‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 149 sur 1672 · BALUSTRADE · texte numérisé non relu

BALUSTRADE

1° Les projectiles en plomb qu'on lance au moyen des armes à feu portatives ; on les fond dans des moules en forme de tenailles, formés de deux parties assemblées à charnière et portant chacune une cavité i rd. hémisphérique; il y en a de divers calibres et de diverses formes : les plus usités sont: la B. tphé~ rique; la B. Nessler, formée d'une demi-sphère sur montant un cylindre de même diamètre ; la B. cylyndro-conique, et la B. évidée .-cette dernière, propre surtout aux armes rayées, est en partie creuse, de manière à pouvoir se dilater sous la pression des gaz produits par la déflagration de la poudre et à entrer dans les rayures du canon. — L'artillerie emploie, comme mitraille, des balles en fonte ou en fer forgé, qu'on nomme quelquefois Oiscaïens, et qui sont enfermées en nombre variable dans des boites cylindriques en fer-blanc ;

2° Ces petites pelotes, rondes et élastiques, dont on se sert pour jouer en se les renvoyant : le jeu de bnlle ne diffère du jeu de paume que parce qu'on emploie la main au lieu de raquette {Voy. Paume) : ce jeu, qui remonte à la plus haute antiquité, est un exercice gymnastique des plus salutaires;

3° Certaine quantité de marchandises, telles que coton, toiles, draps, enfermées dans une même enveloppe : d'où le nom de porte-balle.

balle ou bale (orig. kymrique), enveloppe florale desGraminées, particulièrement du blé et de l'avoine: c'est une espèce de pellicule légère qui se détache pondantle battage; on la nomme aussi glume, menue paille; les bestiaux la mangent avec plaisir; on s'en sert aussi pour garnir les coussins sur lesquels on couche les jeunes enfants.

BALLET (de bal), danse figurée, exécutée par plusieurs personnes et mêlée de pantomime, qui représente une action tragique ou comique, ou bien une allégorie. Les ballets étaient connus des anciens. Dans les temps modernes, ils reparurent pour la première fois en Italie au xve siècle, et furent introduits en Franc»! par Catherine de Médicis (1581). Mazarin et surtout Louis XIV eurent beaucoup de goût pour ce genre de divertissement : ce monarque dansa longtemps dans' les ballets allégoriques dits Ballets du Roi, et dont Molière eut quelquefois la direction. Le premier ballet-pantomime fut donné à Paris en 1671 par Quinault et Lulli : il était intitulé les Félcs de Bacchus et de l'Amour. La première danseuse marquante qui parut à l'Opéra dans un ballet fut M110 Prévost en 170'4 ; vinrent ensuite la Camargo, la Salle, la Cuimard ; et, de nos jours, M"" Taglioni, Essler, C. (irisi, etc. Parmi les dan- - lurs, on cite surtout Dupré, Dumoulin, les Vestris, Dauberval, lesCanlel, Milon,etc. Entre les nombreux compositeurs de ballets, il faut remarquer Garde! et Burtout Noverre (1727 1807), qui porta la chorégraphie au degré de perfection qu'elle a atteint de nos Jours. — Voir les Traités spéciaux de Ménestrier (1682), Noverre (1710), Castil Blaze (1832), etc. Voy. aussi Chorégraphie, Danse et Pantomime.

BALLISTE.BALLlSTIQl e. l'ov Bai ISTE, BAI isth.ii B.

ballon (de balle), vessie gonflée d'air et recouverte de peau, que deux ou plusieurs joueurs se renvoient comme une balle; on joue au ballon avec le poing ou avec le pied. On fait aussi des ballons en caoutchouc.

Ballon aérostatique. Voy. aérostat.

BALLON, en Géographie, voy. Montagne.

BALLOTE du gr. BoAWrq), Ballota, gonrodela famille des Labiées, tribu «les Stacbydées : ce Boni des berbes vivaces ou des sous arbr Bseaux à feuilles i-ii -ueuses et à fleura épineuses. La /'. fétide <B. nigra), vulg. Marrube noir, est commune dans les haies si les décombres. On l'a employée en médecine comme stimulant.

