus dans le thorax et l'abdomen ; enfin, VA. abdominale se divise en deux branches appelées iliaques primitives qui se rendent à chacun des deux membres inférieurs. — Ce qui fait immédiatement reconnaître une artère, c'est le battement, ou pulsation, appelé pouls ( Voy. ce mot) : il naît de l'impulsion vive et brusque que le cœur imprime au sang en le lançant dans l'intérieur des artères, et de l'élasticité des parois artérielles. La plus petite ouverture pratiquée à une artère donne lieu à un jet de sang qui sort par saccades à chaque contraction du cœur ; la compression de ce vaisceau, faite entre le cœur et la plaie, arrête immédiatement la sortie du sang. Voy. Torsion, Garrot, Tourniquet, etc.
ARTÈRE (TRACHÉE-). Voy. TRACHÉE-ARTÈRE.
ARTÉRIOTOMIE du gr. àptuipta, et-rofi^, section), opération chirurgicale qui consiste à ouvrir une artère pour en tirer du sang. Cette opération se pratique seulement sur les artères temporales superficielles et auriculaires postérieures, parce qu'il est facile d'arrêter ensuite le sang, les os du crâne servant de points d'appui pour la compression.
ARTERITE, inflammation des artères. Elle se borne ordinairement à la membrane interne ou au tissu cellulaire sous-jacent, et dépend, soit d'une lésion de l'artère, soit du voisinage d'une partie en-
flammée. Les symptômes de l'artérite sont: l'augmentation de la force des battements artériels, et un sentiment de chaleur et de malaise dans la partie qu'occupe l'artère enflammée.
ARTÉSIEN (puits). Voy. Puits.
ARTHRITE (du gr. àpôpov, articulation), inflammation des tissus fibreux et séreux des articulations, produite par une violence extérieure, telle que coup, chute, plaie, distension, etc. Cette inflammation est toujours bornée à l'articulation sur laquelle la cause a directement agi; ce qui la distingue de la goutte et du rhumatisme articulaire, qui occupent toujours, soit à la fois, soit successivement, plusieurs articulations. L'arthrite d'origine scrofuleuse peut n'occuper aussi qu'une seule articulation, quoiqu'elle ne soit pas le résultat d'une violence extérieure. — On combat l'arthrite par une application de sangsues et de topiques émollients ou résolutifs. Le repos et l'immobilité sont rigoureusement nécessaires pour l'articulation malade.
ARTHRODIE. Voy. Articulation et Arthrodiées.
ARTHRODIÉES (du gr. àpôpufiîa, articulation), groupe d'Algues vertes, formées de tubes dont le contenu est disposé en grains de chapelet. On les a partagées en h tribus : les Fragillaires ou Diatomées (Voy. Diatome^, les Oscillaires (Voy. Anabaine et Oscillaire), les Conjuguées ou Zi/gnémées (Voy. ce mot) et les Zoocarpées ( Voy. ce mot).
ARTHROSl'ORÉS (du gr. âpôpov, et arcopà, semence), groupe de Champignons, de l'ordre des Mucédinées, comprend tous ceux qui se composant de filaments articulés dont chaque article constitue autant de spores pouvant reproduire la plante. Tels sont l'Oïdium, le Pe?iicillum, l'Aspergillus, etc.
ARTHROSTÈME (du gr. âpôpov, et cT^a, étamine), Art hroste??ia, genre de la famille des Mélastomacées, renferme des herbes ou des sous-arbrisseaux de l'Amérique méridionale, remarquables par l'élégance de leurs fleurs. On cultive dans nos serres VA . à feuilles de pariétaire, VA. versicolore etl' A. luisante.
ARTIBÉE, Artibeus, genre de Chauves-souris phyllostomes de l'Amérique méridionale, qui sucent le sang des animaux comme les Vampires.
ARTICHAUT (de l'arabe ardhischoki, épine de tevre),Cinara, genre delà famille des Composées, tribu des Cinarées., renferme des plantes vivaces, à racine grosse, fibreuse; à feuilles lancéolées; à tige droite et rameuse, surmontée d'un calice grand, évasé, formé de bractées superposées et charnues, qui constituent rne espèce de pomme; l'intérieur, fond ou portefeuille, est garni de poilsappelés/bm:c'estcette pomme, nommée elle-même artichaut, que l'on mange dans l'espèce cultivée, le Cinara scolymus. Les variétés les plus estimées de cette espèce sont : 1° VA. vert ou commun, auquel se rapportent les sous-variétés dites A. de Laon et A. camus ou de Bretagne; 2° VA. violet, plus allongé; 3° VA. rouge, plus petit que les précédents; h" l'A. blanc, dont la culture est la plus délicate. L'artichaut craint les gelées des pays septentrionaux; comme il a de grosses et longues racines, il lui faut une terre profonde et meuble. On le multiplie de graines et d'oeilletons. — L'artichaut est originaire de l'Ethiopie; il se servait sur les tables des Grecs et des Romains.
On nomme vulgairement A. d'hiver, le Topinambour ; A . des Indes, la Patate ; A. sauvage, la Joubarbe ; A. d'Espagne, le Pâtisson.
ARTICLE (du lat. articulas). On appelle ainsi, en Anatomie, la jointure de deux os (Voy. Articulation et Amputation). — En Zoologie, on donne ce nom aux différentes parties du corps des animaux dits Articulés (Voy. ce mot), ainsi qu'aux pièces mobiles des antennes, des palpes et des tarses. — En Botanique, on nomme articles les portions d'une tige comprises entre deux nœuds, dans les Graminées, les Prèles, etc.
article. En Grammaire, l'Article Si été défini celle des parties du discours qui précède ordinairement le substantif. On distingue : VA. indéfini (un, une, des).