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ABSORBANT

ABSENCE (du lat. absentia). C'est, en Droit, l'état d'une personne qui a disparu du lieu de son domicile Bans donner de ses nouvelles et dont l'existence

est devenue incertaine. Il est statué sur l'administration de ses biens, à la requête des intéressés, par le tribunal de première instance qui commet un notaire à cet effet : c'est la période de présomption ence. — Après 4 ans, si l'absent n'a pas laissé de procuration pour l'administration de ses biens; après

10 ans, s'il en a laissé une, ses héritiers présomptifs au jour de sa disparition ou de ses dernières nouvelles peuvent demander la déclaration d'absence. Le tribunal prononce après une enquête et l'expiration du délai d'un an : s'il l'accorde, elle est envoyée au Ministre de la justice et insérée au Journal officiel, et les héritiers présomptifs sont envoyés en possession provisoire des biens de l'absent, et les tiers admis à exercer provisoirement les droits subordonnés à son décès, à moins que le conjoint présent commun en biens n'empêche l'un et l'autre en se prononçant pour la continuation de la communauté. Les envoyés en possession provisoire ne peuvent ni aliéner ni hypothéquer les biens de l'absent ; mais ils acquièrent une partie de sesrevenus. — Après 30 ans à partir de la disparition ou des dernières nouvelles de l'absent, ou après 100 ans depuis sa naissance, l'envoi en possession devient définitif : les envoyés en possession peuvent aliéner et hypothéquer, et la totalité des revenus leur appartient. — Si donc l'absent reparaît pendant l'envoi provisoire, il reprend ses biens tels qu'il les avait laissés et les revenus que la loi n'accorde pas aux envoyés en possession ; s'il reparaît pendant l'envoi définitif, il reprend ses biens tels qu'ils se trouvent sans aucune portion des fruits. Si, au contraire, son décès est prouvé, sa succession est ouverte au profit de ses héritiers les plus proches à cette époque, auxquels les biens sont rendus suivant la même distinction. ' — Quant aux successions qui peuvent s'ouvrir à son profit pendant l'absence, elles sont dévolues aux ayants droit, à son exclusion, sauf qu'il a le droit de les réclamer pendant 30 ans, s'il reparaît. Son mariage n'est pas dissous si longtemps que dure son absence et ses droits sur ses enfants passent à la mère si elle existe, sinon à un tuteur provisoire jusqu'à la déclaration d'absence, époque h laquelle on défère la tutelle suivant les règles du droit commun (C. Nap., art. 112-143). — Une loi spéciale du

11 vent, an II, relative aux successions au profit des défenseurs de la patrie absents de leurs foyers, déroge au Code Napoléon en ce qu'elle ordonne de leur réserver la part qui leur revient comme héritiers ; mais leur absence est déclarée suivant le droit commun, excepté pour les militaires disparus de 1792 à 1815 dont l'absence est déclarée au bout de 2 ans si le corps auquel ils appartenaient servait en Europe, de 4 ans s'il servait hors d'Europe.

Tl ne faut pas confondre avec l'absent proprement dit le simple non-présent. Les règles de l'absence ne lui sont pas applicables et le tribunal peut seulement prendre des mesures conservatoires de ses à la requête des parties intéressées. On peut aussi prendre contre lui des jugements par défaut. Le non-présent sous le coup d'une poursuite criminelle s'appelle contumace {Voy. ce mot). — Voir Demolombe, Traité de l'absence (Paris, 1 860).

ABSIDE ou Apside (du gr. frli;, voûte). En Architecture, ce nom désigna d'abord, dans les basiliques romaines, l'enfoncement semi-circulaire el voûté où se trouvait le siège du juge ; puis, dans les basiliques chrétiennes, le chevet de l'église où fut placé le siège épiscopal et le maître-autel. Primitivement, la voûte de l'abside était plus busse que 1'' toit du reste de l'église.Sa forme se modifia ensuite; on construisit d'autres absides à l'extrémité 'l collatérales et même des contre-absides à l'extrémité de l'église opposée au sanctuaire.

