‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 151 sur 1672 · BANQUE · texte numérisé non relu

BANQUE

sont des espèces de zones obscures qui traversent le disque de ces deux planètes ( Voy. Sati RNBetJi piter). — En Marine, on nomme bande, l'inclinaison plus ou moins grande d'un vaisseau sur un côté ou sur l'autre -, bandes de ris des pièces de toile cousues sur les huniers et les perroquets pour renforcer les voiles a l'endroit où passent les garcettes.

Le mot Bande a signifié aussi tout corps de troupes ayant bannière ou drapeau.

BANDEAU. On nomme ainsi, en Architecture: 1° une moulure plate plus large que la banda ; 2° une plate-bande unie, en saillie sur le nu du mur autour d'une baie de porte ou de fenêtre, pour tenir lieu de chambranle ; 3° une planche étroite qui surmonte les lambris de menuiserie, immédiatementau-dessous du plafond, lorsque celui-ci n'a point de corniche.

l!A NDIÈRK. Ce mot était autrefois synonyme de bannière ou de pavois, surtout en Marine. Auj., en termes militaires, on appelle front de bandière la ligne en avant d'un camp sur laquelle les soldats mettent leurs armes en faisceaux. Une armée est rangée en front de bandière quand elle se trouve disposée en ligne, avec les drapeaux et les étendards en tête des corps.

BANDIT (de l'ital. bundito). Ce mot, qui désignait d'abord un banni, s'applique maintenant à tous les assassins et aux voleurs de grands chemins. Le banditisme infeste particulièrement l'Italie méridionale, où il affecte un rôle politique

BANDOLINE (de bandeau), solution mucilagineuse préparée avec l'extrait de pépins de coing. Les dames s'en servent pour lisser leurs cheveux.

BANIANS (arbre des), espèce du genre Urostigmate, connue aussi sous le nom de Figuier du Bengale (F. indica): c'est un grand arbre de l'Inde et de la Perse, dont les brant lies horizontales laissent pendre des racines aériennes, qui s'implantent dans le sol et donnent ainsi naissance à de nouveaux troncs qui produisent à leur tour d'autres branches et d'autres troncs, de manière a finir par former une petite forêt. Son nom lui vient de ce que, dans l'Inde, les Banians regardent cet arbre comme sacré et bàtissenl des pagodes sous ses branches.

BANU-NOTE, billet de banque ayant cours en Angleterre. Voy. Banque et Papier-monnaie.

BANKSIA (du natur. J. Banks), genre de la famille des Protéacées, tribu des Protéinées, se compose d'arbres et d'arbrisseaux, originaires de l'Australie, et que l'on cultive dans nos serres à cause de l'élégance ou de la singularité de leur feuillage. Les espèces les plus recherchées sont: la B. serrata, à feuilles en scie; la#. Cunninghami, dont les feuilles ne sont pas épineuses, el la B. grandis ou B.latifolia, à larges feuilles, blanches en dessous: les indigènes «le l'Australie utilisent le cône terminal decettedernière en guise d'amadou.

BANLIEUE (de ban et lieue). Ce mot signifiait jadis l'étendue d'une lieue, ou en général l'espace, àl'entour d'une ville, où pouvaient se faire Iqb bans OU proclamations de l'autorité. Auj., il désigne l'ensemble des bourgs et des communes qui sont dans le voisinage d'une grande ville, et qui en dépendent administrativement, bien qu'ayant leur juridiction pari iculière.

BANNERET (de bannière), nom qu'on donnait, au

moyen âge, il tout chevalier qui avait droit de porter bannière. Ce droit appartenait à celui qui pouvait

ar r :')() lances et un nombre proportionné de gens

de pied, [lj avait des fiefs auxquels était attaché le

droit de porter bannière. On distinguait des 6aron*bannerets ou grands bannerets, des chevaliers bannerets el des écuyers-bannerets.

