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POITRINAIRE

Faire vomir en administrant l'émétiquc; faire avaler comme antidote une forte décoction de noix de galle ; combattre le narcotisme par du café à l'eau très-fort. Pour l'acide prussique en particulier, faire respirer de l'air contenant un peu de chlore, et produire à tout prix la respiration artificielle.

Poisons narcotico-âcres . Ce sont ceux qui à la fois agissent sur le cerveau et enflamment les parties sur lesquelles ils sont appliqués : tels sont l'aconit, la noix vomique, les champignons, la belladone, la digitale, le stramonium, l'ellébore, la strychnine, la nicotine, le camphre, l'alcool, les émanations des fleurs, le gaz acide carbonique, l'hydrogène carburé, etc. Ils produisent des spasmes, des convulsions, de l'agitation, du délire, des cris, le collapsus, une respiration très-pénible, etc. On y oppose le vomissement par l'émétique, les lavements purgatifs, des affusions froides sur la tète ; le café à l'eau, contre le narcotisme; la saignée, contre la congestion cérébrale; les boissons acidulés, les révulsifs, etc.

Pour les Poisons septiques, Voy. Venin et Virus.

Dans tous les temps, il s'est trouvé des êtres pervers qui ont fait une étude des poisons pour en faire l'usage le plus criminel (Locuste à Rome, la Voisin, la marquise de Brinvilliers en France, etc.) ; mais ce n'est que de nos jours qu'on en a fait l'objet d'une étude vraiment scientifique, dans le but de découvrir d'une manière incontestable les preuves du crime ou de trouver les moyens d'en prévenir les effets : cette partie importante de la .Médecine légale est connue sous le nom de Toxicologie. Des travaux récents ont permis d'abréger les recherches et de les mieux diriger en faisant reconnaître que divers poisons affectent chacun un siège particulier. Il est bon que l'on sache qu'il n'est point aujourd'huide matière vénéneuse, si subtile qu'elle soit, que le chimiste ne puisse démontrer et distraire du corps des victimes. — Consulter :Orfila, Traité de toxicologie ; Tardieu, Dictionnaire d'hygiène ; Grisolle, Traité de pathologie interne, etc. »

Comme plusieurs poisons, introduits en très-petite quantité dans l'économie animale, ne font que modifier les propriétés vitales sans leur porter une atfuneste.on en tire parti dans le traitement des maladies, et ils deviennent, à petite dose, de très-bons médicaments : pour ce motif, il est permis de les vendre; maiscommc,d'unautrecôté, ces substances vénéneuses pourraient être introduites dans l'économie par accident, par méprise ou dans des vues criminelles, on a dû prévenir l'abus qu'on en pourrait faire. La loi du 19 juillet 1845, l'ordonnance du 29 octobre 1846 et le décret du 8 juillet 1850 ont réglé tout ce qui concerne la vente des substances mu meuBes. — La loi punit de mort mut coupable d'empoisonnement (C. pén., art. 301 et 302).

POISSONS, en lat. Pisces, 5e classe de l'embranchement des Vertébrés, renferme des animaux aquatiques, respirant généralement l'air dissous dans l'eau au moyen d'organes particuliers appelés oron* chies ( Voy. ce mot) : l'eau pénètre par la bouche et sort par des orifices latéraux, les ouies. Leur caractère de classification ht plus général est l'absence d'allantoïde {Voy. ce mot); leurs membres, lorsqu'ils existent, sont conformés pour la natation, ce sont les nageoires ; lorsque celles-ci sont au complet, on distingue : deux nageoires pectorales, analogues des membres antérieurs des autres vertt brés; deux nageoires ventrales, analogues des membres posté rieurs: une nageoire anale, une nageoire verticalement et doux nageoires dorsales. La circulation est simple : le cœur est uniquement veii \.

