‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 111 sur 1672 · HO · texte numérisé non relu

HO

ASCITE.

ASARET (du gr. àoŒpov), Asarum, genre de la famille des Aristolochiées, renferme des herbes vivaces, souvent acaules, à rhizome rampant et à feuilles réniformes. Toutes possèdent un principe acre et purgatif, Yasarii ar MM. Blanchet et Sell.L'A. euro-

pceunt, \u\z.Ro/tdclle, Oreillette, Cfi!»">t,1X,nr/ sauvage, parait être un excellent succédané del'ipécar cuanha;sa racine, desséchée et réduite en poudre, est un violent sternutatorre. L'A. virgimcum et l'A. arifolium se cultivent comme plantes d'agrément. L'A. rotundifolium est le Buccur, que les anciens recherchaient pour tresser les couronnes.

ASRESTE (du gr. âa&eaxo;, incombustible), substance minérale composée en grande partie de silicate de chaux et de magnésie, avec un peu d'alumine et d'oxyde de fer, dans des proportions qui en font une variété d'amphibole. On la trouve dans les cavités des roches magnésiennes, talqueuses ou serpentineuses, aux Alpes, en Espagne, en Dauphiné, etc. Tantôt elle est en masses fibreuses formant des espèces de tissus, des feutres, d'où le nom qu'on lui donne quelquefois de papier ou de liège fossile. D'autres fois ses fibres sont roides et assez dures pour rayer le verre. Quand elle est blanche, flexible et soyeuse, on lui donne le nom d'amiante, Voy. ce mot.

ASCAGNE ou Blanc-nez, St?niapetaurista, espèce de singe. Voy. Guenon.

ASCALABOTES (du gr. àcrxâ).aëo;). Voy. Gecko.

ASCARIDES (du gr. àmcapfç), genre d'Annelés, de la classedes HelminthesetderordredesNématoïdes, se compose de vers intestinaux à corps rond, aminci aux deux extrémités; à bouche garnie de 3 papilles charnues, entre lesquelles sort de temps en temps un tube très-court. L'espèce appelée A. lombrical{A. tombricoid.es) , se montre dans l'homme, le cheval, l'âne, le zèbre, le bœuf, le cochon. C'est un ver blanchâtre, qui séjourne habituellement à la surface du canal intestinal ; il atteint près de 0m,50 et se multiplie quelquefois étrangement. L'A. vermiculaire (Oxyurus vermicularis), que l'on trouve souvent chez les enfants dans certaines maladies, n'a queOm,01delongueurauplus. Voy. Vers intestinaux.

ASCENDANT (du lat. ascendere, monter). En Astronomie, on appelle nœud ascendant d'une planète ou de la lune, le point où l'astre traverse l'écliptique en allant de 1 hémisphère austral dans l'hémisphère boréal. Voy. Noeud.

En Mathématiques, on appelle progression ascendante celle dont les termes vont en croissant.

En Anatomie, les vaisseaux ascendants sont ceux qui portent le sang des parties inférieures aux parties supérieures du corps. L'artère ascendante est le tronc supérieur de l'aorte ; la veine cave ascendante, celle qui porte le sang des parties inférieures au cœur.

En Botanique, on nomme collet ascendant le collet

qui, en se développant, s'élève avec la plumule, et

perte les cotylédons à la lumière; tige ascendante,

Ci lie qui se dresse vers le ciel, après avoir marché

horizontalement; et aminés ascendantes, celles qui

se portent vers la pari ie supérieure de la fleur; style

dont, celui qui, dans une fleur irrégulière, s é-

cartede l'axe pour se porter vers la partie supérieure;

ne ascendante, celle dont le hile, à peu près de

niveau avec le placenta, est situé un peu au-dessus

du point le plus bas de. la grain ■, dans la logo du pé-

. etc.

ASCENDANTS. En tenu, s de Généalogie, cosont non-seulement le père et la mer ■, mais tous le pa-

"iit au-dessus de nous, en ligne dire indirecte. En parlant dea personnes de qui l'un descend, on dit en général aïeux pour désigner ceux qui oui vécu dans le temps passe; mais on appelle , avilie (au pluriel aieuls) le grand-père t la

grand-mère paternels ou maternels. — I.a ; Iroits et obi indsnta el d

dants sont réciproqu i de se

fournir des aliments, tel est le droit de succession ; nitusil en est qui n'appartiennent qu'aux ascendants;

tel est le droit de ceux-ci de former opposition au mariage de leurs enfants ou descendants. Voy. Partage.