BALLOTTAGE. Va , Élection etScaoTiN.

hais, Bals publics. Jusqu'au ivm' s., il n'y eul à proprement parler de bals qu'a la cour et cheilea prince». Les bautnasquét furent introduit* I

comme les ballets, par Catherine de Médicis; mais ce ne fut qu'en 1713 qu'une ord >nn. royale institua le ///// de l'Opéra. — Auj. les bals publics sont soumis à la surveillance de l'autorité municipale. Ils ne peuvent être ouverts qu'avec l'autorisation, à Paris, du préfet de police; dans les départements, du marre de la commune. Ils acquittent le droit des pauvres. Des officiers de police veillent au maintien du bon ordre (Loi du 16-24 août 1790, C. pén.,art. 4:j).

BALSAMIEB ou BAi'MiER(du gr. BâXaapov)* Amv- >is, genre type de la famille des Amyridacées détachée de celle des Térébinthacées.auj. très-restreint, a pour espèce principale VAmyris balsmnifera, qui donne le Bois de rose, recherché pour l'ébénisterie. On a retiré du genre Balsamier, d'une part, le B. giléad et le B. de la Mecque pour former le genre Balsamodendron, et d'autre part, le B. élémifère pour former le genre Icica. Voy. ces mots.

BALSAMIELIÉES (du lat. bahamum, baume, et fluo, couler), famille déplantes Dicotylédones dial\ pétaies périgynes, comprenant de grands arbres d mérique du îx'ord et de l'Asie, remarquables par l'abondance du suc balsamique, que fournit leur écorce; on connaît ce suc sous les noms de liquidumbar, huil>: de copalme et styrax liquide.

BALSAMINE (du gr. pa).<7au.tvr]), Impatiens, genre type de la famille des Balsaminées, renferme un assez grand nombre d'espèces de plantes annuelles, auxquelles la culture a fait produire une foule de variétés à fleurs doubles ou panachées. La B. des bois 'Impatiens nolitangere) est acre et, dit-on, vénéneuse ; sesfeuilles etses fleurs teignentla laine enjaune; elle est employée en médecine comme diurétique : son nom latin, qui veut dire (n'y touchez pas), vient de ce qu'on ne peut pas toucher ses capsules mûres sans qu'elles se contractent subitement, et que leurs valves se roulent en projetant leurs graines autour d'elles. La B. des jardins (I. balsamina), originaire de l'Inde, est remarquable par la couleur variée de ses fleurs; elle entrait jadis dans la composition d'un baume bon pour les plaies. — La famille des Balsaminées, voisine de celle des Géraniacées, ne comprend que 2 genres : Impatiens et Hydrocera.

BALSAMIQUE, qui tient delà nature des baumes. Voy. Bai mes et Pilile.

BALSABOTE, Balwmita, genre de la famille des Sénécionidées, tribu des Anthémidées.

La B. odorante, dite aussi Menthe coq, Menthe Notre* Dame et Baume des jardins, pousse naturellement dans le midi de la France, et est cultivée dais le> jardins; c'est un puissant stimulant; on l'emploie comme correctif de l'opium.

BALSAJ^DENDBOW(dugrJ^TOU*v,et8év8pov, arbre), genre de la famille des Burséracées, détaché du genre *myris,renfermedeux espères principales i i" le 11. gileaderise, qui fournit le baume connu bous le nom de térébenthine de Giléad ou de Judé nom vient de celui d'une ville de Judée, où cet ar bre fut, dit-on, transporté d'Abyssinie, dès le 18" s. av. J.-C. ; on appelle encore ce baume opobnlsamum : les Orientaux lui attribuent les plus grandes vertus médicales; il est constant qu'il a une action marquée sur les voies urinaires; 2" le B. de la Mecque, arbrisseau d' Irabie, des feuilles et des rameaux duinel on extrail un suc blanc et résineux, formant une huile limpide qui est employée comme cosmétique en Orient.

BALCSTBADE, appui formé d'une rangée de b,i lustres ou petits piliers a hauteur d'appui, et surmonté d'uni' tablette. Les balustrade-, servent :\ terminer une terrasse, un balcon, à former l'amortissement d'un édifice, la clôture d'un san tuaire, < estrade, la rampe d'un escalier. Elles peuvent ainsi que la tablette qui les surmonte, en pierr marbre, en for, en bronze, en bois. — On distingue dans I s balustres dont est formée la bal si ide, le . la tige, le piédouche. Quanl au mo ban iud. oalaustro, on le fait d river du grec

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