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POMPE

POMPIIOLYX.

doux et liant; il est recherché par les tourneurs et les ébénistes. L'écorce peut servir à teindre en jaune.

— Ces arbres se perpétuent de graines,de drageons et de greffes; ils veulent un climat tempéré, un terrain frais, profond et de bonne qualité.

Le Pommier cultivé (Malus sativa) offre un trèsgrand nombre de variétés, la plupart cultivées en Normandie. Parmi celles qui produisent des pommes douces, nous citerons : les reinettes (R. du Canada, R. grise, R. blanche, R. jaune hâtive, R. d'Angleterre hâtive, R. pomme d'or); les apis (Petit Api, A. noir, A. blanc, A. étoile) ; les fenouillets ou pommes-anis (F. gris, F. rouge ou court-pendu); les ralnlles (C. blanche, C. rouge d'hiver, C. cœur de bœuf); les pigeonnets ou cœurs-de-pigeon (P. commun ou rougeâtre, P. blanc, Gros Pigeonnet, P. de Rouen); les passe-pommes ou jiommes de glace {P. hâtive, P. tardive) ; le rambour d'été et d'hiver, etc.

— Le Pommier sauvage (M . acerba) diffère du pommier commun par des feuilles plus petites et presque glabres, des fleurs longuement pédonculées, et un fruit d'un goût acerbe. 11 croît spontanément dans les bois de l'Europe, et est la souche des principales espèces de pommiers à cidre.

Le Pommier de la Chine (Malus spectabilis) se cultive comme arbre d'ornement : il se couvre en avril de fleurs doubles d'un rose vif, un peu odorantes et d'assez longue durée ; le P. à bouquets (M. coronaria), originaire de l'Amérique du Nord, et le P. à feuilles de prunier (M. prunifo/ia), de la Sibérie, se cultivent également dans les jardins.

Le Pommier de paradis, ainsi nommé à cause de la qualité exquise de ses fruits, atteint à peine lm de hauteur : il vient en espalier ou en plein yent, et fournit des sujets pour la greffe des pommiers nains.

POMOE1UUM (du lat. post, derrière, et de mœrus p. murus, mur). Les Étrusques appelaient ainsi un espace vide qu'ils laissaient autour de leurs villes, au dedans et au debors des murs. Rome leur emprunta l'usage d'établir un pomœrium; c'était là qu'on prenait les auspices avantla tenue des comices.

POMOLOG1E (du lat. pomum, fruit, et du gr. 16yo:, discours), science des arbres fruitiers. On cite en ce genre : l'Instruction pour les jardins fruitiers de laQuintinie (1690), le Traité des arbres fruitiers de Duhamel du Monceau (1708), et le Traite d 'arboriculture de M. A. du Breuil. La Société d'Horticulture de Paris a publié, en 1851, la Pomologie française. Voy. Fruitiers (arrres).

l'OMONE, astéroïde. Voy. PLANÈTES.

POMPE (orig. incert.), machine hydraulique destinée à élever l'eau ou tout autre liquide au dessus de son niveau. Toute pompe se compose d'un cylindre creux ou cor'ps de pompe, d'un piston qui joue à frottement dans ce cylindre, et desoupapes. On distingue deux sortes de pompes : lespompes aspirantes et les pompes foulantes. Dans les premières, le corps de pompe est fixé sur un tube dit tuyau d'aspiration, qui plonge dans le liquide, et le point de réunion de ces deux parties, ainsi que le piston, est muni d'une soupape s'ouvrant de bas en haut, pour laisserpasser le liquide. Dans les secondes, le piston est plein; le corps de pompe plonge dans le liquide, et il reçoit un tuyau de décharge latéral, fermé par une soupape qui se meut de dedans en dehors, et destiné à l'écoulement du liquide refoulé. Le plussouvent ces deux espèces de pompes sont réunies de manière â être a la fois aspirantes Bt foulantes. — On appelle pompes centrifuges des pompes puissantes d'un usage encore peu répandu, mais qui sont destinées à un grand avenir par la simplicité de leur mécanisme, l'absence de pièces pouvant se détériorer par le travail et la facilité do la mise en œuvre : c'est une sorte de ventilateur à eau aspirant l'air par le, centre et le rejetant par la circonférence en chassant l'eau dans le tuyau de refoulement.

