BARRE
parce que le niveau h mercure dans la cuvette, qui est considéré comme fixe, s'abaisse ou s'élève suivant que le mercure monte ou descend dans le tube ; on remédie en partie à cet inconvénient en donnant à la cuvette beaucoup plus de largeur qu'au tube. — Dans le B. île Fortin, la cuvette se compose d'un fond en peau, qu'une vis fait monter ou descendre à volonté; la partie supérieure de la cuvette porte une petite pointe en ivoire, qui indique le point d'affleurement auquel il faut amener le mercure pour avoir un niveau constant. Ce baromètre est portatif ; il est enfermé dans un étui en métal, fendu sur les côtés, et qui porte desdivisions; la cuvette est recouverte par une peau perméable à l'air et imperméable au mercure. On adapte à cet instrument un pied qui le soutient suspendu verticalement.
Baromètre à siphon. Dans les baromètres à cuvette, l'action capillaire du verre sur le mercure déprime fa colonne dans le tube plus fortement que dans la cuvette; cette cause d'erreur n'existe pas dans le ba mètre à siphon. Celui-ci est formé par un tube recourbé en U, à branches inégales, mais de même diamètre; la dépression est alors la même des deux fttés et n'a plus besoin d'être corrigée. On observe i » instrument au moyen d'une règle mobile qui porte les divisions et qui fait mouvoir en môme temps une petite tige d'ivoire qu'on amène à la surface du meri ure, dans la grande branche, après qu'on a fait coïncider le zéro avec le niveau du mercure dans la , i tite branche. Souvent on applique à l'instrument règle fixe, dont le zéro est placé au-dessous ou au-dessus du point que le niveau du mercure peut at- • :indre dans la courte branche; on obtient la bailleur exacte en retranchant de la hauteur observée dans la longue branche, la différence de hauteur ob- ■ entre le zéro fixe sur la tige et le niveau du are dans la courte branche, si le zéro est situé au-dessous; on ajoute au contraire cette différence si
I • zéro se trouve placé au-dessus du niveau. — Le H.
ay-Lussac est un baromètre à siphon dans lequel
II deux branches sont séparées par une portion de tnbecapillairedont le diamètre est assez fin pour que l'air ne puisse traverser le mercure et le déplacer; i 'xtrémité de la courte branche est entièrement fermée, et ne présente, sur le côté, qu'une petite ouverture par où l'air peut pénétrer, mais qui ne permet pas au mercure de sortir. Ce baromètre est portatif et a une graduation fixe. — Le II. de Hun t en est formé d deux tubes soudés dont le supérieur, terminé en pointe, s'enfonce un peu au-dessous de la soudure, de manière à laisser autour de la pointe un petit espace circulaire. De cette sorte, les bulles d'air qui restent adhérentes aux parois du tube dans le renversement de l'instrument, au lieu d'arriver par le ballottement jusque dans le vide barométrique, viennent se loger dans l'angle circulaire formé autour de la soudure, et n'abaissent pas par leur force expansée la colonne barométrique, comme elles le font dans le baromètre de Gay-Lussac.
Le Uaromètre à cadran est encore un baromètre à siphon, disposé de manière à faire mouvoir une aiguille; un flotteur repose sur la surface du mercure; on y attache un fil qui s'enroule sur une poulie et qui un contre-poids à son extrémité ; quand le mercure monte ou descend dans la courte branche, le flotteur en suit le mouvement et fait marcher l'aiguille. Les frottements et les adhérences rendent la marche de cet instrument irrégulière et ses indications peu exactes.
Le baromètre éprouve dans un même lieu des variations plus ou moins considérables : à Paris, il n'y a presque pas de jour où il ne change de plusieurs millimètres. On distingue deux sortes de variations : les variations horaires, qui, se reproduisant régulièrement à des heures marquées, sont d'une grandeur constante; et les variations accidentelles, qui surviennent irrégulièrement, sans qu'on en puisse prévoir ni l'époque ni l'étendue. Dans nos climats, l'heure de
midi est l'heure de la journée où la hauteur du baromètre est très-sensiblement la hauteur moyenne du jour; en hiver, le maximum est à 9 h. du matin, le minimum à 3 h. de l'après-midi, et le second maximum à 9 h. du soir ; en été, le maximum a lieu avant 8 h. du matin, le minimum à k 1». de l'après-midi, et le second maximum à 11 h. du soir. La hauteur moyenne du baromètre, à Paris, est de 0m,75G.Ondoit à M. de Mumboldt, et surtout à M.Ramond,de nombreuses observations sur les variations horaires du baromètre. Voy. Barométrograpiie.
