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POISON

les Cohnnr etPasse-Colmar,\e Blanquet, etc.; 2° les P. cassantes, p. ex. les Bons-chrétiens (B.- chrétien d'été, d'hiver, d'Espagne, d'Aucli, turc.etc); les |. oranges (0. d'été, d'automne, d'hiver); le Messire- Jean la Poire deccrteau, le Càttllac et la Poire d'une livre', remarquables par leur volume, et qui ne se mangent que cuites, etc. Quant aux Poiriers à cidre, leurs noms sont moins connus; cependant on remarque parmi les meilleures espèces le P. de sauge ou Sauger (P. salvifAla), dont les feuilles rappelle celles de la sauge; le P. à feuilles de saule, le P. de Perse (P. persica), etc. — On élève le poirier franc en pépinière pour y greffer les autres poiriers ; les poiriers destinés à former des espaliers se greffent sur des cognassiers.

Le bois du poirier est dur, pesant, d'un tissu uni, serré, d'une couleur un peu rougeâtre ; les vers ne l'attaquent pas. Il prend très-bien la couleur noire, et alors il ressemble beaucoup à l'ébène; c'est un des meilleurs bois qu'on puisse employer pour la sculpture et la gravure en bois. Il acquiert un beau poli ; on en fait des ouvrages de tour et de menuiserie. Les ébénistes l'emploient pour la marqueterie; les luthiers en font des flûtes et autres instruments. Enfin c'est un bon bois de chauffage.

On appelle vulgairement Poirier des Antilles, P. des Iles, deux espèces de Bignones; P. avocat, l'Avocatier; P. bergamotte,une variété de Citronnier ; P. de Cayenne, une espèce de Couma dont on mange le fruit ; P. des Indes, le Goyavier, dont le fruit ressemble beaucoup à une poire ; P. rouge, un arbrj du Cap qui a le port du poirier.

POIS, Pisum, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Viciées, se compose de plantes herbacées annuelles, presque toutes grimpantes et armées de vrilles au moyen desquelles elles montent en s'attachant soit aux autres plantes, soit aux rames ou supports qu'on leur a préparées ; à feuilles ciliées, accompagnées de stipules; à fleurs portées sur des pédoncules axillaires; le fruit est une gousse allongée renfermant plusieurs semences globuleuses, appelées elles-mêmes pois. — Le Pois cultivé (Pisum sativum), h fleurs blanches, tachées de rouge, est connu de tout le monde ; ses nombreuses variétés se rapporteutà5 races principales :1° le P. sucré ,qui comprend presque toutes les sous-variétés dont les primeurs sont recherchées sous le nom de petits pois, et que les jardiniers appellent pois à ramer : tels sont le pois Michautou.de Francfort, le dominé, le pois de Marlij, le sans pareil, le pois géant, etc. : on les mange le plus souvent verts ; secs et concassés, ils fournissent une excellente purée ; 2° le P. à gros fruit, qui renferme des variétés, les unes naines, les autres à ramer, quelques-unes à cosse blanche, dites pois sans parchemin, mange-tout, parce qu'on mange le pois avec sa gousse; 3° le P. à bouquet, remarquable par ses pédoncules chargés de fleurs nombreuses et par ses grosses graines brunâtres; W le P. carré, dont les graines, très-serrées dans leur gousse, finissent par prendre une forme polyédrique : à cette section appartiennent le pois de Clamart ou carré fin, qui est très-estimé ; le carré blanc et le carré à œil noir; 5° le P. nain, dont la tige ne dépasse guère Om,20, et qui comprend le nain hâtif, le nain de Hollande, le gros nain sucré, et les nains verts. On sème les petits pois au printemps ou àl'automne ; dès qu'ils ont 0UI,10 ou 0m,15 de haut, on les rame. Les cosses des pois verts forment une fort bonne nourriture pour les vaches laitières. — Le Pois des champs (P. arvense), dit aussi P. gris ou P. de pigeon, Hisaillc, espèce que l'on cultive en grand, a des fleurs solitaires, blanches ou purpurines ; la hauteur de sa tige ne dépasse pas C^O, et elle ne se rame pas; sa graine est grise, et n'est guère employéequc pour nourrir les pigeons. 1-e pois gris coupé en vert donne un excellent fourrage.— Le Pois chiche ou P. pointu (P. cicer), a des fleuis petites, violettes, quelquefois blanches; une gousse enfléo, rhomboidale, à deux ou trois semences : cette

gousse sert d'aliment aux hommes dans le Midi sous le nom deeicero/e. I)an.-> le Nord, le pois chiche n'est employé que comme fourrage.

