POMMADE
tions civiles et politiques. Formé d'éléments italiques, sabins, étrusques et gréa; organisé par Nu ma, par les Tarquins et les vieux patriciens qui donnèrent aux magistratures un caractère sacerdotal, conservé avec le respect scrupuleux qui s'attachait aux coutumes nationales, il s'associa à ce patriotisme et à cet orgueil du nom romain qui firent de si grandes choses En succombant après une lutte acharnée, il imposa encore aux peuples chrétiens une partie de son organisation et de ses usages (p. ex. son calendrier). Si l'on dégage le polythéisme latin des légendes et des contes dont Ovide a rempli ses Fastes et ses Métamorphoses, on voit qu'il repose sur cette conception naturaliste que tous les phénomènes du monde visible résultent de l'action cachée de puissances célestes ou infernales. La religion consiste à étudier leur volonté dans les présages qui la manifestent, à les associer à toutes ses entreprises et ses actions par la prière et les rites sacrés (divination, invocations, expiations, consécration augurale, etc.). Par suite, autant on distingue de forces dans l'ordre physique du monde et de fonctions dans la vie sociale, autant on admet de divinités qui y président : 1° les 12 grands dieux, Jupiter (avec Terme, la Foi et la Jeunesse), Junon, Mars (avec Bellone), Vénus, Neptune, Minerve, Apollon, Diane, Vulcain, Vesta, Mercure, Cérès ; T les divinités secondaires, le Soleil et la Lune, Ja nus (représenté avec deux têtes tournées l'une vers l'orient et l'autre vers l'occident, parce qu'il ouvre et ferme les portes du ciel au lever et au coucher du soleil), Saturne (en gr. Kp6vo:)et Ops, Quirinus, Consus, Bacchuset Proserpine (Liber pater et Libéra), Picus, Picumnus et Pilumnus, Faunus, Sylvain, Paies, Féronie, Flore, Priape, Vertumne et Pomone, Nymphes et Fleuves ; 3° les Génies, Lares et Pénates, Mânes, Lémures ; û° les demi-dieux et les héros, Hercule (chez les Sabins, Semo,Sancuset Ditu Fidius), Castor et Pollux, Enée, etc. Les Romains y joignirent, sous l'Empire, les princes auxquels ils décernèrent l'apothéose. Ils élevèrent en outre des temples à tous les génies bienfaisants ou malfaisants dans lesquels ils personnifiaient la vie humaine : la Fortune,\& Santé (Salus, Strenua, d'où dérive étrennes), la Fièvre, la Victoire, la Paix, la Liberté, l'Espérance, le Succès (Bonus Eventus),\3i Récolte de l'année [Annona), et aux vertus telles que l'Honneur, la Concorde, la Pudeur, etc. Le sénat importa d'Ëpidaure le culte à'Escu/ape et de Phrygie celui de la Grande Mère (Cybèle) ; mais il réprima avec sévérité les désordres des Bacchanales; a la fin de la République et sous l'Empire, Home laissa pénétrer chez elle les mystères d'Isiset de Sérapis, les expiations sanglantes en l'honneur de la Bellone asiatique, de Cybèle et d'Atys, les tauroboles de la Phrygie, les cultes syrien (le dieu Elayabale , etc.) et carthaginois (la Junon céleste, la même que l'Astarté phénicienne), l'adoration du Soleil invincible et les mystères de Mithras, enfin les pratiques de l'Astrologie et de la Magie. — Voy. dans le Dict d'Hiit. et de Géogr. tous ces noms propres ainsi que les articles assyiue, Egypte, phé-
NICIK, CARTIIAC.E, SYRIE, PHBYCIB, URUIDES, GERMANIE,
scandiname. Consulter Prcller , les Dieux de l'ancienne Rome (trad. par Dictz, 1866), etc.
POLYTKIC (du préf. poly et du gr. Opi'É, TÇtiyo:, poil, cheveu), Polytrichum, genre de la famille des Mousses, que l'on a quelquefois rangé a tort parmi les Fougères, tribu des Aspléniacées, a été ainsi appelé parce que ces plantes poussent plusieurs petites tiges menues qui ressemblent à une épaisse chevelure. Les Mousses de ce genre sont les plus grandes de la famille et celles dent la structure est le plus compliquée. /'.Iles sont vivaecs, et se trouvent partout. Le Poly trie des boutiques est employé comme Buccédané des capillaires.
