BÉNÉFICE
espèces d'Amaryllis, à la Mandragore et a la Morille. Voy. ces mots.
BELLE (la), jeu de hasard analogue au loto et au biribi, se joue avec un tableau aux numéros duquel correspondent d'autres numéros renfermés dans un sac. Le tableau est divisé en 13 colonnes portant 8 numéros chacune. Après que chaque joueur a fait son jeu, le banquier tire un numéro-, il payeceuxque ce numéro fait gagner, et garde le reste pour lui.
BELLE-DAME, nom vulg. d'un papillon du genre Vanesse et d'une espèce A'Arroche.
BELLE- DE-JOUR, dite aussi liseron de Portugal fConvolvulus tricolor), espèce de Liseron, à fleurs bleues et blanches qui ne s'épanouissent que pendant le jour et se referment la nuit -, on la cultive en touffes et en bordures. Voy. Liseron.
BELLE-DE-NUIT, Mirabilis jalappa, nom vulg. du Nyctage faux jalap, plante exotique dont les (leurs, rouges ou jaunes, semblables à celles du liseron, ne s'épanouissent qu'après le coucher du soleil.
C'est aussi le nom vulgaire de l'oiseau appelé Rousserolle ou Rossignol de rivière.
BELLE-DE-ONZE-I5EURES, Ornithogallum umbellatum, nom vulg. d'une Liliacée, dont les fleurs ne s'ouvrent que vers les onze heures du matin.
BELLE D'UN JOUU, nom vulgaire de VHéméro- '■al/c. \'i>>/. ce mot.
BELLE-FILLE, Belle-mère, Belle-soeur. Voy. Alliance et Parenté.
BELLÉROPHON (nom mythologique), genre de Coquilles fossiles, appartenant à l'ordre des Gastéropodes scutibranches, famille des Fissurellidées : coquille spirale, enroulée sur elle-même, à tours plus ou moins découverts dans l'ombilic et pourvus sur le bord, au milieu antérieur, d'une entaille profonde qui s'oblitère à mesure que la coquille croit ■t laisse comme trace une bande distincte sur la coquille. Le dernier tour est toujours très-évasé. — Les Bellérophons se trouvent dans le terrain devonien et le terrain carbonifère.
BELLES-LETTRES. Voy. LITTÉRATURE.
Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Voy. Inscriptions et Institut.
BELLIGÉRANTS (du lat. belligerare). On nomme ainsi, dans le Droit des gens, les souverains ou puissances qui sont en guerre. On les oppose: 1° aux Neutres [Voy. ce mot) ; 2" aux Insurgés à l'égard desquels on n'est pas tenu d'observer les usages reçus entre belligérants. Voy. Droit des gens, Guerre.
it • i ils (du lat. betlus, joli). Voy. Pâquerette.
BELLOIVE, planète. Voy. Planètes.
BELLOTE, variété du Chêne vert. Voy. Chêne.
BELONE, poisson. Voy. Orphie.
BELUGA, cétacé. Voy. Orque et Dauphin.
BELVÉDÈRE (de l'ital. belvédère, belle vue), petit pavillon qui couronne et domine les maisons de plaisance. Le plus fameux est celui du Vatican, élevé par le Bramante : on y admire Y Apollon du Helvédère {Voy. le Dict. d'Hùst. et deGéogr.). Il y a en Prusse un palais du Belvédère.
BELVISIA (de P. de Beauvois). Voy. Napoléone.
BEMBEX (du gr. (k'u.ë-/;Ë, toupie), genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Fouisseurs, ainsi nommés de la forme de leur abdomen. On les trouve dans les lieux sablonneux et exposés au soleil. Le B. à bec, noir avec des bandes jaune-citron, est crmmun aux environs de Paris.
BEMBUDION ^de pe^êr,?), iembidium, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamèios, famille des Carabiques, caractérisé par l'avant-dernier article des palpes extérieurs renflé en forme de toupie. Ce sont de petits insectes voisins des Élaphres, qui vivent presque tous au bord des eaux, courent sur la vase et dans le sable.