Les pompes ordinaires, dites aussi pompes clcrntoires, si, m de simples pompes nnnirantea, munies

d'un tuyau d'ascension, placé au-dessus du corps de pompe. Lorsque le piston, arrivé au bas de sa course, remonte, il se produit au-dessous de lui un vide; la soupape placée dans l'épaisseur du piston se ferme par l'effet du poids de l'eau placée au-dessus ; en môme temps, par l'effet de l'excès de la pression atmosphérique sur la pression intérieure, la soupape du tuyau d'aspiration se soulève, et l'eau monte par ce tuyau dans le corps de pompe; lorsque le pistou redescend, la soupape d'aspiration se ferme. L'eau soulève ensuite la soupape du piston, et passe par dessus : elle est évacuée, lors de l'ascension du piston par un déversoir placé à la partie supérieure du tuyau d'ascension. Théoriquement, la distance entre le fond du corps de pi mp'1 et le niveau de l'eau à élever doit être inférieure;'' 1 ■■>™,33(32 pieds); elle est beaucoup moindre dans la pratique, parce qu'on ne peut pas réaliser exactement les conditions théoriques. — Les pompes destinées aux usages domestiques sont généralement des pompes élévatoires très-simples.

Les pompes à incendie sont des pompes aspirantes et foulantes qui ne diffèrent des pompes ordinaires qu'en ce que leur tuyau d'aspiration est trèscourt, et qu'au lieu d'un tuyau de décharge solide, elles ont un tuyau de cuir par lequel l'eau, qui est pressée dans le corps de pompe, s'échappe avec force. On obtient un jet continu dans les pompes à incendie, au moyen d'un réservoir d'air dans lequel ce fluide est pressé pendant que la pompe jette l'eau; cet air se rétablit ensuite, et produit la continuation du jet. Depuis quelque temps on construit des pompes à incendie mises en jeu par la vapeur : leur jet est d'une abondance et d'une force incomparablement supérieures. — On donne le nom de pompe à vapeur, ou de pompe à feu, à une machine à vapeur qui sert ordinairement à élever l'eau d'une rivière : telle est la pompe à feu de Chaillot, construite par les frères Perrier en 1781 et refaite en 1852 : elle a pour objet d'élever l'eau d'un bassin communiquant avec la Seine, pour qu'elle puisse être distribuée en différents quartiers de Paris.

L'invention de la pompe est attribuée à Ctésibius d'Alexandrie (120 av. J.-C). C'est à l'Allemagne qu'on doit l'invention des pompes à incendie. En 1699, l)uperrier, gentilhomme provençal, obtint de Louis XIV le privilège d'en faire confectionner et de les vendre en France. Le roi en donna douze à la ville de Paris, qui furentd'abord servies parles ouvriers des fabricants. Quelques années plus tard fut organisée la compagnie des garde-pompes. Au xvnie siècle, Perronet inventa la double pompe à jet continu. La première pompe à feu a été construite en Angleterre.

POMPES funèbres. En France, le service des inhumations et pompes funèbres se fait a l'entreprise et d'après des tarifs approuvés par l'autorité, conformément aux règles établies par le décret du 18 août 1811 et l'ordonn. du 2 seit. 1842. Il existe à Paris deux administrations des Pompes funèbres : le Service gênerai îles inhumations et pompes funèbres de Paris, et Y Entreprise det pompes fu: générales (pour les départements) : toutes deux possèdent un matériel considérable en corbillards, tentures, catafalques, voitures de deuil, etc. On distingue 9 classes de services, ayant chacune leur tarif. Pour prix du monopole qui lui est concédé, l'entrepreneur fait Ma Ville des remises considérables. En outre, il doit inhumer gratuitement les indigents.

Le mot corbillard, jadis corbeilterd, désignait au commencement du \\iic siècle le COCM de Paris a Corbeil; vers la fin de ce siècle il prit le sens de unturc de noce et de gala, qu'il échangea au win' siècle pour celui qu'il porto aujourd'hui.

POMPHOLYZ 'v.-ix-d.angr. bulle d'air , nom don ne par les anciens chimistes à l'owde de zinc obtenu par l'oxydation de la vapeur de ce métal : il forme la base de V onguent (dessiccatif) de poniplio/y.r.

POVPHOLTX. \\ illan a décrit sous ce nom une

éruption huileuse, sans Devra et sans inflammation

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