VIELLE
fosses d'aisances est un des objets les plus importants au point de vue de la salubrité publique. Chez
les anciens, ce service était considéré comme une i de supplice auquel on condamnait les criminels. Il s'est considérablement amélioré de nos jours, tant par l'établissement des fosses mobiles et inodores, que par les procédés de désinfection des matières fécales appliqués à la vidange des fosses ordinaires (Voy. Désinfection): ces perfectionnements sont dus en grande partie à MM. Domange, Richer, lluguin, etc. Un arrêté ministériel du 28 déc. 1850 a rendu obligatoire la désinfection préalable de toutes les fosses d'aisances : aux termes d'une ordonnance de police du 8 nov. 1851, les matières liquides désinfectées peuvent être conduites, à l'aide de tuyaux, jusqu'à l'égoût le plus prochain. — Le produit des vidanges de Paris, longtemps déposé à Montfaucon, est aujourd'hui transporté au dépotoir delà voirie de Bondy : l'exploitation de ces matières est l'objet d'un fermage avantageux pour la ville.
En matière de saisie-arrêt, on appelle jugement de saisie-vidange celui qui constate la validité de la saisit et permet au tiers saisi de payer le saisissant (C. de proc, art. 557 et suiv.).
vide (du lat. viduus). En Physique, on appelle vide l'espace qui ne contient ni air ni aucune autre matière pondérable : on l'oppose au plein. — On a longtemps nié l'existence et même la possibilité du vide : avant les expériences de ïorricelli sur la pesanteur de l'air, Vliorreur de la nature pour le vide était admise comme un axiome, et servait à rendre raison de plusieurs phénomènes alors inexpliqués. On ne s'accorde pas encore sur l'existence du vide absolu dans les espaces célestes; mais on peut produire un vide relatif. On fait le vide soit sous le récipient de la machine pneumatique {Voy. ce mot), soit dans le tube barométrique (vide barométrique ou de Torricelli), soit en faisant absorber sous une cloche de l'acide carbonique par de la chaux caustique, du gaz ammoniac, etc. Le vide artificiel est toujours imparfait : avec les meilleures machines ou les procédés chimiques les plus ingénieux, on ne peut faire le vide que jusqu'à 0a',002. On sait que le son ne peut se propager dans le vide, que le feu s'y éteint, que les animaux y meurent. On emploie le vide pour évaporer les liquides, pour produire la congélation artificielle ; on l'applique aussi à la conservation des matières animales et végétales.
V1D1EX. En Anatomie,on nomme conduits vidiens ou ptérygoïdiens deux petits canaux creusés à la base de l'apophyse ptérygoïde du sphénoïde: ils ont été découverts par Vidus-Vidius, médecin de Florence.
VIDIMES, mot latin qui signifie nous avons vu, se disait autrefois, en style de Pratique, pour exprimer qu'un acte avait été collationné.
VIDUITÉ, synonyme de Veuvage. Voy. ce mot.
VIE (du lat. vita). En Histoire naturelle, la Vie, considérée dans ses formes, ses conditions et ses actes, est la propriété commune de tous les êtres qui composent le Règne organique (Végétaux et Animaux; et les distingue des corps bruts qui constituent le Règne inorganique (Minéraux). Voici ses principaux caractères : 1° Le corps de tout être vivant est un organisme composé de parties solides et de parties liquides {Voy. Organisation); 2° il est le siège d'un double mouvement de composition et de décomposition, nommé tourbillon vital, en vertu duquel il s'assimile des molécules étrangères par intussusception et il rend au inonde extérieur une partie de sa matière constitutive (Voy. Nutrition); 3° il procède d'un corps semblable a lui, de telle sorte que la vie se transmet par une succession non interrompue d'individus qui naissent les uns des autres et qui possèdent un ensemble de caractères communs [Voy. Génération, Espèce) ; 4° il acquiert peu à peu une forme générale déterminée, qui varie selon l'espèce, et, lorsqu'il l'a complètement acquise, il entre dans un déclin qui se termine parla mort ; il passe ainsi
dans son existence par certaines phases successives qui constituent son évolution; 5° les fonctions qui manifestent la vie font diviser les êtres vivants en deux grandes classes, les Végétaux qui ne pose que la nutrition et la génération, c.-à-d. la vie tative,et les Animaux qui possèdent de plus la Ration et la locomotion, c.-à-d. la vie animale ou i ie de relation (Voy. Ame, Animal, Cebvbau, BbcÉPBAi .i ; l'étude de ces fonctions contitue laPbysio c.-à-d. la science de la vie.