BEMOL, signe musical qui s'écrit ainsi : \>, a pour objet, quand on le place devant une note, de l'abaisser d'un demi-ton. On peut l'employer d'une manière accidentelle; mais quand il entre dans la
gamme naturelle d'un morceau de musique, on le place à la clef, et dans ce cas, il s'applique à toutes les notes semblables du même morceau, à moins qu'elles ne soient ramenées à leur ton naturel par un bécarre. Voy. Bécarre.
BEIV, Moringa oleifera, espèce du genre Moringa et type de la famille dis .Moringées. C'est un arbre de moyenne grandeur, originaire de l'Inde et qui croît aussi dans l'Amérique du Sud : ses feuilles sont pennées, ses fleurs irrégulières; son fruit est une siliqueuniloculaire à trois valves. L'écorce, la racine et même les feuilles ont une saveur et une odeur analogues à celles du raifort sauvage. Le bois {bois néphrétique) s'emploie dans les néphrites calculeuses; la racine est antispasmodique; les semences {noix de ben) contiennent une amande qui donne par l'expression une huile grasse {huile de ben), inodore, transparente, purgative. Cette huile se sépare en deux parties, l'une solide et l'autre liquide, très-difficilement congelable: les parfumeurs l'emploient pour extraire les huiles essentielles des fleurs dont on ne peut rien retirer par la distillation, telles que le jasmin et la jonquille.
BÉNÉDICITÉ, courte prière, qui commence parle mot benedicite (bénissez), et qui se dit avant les repas.
BÉNÉDICTION (du lat. benedicere, bénir). L'usage d'appeler la protection divine sur ceux qu'on aime a toujours existé. De tout temps, un père a donné sa bénédiction à ses enfants, surtout au lit de la mort; un vieillard a béni des personnes d'un âge inférieur. Onvoit.dans l'Écriture, lesroispatriarches prononcer la bénédiction sur leur peuple tout entier. De bonne heure aussi, le droit de donner la bénédiction a été du ressort des ministres du culte. Moïse charge expressément les lévites de cette mission et leur en prescrit les termes ; de nos jours encore, la bénédiction n'est prononcée dans les synagogues que par des descendants d'Aaron. — Chez les Chrétiens, les prêtres bénissent soit en faisant simplement le signe de la croix, comme cela a lieu à la fin de la messe, soit d'une manière plus solennelle, en tenant à la main, pendant qu'ils font ce signe, un objet consacré, comme dans la B. du St-Sacrement. Le pape, les évêques, donnent la bénédiction en faisant le signe de la croix : le pape donne solennellement une fois par an, à Pâques, la grande bénédiction : urbi et orbi. On prononce encore la bénédiction sur les animaux au service de l'homme et sur les fruits de la terre, sur les choses qui doivent être consacrées; p. ex. l'eau bénite, le pain bénit, le cierge pascal, les autels et les ornements religieux, les églises, etc. Le pape envoie aussi en présent des objets bénits {Voy. Bose d'or).
— On appelle B. apostolique le salut que donne le pape au commencement de ses bulles et de ses brefs;
— B. nuptiale, la cérémonie rfcgieuse qui consiste à bénir les nouveaux époux. En France, la bénédiction nuptiale doit être précédée du mariage civil.
BÉNÉFICE (du lat. beneficium). En Droit, on appelle, en général, bénéfice une exception favorable admise par la loi dans certains cas déterminés. Le B. d'inventaire est un privilège accordé à l'héritier qui craindrait de compromettre sa fortune personnelle en acceptant une succession dont il ne connaît pas les forces et les charges. Celui qui hérite ainsi n'est tenu de payer les dettes de la succession que jusqu'à concurrence des biens qu'il doit recueillir ; il conserve mêmecontre la succession le droit de réclamer le payement de ses créances. — Le H. dâge est une sorte de privilège qui exempte certaines personnes des dispositions d'une loi à cause de leur âge. Ainsi l'âge de 50 ans dispense du service de la garde nationale ; à C5 ans, on peut refuser d'être tuteur ; à 70 ans, on peut être dispensé des fonctions de juré; dès 60 ans, on échappe à la déportation et aux travaux forcés, même a temps (C. pén., art. 70). -Il y a encore les H. de cession, de discussion, de di Voy. ces mots.
BENZAMIDE.
BEKBETH.
