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OFFERTOIRE

OEUF (du lat. ovum). Toute espèce animale, sinon tout individu, vient d'un œuf : « Omne vivum exovo, a dit Harvey. » L'œuf ou élément femelle est formé d'une partie fondamentale, l'ovule ( Voy. ce mot), et de parties accessoires. L'ovule présente la même constitutiund'un bouta l'autre du règne animal, c.-à-d. trois sphères emboîtées l'une dans l'autre : la plus extérieure (membrane vitelline), épaisse, transparente contient une masse de granulation appelée vitellus ; enchâssée dans le vitellus, la seconde sphère (vésicule germinative on prolifique) est le centre de formation du germe ; dans l'intérieur de celle-ci est la troisième sphère (tache germinative de Wagner). Les parties accessoires, qui doivent servir de nourriture ou de protection à l'ovule, forment la plus grande masse de l'œuf de l'oiseau ou du serpent, ovipares chez lesquels le germe ne se nourrit pas aux dépens de la mère. Ainsi chez l'oiseau, l'ovule, c.-à-d. l'élément essentiel, est constitué par la cicatricule, partie plus claire qui s'aperçoit au milieu de la masse du faune: cette cicatricule est entourée de la masse du jaune, élément nutritif et accessoire; celle-ci, des couches d'albumine ou blanc d'œuf, de la membrane coquil 1er e,enûn de la. coquille (vulg. coque). — L'ovule possède une activité vitale propre, une évolution marquée. Après la ponte, il devient le siège de mouvements intérieurs : une force mystérieuse agite le vitellus ; la vésicule germinative, la tache de Wagner disparaissent confondues avec celui-ci; bientôt les mouvements s'accélèrent, et si l'œuf n'est pas fécondé, ilsedécoloreetsedécompose ; la vie est terminée. S'il est fécondé au contraire, la vie semble s'éveiller et se régulariser. La masse s'étrangle par de nombreux sillons et prend un aspect framboise (fractionnement du vitellus) ; les sphérules ainsi formées forment bientôt une couche à l'intérieur de la membrane vitelline : c'est le blastoderme. Sur un point du blastoderme apparaît l'aire germinative, commencement du jeune animal ( Voy. Embryon;. — L'organe dans lequel se produisent les œufs est la glande appelée ovaire. L'œuf de la femme n'est connu que depuis 1834 par les travaux de MM. de Baër et Coste. Il a moins de 1/10 de millimètre de diamètre. •

Le nombre des œufs que pond une espèce animale augmente ou diminue en raison des dangers qu'ils courent dans leur lieu d'incubation. Les Poissons, qui abandonnent leurs œufs dans l'eau à la merci de toutes les causes de destruction, en pondent des milliers et même des millions. Les Syngnathes, qui les déposent dans une poche protectrice, n'en pondent plus que des centaines : les Raies et les Squales, qui sont souvent vivipares,en pondent seulementquelques dizaines. Les Oiseaux de proie pondent 2 ou 3 œufs; le> Mésanges et les Roitelets, de 15 à 20; les Perdrix, au delà. La plupart des Palmipèdes n"ont qu'un œuf; le Canard sauvage cependant en pond de 8 à 18.

Les œufs de la Poule contiennent en moyenne 158,2 de jaune et 238,6 de blanc. Le jaune contient une matière grasse phosphorée, de l'albumine, des sels et une variété de fibrine, la vitelline. Le blanc est formé d'albumine et d'une matière sulfurée qui noircit l'argenterie en produisant du sulfure d'argent. L'œuf du Vanneau au lieu de devenir opaque par la chaleur devient transparent, d'un vert opalin et si dur qu'on le taille en petits bijoux dans certaines parties de l'Allemagne.