POLYURIE (du préf. poly et du gr. ovpov, urine), sécrétion abondante d'urine, se dit quelquefois pour Diabète "<>// tucré. Voy. DiarHk.
POLYZONIE (du préf, poly et. du gr. Jwvt|i cein-
ture), Polyzonium, genre de Myriapodes, de l'ordre des Diplopodes, assez semblables aux Iules, dont le corps est déprimé ; d'où le nom de Platyule qu'on lui donne quelquefois. On les trouve dans les bois aux environs de Paris.
roMACA.MHE (du gr. 7TÛ[j.a, opercule, et âxavOa, aiguillon), Poniacant/tus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Squamipennes et voisins des Chétodons; ils sont remarquables par leur préopercule armé d'un fort aiguillon. Les Anglais des Antilles nomment ce poisson Flat-fish, Indian-fish ; nos colons l'appellent Portugais. On en distingue plusieurs espèces.
POMACEKS (du lat. pomum, fruit), grande tribu de la famille des Rosacées, est caractérisée par son fruit qui est toujours charnu, à plusieurs graines et présentant à son sommet un ombilic, espèce de couronne formée par le calice. Principaux genres -. Pommier, Poirier, Cognassier, Sorbier, A lister, Né flier.
POMACENTRE (du gr. 7uip.a, opercule, et xév- Tpov, corps, épine), Pomacentrus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Sciénoides : corps oblong, tête obtuse, préopercule dentelé; dents rondes, minces et tranchantes, sur une seule rangée. Le P. paon (P.pavo),de la mer des Moluques, long de 0",15,aété ainsi appelé a cause de l'éclat de ses écailles, changeant du brun au violet, et offrant de petites taches analogues aux yeux de la queue du paon.
POMATOME (du gr. rcwu.a, opercule, et tom.t,, section), Pomatomus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Percoïdes : opercule entaillé dans le haut de son bord postérieur; yeux globuleux et très-grands; museau court; nageoires bien développées; corps épais. On distingue le P. skib, de l'Amérique du Sud, et le P. télescope, de la Méditerranée, ainsi nommé à cause de ses yeux. Ce poisson est long de O^O à 0m,35. Il habite à de très-grandes profondeurs.
POMltALlA, synon. de lonidium. Voy. ce mot.
POMMADE (de Citai, pomnta, de pomme ; parée qu'autrefois ces préparations contenaient de la pulpe de pomme), composition onctueuse préparés soit avec de la cire, soit avec de la graisse ou de la moelle de certains animaux, pour différents usages de toilette, et ordinairement aromatisée. Il y a des pommades à la rose, au jasmin, à lu vanille, à l'héliotrope, etc. Une pommade bien préparée se conserve plus d'un an, sans parfum; parfumée, elle peut rester plus longtemps sans rancir. L'introduction du benjoin ou du tolu dans les pommades blanches, et du baume de Pérou dans les pommades brunes, contribue à leur conservation. Beaucoup de pommades communes sont falsifiées ou tout au moins mélangées de substances inertes qui en augmentent le poids.
Les Pharmaciens donnent le nom de pommade à toute préparation, exclusivement destinée à l'usage extérieur, composée de matières grasses, telles que l'axonge, de consistance molle et onctueuse, et dans laquelle on a fait entrer des principes médicamenteux ou aromatiques. Dans l'usage, les pommades diffèrent peu des onguents (Voy. ce mot); mais le Codex réserve le nom d'onguents aux préparations qui résultent de l'association des résine! l'huile ou la graisse. — On connaît surtout la /'. ammoniacale ou de Gondret; la P. antipsoriêUe ousoufrec, contre, la gale et les dartres légères^ lu/'.'. cambre, qui peutremplacer le cérat] la/'. Êpùpastii/ur, pour les vésicatoires; la /'. hydriodatée ou nxiurée, qu'on emploie dans le traitement des maladies scrofuleuscs, soit en frictions sur les tumeurs, s mt pour panser les ulcères; la /'. de l.yin, faite avec de l'oxyde rouge de mercure et de la pommade rosat, etlaP.rfu Régent, faite avec de l'oxj île rouge de mercure, de l'acétate de plomb, du camphre et de l'eau
8:00 les emploie ton tes deux contre les Mo pliantes; la P. mercurielle, diteaoaal onguent mereuriel ' Voy. ce mot); la P. rosét, préparée avec des feuilles