SAPA
SANGITSUGA, nom latin de la Sangsue.
SANHÉDRIN (du gr. dvvé&piov}, conseil suprême des Juifs. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr. SANICLE, Sanicu/a, genre de la famille des Ombellifères, division des Orthospermées, et type de la tribu des Saniculéei, renferme des plantes herbacées, vivaces, à feuilles palmées ou digitées; à fleurs blanches disposées en ombelles, et donnant chacune naissance à 2 graines ovales hérissées de pointes nombreuses. Ces plantes croissent en petites touffes dans les bois et les lieux ombragés. La S. commune (S.officinalis), vulg. Toute-saute, ûeuviten mai et en juin : elle entre comme astringente dans les vulnéraires suisses. — On nomme vulgairement Sanicle mâle la Sanicle commune ; S. femelle, l'Astrance;S'. de montagne, la Benoîte officinale et une espèce de Saxifrage ; Petite Sanicle, la Moscatelline.
SANIE (du lat. sanies), matière purulente, liquide, sanguinolente et d'une odeur fétide, produite par les ulcères et les plaies d'un mauvais caractère. SANITAIRE, qui est relatif à la santé. Voy. Santé. Convention sanitaire internationale, convention conclue en 1852 entre les principales puissances maritimes de l'Europe, a eu pour but, tout en sauvegardant la santé publique, de faciliter les relations commercialeset maritimes dans la Méditerranée. Conformément aux principes posés dans cette convwntàon,an règlement sanitaire, eu date du 22 févr. 1876, a déterminé tout ce qui regarde les quarantaines, les lazarets {Voy. ce mot), les patentes de santé, les médecins sanitaires, etc.
Cordon sanitaire. Voy. Cobdox.
SANKHYA, philosophie semi-orthodoxe des Hindous. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
SANSCRIT (c.-à-d. parfait), langue sacrée des Hindous. Voy. Langces et le Dict. d'Hist. et de Géogr. SANSEV1ÈRE, Sanseviera, genre de la famille des Liliacées, tribu des Aloînées, renferme des plantes à feuilles radicales d'un vert foncé, du milieu duquel sort une hampe rouge terminée par des épis de fleurs d'un blanc rosé. La S. de Guinée est une plante de serre chaude ; la S. carpée, de Chine, peut se cultiver à l'air libre.
SANSONNET, nom vulgaire de Y É fourneau d'Europe (Voy. Étourneau). — Sansonnet ou Roblot, petite espèce de Maquereau. Voy. Maquereau. SAXS-SOUCI (enfants). Voy. Enfants.
SANTAL i u sandal (mot arabe), nom donné, dans le Commerce, à trois sortes de bois qui nous sont apportés des Indes. 1° Le S. citrin est un bois pesant, compacte, à fibres droites : sa couleur est d'un jaune fauve, sa saveur est amère et son odeur semble être un mélange de musc, de citron et de rose. On en extrait une huile volatile très-odorante. 2° Le S. blanc ne diffère du précédent que par sa couleur plus pâle et son odeur plus faible. 3° Le S. rouge est un bois solide, dense, pesant, à fibres tantôt droites, tantôt ondées : il n'a aucune odeur sensible ; sa saveur est légèrement astringente. — On croît que le santal blanc et le santal citrin sont dus à deux espèces d'un même genre, dont on a fait le type delà famille des Santalacées (Voy. ci-après, savoir : le S. blanc ou Santalin, qui croît sur les montagnes du Malabar, et le S. de Freycinet, qui se trouve dans toute l'Océanie. Quant au santal rouge, il serait dû à une espèce de Ptérocnrpe.
Le santal est recherché dans tout l'Orient comme parfum. On le brûle dans des cassolettes; réduit en poudre et mêlé à la colle de riz, il constitue les bougies parfumées des Chinois; ces derniers l'emploient aussi à la fabrication des cercueils. Les Indiens lui attribuent des propriétés sudorifiques et stimulantes. En Europe, on ne l'emploie guère qu'à la fabrication de coffrets, boîtes a parfums et autres menus ouvrages de tabletterie et de marqueterie.
Santal faux, écorce de l'Aralie à grappes (A. ra- ^emosa), qui a, suivant les Indiens, les propriétés médicales du véritable santal.
