BANDE
PaXaOffTtov, fleur de grenadier, à laquelle ressemble la forme du balustre.
BALZANES (de Vital, ba/za, bordure), taches rondea de poils blancs que certains chevaux ont au-dessus du sabot, et qu'ils apportent en naissant. On les a longtemps regardées comme un signe de qualité.
BAMBOCHADE, genre de tableaux représentant des scènes grotesques ou burlesques, tire son nom du peintre hollandais Van Laar, dit le Bamboche (de l'ital. 6or??6occzo,contrefait),peintre qui créa ce genre, et y excella.
BAMBOU, Bambusa, genre de la famille des Graminées, tribu des Festucacées, composé de plantes souvent gigantesques, la plupart originaires de l'Inde et des îles de la Sonde, et remarquables par leur port, quiest celui desPalmiers.Leursépillets sont lancéolés, comprimés, à 5 fleurs renfermant chacune 6 é aminés. Ce genre a pour type le B. roseau (Arundo bambos), qui atteint souvent 20m de hauteur. Sa tige est droite et présente des nœuds espacés également; elle fournit un bois flexible, à la fois solide et léger ; ses feuilles ressemblent à celles du roseau ; ses fleurs sont des espèces d'épis ou de panicules peu colorées. Le bambou sert à une foule d'usages : les Indiens mangent ses jeunes pousses ; de ses nœuds découle une liqueur douce, qui peut remplacer le sucre ; avec son bois, on fabrique des ustensiles, des meubles, des bateaux et même des poutres pour la construction des maisons; c'est avec les jeunes tiges qu'on fait les cannes légères qui portent le nom de bambous; l'écorce, taillée en lanières, est tressée en nattes et en corbeilles; macérée et réduite en pâte, elle donne le papier de Chine, etc. — Parmi les autres espèces on cite : le B. agrestis et le B. mitis de la Cochinchine : le premier, très-épineux et formant d'excellentes palissades; le second, s'élevant après de 151" ; le B. nigrade la Chine, qui n'atteint que 2m e. dont les tiges fournissent de belles cannes noires, el le B. guadua, qui forme de vastes forêts dans
1 Amérique du Sud.
B A IV (du b.-lat. barmum, tiré lui-même du tudesque bann, bannière). Ce mot signifia d'abord étendard, puis l'appel fait par le suzerain à ses vassaux pour les convoquer sous son étendard (en ce sens, on distinguait le ban, appel fait parle roi ou le seigneur suzerain à ses vassaux immédiats, de Yarrièrebatl, adressé par les seigneurs aux arrière-vassaux), enfin toute espèce de proclamation ou de cri public. — Il désigne encore auj.: lcla publication à l'église de la promesse de mariage faite entre deux personnes, ainsi que l'affiche placée pendant 10 jours à la porte de la mairie pour le même objet {Voy. Publication) ; 2° la résidence assignée à un condamné libéré, mais soumis à la surveillance de la police: c'est dans ce sens qu'on dit garder son ban, rompre son ban.
Ban de vendange. Voy. Vendange.
BANALITÉ (droit de), droit qu'avait autrefois un seigneur d'assujettir ses vassaux à se servir de son moulin, deson four, de son pressoir, de sa forge, etc., lors même qu'ils auraient pu s'en passer. Ce droit inique a été aboli par la loi du 15 mars 1790.
BAIVAMi R 'nom indigène), Musa, genre type de la famille des Musacées, tribu des Uraniées, renferme une douzaine d'espèces de plantes herbacées vivaces, qui toutes croissent en Afrique et dans les deux Indes. Le B. commun (M. paradisiaca), ou Figuiet <l'Adam, a une tige de 4 à 5m, surmontée d'un long et large feuillage, et de 3 ou 4 régimes renfermant rhacun une cinquantaine de baies succulentes. Ces baies, appelées bananes, ressemblent assez à de petits concombres, et la pulpe qu'elles renferment fournit un aliment sain et agréable; quand on les pressure, elles rendent une liqueur vineuse, qu'on nomme vin de bananes. Les feuilles du bananier, longues de
2 ;i 3m, sont assez larges et assez flexibles pour ser vir de vêtement ; elles se prêtent en outre à une foule d'usages domestiques. Le B. des sages (M. sapientium , a des fruits plus petits, mais plus nombreux, plus su-
crés, et dont la saveur se rapproche de celle de nos figues. Le B. de Chinei M. sinensis), donne une énorme quantité de fruits et mûrit dans nos serres. Le B. textile (M. textilis) ou Abacca, des îles Philipoines, est cultivé à cause de ses fibres très-fortes dont on fait des cordes et des tissus. Voy. Jlte.
