ATEUCHUS
ATHËR1NE.
une atrophie d<?s racines nerveuses (|iii émanent de la moelle épinière. Los sj mptdmes sent : un défaut considérable de coordination des mouvements, surtout lorsque ceux-ci exigent la synergie d'un grand nombre de muscles, dans la marche particulièrement; une perte de la sensibilité musculaire, de l'anesthésie cutanée, des douleurs fulgurantes et passagères dans les membres, du strabisme et de l'amblyopie; enfin une disparition des appétits vénériens, ('.'est une affection grave mais de longue durée, et qui peut offrir, par intervalle-,, rémission do quelques symptômes. On a obtenu de l'amélioration par l'hydrothérapie, les bains sulfureux, le nitrate d argent, l'électricité. Le repos est absolument nécessaire.
ATÈLE(du gr. &teMîç, imparfait), Ateles, genre de Singes, de la tribu des Cébins ou Sapajous, caractérisés par leurs mains antérieures dépourvues de pouces ou n'ayant qu'un pouce rudimentaire, et par leur queue fortement prenante, calleuse inférieurement, à son extrémité. Les Mêles sont des animaux doux, craintifs, lents dans leurs mouvementset trèsfrileux; leur voix est un sifflement faibleet flûte, lis vivent en troupes dans les forêts de l'Amérique du Sud. Les plus connus sont VA. noir ou Cayou et le Coaïta, de la Guyane ; VA . métis de la Colombie, VA . pentadactyle ou Chameke\ leMiMridu Pérou et de la Guyane.
ATELIER jadis attelier; d'attelle, lame de bois, copeau). Ce mot qui, dans l'origine, se disait spécialement de l'endroit où travaille' le menuisier, désigne auj tout lieu OÙ des ouvriers sont réunis puury travailler en commun. On appelle spécialement chantiers les ateliers où travaillent les tailleurs de pierres, les charpentiers, les scieurs de long, les constructeurs de vaisseaux {Voy. Ouvrier, Apprenti, Mani facture, Travail, etc.). — On a appelé Ateliers de charité des ateliers formés temporairement dans les hivers rigoureux, dans les temps de disettes ou de stagnation de commerce, pour donner du travail à ceux qui en manquent. L'ouverture en France de ces ateliers d'urgence remonte assez loin : un édit de 1565 prescrit d'employer les mendiants valides aux travaux publics; des ordonn. du 13 avril 1G85, du 10 février 1609, du 6 août 1700, règlent la police de ces ateliers. Louis \YI étendit ce mode d'assistance à tout le royaume (178C et 1788). En 1790, on ouvrit dans Paris et dans les environs de vastes ateliers publics ; ces établissements furent réglementés par la loi du 24 vend, an XII. On recourut à ces ateliers dans les disettes de 1810 et de 1817, après la révolution de 1830, lors de la crise industrielle qui affligea Lyon en 1837, enfin en 18/j8, où ils prirent le nom A' Ateliers nationaux ; la mauvaise organisation de ces derniers ateliers, le nombre immense d'hommes qui y accoururent, et l'insubordination qui s'y introduisit, en tirent bientôt un danger imminent ; leur dissolution ordonnée par l'Assemblée nationale devint le prétexte de l'insurrection qui ensanglanta Paris pendant les journées des 24-27 juin 18.'|8.
ATELLANES OU JEI \ 09Q1 ES, espèces de farces
ou comédies satiriques originaires d'Atella, ville des Osques en Campanie, et qui forint longtemps en vogue chez les Humains. Maccus, Bucco, Sannio en étaient les types principaux. Voir Poetarutn latinorum scenicorum fragmenta Leipzig, 1834 el Meyer, Etudes tur le théâtre latin 1847) Voy. aussi Icteub et, dan le Dict, d'Hist. et de Géogr., le mol \n u \.
ATERMOIEMENT, se dit, BH Droit, du terme ou
délai de grâce accordé par le créancier au débiteur
qui est dans l'impossibilité de payer à l'échéance. Cet acte dépend de la seule volonté du créancier. Il diffère du concordat en ce qu'il n'oblige que lescréan ciers qui l'ont signé.
ATEUCHUS du gr. àrvr/r,-, sans armes), genre
d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamère", famille des Lamellicornes. Ils sont d'assez grande taille, semblables aux scarabées, mais dépourvus de
cornes d'où leur nom , .1 | orpa ovale ou arrondi, ,'i
corselet large et bombé : ils vivent dans les excréments. VA. sacré, qui est noir, habite le nord du l'Afrique; on le voit figuré sur les monuments égyptiens; VA. d'Egypte, qui habite leSennaar, est d'un beau vert euh reux ou doré.