La plupart des poissons possèdent une vessie toire, réservoir de gai dont le rôle n'est pas bien con nu. Les vertèbres sont biconcaves: les rosses nasales ne communiquent pas avec la bouche. Le corps des poissons, terminé en avant par une tète généralement pointue, et en arrière par une e^ime large et comprimée,oiïre à l'eau dans laquelle ils se meuvent une

surface très-p ti te, et n'éprouve qu'une faible n tance, tandis que leur queue, mue par des mu vigoureux, leur imprime la direction qui leur convient.— L'intelligence des poissons est à peu nulle; leur vue est très-bornée ; mais, en revanche, leur odorat et leurs appétits voraces sont très-développés. Leur fécondité est prodigieuse.

Cuvier avait divisé les Poissons en 9 ordres : G ordres de Poissons osseux, les Acanthoptérygiens, les Malacoptérygiens abdominau t, subbrachiens et apodes, les Lophobra nch i'< et les Plectognathes ;3 ordres de Poissons à squelette cartilagineux ou Chondroptérygiens,le&Sturioniens, les S tomes. Depuis Cuvier, la classification des poi a beaucoup occupé les naturalistes. Agassiz en a donné une fondée sur la nature des téguments : 1° les Placo'ides, à peau grenue; les ' écailles arrondies ; les Cténoides, à écailles dentelées ; les Ganoïrles, à écailles rhomboidalesrecouvertes d'une sorte d'émail. — La classification la plus généralement adoptée, notamment par MM. P. Gervais et Van Beneden, et celle que nous suivons dans cet ouvrage est la suivante: 1° les Ganoides, subdivisés en deux sous-ordres, les Rhombift , Lépisostée, Polyptère, Calamichthe et plusieurs genres fossiles) et les Sturioniens (Esturgeon, Spatulaire, etc.); 2° les Squamodermes, comprenant les Acantlioptérygiens et les Malacoptérygiens de Cuvier (on rattache à cet ordre les Siluridés et les Lépidosirènes) ; 3° les OsUodermes, qui comprennen: les PleUognathes et les Lophobranches de Cuvier (on rév nit quelquefois les Squamodermes et les Ostéodermes sous le nom de Téléosléens); 4° lesPAgiostomes (Sélaciens, Chimères, etc.) ; 5° les Cycl stomei (Lamproie et Branchiostome).

Poi son* fossiles. On a découvert plus de 200 genres ii poissons fossiles se subdivisant en pr 1000 espèces. La plupart appartiennent àl'ord Gant ides et à celui des Plagiostomes ou Placoides (Rai îs et Squales).

O.i donne le nom d'Ichthyologie à la partie de l'Histoire naturelle qui s'occupe de l'étude et de la connaissance des poissons, et celui de Pi l'art de les élever et de les mul iplier. Voy. cesi

On appelle Poisson anthropomorphe, P. femme, /'. bœuf, le Lamantin etle Dugong ; P. amu-ex P. le Coffre et le Diodon; P. blanc, l'Able; P. coq et P. éléphant, le GaÛorhynque ou Chimère; P. a Cj prin ou Dorade de la Chine; P. empereur, l'Espadon ; P. électriques, le Gymnote, la Torpille, etc. ; /'. lune, les Môles, la Sélène, le Lampris, etc. : /'. de paradis, le Polynème; P. plais, les Pleuronecfc de roche, le Bar; P. rouge, le Cyprin ; P. sacre, l'Anthias; P. serpent, l'Anguille, la" Murène, etc.; P. i lant, l'Exocet, le Dactyloptère, etc.

poissons. En Astronomie, on distingue : 1° les Poissons, )(, constellation composée de deux Mes d'étoiles offrant quelque analogie déforme avec deux poissons, et placées, l'une le long du cote méridi nal du carré de Pégase, l'autre entre la tète d'Amlr mède et celle du Délier. Elle donne son nom à an signe du Zodiaque, dans lequel le soleil M entrer le 18 février. Selon la Table, les deux poissons quicomposent ce signe étaient les dauphins qui menèrent Imphitrite à Neptune; 2* le / austral, cons ellationde l'hémisphère méridional située sous le Verseau et composée de 32 étoiles, dont lapins brillante m», nomme Fomalhaui ; son volant, petite constellation de l'hémisphèr ridional, de 6 étoiles, inconnue aux audeas, si invisible dans nos contrées.

POITRAIL (du lat. perfora &j depect

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