OESTRE
faisceau très-serré. Cette plante croît dans les lieux incultes et stériles. — UQE. prolifère (D. prolifer), ou à la carte, le plus grand de tous, est ainsi nommé ■i cause do nombre de ses pétales qui, ne pouvant le plus souvent rester enfermés dans le tube du calice, le fendent pour s'ouvrir un passage : on soutient alors la fleur avec une carte. Cet œillet a peu d'éclat et sa corolle est de peu de durée.
Les œillets se multiplient par graines, par marcottes et par boutures. On peut semer les graines tout le printemps et tout l'été ; les marcottes se font dieu de l'été; les boutures se font au printemps, et se mettent en pot au mois de septembre. — Les œillets sont sujets a une maladie appelée crochet : c'estun nœud qui se forme sur latige des marcottes et qui leur l'ait faire le crochet.
Les Confiseurs font avec des œillets, de l'eau-de- Vie et du sucre, une liqueur dite ratafia d'œillet. Les Parfumeurs extrayent l'essence de la fleur pour en faire des parfums.
Œii.i.ET d'inde, Tagetes, genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidécs, renferme deux espèces, originaires du Mexique : 1° l'ÛE. d'Inde propr. dit(7\ erecta), plante herbacée, annuelle, qui ne s'élève guère au-dessus de O^O à 0m,G0; à tiges peu rameuses, à feuilles ailées, composées de folioles linéaires, dentées et d'un vert très-foncé ; à fleurs radiées, solitaires, répandant une odeur forte et vireuse, mais ayant un certain éclat et produisant beaucoup d'effet dans les plates-bandes : ces fleurs doublent facilement ; leur couleur varie du jaune pur au brun sombre, et souvent ces deux teintes se combinentensemble ; 2°le Petit Œ. d'Inde ( T. patula), qui ne diffère du précédent que par sa taille.
On nomme vulg. Œillet de Dieu, CE. desprês, deux Lycbnides; Œ. depâques,le Narcisse des poètes; — Œ. de mer, les Caryophyllies, polypes du groupe des Astrées.
oeillet (d'œil), trou de forme circulaire entouré de soie, de fil, de cordonnet, ou même de laiton que l'on pratique dans les tissus de soie, de toile ou de laine, pour y passer un lacet, une aiguillette, un cordon, etc. — Dans la Marine, on nomme ainsi un» sorte de ganse ou de bague qu'on pratique au bout de diverses manœuvres, pour y passer un cordage.
OEILLETON (d'œil), pièce ronde de cuivre que l'on place dans les télescopes à l'extrémité du tuyau des oculaires. Elle est percée d'un trou fort petit, auquel on applique l'œil.
En Agriculture, on donne ce nom aux pousses latérales qui se forment après la floraison au collet des racines des plantes vivaces. On s'en sert quelquefois pour la reproduction des végétaux.
OEILLETTE ou oliette (du lat. oleum), nom vulgaire de certains pavots cultivés pour leurs graines, et dont on extrait l'huile dite huile d'oeillette. V"}). Pavot et Ht île.
OENA>'THE (du gr. olvâvOr,), Œnnnthe, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Sésélinées, renferme des herbes aquatiques, glabres, a ombelles >sées, a involucre variable, à fleurs blanches fixées sur de lonirs pédicelles, qui croissent dans les lieux humides de l'hémisphère boréal; elles sont vénéneuses. Les espèces principales sont : l'ÛE. sa/ratiée [Œ. crocata), dont les racines tuberculeuses "Ht
une saveur douceâtre <|iii n'est point désagréable,
c mtieunenl un suc lactescenl qui prend à l'air i mleur safranée, et qui, lorsquon l'avale, produit une chaleur brûlante dans le gosier, des vomissements, des vertiges, des convulsions, et même la
mort si l'on n'est peint secouru à temps; l'Œ. fittit- GB. fistulosa), un peu moins dangereuse que
la précédente; elle croît dans les marais el est facile à distinguer par sestigea creuses, bob pétioles flstulouxetses fruits d'un vert roussâtre;l'CE>pimprem/- Uèi >■ Œ.pimpinellotdea , qui parait D'avoir rien de vénéneux; l'ÛE. aquatique (Pheltandrium aquai dite aussi Fenouil d'eau, Ciguè aquatique, qui croit
dans les sols humides, marécageux : tige fi-.tu!ouse, de 1 ou 2m, quelquefois de la grosseur du bras; feuilles grandes, étalées, ailées; fleurs petites et blanches; elle fleurit eu été. On la confond souvent avec le Céleri tauvage ( Ipium) à cause de ses feuilles. Cette plante es1 mortelle pour l'homme et les animaux: cependant ses racines, féculentes et sucrées, peuvent donner de l'alcool.
oeywthe, nom latin scientifique du Motteux.
