‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 154 sur 1672 · BARBET · texte numérisé non relu

BARBET

BABDANE.

dans les anciennes provinces de l'Empire romain, comme les Visigoths et les Burgondes. Elles offient ce caractère particulier qu'elles sont personnelles, en ce sens qu'elles ne se s'appliquent qu'aux citoyens qui ont une certaine origine : ainsi, il y a une loi pour les sujets de race germanique, une autre pour les sujets de race romaine. Voir: Canciani, Barbarorum loges antiqu<e,Vemse, 1781 ; Guizot, Histoire de lu civilisation en Europe et en France, etc.

BARBASTELLE, Barbastel/us, genre de Mammifères, de l'ordre des Chéiroptères ou Chauves-souris, famille des Vespertilionidés, renferme des espèces voisines des Oreillards, mais qui ont l'oreille plus petite et triangulaire; leur pelage est brun-noir, leurs membranes sont garnies de poils bruns; leur odeur est désagréable. Les Barbastelles se trouventaux environs de Paris; elles habitent et hivernent dans les édifices en société avec les Pipistrelles.

BAHHE (du lat. barba). La manière de porter la barbe a varié, selon les peuples, les temps, et les modes. Tantôt on la porte longue, tantôt on la rase, soit entièrement, soit en partie. Les Égyptiens passent pour être le premier peuple qui se soit rasé. Les Grecs portaient en général la barbe longue ; cependant Alexandre fit raser les Macédoniens. Les Romains ne commencèrent à se raser que l'an 295 av. J.-C. Adrien rétablit l'usage de porter toute la barbe ; Constantin se la fit couper. Les Gaulois portaient la barbe longue; les Francs se rasaient et ne portaient que les moustaches. Rétablie par Charlemagne, la barbe fut abandonnée par Louis le Jeune : elle fut remise à la mode par François Ier ; Henri IV la portait de médiocre grandeur. Les règlements militaires ont tantôt prescrit, tantôt défendu le port de la barbe dans nos armées. En dernier lieu, elle était portée exclusivement par les sapeurs : une circulaire du 21 janvier 1 831 avait supprimé ce dernier asile de la barbe, mais elle n'a pas tardé à rentrer dans ses droits. — Voir sur ce sujet : l'Histoire de la barbe, par D. Calmet; la Pogonologie de Dulaure (1786); ['Histoire des révolutions de la barbe des Français depuis l'origine de la monarchie (1826), et l'Histoire des moustaches et de labarbe(\83ô). Voy. aussi Poil.

Par extension, on a appelé barbe: 1° chez les Mammifères, les poils qui croissent au menton du bouc et de la chèvre, à la figure de certains singes et aux fanons des baleines; 2° chez les Oiseaux, les faisceaux de petites plumes qui pendent à la base du bec, ainsi que les filaments qui garnissent les deux côtés d'une plume; 3° chez les Insectes, les poils qui garnissent le front de certains diptères et entourent la base de leur trompe.

En Botanique, on désigne sous ce nom les filaments des étamines des molènes, le style et le stigmate des gesses, le filet qui termine ou accompagne la balle des blés, orges et autres graminées ( 1 oy. aussi Arête). — On nomme vulg. B. de bouc, le Salvî fis sauvage; B. de capucin, une variété de Chicorée sauvage qu'on mange en salade; B. de chèvre, une Spirée ;B.de Dieu, V Andropogon ; B. de Jupiter, la Joubarbe ; B. de renard, l'Astragale adragant, etc.

Le Cheval hprbe est un cheval de Barbarie.

barbe (sainte-). Voy. Sainte-bap.be.

BARBEAU, Barbus, genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Cyprinidés, est caractérisé par ses barbillons et par la brièveté de ses nageoires dorsale et anale. Il porte à la mâchoire, supérieure h barbillons, 2 au bout et 2 aux angles. Le B. commun, appelé aussi Barbot, Barbiau et Barbet, vit dans les Baux douces. Sa taille est de 0m,35 à 0m,40.Sa chair est assez estimée ; on a attribué à ses œufs des propriétés vénéneuses.

Barbeau est aussi le nom vulgaire du Bleuet et de quelques autres Centaurées.