La plus grande partie des œufs pondus par les oiseaux de basse-cour servent à la nourriture de l'homme. Les œufs de poule sont ceux dont la consommation est le plus considérable : on en mange annuellement à Paris près de 200 millions, et plus de 7 milliards dans toute la France. Viennent ensuite ceux de dinde, d'oie, de cane, de pintade, etc. On a imaginé divers moyens de conserver des œufs pour lasaison d'hiver, pendant laquelle les poules pondent fort peu : on les met par couches dans le sable, la sciure de bois, la paille hachée; on les conserve aussi dans des pots de grès bien bouchés et remplis avec

de l'eau de chaux. On peut aussi les enduire d'une cou< Le de gomme, de gélatine, d'huile et de cire, etc. — Les œufs servent non-seulement à la nourriture de l'homme, mais encore à une foule d'usages. En Médecine, on emploie le blanc d'œuf dans les collyres, et le jaune fait la base des laits de poule : on en extrait une huile douce, bonne contre les gerçures. Le blanc d'œuf sert à clarifier le vin, les sirops, etc. (Voy. Albumine). On peignait autrefois au blanc d'œuf; on s'en sert encore comme de vernis.

Les anciens faisaient naître le monde d'un œuf, ou du moins, l'œuf était chez eux le symbole de la première origine de toutes choses. Les Grecs et les Romains offraient des œufs à leurs divinités, quand ils voulaient se purifier.

Œufs de coq ou Œ. blancs, œufs imparfaits qui n'ont pas de jaune et qui ne contiennent que de l'albumine. — C'est aussi le nom vulgaire donné à des œufs trouvés dans les fumiers et les meules de foin, où ils ont été déposés par des couleuvres.

Œufs de Pâques. Autrefois il était d'usage de faire bénir, le samedi saint, une certaine quantité d'œufs mis en réserve dans le temps du carême, pour les offrir en cadeaux; on les teignait en jaune, en violet, et surtout en rouge. On les nommait œufs de Pâques, parce qu'on les donnait après la grand'messe de ce jour. Aujourd'hui les œufs de Pâques ne se donnent plus qu'aux enfants : ils sont en sucre et renferment de petits présents.

Œuf électrique, globe de verre, de forme ovoïde, dans lequel sont placées deux tiges de métal. Quand on a fait le vide dans ce globe, on peut produire l'étincelle électrique entre les tiges, et elle présente alors des particularités remarquables : si le vide est aussi parfait que possible, l'électricité remplit de lumière toute la capacité du globe ; si on laisse rentrer un peu d'air, la lumière devient moins diffuse, et elle forme entre les deux tiges des arcs de couleur pourpre; une quantité d'air de plus en plus grande resserre toujours davantage la lumière, jusqu'à ce qu'enfin elle ne puisse passer d'une tige à l'autre qu'en jaillissant sous forme d'étincelles.

En Zoologie, on donne le nom d'Œuf au têt de certains Oursins dépouillé de ses baguettes ; d'Œ. marins, aux Oursins de nos côtes ; d'Œ. des druides, d'Œ. fossiles, aux Oursins fossiles ou Échinites ; d'Œ. de vache ou de chamois, aux bézoards. — En Conchyliologie, on nomme Œ. de poule ou du Japon l'Ovule ordinaire ; Œ. papyracé, l'Ovule gibbeuse ; Œ. de vanneau, la Bulle ampoule.

En Botanique, on donne le nom d'Œufs à plusieurs champignons du genre Agaric.

OEUVRE (du lat. opéra etopus). En Architecture, œuvre se prend pour construction, bâtiment, dans les expressions : gros œuvre, hors d'œuvre, dans œuvre, sous œuvre, etc.

Dans un navire à flot et chargé, on appelle œuvres vives la partie de la carène qui est submergée, et œuvres mortes celle qui est hors de l'eau. On appelle œuvre de marée le travail de radoub ou de carénage que l'on donne aux vaisseaux à mer basse; grosses œuvres, les cabestans, roues de gouvernail, etc.

En termes de Joaillier, œuvre se dit du chaton dans lequel une pierre est enchâssée : le metteur en œuvre est celui qui monte les pierreries.

Les Alchimistes appelaient grand œuvre la pierre philosophale, objet de toutes leurs recherches.

Œuvre se dit aussi de la fabrique d'une paroisse (Voy. Fabrique et Bawc-d'œovhe), ainsi que de certaines associations charitables.

Chef-d'œuvre. Voy. Chef.

Main-d'œuvre. Voy. Main.

OFFENSE (du lat. o/fe?isa). Voy. Injure et Oitrage. — Toute offense commise publiquement envers la personne du chef de l'État est punie d'un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d'une amende de 500 à 10,000 fr. (C. pén., art. 86.)

OFFERTOIRE ou offerte, partie de la Mes^e pen.

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