En Astronomie, on nomnv Absides el mieux Ap-

sides, les extrémités du grand axe de l'orbite d'une planète, c.-à-d. les deux points où cette plaie trouve, soit à sa plus grande, soit à sa plus petite distance du soleil. La ligne qui joint ces deux points est la ligne des absides. Le point où la planète est à sa plus grande distance du soleil est l'aphélie ; celui où elle en est le plus rapprochée est le périhélie. — Il en est de même de l'orbite d'un satellite par rapport à la planète autour de laquelle il fait sa révolution.

ABSINTHE (du gr. &<j/(vOtov), nom donné, à i de leur amertume, à 3 espaces du genre Armo; plus importante est la Grande Absinthe ou A. officinale (Artemisia absinthium), vulg. A/< ine, plante herbacée vivace, haute de lm,à feuilles alternes trèsdécoupées ; à fleurs jaunes, petites, en capitules. Toutes les parties de la plante ont une odeur pénétrante, mais agréable, et une saveur aromatique très-amère. On l'emploie en médecine comme tonique et vermifuge. Les anciens connaissaient le vin d'absinthe et ce que nous appelons vermout n'est autre chose qu'une infusion d'absinthe dans du vin blanc. La liqueur appelée absinthe, extrait d'A. ou A. suisse est une solution alcoolique de l'essence d'A., huile essentielle formée de 3 principes, un hydrocarbure (C:0H16), une huile mal connue, et une sorte de camphre (Cl0H,6O) d'une odeur vive et d'une saveur chaude. La question de savoir si cette liqueur possède des propriétés dangereuses spéciales est encore très-controversée; cependant elle paraît devoir être résolue par l'affirmative. On a longtemps nommé sel d'Absinthe le sous-carbonate de potasse que l'on préparait par l'incinération de cette plante.

— La Petite Absinthe (A. pontica) et VA. maritime (A. maritima) ont les mêmes propriétés que la Grande Absinthe, mais avec moins d'énergie.

ABSOLU (du lat. absolutus, délié), se dit, en Philosophie, de ce qui ne suppose rien au-dessus de soi ; de ce qui, dans la pensée comme dans la réalité, ne dépend d'aucune condition. On l'oppose au relatif, au contingent. Les vérités absolues sont les axiome mathématiques, les principes métaphysiques. Dieu est l'Être absolu, parce qu'il porte en lui-même sa raison d'être et qu'il est la condition suprême de toute existence. Voy. Dieu, Idée, Principe.

En Mathématiques, on appelle Valeur absolue d"un chiffre la valeur qu'il a par lui-même. Sa Valeur relative, au contraire, est la valeur qu'il tire du ran^ où il est placé.

ABSOLUTION (du lat. absolutio). En Droit, l'Absolution est un arrêt rendu en matière criminelle et qui diffère de l'acquittement en ce que : 1° il est prononcé par la cour d'assises ; 2° il a lieu quand l'accusé est déclaré coupable, mais d'un fait non puni par la loi, ou à raison duquel il ne peut être condamné (p. ex. s'il a agi sans intention criminelle ou en état de démence) ; 3° il peut entraîner la condamnation aux frais (C. d'Instr. crim., art. 358 et 364).

— En police correctionnelle et en simple police, l'absolution s'appelle renvoi. Voy. Acquittement, Non bis in idem, Renvoi.

En Théologie, l'Absolution est l'acte par lequel le prêtre remet les péchés après la confession, en prononçant les paroles sacramentelles. Le droit de remettre les péchés est fond.j sur ces paroles du Sauveur : « Ceux à qui vous aurez remis les péchés, leurs péchés leur seront remis. » (S. Jean, xx, 23.) « Tout ce que vous lierez ou délierez sur la terre, sera lié ou délié dans le ciel. » (S. Matthieu,*.?!, 19.)

ABSOLUTISME (d'absolu). Voy. AUTOCRATE, Monarchie et Despotisme.

ABSOBDANT (du lat. absorbere, boire). En Médecine, on donne le nom d'Absorbants à des substances, dont l'effet est d'absorber les gaz ou les liquides : ainsi on applique extérieurement sur les de la charpie, de l'amadou, du charbon pilé, OU bien un mélange de plâtre très-fin et de coaltar: a. l'intérieur, on administre du carbonate de chaux, de la magnésie, du sous-azotate de bismuth, etc.

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