Pois de senteur ou Gesse odorante, espèce du genre Lathyrus. Voy. Gesse.

On appelle Pois d'Angola, du Congo, ou de sept ans, les fruits du Cytise de l'Inde; P. de brebis, P. breton, la Gesse cultivée; P. cochon ou patate, le fruit du Dolic ; P. grecs ou de lièvre, plusieurs espèces de Gesses ; P. pouilleux ou à gratter, certaines Légumineuses dont les gousses sont hérissées de poils roides qui se détachent à maturité, et qui, en s'implantant dans la peau, causent une vive démangeaison; P. rouge, le Haricot sphérique, etc.

rois a cautère, corps globuleux que l'on place dans la plaie d'un cautère pour exciter la suppuration, et empêcher le rapprochement des lèvres de la plaie. Les pharmaciens préparent ces pois avec des substances végétales, dures et poreuses, comme des pois secs ou de boules de racine d'iris de Florence ou de guimauve, du sain-bois, etc. Voy. Caitère.

POISON (du lat. potio, potion). On nomme ainsi toute substance non organisée qui, prise intérieurement ou appliquée de quelque manière que ce soit sur un corps vivant, est capable de détruire ou d'altérer les fonctions vitales. Il existe dans les trois règnes des substances vénéneuses douées de ces funestes propriétés. Celles qui proviennent des animaux sont spécialement désignés sous le nom de venins, lorsqu'ils existent indépendamment de toute espèce de maladie, et sous celui de virus, lorsqu'ils constituent une maladie, ou qu'ils se développent dans une maladie ; mais ce ne sont point là des poisons à proprement parler. On réserve surtout le nom de poisons aux substances délétères du règne minéral ou du règne végétal. On appelle antidotes, ou contrepoisons, les substances qui sont propres à contre-balancer l'effet des poisons.

On peut diviser les poisons en 3 classes : 1° poisons acres, dits aussi irritants, caustiques, escarotiques ou corrosifs; 2° poisons narcotiques ou stupéfiants ; 3° poisons narcotico-âcres. On forme quelquefois, mais à tort, une 4e classe des venins et des virus, sous le nom de poisons septiques.

Poisons acres. On range dans cette classe les composés mercuriels, arsenicaux, cuivreux; les acides et alcalis concentrés, etc. ; l'euphorbe, la coloquinte, le garou, les renoncules, le ricin, etc. Ces poisons ont une saveur chaude, brûlante à la gorge; ils occasionnent des coliques violentes, des vomissements et des déjections alvines répétés, une soif vive, enfin les signes d'une inflammation gastro-intestinale très-intense. Si l'empoisonnement est causé par les acides, on fait boire de l'eau contenant de la magnésie, ou à défaut de l'eau de savon ; puis on combat l'inflammation par les sangsues, les bains, les lavements, les boissons douces, etc. S'il est dû aux alcalis, à l'eau de Javelle p. ex., on fait vomir au moyen de l'eau tiède ou en titillant la luette avec la barbe d'une plume; puis on emploie les émollients à l'intérieur et à l'extérieur. S'il est l'effet de l'arsenic, il faut d'abord provoquer le vomissement et donner des lavements laxatifs; puis administrer comme contre-poison le peroxyde de fer hydraté ou le sulfure de fer préparé par voie humide etextemporanément en versant du sulfure de potassium (ou à défaut le résultat filtré de l'ébullition de la chaux vive délitée avec du soufre) dans du vitriol vert. Contre l'empoisonnement par le vert-de-gris ouïes sels de mercure, on emploie : eau tiède en abondance, vomitifs, blancs d'oeufs délayés dans de l'eau ou du lait.

Poisons narcotiques. Ce sont ceux qui, comme l'opium,la morphine, l'acide cyanhydrique, la jusquiame, agissent spécialement sur le cerveau, mais sans enflammer les organes avec lesquels ils sont mis en contact. Les symptômes de ce genre d'empoisonnement sont : vertiges, affaiblissement des contractions musculaires, stupeur, coma, respiration difficile.

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