A VI TA IL LE M EN T
pierre naturelle, variété de Quartz hyalin, demi-transparente, renfermant des lamelles de mica jaune d'or, brun rougeâtre ou vert, ce qui lui donne un éclat qui la fait rechercher dans la joaillerie.
AVERRHOA, plante. Voy. Caramboi.ier.
AVERS ou Face. 1 oy. Médaille.
aversion (du lat. aversio),ètat ou mouvement de l'âme désagréablement affectée, et, par suite, mal disposée contre ce qui cause son déplaisir, de telle qu'elle s'en écarte en se repliant sur elle-même. Comme le désir, dont elle est le contraire, l'aversion B le double caractère de se produire sans la participation de la volonté, et d'impliquer le concours de l'intelligence. Sous ce rapport, elle est supérieure à l'antipathie, qui consiste dans un mouvement aveugle. Portée au plus haut degré, elle dévient la haine, sst une passion, tandis que l'aversion est un simple sentiment.
AVERTISSEMENT. En matière deFinances, c'est l'avis, avec ou sans frais, donné aux contribuables par le percepteur pour le payement des contributions (Lois des 25 mars 1817 et 15 mai 1818). — En matière de Presse, on entendait autrefois par avertis- - mont un avis administratif donné à un journal ; après deux avertissements le journal pouvait être suspendu. L'avertissement a été aboli par la loi du 11 mai art. 16). — Voy. Discipline.
AVERTISSEUR, partie d'un appareil télégraphique destinée à prévenir l'employé. C'est une sonnerie dont le marteau est retenu par un électro-aimant. Ouand le courant passe, le marteau est rendu libre et la sonnerie se fait entendre. Voy. Télégraphe.
AVEU [d'avouer). En Droit, c'est la déclaration par laquelle une personne reconnaît pour vrai un fait de nature à entraîner contre elle des conséquent juridiques. En matière civile, l'aveu est judiciaire ou ■judiciaire. L'A. judiciaire fait pleine foi contre celui qui l'a fait, mais celui qui l'invoque ne peut le diviser Je manière à rejeter ce qu'il contient de contraire à sa prétention; il n'est révocable que pour erreur de fait. L'A. extra-judiciaire est soumis, quai I à sa valeur, à l'appréciation des tribunaux : il doit, dans tous les cas, être écrit, à moins qu'il ne s'i d'un fait qui puisse se prouver par témoins (C. Nap., art. 135i-l.s3Cy. — En matière criminelle, l'aveu n'est qu'un des moyens d'instruction ; il ne fait pas parlui aeul preuve contre son auteur. Autrefois, l'aveu suffisait pour faire condamner : pour l'obtenir, on ne craignait pas dj recourir à la torture.
aveu et dénombrement. On nommait ainsi, en Droit féodal, un acte lait par-devant notaire, scellé et si- >mé, dans lequel le vassal avouait qu'il était soumis, lui et son fief, à son seigneur, et faisait le détail de ioutes les redevances et de tous les droits attachés à ce fief.
AVEUGLES (du lat. ab priv., et oculus, œil). La privation de la vue est ou native (d'où le nom d'eveugles-nés),CQ qui est le cas le plus rare, ou accidentelle : dans ce dernier cas, elle peut provenir de blessures ou de maladies très-différentes: cataracte, amaurose, taie, glaucome, ophthalmies de tout genre. Le nombre des aveugles augmente dans une grande proportion à m: sure que l'on approche de l'équateur; ce qui est l'effet de la trop vive réverbération de la lumière, surtout dans les pays sablonneux. — On a plusieurs lois rendu la vue à des aveugles-nés, par l'opération de la cataracte ; Cheselden, chirurgien anglais, qui le premier obtint cet admirable résultat, adonné d'intéressants détails sur les progrès d.' la vision chez les opérés. — Les aveugles se font remarquer par l'immobilité des traits, la finesse du tact et de l'ouïe, la gravité du caractère, la ténacité, la force de la raison. Plusieurs ont occupé un rang élevé dans les sciences, dans les arts et l'industrie : on cite chez les anciens, le savant Diogène d'Alexandrie, qui fut le maître de St Jérôme ; dans les temps modernes, le mathématicien anglais Saunderson.