SANTALACÉES (du g.-type Santal;, famille do plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, se compose d'herbe3 annuelles ou vivaces, d'arbrisseau x et d'arbres, à feuilles alternes, rarement opposées, sans stipules; à fleurs petites, solitaires, ou disposée* en épi ou en sertule ; à fruits indéhiscents, monospermes, quelquefois charnus. Les espèces arborescentes ne se trouvent que dans l'Asie tropicale et l'Océanie; les arbrisseaux, dans la région méditerranéenne et les régions tempérées de l'Amérique du sud; les plantes herbacées, en Europe, dans l'Amérique du noru et l'Asie centrale. — Genres principaux : Santal, Thesium, Osy ris, etc.
SANTALINE, matière colorante que l'on retire du bois de santal en traitant celui-ci par l'alcool presque bouillant et évaporani jusqu'à siccité. Elle est rouge, solide et en masse, peu solubie dans l'eau, très-soluble dans l'alcool, l'éther, l'acide acétique, etc. Dissoute dans l'alcool et précipitée par plusieurs sels, la santaline donne des laques de belle couleur. Celle que l'on obtient avec le chlorure d'étain est d'un beau pourpre. Elle a été découverte par Pelletier.
SANTÉ (du lat. sanitas). Les anciens avaient fait de la santé une déesse, fille d'Esculape : les Grecs la nommaient Hygie et les Romains Salm. On la représentait sous la figure d'une belle jeune fille assise sur un trône, tenant d'une main une patère, de l'autre un serpent, et couronnée d'herbes médicinales.
Ce qu'on appelle la Santé, dans les Ports de mer, est un établissement institué pour empêcher l'introduction des maladies contagieuses. La Santé a des bateaux ou canots de sa?ité pour visiter les bâtiments qui entrent en rade, prendre connaissance de l'état des individus à bord et juger s'ils doivent être soumis à la quarantaine. Elle a aussi un local à terre, dans lequel se fait la quarantaine, local qui lui-même est appelé la Sa/tté. loy. Quarantaine.
Corps de santé, corps chargé du service médical dans l'armée. Ce corps se compose d'inspecteurs, de médecins ou chirurgiens principaux et ordinaires, de majorset d'aides-majors, tous réunis sousia dénomination générale d'officiers de santé. Voy. ce mot et les articles Chirurgien et Médecin militaire.
Sous les titres de : La Santé du peuple, la Santé universelle, le Manuel de la Santé (de Raspail), etc., il a été publié plusieurs traités élémentaires ou populaires de médecine, d'une utilité pratique.
Maison de santé. Voy. Maison.
SANTOLINE, Sontolina, genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées-Anthémidées, renferme plusieurs espèces qui croissent dans les lieux secs des contrées voisines de la Méditerranée. La S. petit cyprès (S. chamœcyparissus), dite aussi Aurone femelle, Garderobe, Cttronelle, etc., forme des buissons toujours verts, à feuilles nombreuses et odorantes, couvertes d'un duvet blanchâtre ; à fleurs jaunes en étoile qui s'épanouissent l'été : elle se taille comme le buis et s'emploie pour bordures et palissades; on en extrait une huile vermifuge. On retire une belle couleur jaune des fleurs de la S. du Chili. La S. d'Egypte est antiophthalmique. La S. à feuilles d'anthémis peut remplacer la camomille.
SANTON, sorte de moine turc. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SANTOMXE, substance active du semen-contra, a été découverteen 1830 par Kahlerdans YArtcmista mntonica (d'où son nom; : elle est fortement anthelmintiqae, mais son emploi pourrait être dangereux.
SANVE, nom vulgaire du Sénevé sauvage.
SAOULE ou soûle, jeu usité parmi les paysans bretons dans les jours de fêtes, et qui consiste à jeter un ballon que la troupe poursuit ensuite en s'en disputant la possession. Celui qui peut s'en empar "i- et le porter dans une autre paroisse que celle où se fait le jeu, remporte le prix proposé.
SAP (de sapin), se dit, dans les chantiers de marine, au sapin et de tout bois analogue au sapin.
SAPA, mot latin qui veutdire vin cuit, est appliqué