BARBET (de barbe), dit aussi Caniche et Chien

rd, espèce de Chien à poils longs et frisés de

b!; riche ou noire. Le Barbet aime beaucoup

l'eau, et peut être employé pour la chasse à l'étang. Il est très-intelligent et très-attaché à son maître ; comme la longueur de son poil l'expose à se crotter affreusement, on lui rase souvent le poil des pattes et de la moitié postérieure du corps; ce qui lui donne à peu près l'apparence d'un petit lion à crinière.

Barbet estaussi le nom vulgaire de plusieurs poissons, le Barbeau, le Rouget et le Mulet.

BARBETTE. Dans l'Artillerie, on nomme ainsi une espèce de batterie : c'est une petite élévation en terre que l'on pratique aux angles flanqués des ouvrages pour y placer des canons, qu'on tire pardessus le parapet au lieu de tirer par les embrasures : c'est ce qu'on appelle tirer à barbette.

BARBICAîV, Pogonias, oiseau. Voy. Barlls.

BARBIER (de barbe). Chez les anciens, les barbiers (tonsores) entretenaient à la fois la barbe, les cheveux et les ongles. A Rome, comme à Athènes, leurs boutiques étaient le rendez vous des oisifs et des nouvellistes. En France, les barbiers portaient jadis le nom de mires et remplissaient en partie les fonctions de < hirurgien. Quelques-uns jouèrent un rôle très-important : Pierre la Brosse , barbier de St Louis, devint ministre de Philippe le Hardi; Olivier le Dain, barbier de Louis XI, fut aussi son confident. — Les barbiers furent érigés en corporation en 1674. Ils avaient pour patrons St Côme et St Damien (27 sept.). On distinguait les H. -perruquiers et les B. -chirurgiens, vulg. fraters. Après 1789, ces derniers quittèrent le rasoir, et les perruquiers échangèrent leur nom contre celui de coiffeurs.

barbier, Anthins, poisson. Voy, Serran.

BABBlLLOiNSfde bai be), filaments qu'on rencontre autour de la bouche de certaines espèces de poissons, et qu'on a regardés comme des organes du tact.

Ce mot désigne aussi: 1" les antennules et lespalpes de certains insectes ; 2° des replis de la membrane muqueuse de la bouche, situés sous la langue du cheval, de chaque côté du frein, et formant une sorte de mamelon qui sert de pavillon à l'orifice extérieur des glandes maxillaires. Les empiriques les coupent, sous le vain prétexte qu'ils empêchent les chevaux de boire. — On nomme encore Barbillons, les jeunes Barbeaux et une espèce de Squale.

BARBIOIV, Micropogon, oiseau. Voy. Barbis.

BARBOTE, nom vulgaire d'une espèce de Lote. Voy. Gade et Lote.

BARBOTIîSE, poudre vermifuge. V. Semen-contra.

BARBUE, espèce du genre Turbot. Voy. Turbot.

BARBUS, buccoîdés et BcccoNÉES (du lat. barba, barbe, et de bucca, joue), noms divers donnés aune famille d'oiseaux Grimpeurs, caractérisés par un bec conique, renflé latéralement, et garni à sa base de plusieurs faisceaux de barbes roides, dirigées en avant. Ces oiseaux habitent les contrées chaudes des deux continents ; leur plumage est brillant, mais ils ont l'air pesantet stupide. On distingue : 1° les Barbus propr. dits, comprenant les vrais Barbusqui habitent l'Asie, les Barbions, propres à l'Afrique et les Barbuserics de l'Amérique du Sud; 2° les Coucoupics; 3° les Harbacous ; 4° les Tamatias.

BARCAROLLE, c.-à-d. chanson de barque, a été ainsi nommée parce qu'elle est chantée par les gondoliers de Venise, qui, s'ils n'ont pas inventé ce genre, en conservent du moins le goût et la tradition. Ce sont ordinairement des stances du Tasse mises en dialecte vénitien, souvent ornées d'une mélodie simple et touchante. Le mouvement à 6/8 en est léger, et rappelle assez bien le jeu de la rame qui fend les eaux. Berton, Nicolo, Hérold, Rossini, Auber, etc., ont introduit des barcarollesdans leurs opéras.

BARD ou bar, forte civière dont on se sert dans les chantiers pour porter les moellons, les pierres et autres matériaux servant à bâtir.

BARBARE, Lappa, genre de la famille des Composées-Cinarées, tribu des Carduinées. La B. officinale (Arctium lappa), vulg. Glovteron, Herbe aux teigneux, croît naturellement en Europe le long des

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