VASSAL
tenscs, irrégulievs, ou compliqués, le traitement doit être plus énergique : la saignée peut être utile dès le début ; il faut insister sur les dérivatifs, faire des onctions fréquente3 avec un liquide chloruré, laver doucement les yeux, la bouche, les oreilles, les narines avec une décoction émolliente ou de l'eau de laitue. Quelques médecins (Bretonneau, Serres) ont conseillé de cautériser les pustules : c'est ce qu'on appelle l& méthode ectrotique. — Le D' Chauffard, en 1870, a préconisé l'usage interne et externe de l'acide phénique comme empêchant la fièvre de suppuration et ses accidents ; l'expérience n'a encore rien produit de concluant à cet égard.
La variole est quelquefois sporadique, mais le plus souvent épidémique : elle est contagieuse ; ses miasmes peuvent agir à distance, en suivant la dire des vents. Elle n'attaque ordinairement l'homme qu'une seule fois dans le cours de la vie.
On ignore encore aujourd'hui la cause première de cette affreuse maladie. 11 ne parait pas que les anciens l'aient connue. Le médecin arabe Rhazès, qui vivait au xc siècle, est le premier qui en parle ; mais, depuis, elle a fait de terribles ravages en Europe jusqu'à la découverte de la vaccine.
variole, Lûtes, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Percoïdes, qui habite les pays chauds. La V. du Nil atteint les dimensions du thon. On trouve, en France, des Varioles fossiles.
VARIOLITE, roche formée de nœuds cristallins de feldspath, striés du centre à la circonférence, dans une pâte feldspathique compacte, de couleur généralement différente. — Les validités de la Durance sont à base de diorite compacte.
VARIOLOÏDE (de variole, et du gr. eIooz, forme), se dit de toutes les maladies qui peuvent être produit es pur l'infection rariolique,avec éruptions offrant une ou plusieurs pustules ombiliquées, mais sans fié vre secondaire. C'est le plus souvent une variole modifii e par la vaccine. La varioloïde peut, par cont gion, engendrer une variole.
VAIMOHUM, mot latin qui se dit par abréviation pour cum notis variorum scriptorum (avec les notes de divers commentateurs), s'emploie en parlant des ques imprimés avec notes en divers pays, surtout en Hollande, pendant le xvn'et le \viuc siècles.
VARIQUEUX, se dit, en Médecine, de ce qui est affi cté de varices. Une veine variqueuse est une veine distendue par des varices; une tumeur variqueuse, un ulcère variqueux, une tumeur ou un ulcère entretenu par des varices.
Ane'vrisme variqueux. 1"'"/. Anévkisme et Varice.
YAK LUT, terme féodal. Voy. Valet.
VARLOPE (orig. inc), sorte de rabot très-long dont les Menuisiers se servent pour unir et polir le bois. On distinguo la. grande et la petite varlope, la demiLvarlope, dont le fer est un peu arrondi, pour dégrossir l'ouvrage, ï&varlope onglée ou à onglet, etc.
VARRE (orig. inconn.), harpon dentelé, avec lequel on prend les tortues à la mer.
VASCULAIREOU \.\su i i.i \ (du lat. vasculum, petit vase), ce qui est relatif aux vaisseaux. — En Anatomie, ce mot se dit surtout de ce qui a rapport aux vaisseaux sanguins. On donne à l'ensemble des vaisseaux sanguins le nom de système vasculaire, et on distingue: l" un système artériel ou vasculaire à sang rouge; 2" un sytème veineux ou vasculaire à sang mur. — En Botanique, on donne le nom de tissu vii.sru/iiire à tout tissu membraneux composé d'un certain nombre do tubes et de vaisseaux continus; de plantes V: aux plantes qui offrent nn tissu
vasculaire: on les oppose &\xx plantes cellulaires.
VASE (du lat. vasum, dans Plante , vaisseau de
forme élégante, monté Bur un piédouche, à lèvres
19, plus mi moins richement urne d'oves, de
godrons, de guirlandes, quelquefois de ligures de bas-relief, avec des anses sculptées s tels sont les vases en pierre, en marbre, en albâtre, en bronze, en por-
celaine, en porphyre, qui ornent les jardins, les palais et les musées, etc. On juge de la beauté d'un vase par son profil, par ce qu'on appelle son galbe.
