PONT
circonvoisine : ce qui, selon lui, distingue le pompholyx du pemphigus. Voy. ce mot.
POMPIERS (sapeurs-), corps chargé de porter secours en cas d'incendie. A Paris, les sapeurspompiers forment un régiment de deux bataillons à six compagnies. Ce corps fait partie de l'année; mais il est soldé et entretenu aux frais de la Ville. Il est placé sous les ordres du préfet de police. L'organisation du corps des sapeurs-pompiers date de l'Empire (1811); elle a été complétée par diverses ordonnances, par les luis du 5 avril et du 13 juin 1851 et par celle du 13 mars 1875. En 1871, la Commune avait désorganisé ce corps et l'avait désarmé.— L'introduction des exercices gymnastiques dans le corps des pompiers, l'invention des échelles à crochets, des tuyaux de sauvetage, des masques en toile métallique et des casaques en cuir, a beaucoup contribué à augmenter l'efficacité de ses services. On doit la plupart de ces améliorations au commandant Paulin, auteur d'un Manuel du sapeur-pompier. — Dans les départements, presque toutes les villes et la plupart des communes rurales ont des compagnies de sapeurs-pompiers prises généralement dans la garde nationale.
POMP1LE, Pompilus, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Fouisseurs, tribu des Sphégides. Les plus grandes espèces se trouvent en Amérique.
PONANT (de l'ital. ponente, du lat. ponere, dans le sens de cesser, se reposer), synonyme d'Occident, de Couchant.
PONCE (pierre), ou'riMiTE{du lat. pumex), pierre d'origine volcanique, ordinairement poreuse, parfois fibreuse ou arénacée et toujours fort légère. On la regarde comme de l'obsidienne boursoufflée : elle en a la composition, et elle se trouve toujours à la surface ou à la base des dépôts d'obsidienne. Elle est grisâtre ou blanchâtre, rarement rougeâtre. La pierre ponce raye l'acier, et est en même temps très-friable, ce qui la fait employer pour polir les pierres ou les métaux. Les parcheminiers, corroyeurs, chapeliers, marbriers, menuisiers, doreurs et potiers d'étain, font aussi usage de la pierre ponce pour polir ou poncer leurs ouvrages; elle entre dans la composition de la poudre dentifrice : on s'en sert enfin pour unir les ongles et pour user les cors aux pieds et les durillons. - On trouve la pierre ponce dans les environs du \Y->uve, de l'Etna, de l'Hécla, dans l'Auvergne et autres localités volcaniques.
PONCEAU (du lat. fictif punicellus, de puniceus, rouge de pourpre), nom vulgaire du Coquelicot. — Ce mot désigne aussi une nuance éclatante du rouge qui rappelle la couleur vive du coquelicot.
PONCIF ou poncis (de ponce), papier ou carton sur lequel un dessin quelconque est découpé ou piqué, de manière à pouvoir être reproduit sur la toile ou ailleurs, au moyen de la poncette (petit tampon rempli de poudre de charbon). C'est un procédé commode et expéditif, auquel ont souvent recours ceux qui sont chargés de copier un tableau. Voy. Calqle.
PONCIRE (de pomum citreum) , fruit d'une espèce de Citronnier {Voy. Cédratier). Il est fort gros et fort odorant : on en fait une confiture sèche qu'on appelle quelquefois écorce de citron.
PONCTION (du lat. punctio), opération chirurgicale qui consiste à pratiquer une ouverture avec un instrument aigu (trois-quarts ou bistouri) dans une partie du corps, où s'est amassé un fluide que l'on veut expulser. Ce mot se dit surtout de l'ouverture que l'on fait au bas-ventre dans Vhydropisie abdominale; on dit aussi paracentèse. Voy. Hydropisie et Paracentèse.
PONCTUATION (de ponctuer, du lat. punctum, point). Les signes de ponctuation généralement usités aujourd'hui sont : la virgule (,), le point-virgule (;), le deux-points (:), le point final (.), le point d'interrogation (?), le point d'exclamation (1), les points de suspension ( ), le tiret (— ), les guille-
mets («»), la parenthèse ( ). On peut y joindre les crochets ([]), le trait d'union (-) et les astérisques (*). Voy. chacun de ces mots.
