ASTRONOMIE
ATAXIIS.
astronomes les plus illustres de cette école. Aristaique renouvela, quoique sans succès, les idées de Pythagore. Hipparque inventa l'astrolabe, détermina ia durée de l'année tropique, forma les premières tables du soleil, fixa la durée desrévolutions de la lune relativement aux étoiles et à la terre, et découvrit la précession des équinoxes;àlasuite d'Hipparque.on doit citer Geminus, qui a laissé un traité d'Astronomie, et quelquesobservateurs,telsqu'Agrippa,Ménélaus,Théon, Posidonius qui reconnut les lois du phénomène du flux etdu reflux; Sosigène,que César fit venir d'Alexandrie à Rome pour réformer le calendrier. Enfin, Ptoléméecoordonna.dans YAlmageste, tous les travaux de ses prédécesseurs, y ajouta des découvertes nouvelles, et en forma un système qu'adoptèrent toutes les nations; il admettait que la terre se trouvait placée au centre du monde, et que les astres se mouvaient autour d'elle dans des cercles excentriques. Les successeurs de Ptolémée se bornèrent à commenter ses ouvrages.— A partir du vin* siècle, on voit l'astronomie en faveur chez les Arabes. Les astronomes de Bagdad, protégés par les califes abbassides, dressèrent de nouvelles tables du soleil et de la lune plus exactes que celles de Ptolémée ; ils déterminèrent la durée de l'année tropique, le mouvement de l'apogée du soleil, l'excentricité de l'orbite de cet astre, la diminution progressive de l'obliquité de l'écliptique, l'inégalité lunaire dit variation, etc. ; enfin ils mesurèrent, dans une plaine de la Mésopotamie, un degré du méridien, dans le but d'obtenir une évaluation de la grandeur de la terre. — Vers la fin du xme siècle, les études astronomiques commencèrent à refleurir en Europe; le mouvement continua durant le xi ve et le xve siècle : Jean Muller (Regiomontanus) et Bernard Walther, sans faire aucune découverte importante, préparèrent la révolution scientifique qui s'accomplitau xvie siècle.
Copernic fut l'auteur de cette révolution : il démontrales erreurs du système de Ptolémée ; rendit compte de la révolution diurne apparente du ciel par le mouvement de rotation de la terre, et expliqua la précession des équinoxes par un mouvement conique de l'axe du globe ; il reconnut que les mouvements directs et rétrogrades des planètes ne sont que des apparences produites par la combinaison du mouvement de la terre autour du soleil avec le mouvement des planètes. — Malgré leur évidence, les idées de Copernic eurent longtemps à lutter contre les préjugés de la routine : Galilée, qui défendait ce système, fut traduit devant l'Inquisition pour avoir voulu l'appuyer par des interprétations hasardées de la Bible, et se vit contraint de le renier. Tycho-Brahé imagina un système mixte, plaçant la terre au centre du monde et faisant tourner le soleil autour de la terre et les planètes autour du soleil. Cependant, les découvertes de Kepler, celles de Galilée lui-môme et de Huyghens, mirent, dès la fin du xvir* siècle, les opinions de Copernic à l'abri de toute discussion. Enfin, Newton, complétant toutes ces découvertes, déduisit des lois de Kepler le principe de la gravitation universelle, qui explique tous les mouvements célestes (1G87). Depuis, l'histoire de l'astronomie ne présente guère que le développement de ses théories.
Indépendamment des noms illustres que nous venons de citer, l'astronomie moderne s'honore de ceux de J. Cassini, Italien, qui vint à Paris sous Louis XIV, et enrichit la science d'un nombre considérable de découvertes; de Picard, Lacaille, Laplace, Lalande, Delambre, Méchain, Francœur, Arago, parmi les Français ; de Hévélius, Rœmer, Mayer, Bessel parmi les Allemands ; de Flamsteed, Halley, Bradley, Herschell parmi les Anglais, etc. Enfin, MM. Leverrier, Mathieu, Faye, Chacornac, Encke, Graham, Hind, Vico, Gasparis, 0. Struve, etc., sont au premier rang des célébrités contemporaines.