ISAR05IÉTRE ANÉR0Ï0E. Voy. AlVÉROÎDE.
BABOMÉTBOGBAl'HK (de baromètre et du gr. ypâ?M, écrire), appareil destiné à indiquer d'une manière continue la hauteur barométrique. M. Wheatstone a le premier appliqué l'électricité voltaïque à ce genre d'appareil ; son appareil inscrit de luimême la hauteur de la colonne mercurielle de 6 minutes en 6 minutes. M. Ronalds s'est servi de la méthode photographique pour résoudre le môme problème. Le baromètre du P. Secchi est fondé sur d'autres principes. Voy. Météorographe.
BABOIV, Baronnet, titre de noblesse. Voy. le Dict. d'Hisf. et de Géogr.
BABOSCOFE (du gr. pàpo:, pesanteur, et <ry.07rs<i>, observer), appareil de Physique servant à montrer que le principe d'Archimède s'applique aux gaz. Il est formé par un fléau de balance portant à ses extrémités deux corps de volumes différents. L'un est une boule creuse, volumineuse; l'autre est une masse lourde, d'un petit volume. L'appareil étant réglé de sorte que le fléau se tienne horizontalement dans l'air, on le place sous la cloche de la machine pneumatique, et on enlève l'air de cette cloche; alors l'équilibre est détruit, comme si la grosse boule pesait davantage. On en conclut que cette boule pèse moins dans l'air que dans le vide, ce qui est conforme au principe. Cette différence tient à ce que l'air dans lequel la boule est plongée, exerce sur elle une pression ou poussée dirigée de bas en haut suivant la verticale, qui est égale au poids d'un volume d'air égal au volume de la boule. — Le baroscope a été imaginé par Otto de Guericke.
BABOTBOPE (du gr. (Bâpo; et Tporap, action de tourner), machine formée de deux pédales sur lesquelles un ouvrier se maintient, en imitant la marche, et dont le mouvement est transmis à un outil. Cette machine, qui utilise le travail moteur que l'homme peut fournir par son seul poids, paraît avantageuse: une scierie mise en mouvement par 2 hommes à l'aide du barotrope donne le même travail qu'une scierie ordinaire mue par les bras de 3 hommes. — Le barotrope est dû à M. de. Salicis.
BABQUE (origine celtique), petit bâtiment ponté ou non ponté. Voy- Bâtiment.
BABBAGE (de barrer), obstacle que l'on oppose à un cours d'eau pour en exhausser le niveau, soit qu'on veuille le rendre plus navigable, soit qu'on ait besoin d'une chute d'eau pour le service d'une usine. Il y a des B. fixes, construits en maçonnerie et en bois, et des B. mobiles, formés de poutrelles superposées horizontalement ou d'aiguilles verticales, et s'enlevant h volonté. — On appelait autrefois droit de barrage un droit établi pour la réparation des ponts ou du pavé des routes, ou bien encore un droit d'entrée qu'on payait à la porte de certaines villes. Il était ainsi nommé, parce qu'aux lieux où on le percevait on plaçait une barre en travers du chemin.
BABBAS. nom donné au suc résineux qui se dessèche en masses jaunes sur les parties latérales des incisions que l'on pratique aux pins pendant l'été pour en obtenir la térébenthine.
BABBE (origine celtique). En Géographie, on appelle barre un amas de sables, ord. mouvants, qui obstrue l'embouchure d'un fleuve ou l'entrée d'un port; — barre d'eau une vague élevée, transversale, qui remonte violemment contre le courant par l'effet de la marée. Dans le fleuve des Amazones, la barre,