Dans l'origine, tous les mots s'écrivaient à la suite les uns des autres sans aucune séparation ; on commença d'abord par séparer les phrases par des blanc», puis on fit des alinéa. C'est, dit-on, Aristophane de Byzance qui inventa les signes de la ponctuation, au iie siècle avant J.-C. Les premiers signes employés furent : le point (aTiYixrj, punctum), lanVgule (xôjjLpwc, ynoTTtyu.r„ incisum), le point en h/mt (xû).ov. \>-iTr\ <jtiy[xiô, membrum). Plus tard, on introduisit le point-virgule (;) : ce dernier signe fut longtemps employé par les Grecs comme signe d'interrogation . Au xve siècle, le point final avait tantôt la forme d'un astérisque, tantôt celle de trois points réunis en triangle (.-.). Le trait horizontal(ooé/e) fut employé de bonne heure, ainsi que les parenthèses et les astérisques : ceux-ci indiquaient des renvois à des notes, des omissions, des restitutions, etc. ; leur forme était variable. Quant aux guillemets, ils sont modernes et ont été ainsi appelés du nom de leur inventeur.
PONÈRE (du grec Trovripo:, méchant), Ponera, genre de Fourmis, pour la plupart d'Amérique, à tête courte, presque triangulaire; à larges mandibules; à antennes épaisses par le bout. La P. contracta se trouve en Europe. Voy. formicaires.
PONEY ou PONET,en anglais Pony , très-petit cheval à longs poils qu'on trouve en Irlande et dans les montagnes d'Ecosse.
PONGITIVE (douleur), du Izt. pungitivus, de pungere, piquer. Voy. Douleur.
PONGO ou orang noir. Voy. Orang.
PONT (du lat. pons, pontis), construction servant au passage d'un cours d'eau, d'un fossé, etc. Les ponts sont fixes ou mobiles.
Ponts fixes. On distingue les ponts de pierre, les ponts de bois ou de charpente, les ponts de fier, les ponts suspendus. — Les ponts de pierre se composent d'un tablier en maçonnerie, reposant sur des arches, soutenues elles-mêmes par des piles. On appelle culées les massifs qui terminent le pont aux deux extrémités et qui soutiennent la poussée de toute la construction. Les arches furent d'abord construites en plein cintre, celle du milieu (arche marinière) étant plus haute que les autres, ce qui obligeait d'établir des pentes fort roides : tels étaient jadis lePont-Neuf,le Pont-au-Change, le Pont-Marie, etc., à Paris; le Pont-St-Esprit et celui de la Guillatière sur le Rhône, etc. On les fit ensuite à cintre surbaissé en forme d'anse de panier, ce qui permit de rendre le tablier horizontal : on cite en ce genre les Ponts de Neuilly (1768), dléna, de Solférino, etc., à Paris; le Pont de Bordeaux (1821), le Pont de Waterloo et le Nouveau-Pont à Londres, etc. — Les ponts de bois sont moins chers et plus rapidement construits, mais moins durables que les précédents; on en fait dont les culées et les piles sont en maçonnerie, et qui n'ont en bois que le tablier et les arches. On cite, parmi les ponts de charpente les plus remarquables, le Pont de Bonpas, sur la Durance; le Pont de Schaffhouse, sur le Rhin, et celui qui fut construit en 1778 sur la Limmat, et qui n'a qu'une seule travée. — Les premiers ponts de fier ne diffèrent des ponts de charpente à piles de pierre que par l'emploi de fer forgé ou de la fonte au lieu de bois : tels sont, à Paris, les Ponts d'Austerldz (1804, refaiten pierre en \85h), des Arts (1806) et du Currousel (1836); en Angleterre, les Ponts de Sunderland, sur le Wear (1793), de Southwarlc, à Londres (1818), etc. — Les ponts suspendus, imités des ponts de lianes ou de cordes des indigènes de l'Amérique, se composent d'un plancher ou tablier supporté par des tiges verticales fixées à des chaînes ou à des câbles en fil de fer, qui décrivent un arc de cercle renversé : ces câbles, fortement amarrés aux deux extrémités du pont, sont eux-mêmes supportés ordinairement au milieu, ou en deux en-