Consulter: les Traités de Lalande{1792);deLaplace [Mécanique céleste, 1799-1825); de Delambre (1814) ; de Biot 'Traité d' Astronomie physique, 1805 et 1861); d'Herschell (trad. par M. Cournot, 1836); de Fran-
I ajeur {Astronomie pratique) ; d' Arago {jisrronomtepo- \mlaire, posthume, 1855), de Humbolftt (Cosmos), et les ouvrages élémentaires de MM. Delaunay, Faye, Briot, Quételet, etc.: les Dictionnaires d'Astronomie de J. Coulier (1824), et d'A. Guynemer(1852y ; — pour l'histoire de l'Astronomie :Montucla, Histoire des Mathématiques (1799j ; Bailly, Hist. de l'Astr. ancienne et moderne (1775-1805;: Delambre, Hist. de t'Astr. (1817-2 1); F. Hœfer, »/.//< 187.3 :Biot,art. Descartes et Newton (Biographie universelle-, Mathieu, Hùt. de l'Astronomie au xvnr* siècle (1827) ; Chasles, Recherches sur l'Astronomie indienne (1846) ; Sédillot, Tables astronomiques d'Ouloug-beg (1846-1853; et Histoire des Arabes (1854), etc. — L'Astronomie a été chantée, chez lesanciens, par AratusetManilius.chez les modernes, par Daru.
Signes astronomiques : Signes du zodiaque : Y , le Bélier; tf, le Taureau; U, les Gémeaux; S, le Cancer; P», le Lion; n, la Vierge; .£=, la Balance; m,, le Scorpion; », le Sagittaire; "h, le Capricorne; =, le Verseau; )(, les Poissons. - Planètes : @ figure le Soleil ;?, Mercure ; î, Vénus; i, la Terre ; (i, la Lune; £, Mars; j|»Vesta; q f Junon ; Ç, Cérès ; $ , Pallas; If, Jupiter ; I) , Saturne ; iji , Herschell ou Uranus ; f1, Neptune ; pour désigner les planètes télescopiques, on écrit leur numéro d'ordre environné d'un cercle, p. ex. @. — Q signifie nœud ascendant; £j, nœud descendant.
Pour les étoiles fixes, Brayer a imaginé de désigner chacune des étoiles d'une même constellation par des lettres grecques, en attribuant les premières lettres aux étoiles les plus brillantes. Les lettres latines et les chiffres ordinaires sont employés à la suite quand le nombre des astres est trop grand.
ASTROSCOPE (du gr. <ï<7Tpov et cxottsw, considérer), instrument d'Astronomie composé de deux cônes, sur les faces desquels les étoiles et les constellations sont décrites, et qui donne le moyen de les retrouver aisément dans le ciel. Il a été inventé en 1698 par Se iukhard, de Tubingue.
ASTUR, nom latin scientifique de 1' Autour.
ASYLE. Voy. Asile.
ASYMPTOTES (du gr. àffûjj.7rxtoTo;, qui ne coïncide pas), se dit, en Géométrie, de deux droites inclinées qui s'approchent indéfiniment des deux branches d'une courbe, de l'hyperbole p. ex., sans pouvoir jamais les rencontrer (Vo>/. Hyperbole). — On étend quelquefois le nom d'asymptotes h des branches de courbes qui ne peuvent également se rencontrer, quoiqu'elles s'approchent l'une de l'autre indéfiniment.
ATAKAMITE. Voy. Cuivre chloruré.
ATARAX1E (du gr. àTapa?t<x), imperturbabilité de l'âme. Voy. Apathie.
ATAVISME (du lat. atavus), propriété qu'ont les êtres vivants de transmettre leurs caractères anatomiqueset physiologiques à leurs descendants, en laissant des intervalles d'une ou de plusieurs générations pendant lesquelles ces caractères peuvent manquer; telles sont, p. ex., les ressemblances des aïeux retrouvées chez les petits-enfants; c'est une forme médiate de l'hérédité. — C'est par un effet d'atavisme que les plantes hybrides ont une tendance à revenir à leurs types primitifs.
ATAXIE (du gr. octocÇîoc, désordre), ensemble de phénomènes nerveux remarquables par l'irrégularité delà marche des maladies auxquelles ils sont liés. Ils indiquent toujours un trouble des fonctions cérébrales et ont pour caractères l'affaiblissement, la perversion des sens, un état convulsif ou au contraire une immobilité absolue de la face, des soubresauts, de l'aphonie, etc. — On nommait autrefois, d'après Pinel, fièvres ataxiques une classe de fièvres d-<nt le cours présente ces phénomènes. Auj. on admet qu'il y a seulement une forme ataxique que peuvent revêtir différentes fièvre», la fièvre typhoïde en particulier.
Ataxie locomotrice progressive, maladie étudiée et décrite récemment par le Dr Duchenne de Boulogne. La lésion principale qui constitue cette maladie est