SUIE
quelquefois épidémiquement en Picardie et en Breta- 1 gne. L'invasion est tantôt précédée de malaise et d'anorexie, tantôt elle débute brusquement par une sueur exhalant une odeur nauséabonde, avec céphalalgie, constriction à l'épigastre, palpitations, syncopes, soif ardente, etc. L'éruption paraît d'abord a la poitrine, puis s'étend au reste du corps, sauf à la face. Si la maladie est bénigne, la desquammation commence vers le 7e jour, mais la convalescence est toujours lente et pénible, et souvent exposée à des rechutes. Dans les cas graves, le malade peut être foudroyé en quelques heures ; le plus souvent la mort arrive du 3e au 4e jour; quelquefois la vie se prolonge jusqu'au 12e ou 14* jour. Traitement : évacuants, vomitifs au début, ensuite purgatifs; sangsues derrière les oreilles, s'il y a congestion; contre les symptômes nerveux, antispasmodiques et révulsifs; diète, repos, air pur et fréquemment renouvelé. — Consulter : Dr Foucart, de la Suette (1854).
SUEUR (du lat. sudor), produit de la transpiration cutanée sécrété par les follicules sudoripares et se rassemblant en gouttelettes à la surface de la peau. Dans l'état Bain, la sueur est ordinairement provoquée par l'exposition à une forte chaleur ou par un exercice violent : elle se présente alors sous l'aspect d'une humeur aqueuse, incolore, d'une odeur plus ou moins forte, d'une saveur salée, qui sort par les pores de la peau. Chimiquement, elle est formée d'acide acétique, d'un peu de matière animale, de chlorhydrate de soude et de potasse, d'un atome de phosphate terreux et d'oxyde de fer. — Dans beaucoup de maladies, il se produit une transpiration abondante, p. ex., dans certaines maladies aiguës, dans les fièvres intermittentes à la fin de chaque accès, dans la phthisie, dans la suette, etc. Tantôt ces sueurs sont le signe d'un changement favorable (sueur critique), et dans ce cas le médecin les provoque par l'emploi des sudorifiques, des appareils fumigatoires, des boissons chaudes, des bains tièdes, etc.; tantôt elles sont de mauvais augure : telles sont les sueurs froides des agonisants, les sueurs visqueuses et félidés des fièvres de mauvais caractère, les sueurs colliquatives des phthisiques, etc. Certaines personnes sont incommodées de sueurs habituelles circonscrites à certaines parties du corps, aux pieds, aux aisselles, etc. : ces sueurs exhalent d'ordinaire une odeur désagréable; mais il serait dangereux pour la santé de chercher à les supprimer.
Sueur de sang. Voy. Diapédèse.
SUFFETES, magistrats suprêmes de Carthage. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SUFFIXES du lat. suffixus), terme deGrammaire, désigne les syllabes ou les lettres qu'on ajoute à la lin des mots, après le radical, pour en modifier la signification. La plupart des désinences dans les déclinaisons et les conjugaisons sont des suffixes. Ex. : rosn, rovurum ; soror, so/'oris ; aina, amabo ; j'aime, j'aimerai. Voy. \ffixes.
SUFFOCANT (catarrhe*. Voy. Catarrhe.
SUFFOCATION (du lat. suffocatio), perte de respiration ou extrême difficulté de respirer. On appelle aussi suffocation l'asphyxie causée par la présence d'un corps étranger qui obstrue le pharynx ou l'arrière-bouche, et intercepte ainsi le passage de l'air.
SUFFRAGANT, titre donné à un évoque relativement à son archevêque métropolitain. Ce mot vient de ce que les évoques ont droit de suffrage dans le synode métropolitain, ou de Cfl que, dans l'origine, les évêques de, province élisaient l'archevêque.
SUFFRAGE (du lat. ruffragium , voil que l'on donne dans une assemblée où ton délibère sur quelque chose, où l'on élit quelqu'un pour une charge, etc.
Suffrage universel. Le suffrage universel, établi sous la premier.' République française parla constitution de l'an III et par les décrets des ."> fructidor
an lll, L'a et 25 frimaire an \ III, mais bientôt aboli, fut. décrété de nouveau le 5 mars 1848 par le gouvernement provisoire. 11 a été réglé par la ici orga-
nique du 19 mars 1849, modifiée par la loi du 31 mai 1850. Il a été consacré également par la consti- i tution du 14 janvier 1852.