Objets naturels de commisération, les aveugles
avaient depuis longtemps trouvé asile dans dis établissements publics, dont le plus ancien et le plus célèbre est l'hospice des Quinze-Vingts, fondé pur
St Louis; mais on ne s'était nullement occupé de les faire jouir des bienfaits de l'éducation :Valenti n IJauy, frère du minéralogiste, combla cette lacune. Il eut l'heureuse idée de substituer pour les aveugles les signes en relief aux formes visibles, fit imprimer des alphabets et des ouvrages d'après ce système, et réussit ainsi à leur apprendre la lecture, l'écriture, les éléments des sciences, la musique, etc. Il fo da dans ce but, dès 1783, l'institution des Jeunes Aveugles qui, en 1791, fut érigée en établissement public ; fermée pendant la Révolution, l'institution fut rouverte en 1817 ; installée d'abord rue St-Victor, elle tut transférée en 1838 auboulevard desinvalides. Cette maison est consacrée à l'éducation gratuite de 120 jeunes enfants aveugles des deux sexes. Pour y être admis, les enfants doivent être âgés de 9 ans au moins, et de 13 ans au plus. Indépendamment des élèves gratuits, l'institution reçoit des élèves payants. — De nombreux établissements ont été fondés sur ce modèle dans les principales villes de l'Europe et de l'Amérique du Nord.
Les principaux ouvrages à consulter sont : Lettre sur les Aveugles, par Diderot; Essai sur F éducation des Aveugles, par V. Hauy ; Essai sur l'instruction des Aveugles, par le Dr Guillé ; Des aveugles : leur état physique, moral et intellectuel, par P. -A. Dufau ;i837etl850;; Delacondition des Aveugles enFrance, par Guadet 1858).
AVIATION (du lat. avis, oiseau), navigation aérienne, sans ballon, à l'aide d'un mécanisme à ailes, qui imite les mouvements de l'oiseau. Les essais tentés jusqu'à ce jour ont tous été à peu près infructueux, sans décourager toutefois les partisans de ce système.
AVICEPTOLOGIE (mot hybride formé du lat. avis, oiseau, et capere, prendre, et du gr. ).6yo;, discours), description des diverses chasses aux oiseaux. Voy. Oiseleur.
ÀVICULE (du lat. avicula, petit oiseau), Avicula, dit aussi Aro/tde, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques, famille des Aviculidées, et dont la coquille a quelque ressemblance avec la queue d'une hirondelle [aronde) : deux valves, l'une plate, l'autre bombée ; ligament linéaire; souvent la région cardinale anale est prolongée, et la région bixcale munie d'une oreillette. Ces coquilles sont toutes marines; leur test est mince, fragile et nacré en dedans. VA. margaritifère fournit la nacre et les perles fines {Voy. Pintamne). Les Avicules fossiles commencent à se montrer dans les terrains siluriens. Les espèces actuellement vivantes sont très-nombreuses dans toutes les mers. — La famille des Aviculidées a pour caractères : coquille inéquilatérale, valve inférieure échancrée et évidée pour le passage d'un byssus ; ligament interne ou externe, unique mais divisé par s'gments; charnière droite avec ou sans dents. Principaux genres : Avicule. Perne,Gervillic, Inocérame, etc. Beaucoup de conchyliologistes rattachent aux Avicules les genres Mal/eus, Mcleagriiw, Monotis, Vulsella, etc.
AVIRON (de virer). L'aviron ou rame, dont on se sert pour faire marcher les bateaux sur les rivière! , est une sorte de levier, dont l'extrémité aplatie se nomme pelle, et l'autre le bras II sert aussi à la mer pou r les petites embarcations. Voy. Godille et Pagaie.
AVIS. Voy. Conseil d'état, Conseil de famille, Imprimés et Lettre.
AVISO, nom donné à tout bâtiment de guerre, léger et rapide, employé pour porter des avis ou dépêches. On emploie pour ce service des bricks, des goélettes, des lougres, etc. Voy. Corvette.
AVITAILLEMENT (de victuailles). On comprend sous ce nom toutes les provisions nécessaires à la subsistance des équipages. — L'art. 2 de la loi du 22 août 1791 porte : « Les vivres et provisions, embarqués dans les navires français, pour quelque naviga-