ASCENSEUR, nom commun à divers appareils mécaniques qui, à l'aide de contrepoids, élèvent les matériaux de construction ou épargnent aux personnes âgées et infirmes la fatigue de monter de de nombreux escaliers.

ASCENSION (du lat. ascensio). En Astronomie, l'Ascension droite d'un astre est l'arc de l'équateur céleste, compté à l'orient du point équinoxial y, ou équinoxe du printemps, entre ce point et le pied du cercle horaire passant par cet astre. Pour la déterminer, on se sert de la lunette méridienne ( Voy. ce mot), et d'une horloge mesurant le temps sidéral et marquant 0h 0" 0' quand le point équinoxial y passe au méridien. On note l'heure indiquée par l'horloge quand l'astre passe au méridien et on la convertit en degrés, minutes, secondes, à raison de 15° par heure ; le résultat représente l'ascension droite cherchée. La position d'un astre est entièrement déterminée lorsque l'on connaît son ascension droite et sa déclinaison, c.-à-d. l'arc qui mesure la distance où il se trouve de l'équateur au moment de son passage au méridien (Voy. Déclinaison). L'ascension droite est pour un astre la même chose que la longitude pour un lieu terrestre. — La différence d'ascension droite de deux astres est l'arc d'équateur compris entre leurs cercles horaires.

ascension (en Aérostat). Voy. Aérostat.

ASCÈTE (du gr. fcniivrfc)» nom donné, dans les premiers temps de l'Eglise, aux solitaires qui se consacraient aux exercices de la piété, surtout à l'oraison et à la mortification, dans le but d'affranchir l'âme des liens du corps. Les Ascètes s'imposaient des jeûnes extraordinaires, s'exerçaient à porter le cilice.à marcher nu-pieds, à se priver de sommeil ; ils avaient de fréquentes extases. L'exemple de la vie ascétique avait déjà été donné chez les anciens par les Pythagoriciens, les Stoïciens et par plusieurs philosophes de l'école d'Alexandrie. Chez les chrétiens, elle fut surtout commune en Orient : de saints évèques, de savants docteurs, entre autres, Origène, St Basile, l'avaient menée. St Basile a composé des exercices spirituels pour la vie religieuse, sous le nom tf Ascétiques. — On appelle encore Ascétique tout ce qui a rapport à une vie retirée et contemplative ; Ascétisme, la disposition à se livrer exclusivement et avec exaltation à la vie ascétique : en ce sens, Ste Thérèse offre le type de l'ascétisme.

ASCIDIE (du gr. àsxiStov, utricule), vulg. Outre de mer, genre ou famille de Mollusques tuniciers, qui ont une enveloppe très-épaisse, en forme de sac fermé de toutes parts, et munie de 2 orifices qui simulent les 2 tubes de quelques bivalves. Ces animaux se fixent aux rochers et sont privés de toute locomotion, sauf pendant le premier âge. Leur principal signe de vie consiste dans l'absorption et l'expulsion de l'eau qu'ils lancent sur ce qui les inquiète ; ils ont néanmoins un cœur rudimentaire. Il y a des ascidies dont les individus restent isolés (^1. microcosme); mais la plupart sont des agrégations d'individus réunis au moyen d'une tige commune ou intimement associés sous une enveloppe oniqui ascidies habitent toutes les mers; quelques-unes sont

Comestibles.

ASCIDIÉES (du gr.à<rxtôcov),sedit,en Botanique,

ailles terminées par une sorte de vase, comme

- du Séprnthe distillatoire.

ANCIENS (du gr. doxto;, sans ombre', habitants

du globe terrestre qui, en certains temps de l'année i

n'ont point d'oiui ml les haoi inta do la

zone tôrride, parée que certains jours le soleil est a

midi verticalement au-dessus de leurs tètes. Ce mot

n'est plus guère usité.

ASCITE du gr. àox(tr,ç, enflé), hydivpisic abdominale, provenant d'un amas de sérosité dans la cavité du pi

d'hydropisie, c.-ù-d. lei

Page 1