Dans l'Église catholique, on appelle suffrage* de PÉglUe les prières que l'Église fait pour les fidèles; S. aes Saint", les prières que les saints font à Dieu pour les fidèles; i>. des vivants et des morts, lefl prières que l'on fait pour les fidèles vivants ou morts, et les bonnes œuvres qu'on leur applique, etc.
SUFFRUTESCENT, se dit, en Botanique, des plantes qui sont de la nature d'un sous-arbrisseau [suffrutex) ou qui en ont le port. Voy. Arbre.
SUFFUSION (du lat. sitffusio). Ce mot, en Médecine, est synonyme d'épanchement de sang ou de- sérosité, quelquefois de bile.
SUGILLATION (du lat. sugillatio). On app-dle ainsi les taches qui surviennent à la peau dans certaines maladies, notamment dans les maladies scorbutiques. On a aussi appliqué cette dénomination aux ecchymoses provenant de causes internes, ainsi qu'aux lividités cadavériques, c.-à-d taches violacées qui se forment sur les cadavres par l'afflux du sang da parties les plus basses du corps.
SUICIDE (du lat. sut, de soi, et de la désinence cide, par assimilation à homicide, parricide, etc. I. suicide, dont l'amourdela vie éloigne naturellement l'homme, peut naître des causes les plus différ ce qui ne permet pas de l'appréciertoujoursde la même manière. Il peut être, comme chez Judas l'Iscariote, une peine que le criminel s'inflige à lui-même. ou, comme chez Caton et Brutus, l'effet du désespoir d'une grande âme, ou, comme chez les veu. l'Inde, un acte de dévoûment ou plutôt le résultat de la tyrannie de l'usage, ou enfin, comme chez Chatterton et dans le roman de Werther, le fruit d'une imagination déréglée; le plus souvent il est imputable à la folie. — Les Moralistes ont vivement d sur le suicide: Platon, dans le Phéd<>n, le condamne comme l'acte d'un lâche qui déserte son po-t''; S. et la plupart des stoïciens l'exaltent comme un acte héroïque ; J.-J. Rousseau, dans deux des plus belles lettres de l'Héloue, a exposé les principaux argui présentés pour le suicide et contre lui. On doit con- 1 damner le suicide h trois points de vue : 1" le sui- uj cide, comme l'a fort, bien démontré Kant, est un lation du devoir qu'a l'homm i de se conserver, par cela seul qu'il est une personne morale et qu'il n'a sur lui-même aucun droit ; 2" le suicide est une transgression de notre devoir envers les autres hommes, en ce sens que nous pouvons toujours, quelque misérable que soit notre position, rendre qu service à autrui ; 3° le suicide est une violati notre devoir envers Dieu, en ce sens que nous aban- 1 donnons le poste qu'il nous a confié dans le ni C'est pourquoi la religion chrétienne condamne sévèrementle suicide comme un acte de révolte contre la volonté divine, et refus, à celui qui s'en est re i lu coupable la sépulture en terre sainte. Il fut même un temps où la législation punissait sévèreme suicides: leur corps était travorsé d'un pi< traîné suc la claie ; leurs biens étaient conli leur mémoire flétrie Les Anciens se bornaient à leur assigner une place à part dans le Tartare et à les livrer à leurs regre
Proxima deinde tenenl mœsti loca nul sihi Iri'.ium Infinies peperère manu, ele. [Vus., -K» . I • n.]
Voir, outre les auteurs cités a disserta» |
tion De morte vohmtaria de Robeck, qui « tua après j l'avoir écrite; les Réflexions sur le suivit e de v. Staël ; les En'ri tiens sur lesuicide de l'abbé <; la Manie du suivie de J. Tissot; le Traité du h' !.. Bertrand (1856), el les ira-. aux desn-['alre^H Cazauvieilh, Bri< re de Boismont, etc. — Ap,>. Buo- I nafedea donné l'Histoire du suiciile Lucques, 1761, ' trad. en fi\, 1*41 ,el Stamdlin, 17//sur le lott., 1824).
SUIE (orig. inc), produit charbonneux provenant