Bénéfice, propriété analogue au fief. Voy. Bénéfice au Dict. d'Hist. et de (in,./,-.
Bi;>GALE (felx ou) Voy. Artifice et Fei.
iti. X.ALI, nom donné à plusieurs oiseaux granivores de la famille des Fringillidés et des genres Linotte et Gros-Bec, originaires du Bengale. — C'est aussi le nom d'un idiome, dérivé du sanscrit, qui se parle dans le Bengale.
BÉNITE (eau), eau consacrée par les cérémonies de l'Église, sert à bénir les fidèles et les objets du culte, à exorciser, etc. Dans les premiers temps du christianisme, il y avait à l'entrée de chaque église des réservoirs d'eau consacrée, afin que les communiants pussent se laver les mains et la bouche avant de recevoir l'hostie : de là l'usage des bénitiers. On ne peut donner la date précise de l'institution de la bénédiction de l'eau, mais on la trouve établie dès le temps de St Basile. Le prêtre bénit l'eau le dimanche, avant la grand'messe ; on la bénit aussi d'une manière solennelle la veille de Pâques et de la Pentecôte. — L'eau lustraledes anciens était quelque chose d'analogue.
BÉNITIER. Voy. ci-dessus Eai bémte.
bénitier, ou Tridacne, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales et type de la famille des Tnaacnidées : coquille équivane, inéquilatorale.à lunule bâillante, présentant à sa charnière 2 dents comprimées et inegaies, et pourvue d'un ligament externe. Les Bénitiers sont généralement des coquilles d'assez grande dimension. Les bénitiers de l'église St-Sulpice, qui appartiennent à une espèce de la mer des Indes, la Tridacne géante, ont été donnés a Louis XIV par la république de Venise.
BENJOIN (orig. indienne), baume-résine qui découle par incision de plusieurs arbres, notamment du Styrax-benjoin, arbre de la famille des Styracées, qui croît à Java, à Sumatra et dans toute la Malaisie. 11 contient plusieurs résines, de l'acide benzoïque et un peu d'huile volatile; il présente une odeur suave qui se développe surtout lorsqu'on en projette sur des charbons ardents, où il répand une fumée épaisse et blanche. On s'en sert comme d'encens dans les églises; on l'emploie aussi en fumigations contre les maladies de poitrine. En versant dans de l'eau la teinture alcoolique de benjoin, on obtient un liquide laiteux, employé dans la toilette sous le nom de lait virginal. On extrait du benjoin l'acide benzoique [Voy. ce mot). — On trouve dans le commerce deux variétés de benjoin: le B. amygdaloïde, qui est en larmes ovoïdes, blanchâtres, agglomérées dans une pâte plus brune, et le B. en sortes, qui est moins pur et d'une couleur brune plus uniforme. — Voy. aussi Badamier.
benjoin (Laurier). Voy. Laurier.
BENNE (comme baime, d'un mot gaulois qui signifiait voiture), grand panier qu'on place sur un chariot et qui sert au transport du charbon dans les mines de nouille.
BENOITE (c.-à-d. bénite), Geum, genre de la famille des lîosacées, tribu desDryadécs, renferme des plantes herbacées, à fleurs terminales, tubuleuses, de couleur jaune ou pourpre, à feuilles radicales ternéi ta «■t à tige droite. La B. commune [G.urbanum | si' plaît dans les bois et les lieux ombragés et liuniid s; sa racine, brune-rougeâtre, d'une saveur un peu amère et aromatique, d'une odeur analogue a celle du clou île girofle (d'où le nom de radu: caryophyllata , passe pour vulnéraire, sudorifl que, astringente; on l'emploie contrôles hémorrhagies et les lièvres intermittentes. La B. aquatique [G. rivale) a les mêmes propriétés. La B. ecarlâte {G. coccineum) est cultivée comme plante d'ornement.
BENTTJRONG, Mides, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, propre aux lies delà Sonde, et voisin des Hâtons et des Paradoxures. C'est un animal trapu, à grosse tête, & pieds armés de ■'> i crochus robustes, mais non rélractiles, à queue pre liante et velue : son pelage est gris nu unir.
BENZAMIDE, substance appartenant à la classe
des Amides {Voy. ce mot); elle représente dans sa composition les éléments du benzoate d'ammoniaque, moins une molécule d'eau.
