‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 11 sur 1672 · ABRÉVIATION · texte numérisé non relu

ABRÉVIATION

ABSCISSE.

sinats prémédités et le rapt par violence, furent

a du bénéfice de l'abolition. — On nommait

i d'abolition générale celles que le roi accor-

i. lois à une province, à une ville, pour

crime contre l'autorité royale,

On emploie quelquefois le mot Abolition comme synommc d'Abrogation. Voy. ce mot.

' ABOLITIONISTE, partisan de l'abolition d clavage. VAbolitiomsme est néen Angleterre, eut pour apôtres, au \mi* Biècle W. Penn, wiiic vVilberforce. I a gui n-c civile dont les Etatsl nia onl étf le théâtre de 1801 à 1865 a assuré le triomphe de l'abolitionisme en Amérique.

ABONNEMENT d'abonner pour aborner), se dit, en M linistrative, d'un droil fixe payé en

remplacement d'un droit variable exigible par l'État, un moyen offert aux contribuables de s'affranchir des ennuis el des formalités que peut entraîner : ou. ce mot). La vente des boissons spiritueuses, la fabrication des bières, l'exploitation des voitures publiques, des bateaux de transport et des bacs, celle des mines el du sel marin, etc., peuvenl donner lieu à des abonnements individuels ou collectifs. Sauf ci rtaines exceptions, ils sont défendus en matière d'octroi.

ABORDAGE, se dit soit du choc accidentel de deux bâtiments, soit de l'action d'aborder un vaisseau pour 'en emparer. — Dans les combats de mer, pour exécuter l'abordage, il faut d'abord accrocher le vaisseau ennemi: ce qui se fait en jetant dessus de forts crochets en fer, dits grappins; puis les assaillants se précipitent armés de sabres, de pistolets et de bâches. Les combats à l'abordage conviennent surtout aux peuples d'une valeur brillante; c'est à ce de combat que les Humains durent leurs victoires sur les Carthaginois, et la marine française une partie de ses succès.

Pour les avaries et dommages par fait d'abordage accidentel, I <■ y. C.< le eomm., art. 350,407, 435 et 436.

ABORNEMENT. Voy. Bornage.

ABOYEUR, Totanus glottis, oiseau du genre Chevalier, dont le cri rappelle l'aboiement du chien. L'Aboyeur est de la grosseur d'un pigeon : il habite les marécages des côtes de l'Europe: c'est la Barge aboyeuse de Buffon et le Chevalier aux pieds verts de plusieurs auteurs.

▲BRANCHES c-à-d. sans branchies), sous-ordre de la classe des Annélides chétopodes. Ces animaux n'ont pas de branchies : ils paraissent respirer par la surface générale du corps et par un certain nombre de petites poches situées à la partie antérieure du tronc et communiquant au dehors par des pores. I 'oupe renferme les Lombrics (Vers de terre), les t 'apttelles et les Nais.

ABRÉGÉ d'abréger; dub.-lat. abbreviare), réduction d'un plus grand ouvrage en un plus petit. Le mérite principal de ['Abrégé est la brièveté; mais il est moins Buccinct que l'Épitomé, et moins réduit aux faits absolumenl nécessaires que le Précis. On lui donne aussi quelquefois les noms de Breviarivm et de Compei dium ■ mais ces dénominations, ainsi que colle de Manuel, s'appliquent surtout aux ou, de science. Les plus célèbres abrégés sont les

; histoire, comme ceux de Justin, de Florus, de velléius Paterculus,de Corn. Népos, d'Eutrope, chez les anciens ; et, chez les modernes, {'Abrégé chronologique du président Hénaut, le Discours sur l'Histoire Universelle de Bossuet, etc. — En Musique, on appelle Ibrégé, le mécanisme qui, dans l'Orgue, transmet le mouvement des touches des claviers

aux soupapes di a iera correspondants.

IBRETIATION du b.-lat abbreviare). Les abréviations son! de différentes Bortes. Ce sont : l" de pures

initiales, cumnie M. peur Monsieur ; S. .!/■ peurs,,

Majesté; N. pour nord, S. pour sud. etc.; j« des comb aniea par des ligatures ( Voy.