BANC (de l'anc. h. -ail. banc et pane). Outre l'acception que tout le monde connaît, ce mot exprime : 1° des amas de sable, de vase, de rochers, de coquilles ou de coraux qui se trouvent au fond de la mer, des lacs et des rivières ; 2° d'immenses associations de poissons qui voyagent par troupes, tels que les morues, les maquereaux, les harengs, etc. ; 3° les assises des couches pierreuses qui composent l'écorce du globe.
En Chirurgie, en appelle Banc dCHippocrate une machine attribuée à Hippocrate, et qui servait à réduire les luxations et les fractures de la cuisse.
En Physique, on appelle Bancs plusieurs appareils, tels que le banc de Savart, employé en Acoustique pour étudier les vibrations des cordes sonores ; le banc de Melloni sur lequel on dispose toutes les pièces nécessaires pour étudier le rayonnement de la chaleur; le banc de diffraction, employé en Optique pour les expériences de diffraction, etc. — Voy. aussi Emeoi tissage et Filière.
En Angleterre, le Banc du Boi ou B. de la Beinp King's ou Queen's bench) est une des trois cours dehaute justice de Westminster. Dans l'origine elle était présidée par le roi en personne.
Dans les églises, on appelle Banc d'oeuvre, Banc de l'œuvre, un siège affecté au maire et à ses adjoints, ainsi qu'aux membres de la fabrique ; il est placé dans la nef en face de la chaire. Le nom de banc d 'œuvre est une abréviation de banc des maîtres de Vœuvre (magistri dell' opéra), dénomination donnée en Italie aux personnes que nous nommons fabriciens.
BANCO, mot italien qui veut dire banque, et qui, ajouté au nom d'une monnaie soit réelle, soit de compte, signifie que sa valeur diffère de la valeur de la monnaie courante et doit être prise sur le pied des valeurs de banque ;tels sont le marc banco de Hambourg, les florins banco de Gènes, le rouble papier ou assignat banco de Russie. La monnaie banco est invariable, tandis que la monnaie courante varie sans cesse. Du reste, l'usage de cette expression est auj. à peu près partout abandonnée.
BA>"DAGE (de bande), appareil plus ou moins compliqué, qui sert au pansement des maladies chirurgicales; il se compose ord. de pièces de linge, telles que serviettes, bandes, bandelettes, compresses, charpie, etc., auxquelles se joignent quelquefois des corps solides, p. ex., des attelles [Voy. ce mot), des sacs ou coussins de balle d'avoine, etc. On étend aussi le nom de bandage à de véritables machines, comme le garrot, le tourniquet, les bandages herniaires ou brayers ( Voy. ces mots). — La forme du bandage varie nécessairement suivant l'emplacement de la maladie, la disposition des parties malades, le but qu'on se propose datteindre ; il existe toutefois un certain nombre de bandages en quelque sorte consacrés ; on leur a donné des noms particuliers, dérivés ou de la partie sur laquelle ils sont appliqués, ou de la forme qu'ils présentent, ou du nom de leur inventeur : tels sont le B. des pauvres ou de Ga- Hen, celui de Scultet ou à 18 chefs, la fronde, le fi. en T., le B. inguinal, le huit de chiffre, etc. —Le Dr Mayor a proposé de faire tous les bandages avec un simple mouchoir disposé de différentes manières. Le bandage de corps est une simple serviette.
BANDE (de l'ail. Band). En termes de Blason, la bande est une des pièces dites honorables, elle traverse l'écu diagonalement, de droite à gauche : c'est ie contraire de la barre. — En Architecture, on appelle bandes les principaux membres des architraves, chambranles, impostes, archivoltes, qui ont peu de hauteur et de saillie sur une grande lonaueur. — En Astronomie, les bandes de Saturne et de Jupiter
DANNIfiltE.