Vases antiques. On comprend sous ce nom tous ceux que nous ont laissés les anciens : les uns sont simplement destinés aux usages domestiques. | . les amphores, les cratères, Imcenthare , les diotas, les patères, etc. ( Voy. ces noms); les autres sont de véritables objets d'art : tels sont les vases peints, dits d'abord vases étrusques, mais pour la plupart d'origine grecque, soit corinthienne, soit italo-^'iecque, les uns à fond rouge, avec dessins noirs ou blancs, les autres à fond noir, avec dessins rouges ; les vases égyptiens, les vases romains, les vases murrhins, dont parle Pline (xxxvn,8) et dont la matière serait de la fluorine qui présente l'aspect du verre avec des couleurs variées, etc. — L'étude de ces vases divers est importante pour l'histoire de l'art. On peut consulter à cet égard les travaux deLanzi'/' chi), de Panofka(Deswr.?ey grecs), eteeux de Letronn<-, l)ubois-Maisonneuve,Millin, Raoul Rochette,Kramer, de W'itte, Lenormant, etc. Voy. Céramique.
En Architecture, on appelle vase de chapiteau la masse évasée du chapiteau corinthien sur laquelle semblent être appliquées les feuilles et les volutes; — vase d'amortissement, un vase qui termine la décoration des façades de beaucoup d'édifices, ou qu'on emploie dans les intérieurs, soit en bas-relief, soit en ronde-bosse, au-dessus des portes, des cheminées, etc.; — vase d'en fuitement, un vase en pierre ou en plomb, qu'on place sur les poinçons de combles.
En Physique, on appelle vases communicants des vases que l'on fait communiquer par des tubes et qui servent à faire certaines expériences d'hydrostatique; s'ils contiennent le même liquide, la condition d'équilibre est que la surface libre soit partout au môme niveau ; s'ils contiennent des liquides rents, il faut que les hauteurs des surfaces libres audessus du niveau de jonction soient en raison in des densités des liquides. — Le vase de Mu employé pour obtenir au moyen delà pression atmosphérique un écoulement constant, est un vase fermé de toutes parts, portant seulement deux orifices placés à diverses hauteurs, dont le plus bas sert à l'écoulement du liquide, et le plus haut à la rentrée de l'air. — Le vase de Tantale est une application du siphon : quand on le remplit d'eau, le siphon s'amorce ; puis il vide le vase.
vase (orig. germaniq.), boue déposée au fou eaux: elle résulte de la décomposition de végétaux et d'animaux, mêlés avec les terres entraînées par les pluies. C'est un puissant engrais. Avant de l'employer, il faut la laisser se décomposer et s'imprégner de carbone en l'exposant très-longtemps à l'air; on peut accélérer cette décomposition en mélangeant les vases avec de la chaux ou en les stratilian de la terre végétale. La vase de mer, compost débris d'animaux et de plantes marines, est un engrais meilleur encore-,
VASIDUCTE. Voy. W.wui. et ÉPOPBBIfB.
VASISTAS (de l'allem, mas ist dos, qn'esl cela .' , ouverture ménagée dans une porte, une fenêtre, le. plafond d'une boutique, etc., pouvant s'ouvrir et se t rmer à volonté, et permettant soit de parler aux du dehors sans ouvrir la porte ou la fenêtre. • voir ce qui se passe à un étage inférieur san besoin d'j descendre. — On a étendu ce nom aux
vitres, parties de fenêtre et autres ouvertures, vaut à l'aérage d'une chambra, d'une salle, etc.
vasu-mo ri rus xi us , nom donné quelquefois aux nerfs sympathiques à cause de l'influence qu'ils
ont sur la circulation dans les vaisseau capillair S
Voy, Sympatbiqi i .
VASQUE du lat. vasculum), espèce de ' rend et peu profond, qu'on place connue ornement dans un jardin, dans un parc, SOUS une fontai: le fait eu piètre, en marbre, en bron/.e, etc.
VA8SAL (du b.-lat. vassalis,dc vassus, serviteur;