Licati BB.Sicr.B, MoMM.r, \M\ir -, S* des signes conventionnels comme ceux qu'emploient les' mathémati-

ciens {Voy. Signe), les astronomes, les médecins, les chimistes, etc. {Voy. Astronomie, Médecinb, Chimie, etc.). — Les abréviations étaient employéi les temps les plus anciens (Voy. Stéxograi nu,. Déjà très-communes dans les manuscrits du xie siècle, elles se multiplièrent à l'infini à partir du x' L'invention de la typographie devait les faire disparaître; mais on en trouve encore beaucoup dans les premiers livres imprimés. Philippe le Bel fui i en 1304, de rendre une ordonnance po ir bannir des minutes des notaires et des actes juridiques t les abréviations qui exposaient ces actes a Être falsifiés ou mal entendus: auj. cette est ex-

presse pour les actes publics, notamment pour les actes de l'état civil (C. Nap., art. 42 1 1 les actes notariés L. du 25 vent, an XI, art. 13,.

L'étude des abréviations employées dans les manuscrits, chartes et diplôme-, es1 devenue une science: c'est une partie importante de la Paléographie [Voy. ce mot'. Consulter sur ce sujet les trait de Baringius, de Montfaucon, de Kopp ; le 7> diplomaticum de Walter, {'Archéologie de Vermiglioli(12e leçon); le Dictionnaire des Antiquité çaises de Lacurne de Ste-Palaye ; paléographie de Natalis de Wailly (t. I), noire des Abréviations latines et j au moyen âge de M. A. Chassant, 3" éd. 1 B66, etc.

ABRICOTIER (du lat. prœcox, en passant par le grec, l'arabe et l'espagnol), Prunus armeniaca, arbre fruitier du genre Prunier, famille des Amygd; parait être originaire d'Arménie. On le cultive en grand en Auvergne, en Provence et aux environs de Paris. La fleur, d'un blanc d'albâtre, b'ouvm premières au printemps. Tout le monde connaît son fruit parfumé : c'est un des plus agréables qu'on serve sur nos tables; on en fait des confitures, des compotes, de • pûtes ; on en extrait de l'eau de noyau : l'amande est amère et contient un peu d'acide hydrique. L'abricotier réussit dans les terres qt sont ni trop fortes ni trop légères; il vient en espalier ou en plein vent. Ses principales va sont : VA. pêche ou de Nancy, VA. aveline ou de Hollande, l'A. de Provence ou de Portugal, l'A. angoumois, l'A. alberge (Voy. Albergier), 1.1. coce ou Abricotin: l'A. noir ou du pape, etc. On multiplie l'abricotier soit en semant les noyaux, soit en le greffant sur prunier ou amandier. — L'A. de Sibérie, h flpurs rouges, est cultivé dans les jardins comme arbrisseau d'ornement.

ABROGATION (du lat. abrogatio]. Une loi, un décret, un arrêté, ne peuvent être abrogés que par un acte de la même autorité et dans les mêmes formes. L'abrogation est expresse, si elle n d'une disposition formelle; tacite, si elle résulte seulement d'une disposition contraire. L'abrogation ne résulte ni de l'usage contraire, ni de la cedes motifs qui ont fait porter un acte légi ! oy. Dérogation.

ABROMEj Abruina, genre de la famille d 3 Byttnériacées, renferme de petits arbrisseaux élégants, a. feuilles larges, à fleurs pourpres, en bouquets. Le fruit est sec et impropre à l'alimentation : d'où son nom 'du gr. à priv. et Bpwtxa, nourriture, par opposition au Cacao dit Théobroma). L'.f. à feuilles anguleuses, originaire de l'Inde, est cultivé dans nos jardins; mais il craint le froid.

ABROTANE ou Vbrotone. Voy. Iurone.

ABROUTISSEMENT Sylvie. . Voy. DÉFEND.

ABRUS du gr. &«p6;, élégant), genre de la famille des Papilionacées, tribu des Phaséolées, renferme des arbrisseaux, originaires de l'Inde, puis

transport! a en Amérique, qui onl le port de

Cia. Leur gOUSSe OU fruit contient 4 ou 0 petites

graines rondes, dures, de couleur écarlate avec un point noir : les Américaines en font des coili 1 1 des chapelets. La racineet les feuilles sent bu et B'emploient au même usage que la réj

ABSCISSE. Voy COORDONNÉES.

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