ATHAMANTE nom mytliologiq.), Athamantn, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Sésélinées, dont l'espèce la | > 1 1 1 ■— importante est VA. de Crète, commune (huis les pâturages des Alpes, et à laquelle on attribuait jadis des vertus lithuntriptiques et rarminatives.
ATHÉISME (du gr. £8eoç, athée), opinion de ceux qui nient l'existence de Dieu : elle est la conséquence inévitable de toute doctrine qui ne reconnaît rien de réel et de positif au delà de la matière et des phénomènes sensibles, qui regarde par conséquent comme une hypothèse l'existence et l'intervention d'une cause intelligente et su périeuro au monde, qui prétend tout expliquer par les lois d'une aveugle nécessité ou par les combinaisons du hasard. C'est ainsi que chez les anciens, Leucippe, Démocrite, Épicure, Évhémère, Diagoras de Mélos, Straton deLampsaque, Lucrèce, et chez les modernes, d'Holbach, Naigeon, Lalande, Sylvain Maréchal, enfin de nos jours Proudhon, etc., furent conduits à cette dés, ,lante d ctrine par leurs systèmes de matérialisme et defatalisme. — On confond quelquefois, et bien a tort, avec les athées les panthéistes, tels que Xénophane chez les anciens, Jordano Bruno, Spinosa, Schelling chez les modernes, qui, loin de nier Dieu, absorbent tout bu lui. — L'ouvrage où l'athéisme est exp. se avec le plus d'audace est le Système de la Naru e, par d'Holbach sous le nom de Mirabaud. Sylvain Maréchal a publié un Dictionnaire des Athées, où il prodigue de la manière la plus ridicule cette dénomination, l'appliquant même aux hommes les plus religieux. — L'athéisme esl réfuté dans tous les Traités île l'existence de Dieu; il a été en outre combattu ex professe parle P. Lami.Buddée, Abicht, Muller, lleidenrich, etc. — On doit à. Leclerc l'Histoire des systèmes des anciens athées, et à Reimmann, Historia Atheismi et Atheorum falso et merito suspectorum (1725). Voy. UTbu et Théologie.
ATHÉNÉE du gr. àOr,vaïov, temple de Minerve , nom donné chez les anciens à divers édifices d1 \thènes, d'Alexandrie, de Home et de Constantînople, consacrés aux sciences et aux arts. L'un des plus célèbres est celui qui fut élevé à Rome en 125, sous Adrien : les auteurs \ lisaient publiquement leurs ouvrages ; il servait aussi de collège. Caligula en axait fait bâtir un à Lyon, l'an 37, et y a>ait institue des prix d'éloquence grecque et latine : les vaincus étaient obligés, dit-on, d'effacer leurs compositions avec une éponge, ou même avec la langue; sinon, ils étaient fouettée ou jetés dans le fleuve.
Dans les temps modernes, on a étendu le nom d'.l-
thénée à tout lieu où B'assemblent des savants et des
gens de lettres pour fairedes cours de sciences et de
littérature. On i onnalt surtout : VA. de Paris, fondé
en 1785 rue de Valois, et connu d'abord sens les noms de Vttsée, puis de Lycée : Laharpe, Marmon-
tel, Ginguené, Lemercier, Fourcroy, Cuvier y professèrent ; — l'A. des Arts, fondé aussi à Paris, en it'.il', sous la dénomination de Lycée de< Arts, et qui comptait parmi ses fondateurs Lavoia er, Lalande, Condorcet, \ almont de Bomare, Pannentier, Berthollet, Darcet, Sedaine, Lesueur, Dalayrac — Le nom d' Ithénée a été depuis appliqué à une foule de sociétés savantes, littéraires OU artistiques à Paris et
en province, ainsi qu'à divers établissements d'instruction ^publique.
ATHERICBRES du gr. àOr.p, pointe, et xtpa;,
corne . 5" famille de l'ordre des Diptères, dans la classification de Latreille, formait â tribus Syrphides, CEstrideSfConopsaires, V ,subdivis s elles-
mêmes en un très-grand nombre de genres.
viiii r.iM du gr. 48«p(vr] . itherma, geni Poissons acanthoptérygiene, de l'ordre des Squamo-