BENZINE, Henzoi, Phène, Hydrure de phényle, liquide incolore, très-mobile, réfractant fortement la lumière, d'une odeur vive et agréable quand il est pur, composé de carbone et d'hydrogène dans les rapports de CfiH6. 11 se solidifie à 0°, bout à 86°, présente une densité de 0,86, et ne se dissout pas dans l'eau. On obtient la benzine en distillant l'aride benzoïque avec un excès de chaux caustique. Elle se produit en grande quantité par la décomposition, à la chaleur rouge, des huiles grasses, résines et autres substances organiques. La plus grande partie de celle que l'on emploie auj.est obtenue comme produit secondaire de la fabrication du gaz d'éclairage, et sert à fabriquer la nitrobenzine, puissante matière fulminante, et Yaniline, ainsi que toutes les couleurs qui en dérivent. Une autre portion est employée dans les arts à dissoudre le caoutchouc, les corps gras, la gutta-percha, et à extra' re les alcaloïdes naturels. Les dégraisseurs en font un grand usage pour enlever les taches d'huile et de graisse sur les étoffes. La benzine donne, parle chlore, le brome, l'acide nitrique de nombreux dérivés chlorés, bromes, nitrés. — Elle a été découverte en 1825 par Faraday, et étudiée depuis par Slitscherlich et aussi par Peligot.
BENZOATES, sels formés par l'acide benzoïque et une base. Le benzoate de soude est employé en médecine h la façon du carbonate.
BENZOÏLE, radical composé de carbone, d'hydrogène et d'oxygène dans les rapports de C7H' 0*, HO, et admis par quelques chimistes dans les combinaisons qui dérivent de l'acide benzoïque et de l'essence d'amandes amères.
BENZOÏQUE (acide), acide organique monobasique composé de carbone, d'hydrogène et d'oxygène dans les rapports de CIKO*; il est blanc, cristallisable en longues aiguilles, d'une saveur acidulé et :\rvi\ inodore à l'état de pureté, fusible à 120", bouillant a 230". Il est â peine soluble dans l'eau froide ; il se dissout dans 12 p. d'eau bouillante. Cet acide existe dans le benjoin; on l'en extrait en chauffant cette ré sine dans une terrine sur laquelle on a fixé un cornet de papier, de manière que l'acide benzoïque puisse s'y sublimer. Il se produit par l'action de l'air sur l'essence d'amandes amères, par celle des agents oxyeénants sur l'acide cinnamique, la gélatine, le caséum, etc.; mais on le retire plus spécialement dans l'industrie de l'urine des herbivores, qui contient de l'acide hippurique, d'où il dérive. Il s'emploie quelquefois en médecine, dans les affections chroniques des poumons. — L'acide benzoïque était déjà connu de quelques alchimistes : J. Besello (Pedemontanus), dans son ouvrage de Secrctis (1557), et Libavius, dans son Alchymia (1595 , parlent du produit de la distillation du benjoin. \ igénère mentionne, dans son Traité du feu et du sel (1608), l'acide bon /on pie obtenu par sublimation. C'est Liebig et Wœhler qui fixèrent sa composition.
BER (du b.-\at. bersa, treillage''. Dans la Construction maritime, on nomme ainsi un appareil de charpente placé sous un bâtiment, pour le supp irter pendant qu'on le construit, et qui glisse sur la cale lorsqu'on lance ce bâtiment à l'eau : le bâtiment se dégage de son ber lorsqu'il est à flot
lut., nom vulg. du Jujubier. Voy. ce mot.
BERBÉRIDÉES (de ùerberù, g.-type), famille de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes, renfermant des herbes ou des arbrisseaux a feuilles alternes, simples OU Composées, a (leurs ordinairement jaunes, en épis ou en grappes; le fruit est une baie à
plusieurs graines. Genres : fterberù I - i pise-vi« Knn . Mahonie, Nandine, Éphnède, I
III lllll III [du gr. fWpBiTO;), instrument de musique à .'j cordes, employé par les krabes. Les corde* du berbet/l donnent les notes mi, si, toi, ri : ce sont les premières cordes de la guitare,