Considérée dans le principe auquel on rattach fonctions qui la manifestent, la Vie a reçu des définitions différentes selon les points de vue auxquels les auteurs se sont placés: Stahl la définit : la conservation du mélange corruptible dont notre est formé; Bichat : Vensemble des fonction-; g sistent à ta mort ; Cuvier : la faculté qu'ont certaines combinaisons corporelles de durer pendant un temps déterminé, eu altérant sans cesse, dans leur composition, unepart.ie des substances environnante*, et en rendant aux éléments une poi tiou de leur propre substance ; Dugès : l'activité spéciale des êtres organisés; H. Martin : une faculté propre de développement et de changement intime, par laquelle certains corps, pendant un te>nps dont le maximum dépend de leur nature, gardent certaines propriétés spécifiqu ■-■ et leur individualité, malgré la perte et le renouvellement successif de la matière dont ils se composent, et parcourent des pliases régulières qui appartiennent à leur espèce. — Pour l'appréciation de ces différentes définitions, nous renvoyons à l'exposition et à la critique que nous avons données ailleurs des trois systèmes sur le principe de la vie, Animisme. Organicisme", Vitalisme. Voy. ces mots.
Consulter : Aristo te, De /'d»!e;Descartes,17/o?/<///e; Stahl, Theoriu medica ; Bichat, Recherches physiologiques sur la vie et la mort ; Cuvier, Régne animal, t. I; Is. Geoffroy St-Hilaire, Histoire naturelle, t. IT, 1" p.; les Traités de physiologie de Duguès, P. Bérard, etc.; Ampère, Essai sur la philosophie des sciences ; H. Martin, Philosophie spvitualiste de la Nature; F. Papillon, La Rature et la Vie, etc.
En Histoire, Vie se prend pour Biographie: e'i St en ce sens qu'on dit les Vies de Plutarque, d nélius JN'épos ; les Vies des saints de Godescard ; les Vies des peintres, de Vasaiï, etc. Voy. Biographie, Saints, etc.
Vie humaine. Pour sa durée moyenne, ses divisions, etc. Voy. Homme, Age, Naissance, Mortalité.
vieille ou vieille de mer, nom vulgaire des poissons du genre Lubrc. Von. ce mot.
VIEILLESSE de vieil, dérivé lui-même do lat. vetutus), dernière période de la vie humaine, qui commence ordinairement vers l'âge de 60 ans et qui se termine par la mort. Elle est caractérisée par la diminution progressive des facultés physiq morales : on peut y distinguer trois degrés d'affaiblissement, le déclin ou le retour, la caducité et la itude. Les maladies de la vieillesse; sont nombreuses et généralement incurables : les plus fréquentes sont l'asthme, le catarrhe pulmonaire, les lésions organiques du cœur, les affections de la vessie, la goutte, les rhumatismes, l'apoplexie, la paralysie et l'hydropisie. L'absence de toute sorte d'excès, un exercice modéré et régulier, une nourriture substantielle et légère, l'usage modéré d< généreux, sont les moyens les pins propres à prévenir les incommodités de la vieillesse et à en prolonger la durée (Voy. Longévité). — On peut lire sur les compensations qu'offre cette période de l'existence le Traité de. In vieillesse de Ciréron, et celui de Mue Lambert. Voir aussi Réveillé-1 Traité de la Vieillesse (18531.
Caisse des retraites pour la vieillesse. V. Retraite.
VIELLE (du lat. vil clin), instrument à cordes qui se joue au moyen de touches et d'une roue-archet i tourne avec une petite manivelle. Les touches, pressées en dessous du clavier par les doigts de la