OENANTinyi'E (acii r, et éthbb ,du gr. olvoç, vin, et SvBoç, fleur. Pelouze et Liebig ont admis qu'il existait dans lesvins un étherqui lcurdonne leur bouquet et qu'ils ont nommé pour cela éther œn< i/'/p; cet éther aurait pour formule [CH^OH mais on a mis en doute son c\istence constante d:> vins, et, suivant Fischer, l'ét lier œnanthique ne serait qu'un mélange d'acides caprique et caproïque.En tous cas, le bouquet des vins est une chose extrêmement complexe qui ne peut être due à une substance unique.— Quant à l'acide œnanthique ou œnanthytique, il s'obtient par l'oxydation de l'aldéhyde de mémo nom. Celle-ci résulte d'ailleurs de l'action des alcalis sur l'huile de ricin.
0EN0CARPE du gr. olvoç, vin, et xa&7:o;, fruit , QEnocarpus, genre de la famille des Palmiers, tribu des Arécinées, dont toutes les espèces se trouvent en Amérique.
OENOLIN'E (du gr. oho-, vin), matière colorante des vins rouges, que l'on précipite par l'acétate basique de plomb ; c'est une poudre d'un brun rouge&tre, quand elle est humide; presque noire, quand elle est sèche : cette poudre est presque insoluble dans l'eau; elle est plus soluble dans l'alcool.
OENOLOGIE du gr. oîvo;, vin, et Xôvoç, discours), science ou art de faire le vin et de le soigner. On doit à M. le comte Odart un Traité d' œnologie. Voy. Vin.
OK.\OMEL(du gr. olvo:, vin, et ui)i, miel), sirop dont le vin fait la base, et dans la composition d le sucre est remplacé par le miel. Voy. IlvmaiMH .
OENOMÈTRE (du gr. otvo;,vin, et uétpvt, mesure), aréomètre servant peur apprécier la concentration du vin ; on l'appelle encore pès ■■-cm. Voy,
Ar.ÉOMFTI'.E.
OENOPHILE (du gr. oîvoç, vin, et ;î).o;, ami), qui s'occupe de vins, de l'art de les produire, et les soigner. Voy. Vin.
OE.NOTIIERA (du gr. otvothjpic), un des noms scientifiques du genre Onagre, dont quelques botanistes ont formé le mot Œnothéracées, synonyme d'Onagrariées. Voy. ce mot.
OESOPHAGE (du gr. ofootp&foc), conduit musculomembraneux, de forme cylindrique, qui s'étend de l'extrémité inférieure du pharynx ou gosier, à l'orifice supérieur de l'estomac. 11 sert à porter la nourriture à l'estomac. La sensibilité j est peu développée, si ce n'est dans les cas fort rares d'inflammation (œsophngite). Cet organe peut être affecté de cancer, de squirrhe et de parai] Bie.
oestre (du gr. oîorpoç), Œstrus, genre d ! tes, de l'ordre dos Diptères, famille des àthél et type delà tribu des GEstrides; ils ressemblent à de grosses mouches, mais ils sont I eaucoup plus velus! Les Œstres n'ont pas plutôt subi leur dernière métamorphose qu'ils cherchenl a s'accoupler.
Chaque espèce dépose ses œuft sur un animal particulier : le bœuf, l'âne, le cheval, le renne, |< l'antilope, le chameau, le mouton et le lièvre ont
leur œstre spécial. L'espèce la plus commune est ['Œstre du cheval i H2, de cou-
leur fauve et ferrugineuse. La femelle dépose m s œufs sur les jambes et les épaules des chevaux, qui,
en se léchant, transportent les lai -vos dans leur estO-
mac où elles se développent; ces larves descendent
ensuite jusqu'à Panus, et tombent a terre pour subir leurs transformations. — La tribu des ' Estridei renferme, outre le genre-type, les genres Cutét i 'éphénémyie,GEat ■■■> ■ " ipoderme,CéphaIémyiet Colax, etc.