BANNIÈRE (de bande). C'était, dans l'origine,

l'étendard de tout grand t'einlataire ou chev.tlier-

banneret. La bannière était de forme carrée, el se

portail au bout d'uni; lance, Blée au dessous du fer au moyen d'une traverse. La bannière de I était ou bleue et parsemée de fleurs de lis d'or sans

nombre, ou entièrement blanche : il ne faut pas la confondre avec {'oriflamme {Voy. ce mot). — Auj., il n'y a plus de bannières que dans les églises. On nomme ainsi l'étendard placé dans le chœur et que l'on porte dans les processions solennelles à la suit" de la croix; on y voit figurée l'image de la Sainte \ ierge ou celle d'un Saint, patron de la paroisse. — En termes de Marine, bannière est synonyme depavillon. Voy. ce mot.

BA NN1SSEMENT (de èan,édit prononçant l'exil, expulsion du territoire d'un pays. Il ne faut pas confondre le bannissement avec la déportation { Voy. ce mot). — Cette peine existait chez les anciens -A'ostiacisme,\c pétalisme étaient, chez lesGrecs, des bannissements temporaires, mais sans jugement : c'étaient des mesures purement politiques, qui n'emportaient aucune idée de déshonneur. Autrefois, en France, le bannissement était perpétuel ou temporaire ; dans le premier cas, il entraînait la confiscation des biens et la mort civile. Auj. il entraîne seulement la dégradation civique et quand le tempe du bannissement est expiré, la surveillance de la haute police, pendant un temps égal. Il ne peut être prononcé que pour 10 ans au plus ; si le banni rentre avant l'expiration de sa peine, il encourt la détention pour un temps au moins égal au temps de la peine qui restait à courir, et qui ne peut excéder le double (C. pén.,art. 8, 28, 32, etc.). — Le bannissement ne frappe que les crimes contre la sûreté de l'État. Quelquefoiscependant il s'applique par mesure politique et en dehors de toute infraction à la loi pénale : ainsi on a vu Tord, du 24 juillet 1815 et la loidul2janvierl816 bannir de France les membres de la famille de Napoléon ; la loi du 10 avril 1832 bannir CharlesX et sa famille; et le décret du 24 février 1848 bannir la maison d'Orléans.

BANQUE (de l'ital. banco, banc, parce que jadis, dans les marchés publics, chaque commerçant avait son banc). Ce genre d'industrie, tout moderne, paraît être né au xnc siècle, de l'invention de la lettre de change (Voy. ce mol . Pendant longtemps son objet principal fut de suppléer à l'insuffisance et à l'incommodité de la monnaie métallique, et il consistait à négocier les effets, à les escompter avec des es; à faciliter au moyen de traites le change d'une place a l'autre, le tout en prélevant un droit de commission. Peu à peu, étendant la nature de leurs opérations, les banquiers se mirent à ouvrir des crédita pour l'exécution des grandes entreprises industrielles et commerciales, se chargèrent des emprunts des gouvernements et prirent en dépôt les capitaux privés à charge de les rendre productifs. A côté des banques particulières, s'élevèrent, avec l'appui et sous la surveillance de l'autorité, les banques publiques, telles quela Banque de France ( Koy.cf-aprea), le Crédit foncier, le Comptoir descompte, grands établissements financiers qui sont tout à la fois des banques dedépôt et de circulation. Koj/.Banoi m; oiCwiiumf.

BANQOB DE FRANCE. Mlle escompte, à un taux qui

varie, les effets portant trois signatures de commerçants Bolvables. Elle fait îles avances sur dépôt de

fonds publics, d'actions et obligations de chemins de fer et autres.de lingots et de monnaies étrangères. Elle tient une caisse de dépôts volontaires pour toute

sorte de titres, et pour lingots d'or et d'argent, monnaies, diamants, moyennant un droit de garde calculé sur la valeur estimative, a raison d'un demi

quart pour cent pour chaque si\ mois. Elle se charge du recouvrement des effets qui lui sont remis; elle reçoit en compte courant les sommes versées par les négociants ou établissements publics. Elle émet des

billets OU porteur payables à vue; ces billets, ((ni

pendant longtemps ont été de l,000fr.ot de 500 fr.,

ont admis depuis des coupures de 200, 100, 50. 25.

20 et 5 IV. - La Banque s son siège principal ris; en outre, depuis 1 S/|8. elle a commencé a établir des succursales dans les départements; leur nombre dépassait 60 en 1869. Tous les département vront 60 être pourvus en 1877 (Loi du 27janv. \S~3\

Page 1